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Docteur Yamanaka [With Ryûji]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Yamanaka Rei
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MessageSujet: Docteur Yamanaka [With Ryûji]   Ven 9 Déc - 0:00
~ Docteur Yamanaka ~


   &    

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Plus j’avançais vers Konoha, plus le corps du garçon me paraissait lourd. En arrivant aux portes du village, je saluais les gardes. Ils me regardèrent, regardèrent Ryûji, me regardèrent, regardèrent Ryûji, me regardèrent, regardèrent Ryûji, se regardèrent, puis me laissèrent passer comme si de rien n’était. Je ne sais pas ce qui me sidéra le plus entre le fait que ces gardes me laissent passer avec un genin dans cet état sur le dos, comme s’il s’agissait d’un sac de patates, ou encore le fait qu’aucun de ces quatre idiots ne daigne m’aider.

Sur la route de l’hôpital, j’ai croisé 12 enfants, 20 vieux, tout pleins de ninjas, tous jetant des coups d’oeil vers nous. Nan mais ils ont cru c’était un spectacle ou quoi ? Et aucun pour bien vouloir nous débarrasser des fringues mouillées qui me gèlent les mollets. Avec la chance que j’ai, j’allais tomber sur le grand-père, me rouspillant concernant l’état du gamin, ou pire, mon arrière-grand-mère, bien capable de me dire des absurdités du genre “Je t’avais bien dit que j'allais avoir un gosse à force” (faut pas lui en vouloir, elle perd la boule, elle ne sait plus qu’on ne naît pas à 12 ans).

J’entrais dans l’hôpital. Bizarrement, contrairement à beaucoup de gens, ce n’était pas un endroit qui me mettait mal à l’aise. Peut-être parce que parmi le personnel, il y a des médecins ninjas que j’ai connus lors de la guerre. Une fois, une infirmière m’avait soigné à Honô pendant la guerre et travaille aujourd’hui ici. C’est d’ailleurs elle qui m'accueillit à l’entrée de l’hôpital.

-Oh, encore un ? Je pensais qu’on les avait tous récupéré ceux qui sont tombé de l’arbre ?

Pardon ? Non non, lui, il n’est pas tombé d’un arbre, il s’est juste pris deux attaques de moyen niveau dans la tronche alors qu’il sort à peine de l’académie. Bon, j’allais peut-être pas lui dire à cette chère infirmière que j’avais tout simplement balancé un Gosuikyû dans sa gueule d’enfant de 12 ans. Certes manipulé par ce truc, mais quand même sur un corps d’enfant. Et il n’était de toute manière pas question que je lui parle du chakra violet, ni des effets qu’ils avaient sur le garçon. J’en parlerais seulement avec l’Hokage, ainsi qu’avec Ryûji directement.

-Non non.

On passait devant différentes chambres, dont une où étaient presque entassés une dizaine d’enfants. Toutes étaient pleines à craquer, tandis qu’elle me racontait qu’une partie de leurs effectifs étaient partis en urgence dans un village à proximité à cause d’une épidémie. Je me préparais déjà à l’idée de devoir faire demi-tour, au moment où elle trouva par je ne sais quel miracle une chambre vide, composée d’un lit et d’une table d'auscultation où je déposais le corps de Ryûji. J’en profitais pour demander à l’infirmière ce qui s’était passé exactement avec les gosses.

-Ils jouaient dans un arbre, et l’arbre s’est effondré. Certains sont à peine touchés, mais il y en a trois ou quatre au pronostic plus inquiétant, dont un qui s’est pris le tronc sur la cheville. Il faudra peut-être l’amputer.

Sympa. Finalement, mon bras, c’était pas si grave à côté, je l’avais même oublié. Mais les gosses imprudents, je n’avais pas vraiment le temps de m’en soucier. L’infirmière inspecta le corps de Ryûji, allongé sur la table d’auscultation. Elle souleva le pull que je lui avais mis, et constata que c’était surtout le dos et les membres qui avaient pris. Mais me rassura en disant que c’était surtout des blessures superficielles, rien de grave. Ce qui ne l’empêcha pas de lui injecter un petit sédatif pour la douleur. J’avais presque envie de lui dire que moi aussi je l’avais sédaté, et même anesthésié. Sans produit chimique, juste avec de l’eau.

E
lle lui étala une crème sur le dos, avant de le masser en insistant plus ou moins par endroits, le long de la colonne vertébrale. Je lui expliquais qu’il avait reçu un impact sur le ventre, mais que c’est le dos qui avait tapé au sol avant de rouler, mais le ventre allait bien, et le dos n’était pas le pire. Par contre, ses bras étaient dans un sale état.

-On va avoir besoin de toi chambre 8 !

-J’arrive

-Bon, Rei, t’as fais la guerre, tu sais mettre un bandage ?

Oui, la guerre je l’avais faite, et des bandages, j’en avais mis, et même sous ses yeux. Mais qu’une infirmière me demande de le faire… Je ne savais pas si je devais me sentir fier qu’elle reconnaisse mes talents de poseur de pansements, ou scandalisé de devoir le faire à sa place. Elle me montra les différents endroits à traiter, avant de me montrer le désinfectant et les compresses. Elle soigna rapidement mon bras gauche, me montra sur deux petites plaies de Ryûji comment faire, et après avoir vérifié que je m’étais bien lavé les mains et que mes gestes étaient les bons, elle s’éclipsa. J’étais dans un hôpital, et je devais moi-même gérer les soins ? C’était une blague ?

Je n’avais cependant pas vraiment le temps de cogiter. Je désinfectais les différentes plaies de chaque bras, avant d’y appliquer des compresses cicatrisantes tout comme elle m’avait montré. Puis je n’avais plus qu’à entourer ses bras et ses chevilles d’un bandage, et ce serait bon. Certes, ce n’était pas d’aussi bonne qualité qu’un vrai médecin, mais j’étais plutôt fier de mon boulot. Puis la cerise sur le gâteau, un petit pansement sur sa coupure sur la joue. Autre bonne nouvelle, le short avait fini de sécher entre-temps, contrairement à sa veste et son T shirt, que j’avais accroché à la fenêtre pour les faire sécher.

Je portai de nouveau Ryûji, mais cette fois pour l’installer dans le lit, avant de remettre la couverture par-dessus lui.

-T’as bien mérité un peu de repos, mon p’tit Ryûji.

Je m’asseyais ensuite sur une chaise à côté. Je restais inquiet vis-à-vis du futur de ce garçon. S’il devenait plus puissant, ce chakra violet pourrait le rendre encore plus dangereux. Chercher comment le stopper allait devenir probablement une priorité, si je ne voulais pas un jour avoir à le tuer. Je ne savais pas comment il allait agir vis-à-vis de moi en se réveillant. S’il se montrait toujours aussi méfiant, ça allait être compliqué d’aborder ce sujet, et pourtant, il le faudrait bien un jour.

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Dernière édition par Yamanaka Rei le Sam 10 Déc - 16:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Docteur Yamanaka [With Ryûji]   Ven 9 Déc - 0:53
Inconscient. Tel était mon état après cette première journée d’entraînement qui avait rapidement viré à... la catastrophe. En effet, le Yamanaka était parvenu à me pousser à bout, à tel point que la bête s’était réveillée... il était néanmoins parvenu à la contrôler, et à m’empêcher de faire des bêtises que je ne saurais réparer. Cela aurait pu être grave, très grave même. Seulement, même si cela m’arrachait la bouche de devoir dire ça... je pouvais lui être reconnaissant. Il m’avait tiré de là.

... Grr. Je ne savais pas vraiment quoi en penser de toute cette affaire. Au final... que me voulait-il exactement ? Était-il réellement pas au courant de toute cette affaire autour de moi, et de ce démon ? Eh bien, aussi étrange que cela puisse paraître, il semblerait que non.

... Dur.

- Hm...

Je commençais enfin à me réveiller. Doucement, je me redressai, afin de me redresser dans mon lit. Puis je regardais autour, et... ce n’était pas mon lit. Ni ma chambre. Je regardais tout autour de moi, et compris là où j’étais. J’étais à l’hôpital, et ce Rei était même là, comme s’il veillait sur moi pendant mon sommeil.

Surexcité, je me relevais afin de me mettre debout sur le matelas, tout en criant.

- Qu’est-ce que je fais là ?? Je veux sorti... AIE !

Mon dos. La douleur me fit retomber sur les fesses, dans mon lit. J’inspectais mon propre corps, en remarquant tous ces bandages que j’avais sur le corps, ces pansements, etc. J’étais définitivement dans un sale état. Je ne me souvenais plus grand-chose de ce qu’il s’est passé. Sans doute ces blessures viennent de mon affrontement contre le Yamanaka, qui était parvenu à canaliser la puissance de la bête. Je ne savais pas vraiment quoi en penser. Je n’arrivais pas à lui en vouloir pour ça, car... je savais très bien de quoi j’étais capable quand je suis sous cette forme. Il avait bien fait de m’arrêter... mais...

Mais je ne supporte vraiment pas les hôpitaux. Tout comme je ne supporte pas rester bloqué dans un lit, qui en plus n’est pas le mien.

Seconde tentative, je m’y pris avec un peu plus de douceur, alors que je m’apprêtais de descendre de mon lit.

- Je veux sortir d’ici. Faites-moi sortir s’il vous plaît, y a des bols de ramens qui nous attendent ! Vous me l’avez promis !

Je connaissais malheureusement bien les hôpitaux... à cause de certaines bêtises, j’y ai terminé quelques journées là-bas. Je savais à quel point ils sont chiants. Pour des petites blessures, ils sont capables de me garder un bon moment, sans me laisser sortir du lit. Il ne fallait donc pas que je reste. Si je restais un peu plus longtemps... ils allaient remarquer que j’étais réveillé, et ne me laisseraient pas tranquille. C’était le moment idéal de fuir.

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MessageSujet: Re: Docteur Yamanaka [With Ryûji]   Ven 9 Déc - 1:47
Inconscient, tel était ce que qui me venait à l'esprit en voyant ce triple idiot se relever comme un sauvage dès son réveil, après avoir grommelé. Il avait l’air d’avoir retrouvé pas mal d’énergie, et c’était plutôt une bonne chose, maintenant, il fallait que son corps suive. Et ce n’était pas encore ça. Tellement qu’il retomba sur son lit d’une manière assez comique, vous devriez voir ça. Il demanda ce qu’il faisait là, j’espérais tout de même qu’il n’avait pas oublié qu’il était passé en mode Dark-Ryûji, et que j’avais dû le mettre KO.

-T’es à l’hosto, parce que t’étais dans un sale état. Mais j’suis rassuré de voir que t’as l’air d’aller mieux.

Il semblait déterminé à vouloir sortir d’ici. Pourtant, il y avait tout à proximité pour changer des pansements, des compresses, du sparadrap, de la crème… et j’avais pas envie de devoir porter tout ça jusqu’à chez son grand-père. Surtout que je redoutais un peu le moment où je devrais lui expliquer que j’ai privilégié la sécurité de Konoha, au risque de tuer cet enfant. Mais bon, tout s’était bien terminé, et Ryûji n’avait pas causé de catastrophe. Pas encore.

-Mais oui tu vas les avoir tes ramens. Vu que t’as rien de grave, on sera sortis de là avant ce soir.

J’essayais de rester le plus naturel possible. Prendre un air bienveillant plus tôt avait eu des répercussions assez catastrophiques. Prendre soin des autres, c’est une notion que j’ai longtemps eu du mal à saisir. Avec Chiko, ça n’existait tout simplement pas, puis plus tard, Léona et Satoru ont eu l’occasion de m’apprendre ce que c’était d’avoir des gens sur lesquels compter. Je me souviens de la plupart de ce qu’ils m’ont dit à l’époque où je doutais de tout, de ma capacité à rejoindre Konoha, de l’utilité que j’aurais en tant que ninja seul, sans être manipulé par celle qui m’a longtemps servi de sensei et maître.

Aujourd’hui, j’avais découvert autre chose. Je faisais toujours attention à ne pas trop gêner ces deux-là avec mes problèmes, je pensais que ça devait juste être soulant de prendre soin des gens. Et je leur étais reconnaissant de se saouler pour moi. Mais ce matin, alors que je m’étais retrouvé avec à mes pieds le corps affaibli de Ryûji, et tout à l’heure lorsque je l’avais soigné, j’ai mieux compris ce qu’on ressentait lorsqu'on prenait soin de quelqu’un. Et c’était un sentiment que je ne connaissais pas vraiment, mais assez fort pour me faire douter complètement de ce que j’étais, de mes objectifs. En effet, à la mort de Chiko, mon objectif était juste de survivre. Puis il a été de suivre ma petite carrière, monter de grade, devenir plus puissant. Je n’aurais jamais imaginé qu’un objectif puisse être autre qu’égoïste, et pourtant, aujourd’hui, à cet instant, mon seul objectif était de comprendre la nature de ce chakra violet, et trouver le moyen de permettre à Ryûji de s’en libérer.

-T’as mal où ?

Non, je n’avais pas oublié le petit “Aie” de tout à l’heure. Je m’asseyais sur le lit, avant de lui faire signe de se rallonger.

-T’inquiètes pas, on part bientôt.

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MessageSujet: Re: Docteur Yamanaka [With Ryûji]   Ven 9 Déc - 16:04
Un sale état... oui tu l’avais dit, mon petit. J’étais en effet pas en posture de pouvoir faire le malin. Tous ces bandages faisaient de moi une véritable momie. Bon d’accord, j’abuse un peu, mais l’idée est là. Selon ses dires, il semblait rassuré que je j’aille bien malgré tout. C’était une sensation assez étrange... je ne savais toujours pas si je pouvais lui faire confiance, mais il m’avait bien aidé, et... il semblait sincère. De plus qu’il m’annonça que j’aurais mes ramen. Un sourire commençait à s’afficher... jusqu’à la fin de sa phrase.

- Quoi ? Ce soir ? Mais c’est beaucoup trop long... non, c’est non. Il est hors de question que je reste enfermé ici, jusqu’à ce soir. Et en plus, j’ai faim.

Bah oui. J’ai un estomac à entretenir moi, tsch. Je croisais des bras, pestant sur cette situation. Il ne me retiendra pas ici, ça c’était une garantie. Je refusais catégoriquement l’idée de ne pas pouvoir sortir...

Alors que je fis un pas vers la sortie, le Yamanaka se déplaça et me fit signe de m’allonger sur le lit, tout en me demandant où est-ce que j’avais mal. Il s’assit sur mon lit, et me rassura en me disant qu’on partait bientôt. Il me croyait dupe ? ll m’avait pourtant dit qu’on ne partirait pas avant ce soir.

- Nananananananana.

Je secouais la tête. Non, je n’allais pas me faire avoir. Puis, mes blessures étaient superficielles, ça passera vite. Moi tout ce que je voulais, c’était sortir d’ici. Je me connaissais... je sais à quel point je n’aime pas du tout être enfermé. Cela me rappelait de bien mauvais souvenirs auxquels je préférais ne plus jamais penser. Et pourtant...

- J’ai mal nul part. J’ai l’air d’avoir mal ? Tututu, non bien sûr que non. Je vais beaucoup mieux ! Allez, on peut sortir du coup. Hop hop hop, debout.

Je regardais tout autour de moi. Je ne tenais plus en place, il fallait que je bouge. J’ai toujours été une véritable pile électrique... rien ne saurait me calmer, tant que je n’avais pas obtenu ce que je voulais. Ou bien, tant que je n’aurais pas reçu un violent coup pour me sonner. Heureusement que mon grand-père n’était pas comme ça. Cependant, il semblerait que ce Yamanaka marche comme ça. Il devrait apprendre que la violence ne résout pas tout, peuh.

- Eh mais au fait... C’quoi ce pull moche ?

Je n’avais pas trop remarqué cela, mais en effet, ce pull n’était pas à moi. Il était beaucoup plus grand, et pas beau. Je regardais autour, pour finalement voir mes vêtements sur le bord de la fenêtre. Un soulagement, alors que je levais le pull et le jetai dans la salle, afin de récupérer mes vêtements qui... étaient trempés.

- ... ah.

Je me laissais tomber sur le lit, tout en boudant sévèrement, et en croisant les bras. En tombant sur le matelas du lit, je ne pus m’empêcher de...

- AIIIIIIIIIIE !

Grr.

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MessageSujet: Re: Docteur Yamanaka [With Ryûji]   Ven 9 Déc - 22:39
Décidément, il ne voulait vraiment pas rester en place ce petit. Il se plaignait que c’était trop long, au final, il se comportait comme un gamin tout à fait ordinaire, ce qui était plutôt rassurant sur le plan psychologique. Mais qu’est-ce que c’est insupportable les gosses en fait,  j’vais me reconvertir dans la culture du maïs si ça continue comme ça. En plus, il avait faim. De cette manière, je pourrais le nourrir avec mon maïs, je lui en ferais bouffer jusqu’à ce qu’il s’étouffe. Ahlala, heureusement que personne ne peut lire ce qui se passe dans la tête d’un sensei, autrement, beaucoup auraient déjà perdu leur poste.

Il se rendit compte que son haut n’était pas le sien. Ce n’était pas trop tôt, ça faisait déjà quelques minutes qu’il fanfaronnait avec ce pull dans lequel il nageait. Comment ça il est moche mon pull ? Mais c’est que je vais le faire aller bouffer ses ramen torse poil en plein hiver à ce sgrfgwnmnmn. Sale gosse. C’était donc tout à fait rigolo lorsqu'il cria de douleur, je me retins presque d’éclater de rire tellement je trouvais ça drôle.

-En effet, je vois ça que tu n’as mal nulle part. Du coup, on va au Ramen-ya de la ville d’Harada ? En courant bien sûr, si tu veux avoir une chance d’y arriver avant que ça ferme. Et il est très bien mon pull d’abord.

Bon, plus sérieusement, même en partant tout de suite, et en mettant une tonne de chakra dans mes pieds, Harada, on y serait pas avant demain. Alors on se rabattra sur notre cher échoppe à ramen de Konoha. Moins bon, qu’à Harada, mais bon quand même.

Un médecin arriva, avec des cernes pas possibles, l’air fatigué, et une expression aussi aimable que celle d’une poissonnière. Il vit le visage de Ryûji, et son air pas aimable se transforma en air pas aimable du tout. J’pensais pas qu’on pouvait faire plus désagréable, mais si, c’était possible. Soit. Il s’approcha de moi, et son regard me fit un frisson dans le dos. Il était vraiment flippant.

-C’est votre petit frère ?

-Non

-Et vous êtes ? Un camarade de classe ?

-Non, son sensei.

-Quoi ? Y’a vraiment quelqu’un qui veut bien être le sensei de ce démon ? Je compatis.

Et son visage semblait vraiment compatir, il avait maintenant l’air complètement désolé pour moi, il s'assit à côté de moi avant de passer sa main dans mon dos.

-Vraiment, pauvre monsieur, c’est pas cool ce que l’Hokage vous a fait. Il doit vraiment vous détester pour vous filer un truc pareil.

-Euh, non.

J’étais de plus en plus mal à l’aise. Déjà parce que cette chose était en train de me caresser le dos, ce qui était fort désagréable venant d’un homme à l’odeur un peu forte et surtout parce qu’il me plaignait, et que j’avais juste envie de le sédater avec de l’eau, lui aussi. Je me contentais de m’éloigner de lui, pour me retrouver debout de l’autre côté du lit.

-C’est pour l’examiner lui que vous êtes venu je suppose. On verra les formalités plus tard, mais c’est possible de ne pas s’éterniser ? On a quelque chose d’important prévu après.

Finalement, j’étais d’un coup tout à fait d’accord avec Ryûji. Je souhaitais quitter cet endroit au plus vite, ce type ne me rassurait pas du tout.

-Et ne vous inquiétez pas pour moi, si ça me faisait chier, je me serais déjà barré.

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MessageSujet: Re: Docteur Yamanaka [With Ryûji]   Sam 10 Déc - 0:07
Blablabla. Et voilà, la morale du Yamanaka. À cause de ce tout petit "aie" qui s’était échappé de ma bouche, le voilà qu’il se permettait de remettre en cause le fait que je n’aie pas mal. Ben quoi c’est vrai, je n’avais... bon d’accord, oui j’avais mal. Mais si je l’avouais, je savais pertinemment que je ne sortirais pas d’ici. Et ça, ce n’était pas concevable. Il fallait que je sorte le plus vite que possible, avant de péter un câble.

Il se moquait de moi, en me disant que y avait un restaurant de ramen loin d’ici, et qu’il faudrait y aller en courant pour y arriver avant qu’il ne ferme. Je le regardais, d’un air sceptique.

- Mais y en a à Konoha, vous êtes bête ou quoi ?

Non, malheureusement, je ne comprenais pas toujours l’ironie.

L’un des médecins de l’hôpital arriva dans la salle, et semblait tout à fait ravi à l’idée d’avoir mon cas à gérer. Et il ne pouvait pas savoir à quel point c’était réciproque. Lui là, je le connaissais plutôt bien. Un médecin qui ne me portait absolument pas dans son cœur, et qui faisait tout le temps tout ce qui était en son pouvoir pour me faire royalement chier. C’est vrai quoi. Il était toujours là, à ne jamais me laisser sortir et à me reprendre au moindre petit pas de travers. Un jour, il m’a même engueulé quand je suis sorti de mon lit pour aller aux chiottes. C’est une vie ça ? Et en plus, je m’étais juste fait une toute petite blessure de rien du tout.

Je connaissais une bonne partie de l’équipe médicale de Konoha qui prenaient en charge les patients à l’hôpital. Même si le village était assez récent... je me suis souvent retrouvé ici, à tous les rendre fous. Et oui...

Le médecin demanda au roux si j’étais son petit frère. Nyé ? Plutôt mourir.
Un camarade de classe ? C’est vrai qu’on avait le même âge. Mais bon dieu qu’il est CON ce médecin, rhoo.

Il réagit étrangement lorsqu’il apprit qu’il était mon sensei, et compatissait pour lui. Non mais j’hallucine. Je me retenais d’hurler, devenant rouge tomate. J’t’en foutrais moi des démons dans ta gueule. Il disait même que le Hokage devait bien le détester pour lui refiler un truc pareil. Un truc pareil... ? Retiens-toi... retiens-toi... wait, pourquoi je devrais me retenir d’abord ?

- Eh, espèce de face de cernes (non ça c’était à chier... ) ! Je ne te permets pas de me manquer de respect comme ça, sale chien. Tu vas voir ce que le "truc" va te donner comme leçon. Tu veux te battre, c’est ça ? Même blessé j’suis sûr que je t’éclate les yeux fermés !

Je fis un premier pas en sa direction, prêt à lui refaire le portrait. Je n’ai jamais porté ce type dans mon cœur, et je ne lui permettais pas de se foutre ouvertement de ma gueule comme il venait de le faire. Néanmoins, Rei m’arrêta de suite, ne me laissant pas l’occasion de lui coller mon poing dans sa tronche. Oui, par moment je devenais une véritable furie. Seulement, j’avais beau me débattre, ça ne changeait rien au fait que j’étais littéralement bloqué par celui qui m’avait emmené ici. Et en plus, ça faisait mal de se débattre avec mes blessures.

Tss. À tous les coups, ils me cachent quelque chose, comme une relation ambiguë. Je mènerai ma petite enquête là-dessus. Le Yamanaka reprit la parole, en supposant qu’il était venu pour m’examiner, et si c’était possible de ne pas s’éterniser. Il disait qu’on avait quelque chose à faire ensuite. Il rajoutait même que si ça lui faisait chier, il se serait déjà barré. Je tournais la tête un moment, pour le regarder calmement. Je ne savais toujours pas quoi en penser de lui... je me retournais vers le médecin, qui était une cible bien plus agréable à faire chier.

- Exactement. Faites mieux votre boulot, bon sang.

J’étais grognon ce jour-là. Et la veille. Ainsi que tous les autres jours qui ont précédé... le médecin acquiesça, puis s’approcha de moi pour regarder mes blessures un peu plus en détail. Il me fit passer plusieurs petits tests, afin d’évaluer si je pouvais bouger correctement mes membres, et l’état de mes blessures. Pour ce qui était de bouger, je pense qu’il avait du se faire une idée que je n’étais pas du genre à être cloué au lit si facilement.

- Tout me semble ok.

Fiou, ça m’évitera de faire un drame de plus.

- S’il-vous-plaît, faites en sorte qu’il ne remette plus les pieds ici. Prenez-en soin.

Je lui tirais la langue, à défaut d’avoir pu le frapper de toutes mes forces. Une nouvelle fois, il s’approcha de Rei, et posa maintenant une main sur son épaule, avec assez d’insistance.

- Je vous souhaite bon courage, sincèrement.
- Bon c’est fini oui ?! Venez, on s’tire de là, y a des ramen qui nous attendent !

Grmblblbl. Il commençait à sévèrement m’agacer, celui-là. M’enfin, le principal est qu’on allait enfin pouvoir partir. Même si... je venais de me rendre compte d’un petit détail : je n’avais toujours pas de haut.

- Et je fais comment pour mes vêtements, au fait ? Je ne vais pas mettre votre pull, ni mes habits trempés...

Ha bah ça, c’est bien vrai.

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MessageSujet: Re: Docteur Yamanaka [With Ryûji]   Sam 10 Déc - 2:06
Alors que le médecin faisait passer mon élève pour une plaie, ce qui n’est pas forcément très éloigné de la réalité, mais quand même un peu exagéré à mon goût, Ryûji finit par craquer et lui lâcher un flot d’injures à la tronche. D’accord, un ninja ne devrait pas perdre son sang-froid de cette manière, cependant, j’aurais été à sa place, moi aussi je me serais énervé qu’on parle de moi de cette manière aussi offensante, et sous mes yeux. Il était d’ailleurs devenu tout rouge, ce qui me rappelait la tête qu’avait fait un ninja d’Iwa que j’avais un petit peu malmené pour obtenir des informations. A cette époque, je ne connaissais pas encore toutes les facettes de mon pouvoir clanique, alors si je voulais obtenir des informations, il fallait bien que je les obtienne d’une manière que je ne cautionne pas, la torture. Quoique cette fois-là, le mec était justement tout rouge, et faisait un visage tellement drôle que j’avais envie de continuer juste parce que son visage me faisait rire. C’était une sombre et lointaine époque, ne me jugez pas pls.

Alors que Ryûji s’approcha du médecin, je le rattrapais immédiatement, devinant aisément ce qu’il s'apprêtait à faire. En faisant attention à ne pas toucher une de ses plaies bien sûr. Je l’aurais bien laissé le punir un peu, mais ça me serait retombé dessus ensuite, et puis on aura été forcés de rester plus longtemps ici, et je sens que le gamin serait devenu encore plus intenable dans ce cas-là.

Il l’ausculta, sans réels soucis, et j’étais content d’apprendre qu’il n’y avait rien qui puisse nécessiter de rester ici, ou même de s’inquiéter. Juste les bandages à refaire, après application de désinfectant et de crème cicatrisante matin et soir, et des massages du dos si celui-ci lui faisait mal, le temps que tous les muscles et nerfs qui avaient été touchés par l’impact retrouvent leur énergie.

Le médecin posa ensuite sa main sur mon épaule pour me souhaiter bonne chance. Une main ferme, j’avais presque l’impression qu’il me la tripotait. L’épaule. Et je n’aimais pas vraiment la manière qu’il avait de me toucher à chaque fois qu’il voulait me parler. Tenant toujours Ryûji d’une main pour ne pas qu’il ne lui saute dessus et l’agresse, je l'accompagnais vers la sortie, tout en portant ses fringues de l’autre main, ainsi que le sac contenant bandages et autres joyeusetés.

-Direction les rameeeeens !

Ah, oui, en effet, avant, il faudrait peut-être songer à lui enfiler autre chose que mon pull. Et même si son T shirt commençait à être sec, il était tout fripé par ce séchage. Il fallait donc bien que je trouve quelque chose pour habiller cet enfant. Il y avait bien une boutique de fringues pour tous les âges pas très loin, mais déjà que je m'apprêtais à lui payer un ramen, il n’était pas question que je lui paye aussi des vêtements. Puis il faisait froid, alors j’avais bien envie de récupérer mon pull. Je n’avais pas non plus l’intention de me sacrifier et attraper froid.

-Mnnn, on passe chez toi pour que tu te changes avant ?


Tout en sortant avec lui de l’hôpital, je saluais une dernière fois l’infirmière et le médecin, puis mis les pieds dehors. Bon dieu qu’il faisait froid, quelle idée d’avoir filé mon pull à ce sale gosse. Je sentais encore psychologiquement la main du médecin glisser sur mon dos ou encore tripoter mon épaule, et ça me faisait des frissons tellement je n’avais pas aimé ça.

-Brrr, il est plutôt glauque ce type, je me sentais teeeeellement mal à l’aise. Il est toujours aussi casse-pied ?

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MessageSujet: Re: Docteur Yamanaka [With Ryûji]   Sam 10 Déc - 2:51
Le Yamanaka me tenait par la main. Je n’aimais pas du tout cette sensation. Il le faisait sans doute pour éviter que je ne saute sur ce médecin de pacotille, et que je lui tranche la gorge. Ouais, j’avais la haine. Et pourtant, il en faut beaucoup pour m’énerver ! ... Bon ok, j’ai menti. Mais vous avez compris l’idée, nan ? C’est le principal. Retenez juste qu’un jour, je lui ferai la peau. Ou alors, je me vengerai sur lui à coup de farces en tout genre, afin qu’il en ait marre de sa vie et finisse par se jeter d’un pont. Mouhihi, mais c’est que j’aime bien cette idée.

On sortait donc de l’hôpital, et mon premier réflexe fut de tirer sur ma main pour qu’il me lâche. Bon, ça va bien un moment. Je veux bien accepter qu’il me retienne un moment pour ne pas que je fasse un meurtre, mais j’avais mes limites en terme de patience. Il ne faut pas exagérer. Je restais néanmoins silencieux un moment, ne sachant pas vraiment quoi dire.

Il prit de toute manière l’initiative de lui-même, en lançant un appel aux ramen. Passant les mains derrière la tête, je lui répondis.

- Rassurez-moi... ce ne seront pas des ramen aussi dégueulasse que vos sucettes, hm ? Je n’ai pas oublié ce sale coup.

Comment oublier ? J’ai hésité à demander une amputation de la langue pour arrêter de souffrir. Cela aurait sans doute pas suffit, mais mort je n’aurais plus senti ce goût atroce. Enfin, je crois.

Il y avait néanmoins toujours le problème de mes vêtements. Non, je n’aimais pas du tout son pull. Il était moche, bien trop grand pour moi, et en plus avait son odeur. Vous prenez cette dernière information comme vous le voulez, moi je n’ai rien dit. Il me proposa du coup de passer par chez moi, afin d’aller chercher des vêtements de rechange. J’allais accepter, lorsque je me suis souvenu de la relation tendue que j’entretenais avec mon grand-père depuis hier soir. Je ne savais pas vraiment comment il le prenait, de son côté, et je n’étais pas à l’aise vis-à-vis de cela. Oui, mon grand-père était bien la seule personne qui comptait réellement pour moi.

Il était peut-être préférable que je ne m’y rende pas tout de suite. Je ne rentrerais que ce soir. Puis s’il me voit avec tous ces bandages... hm, pas envie.

- Non, ça va aller finalement. Je vais garder votre pull pour l’instant.

Un changement d’avis assez radical, mais je n’avais pas vraiment d’autre choix. À vrai dire, je ne tenais pas vraiment à me balader sans haut dans le village, en cette période de l’année. Puis, même si son pull avait de nombreux défauts, il tenait néanmoins bien au chaud.

Rei me parla ensuite du type. Du type... quel type ? Mes pensées étaient tournées vers mon grand-père au moment où il a parlé, et cela m’avait un peu perturbé. Il disait que mon grand-père était glauque ? Non, ça ne devait pas être ça. Ah... lui. Le médecin. Oui, c’est vrai qu’il était plutôt glauque, quand on y repense. Il disait s’être senti mal à l’aise avec lui. Il était assez... tactile, en effet.

- Oh lui. J’crois qu’il est juste un peu con. Mais oui, il est toujours aussi chiant. Il est très collant, et pose toujours ses sales pattes de partout. Il fait genre il est gentil, mais pas du tout ! C’est la pire des ordures.

Et encore, je pesais mes mots comme je le pouvais.

- Il ne m’aime pas trop depuis le jour où je lui ai cassé le nez sans faire exprès, et qu’il s’est assommé sur le sol de l’hôpital. Il s’amusait à m’ébouriffer les cheveux à chaque fois qu’il passait, comme s’il caressait son chien. Du coup, je me suis légèrement emporté.

À peine. Rhoo, vous chipotez.

- Et c’est tout le temps lui qui me prend en charge. Là il en a profité pour me descendre devant vous. Rhaaa, j’vous jure, vous n’aurez pas du me retenir tout compte fait. Tant pis ! La prochaine fois, ça sera la bonne, muihihi...

Je remarquais que je venais de penser à voix haute. Chiotte.

- J’ai rien dit, oubliez.

On continuait de marcher, afin d’arriver à l’endroit que j’attendais depuis un bon moment. Enfin, j’allais enfin manger des ramen ! Bon, je n’étais pas spécialement bien accompagné, certes. M’enfin... je pense qu’il voulait sans doute me parler un peu de tout ce qu’il s’est passé depuis hier. Ce serait légitime, dans un sens.

On rentrait dans le restaurant donc, et s’installèrent à table, tout en prenant notre commande. Je n’étais pas trop à l’aise. Pas du tout, même. Je redoutais un peu ce qu’on pouvait se dire. Depuis hier, ce n’était que des insultes et des coups qui étaient partis entre nous. Ce n’était pas fameux. Et à vrai dire, depuis la fin de ce premier entraînement, je ne savais plus du tout quoi penser de lui. Il allait être mon sensei, et je ne savais pas vraiment si je devais ou non l’accepter. Il est vrai qu’il m’était venu en aide en sachant contrôler la bête qui sommeillait en moi, et m’a évité de commettre l’irréparable. Mais il était tout aussi vrai qu’il restait avant tout un Yamanaka, un membre de cette famille qui m’a tant fait de mal. Tout comme il était de Konoha, et supposément un homme de confiance de l’Hokage. De ce que j’avais compris, il était en mesure de contrôler le mal qui m’habite, et il l’avait démontré le matin-même.

- Dites, je... j’aimerais vous remercier pour ce matin. Si vous ne m’aviez pas arrêté, j’aurais sans doute...

Je n’aimais pas du tout le reconnaître, mais je lui étais reconnaissant pour ça. Et même si j’étais têtu comme une mule, et un orgueil surdimensionné, je ne pouvais pas me permettre de laisser ce passage à blanc. S’il devenait mon sensei, il y a des risques que d’autres situations de ce genre surviennent. Et ça, ce n’était pas rassurant.

Gêné, je devenais vite légèrement rouge, avant de m’agiter.

- ... Mais n’allez pas croire que je vous apprécie pour autant, hein ! Vous ne m’aurez pas à ce petit jeu, vous avez juste fait votre devoir de sensei, voilà tout. Hmpf.

Bon, elles arrivent quand ces ramen, afin que je pense à autre chose ?

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MessageSujet: Re: Docteur Yamanaka [With Ryûji]   Sam 10 Déc - 4:33
Sur le chemin de l’échoppe de ramen, même s’il ne se comportait toujours pas comme un élève le devrait vis-à-vis d’un sensei, on put discuter de manière plus ou moins cordiale. J’avais presque envie de le troller concernant le goût des ramen qu’il allait manger, mais ils étaient tout à fait normaux, et même délicieux ceux-là, alors j’allais éviter de remettre de l’huile sur le feu, feu que j’ai quand même eu beaucoup de mal à éteindre.

-Non non, là-bas, ils sont assez bons ! Même si les meilleurs que j’ai jamais mangé, c’est à Kaze no Kuni. Peut-être que je t’y emmènerais un jour, si une mission nous amène dans le coin.

Il refusa de passer chez lui pour aller chercher des affaires sèches. On arriverait probablement plus rapidement au restaurant, mais bon, en attendant, j’avais froid moi. Il voulait me faire attraper une pneumonie ou quoi ? Ensuite, il me parla de ses multiples irruptions à l’hôpital, et de sa relation avec ce médecin. J’en vins presque à le plaindre, je me demandais bien comment il faisait pour se laisser soigner par un type qui donne plus l’impression de te tripoter que de t’ausculter. Heureusement qu’il n’a pas encore de pensées d’adulte ce petit, sinon, il verrait les gestes de ce type tout autrement. En tout cas, il n’était absolument pas question que je le laisse me soigner un jour. Puis, pour Ryûji, j’espère bien que je n’aurais pas à l’y envoyer tous les deux jours. Surtout s’il faut lui payer des ramen après, mon porte-monnaie va vite se vider plus qu’il ne se vide déjà. Ce que je gagne en faisant des interventions à l’académie commence à ne plus suffir à mon rythme de vie. Et puis, il faudrait bien que je m’installe tout seul un jour ou l’autre. Et donc, que je fasse des missions. Qu’est-ce que ça faisait longtemps que je n’en avais pas fait. La dernière qu’on m’avait donné, officielle avec un ordre de mission m’avait été donnée par les têtes du Rikudô.

En arrivant dans le restaurant, une fois à table il me remercia. Puis le temps que je me rende compte qu’il m’avait remercié il se sentit obligé de se justifier. Non, vraiment, la dernière partie n’était pas forcément utile. Quoique. En reconnaissant que j’avais faits mon devoir de sensei, c’est qu’il reconnaissait enfin que j’étais le sien ? En me rendant compte de ce qui était ça se trouve pour lui un détail, je me sentais plutôt fier de moi sur ce coup. Au moins, il ne me fuyait plus. J’avais même eu le droit à un sacré sourire lorsque j’avais vaincu ce chakra violet.

Bon, il allait bien falloir que j’aborde le sujet, et c’était, je pense le bon moment. En plus, les ramen venaient d’arriver, alors il allait surtout être concentré dessus. Oh, et puis zut’, j’pouvais pas me retenir, passant ma main dans ses cheveux, je les ébourrifais un peu en lui souriant. Ce petit semblait avoir un bon fond, malgré tout ce qui s’était passé. C’était certes un sale gosse, dont le bon fond était bien caché sous des tonnes et des tonnes de choses, mais j’étais persuadé que s’il pouvait être aussi insupportable, ce n’était pas par méchanceté.

- Pas la peine de me remercier, c’est mon boulot.

J’en étais où déjà ? Ah, oui, le chakra violet, il était temps d’en parler. Et aussi de sa crise d’hier, parce que bon, j’avais bien envie de connaître la raison pour laquelle il m’avait fui. Je n’avais rien de flippant quand même. Quoique, quand je descendais quelqu’un, c’est vrai que je n’y allais pas de main morte, et que je pouvais me montrer assez… méchant ? Mais c’pas de ma faute, il n’avait qu’à pas se faire passer pour un ami de Ryûji alors qu’il ne pouvait pas être ami avec Ryûji puisque c’était lui Ryûji. Mais je m’égare, j’en étais à ce fameux chakra violet. Il n’y avait personne d’autre dans le restaurant, et le cuisinier comme le serveur étaient à la cuisine, alors je pouvais aborder ce sujet si épineux.

-Concernant ce matin, c’était quoi… ça ? Le hokage m’en avait parlé, mais je ne m’attendais pas à le voir aussi tôt.

J’avais sûrement les moyens de stopper cette chose. Sinon, le Hokage ne l’aurait jamais confié à un simple chûnin comme moi, mais à un jônin avec des capacités bien supérieures. Certes, j’avais faits la guerre, tué des gens, remporté une bataille décisive, mais je persiste à penser que confier un tel spécimen à un adolescent de 16 ans n’était pas la meilleure chose qui soit. Alors s’il l’avait faits, c’est qu’il compte probablement sur mon Kekkei Genkai, ou alors qu’il a d’autres informations que je ne connais pas.

-Sinon, toujours concernant cette chose, je suppose que s’il t’a confié à moi, c’est à cause des pouvoirs de mon clan. J’ai pas trop eu la possibilité de les tester tout à l’heure. Mais j’essayerais de trouver un moyen pour que tu puisses revenir à toi sans que j’aie à te mettre dans cet état. Mais si tu veux que je t’aide, il faudra que je sache ce que c’est.


Tant qu’à aborder tous les sujets, autant tous les aborder.

-Aussi, ça me perturbe pas mal, parce que je ne comprends pas pourquoi, mais pourquoi je t’ai faits si peur hier ? Puis que voulais-tu dire par “ne plus jamais retomber dans nos pattes” ? D’accord, il y a probablement des sensei plus gentils et plus compétents que moi, et j’ai été un peu vache avec toi, mais si je suis ton sensei, c’est pas pour rien. Pour être honnête, hier, je me demandais aussi pourquoi on m’avait attribué un gamin aussi insupportable, mais finalement j’suis plutôt content qu’on t’ai confié à moi.


Bon, j’avais un peu trop parlé là, mais bon. A force d’accumuler les questions sans réponse, j’avais bien le droit de savoir.

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MessageSujet: Re: Docteur Yamanaka [With Ryûji]   Dim 11 Déc - 2:42
Les ramen étaient servis. On allait pouvoir passer à autre chose, et j’allais enfin pouvoir me remplir le ventre. Il était temps, depuis que je les attendais. Néanmoins, je savais pertinemment que ce repas n’allait pas être une partie de plaisir pour autant. Je me retrouvais face à face, seul avec le Yamanaka, autour d’une table. C’était gênant, au vu de tout ce qu’il s’était passé déjà depuis la veille.

Alors que j’allais commencer mon repas, je sentis une main dans mes cheveux. C’était lui, qui me les ébouriffaient, avec un sourire. Il disait que je n’avais pas besoin de le remercier, que c’était normal. Il le faisait exprès à chercher à me pousser à bout ? D’un coup de main, je lui fis lever sa main de là où elle était rapidement. Il le savait en plus que je n’aimais pas ça, je lui avais dit quelques minutes plus tôt. Et puis de plus, s’il savait à quel point ça m’avait arraché le cœur de le remercier, il aurait au moins pu le prendre un peu plus en considération, et non pas me dire que ce n’était pas obligé que je le fasse. Peuh, il savait vraiment comment m’agacer celui-là.

- Pas touche à mes cheveux.

Grr.

Je commençais à manger. Je sentais mes papilles revivre, tant c’était bon. Intérieurement, je croisais les doigts pour ne pas qu’il me lance sur des sujets un peu trop intimes, bien que ces derniers le concernaient du coup... et bien entendu, ça ne manqua pas.

Il rentrait tout de suite dans le vif du sujet, en me demandant ce que c’était la chose de ce matin. En entendant sa question, je m’étais figé un petit moment. Je fixai le bol de nouilles avec insistance. Il rajoutait même que si le Hokage l’avait choisi, c’était sans doute à cause des pouvoirs de son clan. On y venait donc... c’est compréhensible que son pouvoir puisse être en mesure de me canaliser, mais en même temps... cela représentait un danger. Je pense que le Hokage ne doit avoir aucune idée de l’origine de mon mal, sinon il n’aurait sans doute pas fait ce choix. Ou alors, il était inconscient.

Il souhaitait m’aider, à canaliser cette chose, sans avoir à me blesser à nouveau. Mais comme il le disait, pour cela, il devait apprendre tout ce qu’il fallait quant à cette chose. Il y eut un moment de silence. Je ne savais pas vraiment quoi lui répondre. J’étais partagé entre l’idée de me défiler et de ne rien lui dire, ou bien de me confier à lui. Mis à part l’ancêtre, je ne me suis jamais confié à personne au sujet de cet esprit. Ce serait bien la première fois que je le ferai... qui l’aurait cru que ce serait à un Yamanaka ? C’était assez ironique, lorsqu’on y pense un peu.

Et d’ailleurs, là aussi on y venait. Il finit par me demander sérieusement la raison de ma réaction de la veille. Il attaqua tous les points sensibles en un temps record, alors que la situation était déjà embarrassante bien avant cela. Néanmoins, un mot me fit sortir de mes pensées !

- Je ne suis pas insupportable, c’est pas vrai !

Je grognais, tout en posant un coude sur la table. À croire qu’il l’avait fait exprès pour me faire parler, ou bien pour voir si je l’écoutais. Bien entendu que je l’écoutais, plus que jamais même. Dans tous les cas, je retombais dans mes pensées un moment. Je ne mangeais même plus, et regardais le jus de mon repas tourner au rythme du mouvement de mes baguettes.

- Je ne sais pas trop ce que c’est... je crois que c’est une sorte d’esprit maléfique.

Après avoir dit ça, ma main ne bougeait plus, et laissa les baguettes dans le bol, sans les faire tourner davantage. Si je voulais vraiment lui en parler, je me devais de tout lui dire. Tout, absolument tout. Autant ne pas faire les choses à moitié, et lui dire clairement tout ce qu’il avait besoin de savoir. Inutile de tourner autour du pot davantage... c’était le moment de vérité. Et c’était peut-être l’occasion de savoir si je pouvais lui faire confiance... ou non.

Je fermais les yeux un instant, tout en prenant une profonde inspiration.

- J’ai grandi à Tsuchi no Kuni, enfermé dans un grand manoir qui servait de laboratoire pour tout un tas d’expériences. J’ai passé la plupart de mes journées et de mes nuits dans un cachot, le pied enchaîné au mur, et avec pour seule compagnie les gardes qui venaient me nourrir une fois par jour. Durant toutes ces années, je n’ai même pas pu voir la lumière du jour ne serait-ce qu’une seule fois, c’est dire...

En disant cela, je regardais l’extérieur. C’était un spectacle que j’avais manqué durant la grande majorité de ma vie.

- Ils se sont servis de moi afin que je remplisse pour eux bon nombre de tâches ingrates. Et lorsque je désobéissais, je le payais cher. Mais surtout, ils se sont servis de moi comme d’un cobaye, pour plusieurs expériences. Cela a duré très longtemps, trop même...

Je frissonnais en y repensant. Je détestais avoir à me remémorer ce passage de ma vie, que je cherchais à oublier tant bien que mal. Mais il faut croire que le destin en avait décidé autrement.

- Lors de l’expérience finale, j’avais dix ans. Ils m’ont emmené dans une grande salle, et m’ont fait... quelque chose. Je ne saurais pas vous dire quoi exactement. J’ai cru voir quelque chose qui est rentré en moi, une sorte d’énergie violette très concentrée. Je n’ai eu aucun souvenir de ce qui a suivi. Tout ce que je sais, c’est que lorsque j’ai repris conscience... il y avait des morts dans tout le laboratoire, et mes mains étaient pleines de sang.

Il n’y avait pas besoin de faire un dessin, ce qui s’était produit semblait évident. Surtout qu’il a vu ce qu’il s’est produit ce matin même.

- Cette chose s’amuse à prendre le contrôle de mon corps lorsque je suis affaibli, ou aveuglé par la colère. Je n’arrive pas à la contrôler. Je sais qu’elle a une conscience, mais elle n’aspire qu’à la destruction...

Je reprenais doucement mon souffle. Il savait maintenant à quoi s’en tenir, vis-à-vis de la chose qui m’habitait. Il connaissait mon passé à ce sujet. Sans doute déjà comprendra-t-il un peu plus mon caractère. Néanmoins, le plus dur restait à venir. Le clou de l’histoire...

- Ces hommes qui m’ont fait tout ce mal... ce sont des Yamanaka. C’est pour ça que j’ai réagi ainsi. Et c’est aussi pour ça que j’ai du mal à vous faire confiance. Le Hokage vous a peut-être choisi pour vos capacités, mais il a foiré son coup de ce côté-là.

Disons les choses clairement, il a bien fait de la merde à me refiler un sensei de ce clan là.

- J’ai d’abord cru que vous me vouliez du mal, ou que vous cherchiez à me récupérer... mais maintenant, je suis perdu.

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MessageSujet: Re: Docteur Yamanaka [With Ryûji]   Dim 11 Déc - 19:09

Alors que je posais mes questions, le comportement presque joyeux qu’avait pris Ryûji face à son bol de ramen s’assombrit. En parler devait être difficile pour lui, puisqu’il me parut hésiter un moment avant de se lancer. Tout d’abord, il me parla un peu de cette chose au chakra violet. Il s’agissait donc d’une sorte d’esprit malin, qui serait dans son corps ? Si c’était simplement ça, un sceau, et le problème serait réglé. Cependant, si ça avait été aussi facile, ça aurait été fait depuis bien longtemps.

Il enchaîna en me déballant toute son histoire. Je comprenais mieux pourquoi il avait hésité autant, parce que pour être difficile, elle a été difficile sa vie. Sûrement plus que la mienne. Quoiqu’il ne s’était pas fait tortu… Ah si. Bon, ça c’est fait. Je ne saurais pas vous dire s’il avait un visage triste, énervé, ou encore mélancolique, mais à ce moment-là, l’incroyable potentiel sadique qui reposait en moi n’avait qu’envie de se faire tout petit. Je relativisais, finalement, j’avais peut-être eu droit à une enfance un peu plus longue que la sienne. Et pourtant, elle n’avait pas duré longtemps.

Il avait donc servi de cobaye. Ah. Et ce n’est probablement pas un bon souvenir, donc pour tester mes techniques sur l’esprit en question, ce sera assez compliqué. Mais pour cela, il faudra que je trouve un moyen de le rassurer parce que s’il veut que je le calme autrement qu’avec des techniques de haut rang dans la tronche, il faudra bien qu'il me laisse faire. Voire que je lui en débarrasse définitivement, mais ça, mes techniques actuelles ne le peuvent pas.

Il termina sa tirade en m’annonçant qu’il s’agissait du clan Yamanaka qui lui avait fait ça. Je tombais des nues. Cela signifiait que j’habitais avec des gens qui ont torturé des enfants ? Dont mon élève ? Si c’était bel et bien le cas, alors je déménage illico. Et je comprends mieux pourquoi il avait peur de moi.

- Ah.

Bon, c’était à mon tour de nouveau de faire une tirade je suppose. Ne serait-ce que pour le rassurer, mais aussi parce qu’il fallait absolument que j’identifie quels sont les Yamanaka qui lui ont fait du mal. Si ces gens-là étaient à Konoha, alors ils étaient une menace pour Ryûji, et il faudra à tout prix que j’évite qu’ils ne tombent sur lui.

Etape 1 : Le rassurer. Parce que bon, tant qu’il ne me fera pas confiance, je ne pourrais rien faire. Et gagner sa confiance sera d’une grande difficulté étant donné tout ce qu’il a vécu.

- Je comprends mieux pourquoi tu t’es enfuis alors. Mais bon, si j’avais voulu te récupérer pour faire des expériences sur toi, je l’aurais fait dès hier. Je ne sais pas qui sont les Yamanaka qui t’ont fait ça, mais je ne fais en tout cas pas partie du lot.

Je fis une petite pause, le temps de manger quelques ramen. Qu’est-ce que c’était bon.

- Mange aussi, avant que ça ne refroidisse.

Puis je continuai mon discours.

- Mes parents aussi sont originaires de Tsuchi no kuni. À ce que j’ai cru comprendre, le clan a déserté Iwa pendant l’attaque de Honô, mais mes parents avaient quitté le pays depuis bien longtemps puisque je suis né loin de l’empire. C’est vrai que ma grand-mère reste évasive quand je lui demande de m’en dire plus concernant le clan.

Ryûji m’avait raconté son histoire, alors il était légitime que je lui parle un peu de la mienne. En plus, on avait quelques similitudes finalement.

- Lorsque j’avais 6 ans, une femme qui était censée servir mes parents les a tué avant de m’enlever. Pendant presque 10 ans, elle a fait de moi son élève, et m’a formaté à son image. C’est elle qui m’a enseigné le ninjutsu, non pas pour faire de moi un bon ninja, juste pour pouvoir servir de support à ses propres techniques. Elle me forçait aussi à faire des choses que je ne supportais pas, elle me traitait comme un animal, et lorsque je n'obéissais pas, elle me torturait. Elle avait un kunai, un kunai mal taillé, qui du coup était moins dangereux qu’un kunai normal, mais qui était tellement plus douloureux.

Raviver ces souvenirs ne me faisait pas du bien non plus. Rien que d’en parler, j’avais l’impression de sentir de nouveau mon dos entaillé. Il m’arrivait d’en cauchemarder, de revivre ces moments où elle me faisait ça.

- Pour une raison que je ne comprends pas, elle a rejoint le Rikudô, et j’ai bien été forcé de la suivre. J’étais tellement formé à sublimer son nindô à elle que de cette manière, nous formions un duo absolument terrifiant. Alors que j’avais à peine un an ou deux de plus que toi, j’étais devenu une machine à tuer. Le sang de nombreux ninjas d’Iwa a coulé de mes mains, et je l’aurais sur la conscience pour toujours. Cependant, lorsqu’on a rejoint le Reishin et qu’elle a voulu porter atteinte à la vie du Daimyô, je l’ai tuée. Froidement. J’y ai même pris du plaisir, à voir son corps mutilé qui ne me fera plus jamais de mal. Mais du coup, j’ai tellement de questions sans réponses. Je ne saurais peut-être jamais pourquoi elle a tué mes parents, ou pourquoi elle m’a enlevé.

J’omis bien sûr de parler de la marque qu’elle m’avait faite, je ne savais pas non plus c'que c’était. Ou encore d’Hayato, ce garçon que je considérais comme un grand frère, et qu’elle a tué aussi. Même si j’étais petit à l’époque, je restais terriblement attaché à ce Hayato qui m’a un peu élevé quand mes parents étaient trop occupés. Je revins au sujet principal, Ryûji.

- Concernant cet esprit, cette chose maléfique qui émet du chakra violet, j’ai déjà ma petite idée des choses qu’on pourrait tester le concernant, pour, au mieux, t’en débarrasser, au pire essayer de te permettre de reprendre facilement le contrôle sur elle lorsqu’elle te possède. Mais étant donné ce que ces gens t’ont fait subir, il n’est pas question que je me serve de toi comme d’un cobaye. Si cette chose réapparaît, je ne me retiendrais pas, à cause de l’urgence de la situation. Cependant, tant que tu gardes le contrôle, et que tu es toi-même, je te promet que je ne ferais jamais d'expérience ou quoi que ce soit pour lesquelles tu ne m’auras pas donné ton accord.

Maintenant, autre priorité, les Yamanaka. Il fallait absolument que je détermine si ceux qui lui ont fait du mal se trouvent ici. À Konoha.

- Je ne vais pas te mentir, j’habite avec les Yamanaka. Ce qui veut dire que je les côtoie tous les jours. Ceux qui m’ont accueilli ici à la fondation de Konoha après la mort de ma sensei sont tellement adorables que j’ai du mal à imaginer qu’ils puissent faire du mal à un enfant, et j’espère sincèrement qu’aucun d’eux ne fait partie de ceux qui t’ont fait ça. Quand tu voudras, tu pourras essayer de me les décrire ? Me dire si tu te souviens de choses qui me permettraient de les identifier ? Des noms ? Des visages ? Pas maintenant bien sûr, je me rends bien compte que c’est un sujet que tu dois avoir du mal à aborder.

Je fis une nouvelle pause, pour de nouveau manger. Les nouilles chaudes glissaient le long de ma gorge, remontant un peu la température de mon corps refroidi par cette absence de pull. Parce que oui, comme il n’avait pas voulu retourner chez lui en chercher un, bah j’avais un peu froid moi. Et puis, ça me permettait aussi de me reposer quelques secondes, psychologiquement. Garder un esprit positif était très difficile pour moi lorsque j’abordais mon enfance, et ça devait se voir sur mon visage. Mais il fallait que je reste positif.

- Je ne pense pas que le Hokage ait tant que ça foiré son coup. Parce qu’au final, tu te retrouves avec un sensei qui sait ce que c’est d’avoir été torturé, ou esclavagisé. Et puis, si c’est mon clan qui t’a privé de toutes ces libertés, j’ai pas mal d’années de ramen à te rembourser !

Je serais un peu les poings, je n’étais pas tranquille. L’idée de vivre dans un quartier avec de potentiels tortionnaires d’enfants ne me faisait pas plaisir du tout, et que ces gens puissent un jour retomber sur Ryûji ne me rassurait pas.

- Si un jour, t’angoisses, ou t’as besoin de parler de tout ça, n’hésite pas ! Et rassures-toi, je n’ai pas l’intention de les laisser remettre la main sur toi. Il m’est arrivé d’enseigner à des petits groupes à l’académie, et j’avais la sale habitude de pousser mes élèves à bout pour qu’ils me montre le meilleur d’eux. Mais avec cette chose en toi, je ne le ferai plus. Excuse moi si ce que j’ai dis hier t’a blessé.

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MessageSujet: Re: Docteur Yamanaka [With Ryûji]   Mar 13 Déc - 23:01
C’était étrange comme situation. C’était bien la première fois que j’en parlais, mis à part à mon grand-père... bon encore, lui c’est un cas particulier. Disons alors qu c’était la première fois que j’en parlais à un étranger, qui plus est est du clan même de ceux qui m’ont fait autant de mal. Il cherchait à me rassurer, en me disant qu’il ne faisait pas partie de ce lot de Yamanaka. Il me comprenait même, alors que j’ai techniquement tué des membres de son clan. Cela ne semblait pas l’affecter. Au contraire, il était plus affecté par ce qui m’est arrivé que la façon dont des cousins à lui ont été massacré. Il m’expliquait même que s’il voulait m’enlever, il aurait pu le faire depuis hier déjà. Il aurait pu le faire ce matin également, maintenant que j’y pense.

Il était peut-être réellement de mon côté. Intérieurement, je le savais, sinon je ne me serais pas confié à lui.

Il me conseilla de manger, avant que mon plat ne refroidisse. J’acquiesçais de la tête, en prenant une nouvelle bouchée de ramen. Si l’ambiance n’était pas rose, le goût de ce plat remontait mon humeur. Ils étaient délicieux ces ramen, il faudra revenir dans ce restaurant un jour ou l’autre.

Alors que je mangeais, Rei continua à parler. Il parlait de lui, de son passé. D’une oreille attentive, je l’écoutais tout en dégustant le plat de nouilles. Lui aussi n’avait pas connu un passé facile, loin de là... et à vrai dire, je pouvais dire que l’on se ressemblait même un peu. Je ne m’y attendais pas. En le voyant, on ne pouvait pas penser qu’il était passé par toutes ses épreuves. Sa sensei qui l’avait enlevé avait l’air d’une sacrée psychopathe, ça on pouvait le dire. Tout comme moi, il avait connu la torture, le fait d’être soumis complètement à un autre, de devoir obéir et rien d’autre... il a connu la vie d’un esclave, d’un torturé.

Il m’expliquait donc chaque détail de son histoire, allant même jusqu’à m’avouer qu’il était parvenu à la tuer, et à même y trouver un certain plaisir. Cela me rappelait à quel point la bête était satisfaite d’avoir massacré tous ces gens.

Je restais silencieux. Néanmoins, j’ai été touché par son histoire, aussi incroyable que cela puisse paraître. Je n’étais pas insensible non plus, faut pas croire. Néanmoins, en apprendre un peu plus sur lui me rassurait, dans le sens où j’avais l’impression d’un peu plus le connaître. C’est vrai que j’en avais besoin, d’en savoir un peu plus sur lui...

Il continua alors sa tirade, me parlant maintenant de la chose dont je lui avais parlé, à savoir cet esprit qui vivait en moi. Il disait avoir une petite idée de comment s’en charger sans en arriver à des cas aussi extrêmes, mais qu’au vu de mes antécédents avec les Yamanaka... il ne souhaitait pas s’en remettre à des pratiques de ce genre, tant que j’en gardais le contrôle. Je n’étais pas rassuré du tout, là.

- Vos pouvoirs ne me rassurent pas du tout...

Je préférais le redire, au cas où. J’étais mal à l’aise en sa présence, et en connaissant brièvement ses pouvoirs.

Il me demanda autre chose ensuite. Quelque chose d’un peu plus délicat, qui allait me forcer à me replonger encore plus dans tous ces souvenirs. Il ne me forçait pas à le lui dire maintenant. Je réfléchissais, ne sachant pas trop quoi dire... à vrai dire, c’est surtout un autre détail qui m’avait marqué : les quelques années de ramen à me rembourser. Alors ça, tu vas regretter de l’avoir dit par contre.

Et enfin la cerise sur le gâteau... il s’excusait. J’ai manqué m’étouffer à ce moment-là, à tel point que je m’y attendais pas. Il s’est excusé de ses paroles de la veille, ce qui me décrocha un sourire.

- Ca va. Je veux bien accepter l’éventualité de vous pardonner. Mais ne recommencez plus jamais !

Bwahaha.

- Sinon... pour en revenir aux Yamanaka...

Je trifouillais mes doigts, légèrement anxieux. Mon doigt dessinait des cercles sur le bois de la table.

- Je ne saurais pas vraiment quoi vous dire. Je sais qu’ils étaient il y a encore deux ans à Tsuchi no Kuni, et qu’ils maîtrisaient parfaitement leurs pouvoirs. Ils s’en servaient d’ailleurs souvent contre moi... lorsque je n’obéissais pas, ils invoquaient toujours ce même esprit qui me terrifiait, avec une tête d’ours... un peu décomposée. Et quelques autres démons de ce genre. Sinon, je n’ai pas de nom à vous donner, malheureusement. Je sais juste que ce sont des Yamanaka.

Je soupirais. Je n’étais pas très bien de parler de tout cela comme ça. Non, vraiment pas. Ce que j’avais besoin, c’était de me relaxer un peu, pour manger comme jamais, et ensuite partir m’amuser. Enfin, j’espère ? Il n’allait quand même pas m’embêter toute la journée, si ?

- Parlons d’autre chose ! J’y ai réfléchi, et je veux bien accepter faire de vous mon sensei. N’y voyez pas un quelconque attachement, c’est juste que j’y gagne mon compte aussi.

Un sourire sur le visage, à peine désintéressé. À peine.

- Comme par exemple les quelques années de ramen à me rembourser, par exemple. Je suis complètement d’accord avec vous sur ce point-là. D’ailleurs, j’en veux encore ! Madame ! Eh ho, madame, je peux en avoir encore ?

Oui, j’avais encore faim. Être un vrai ninja, ça donne la dalle vous croyez quoi ? Bon et sinon, il n'y avait pas que ça. J'ai été touché par son histoire, et... bref. Après avoir été servi, je repris.

- Y a encore quelque chose de prévu pour aujourd’hui ? Pas de temps à perdre, faut que je m’entraîne moi !

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MessageSujet: Re: Docteur Yamanaka [With Ryûji]   Jeu 15 Déc - 12:51

Tandis que je parlais, Ryûji sembla attentif à mes paroles. Tant mieux, car je n’avais pas l’intention de me répéter, parler de mon passé était quelque chose que je ne faisais que très peu. Seuls Léona et Satoru, m’ayant recueilli après la mort de ma sensei avaient eu le droit à autant de détails. Le garçon s’était remis à manger, et avec appétit. Il faut croire que même un dos en compote et des bras momifiés ne résistent pas aux ramens de ce restaurant.

Il me confia qu’il n’était pas du tout rassuré par mes pouvoirs. En même temps, qui serait rassuré alors que leur sensei a la possibilité de manipuler leur esprit, et même d'accéder à leurs pensées ? Selon ma grand-mère, notre pouvoir aux Yamanaka a souvent été la cause de nombreuses méfiances, défiances, et même d’une certaine haine de la part de certains. Pourtant, nous n’avons pas choisi de naître avec, et accéder à un niveau au-dessus des techniques de transposition n’est pas si courant. Bien que je conçoivent que l’idée même qu’on puisse prendre le contrôle du corps de quelqu’un d’autre est relativement flippante, surtout lorsque l’on est ce quelqu’un en question.

Accepter l’éventualité de me pardonner”, mais quel sale gosse. C’est qu’il se croyait en position de force en plus. Il faudra bien le faire redescendre sur Terre assez rapidement, je reste son supérieur. Mais bon, je peux le laisser jubiler pour aujourd’hui. Avec son histoire, avoir un Yamanaka qui réapparaît dans sa vie, qui plus est en tant que son sensei, ça a dû être difficile pour lui. Ce passé qui surgit à ses yeux, l’angoisse de le voir recommencer, je pouvais le comprendre. Si Chiko avait été en mesure de réapparaître sous mes yeux, je n’aurais pas donné cher de mon état mental.

Il m’expliqua le peu qu’il savait concernant les Yamanaka qui l’avaient retenu en captivité. Depuis le début du repas, ses réactions variaient entre le plaisir des ramen et l’anxiété, ou même la douleur provenant de son passé. Le fait qu’ils étaient à Iwa il y a deux ans, ou encore qu’ils invoquaient des esprits ou des démons. J’admirais presque le courage avec lequel il en parlait. Il n’avait peut-être pas beaucoup d’informations, mais il arrivait à les restituer.

Stop, wait, attendez, on rembobine deux lignes plus haut. Des esprits ? Invoquer ? Euuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh, depuis quand qu’on invoque des esprits nous ? *Redémarrage du système - fatal system error* Je crois que mon cerveau a planté.

-Des esprits  ? Pardon ? QUEEEEWAAAA? Mon pouvoir n’a jamais consisté à invoquer quoi que ce soit, ni même le pouvoir de tous les Yamanaka qui m’ont formé.

J’éviterais peut-être de lui préciser que les seuls esprits que je contrôle, ce sont ceux des vivants, j’suis pas sûr que ça le rassure. Un autre détail attira mon attention, le fait que les Yamanaka l’ayant torturé se trouvaient à Tsuchi no Kuni il y a deux ans. Or, il y a deux ans, tous ceux que j'avais eu l’occasion de rencontrer étaient déjà installés à Honô, ce qui signifiait donc que ça ne pouvait pas être les mêmes.

-Si les Yamanaka dont tu parles étaient à Tsuchi no Kuni il y a deux ans, alors ils n’ont rien à voir avec ceux installés ici. De plus, si j’ai bien compris, leur pouvoir n’est pas le même que le nôtre.

J’étais assez rassuré moi-même, je n’aurais pas à faire la gueule à des gens que j’aime bien. Lorsqu'il m’annonça qu’il voulait bien de moi en tant que sensei, j’étais plutôt rassuré, parce que ça me faciliterait les choses à l’avenir, mais le ton était tel que je cherchais le piège Piège qui se révéla une phrase plus loin avec l’histoire des ramen. Mais bon, lorsque je lui avais dit que j’avais des années de ramen à lui rembourser, je me doutais bien qu’il allait en profiter. Niveau supplice, je ne pense pas que lui payer des ramen de temps en temps ne me fende le porte-monnaie, et vu ce que le clan Yamanaka lui a fait, c’est en quelque sorte une manière de racheter un peu de ces années de torture et d’esclavage que mon clan lui a fait subir. Par contre, niveau politesse, ça n’allait pas. La manière avec laquelle il interpella la dame était grossière, encore un truc qu’il faudra que je lui inculque.

I
l semblait pressé de partir. Il ne tenait vraiment pas en place ce gamin. Mais bon, en un après-midi et une matinée, on avait déjà fait un sacré chemin finalement. Maintenant, je pourrais l’embarquer en mission, l’entraîner, ou encore l’embarquer faire quelques escapades hors de Konoha. S'entraîner, dans cet état ? La blague.

-Mn, ça ira pour aujourd’hui. Ne force pas trop, tu as surtout besoin de reposer ton dos là. Puis pour tes bras, n’oublie pas de désinfecter ce soir et demain matin.

Je me levais donc pour aller payer, avant de revenir à notre table, le temps que Ryûji soit prêt pour partir.

-Bon, concernant l’entraînement, on commencera la semaine prochaine. En attendant, je veux que tu t’entraînes chaque jour au moins une demi-heure au lancer de kunai. Pour la chose au chakra violet, je réfléchis de mon côté, et je te proposerais différentes choses. Comme je t’ai dit tout à l’heure, je n’ai pas l’intention de te forcer là-dessus.

Instinctivement, je passai le bras sur la chaise pour récupérer mon pull qui n’y était pas. Ah, oui, il était sur Ryûji.

-Ah, et mon pull, tu me le rendras plus tard.

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MessageSujet: Re: Docteur Yamanaka [With Ryûji]   Dim 18 Déc - 7:12
Les explications étaient étranges. Je ne savais pas quoi vraiment en penser. Il était surpris d’apprendre que j’ai été victime d’invocation de démons en tout genre avec ces Yamanaka, puisqu’il semblait ne pas posséder ces mêmes capacités. C’était vraiment étrange. Dans tous les cas, j’étais bien sûr de ce que j’avançais, ils étaient des Yamanaka. Peut-être qu’au sein d’un même clan, on peut avoir des pouvoirs différents ? Je n’en savais rien. Je ne connaissais pas grand-chose quant à le fonctionnement d’un clan. Je savais juste qu’il s’agissait d’une grande famille partageant les mêmes gènes, et donc un pouvoir spécifique qu’ils ont en commun. Vraiment bizarre.

Dans tous les cas, je n’avais pas envie d’y réfléchir plus que ça pour aujourd’hui. Là tout ce que je voulais, c’était manger, puis partir m’entraîner, et enfin rentrer et dormir. Ah et, m’excuser auprès de mon grand-père avec qui je n’ai pas été très sympa depuis la veille.

Il m’annonçait qu’il n’y avait plus rien de prévu pour aujourd’hui. Bien ! Néanmoins, il voulait que je me ménage, et notamment à mon dos... peuh. Ah et de ne pas oublier de me désinfecter le soir et le lendemain matin.

- Oui maman, ça va j’ai compris roh.

M’entraîner tous les jours au kunai ? Pas de soucis pour ça. Concernant l’esprit, il disait qu’il allait se pencher sur le sujet. Allait-il réellement me trouver une solution à mon problème ? Je ne savais pas trop. J’imagine que l’on verra bien.

- Yosha ! C’parti pour l’entraînement alors, ciao !

Je sortis alors de table, ne l’entendant que de moitié lorsqu’il me parla de son pull. C’est en courant que je quittais le restaurant, prêt à partir à l’entraînement.

Les quelques dernières heures de la journée passèrent, et la nuit tomba. La fatigue commençait à se faire sentir de plus en plus. C’est pourquoi je pris la décision de rentrer à la maison, afin de voir grand-père. Une longue discussion s’en est suivie, sur le déroulement de ma journée, et mes quelques excuses. Je n’aimais pas m’excuser, je dirais même que je déteste ça. Néanmoins, il avait beau me faire souvent chier, il était très important pour moi et pour rien au monde je ne voudrais le perdre.

Il était maintenant l’heure de me coucher. Après une courte douche, je me mis en pyjama, emportant avec moi le pull de mon nouveau sensei dans ma chambre. Je le regardais, en me demandant quoi en faire.

- J’aurais peut-être du le remercier au lieu de lui dire qu’il est moche son pull... bon après, c’est vrai que bon sang il est moche. Et si... oh je sais !

Un sourire malicieux sur le visage, une petite lanterne s’était allumée dans ma tête. Oui j’avais une petite idée pour le remercier comme il se doit. Je pris plusieurs feutres de couleur, et je dessinais un joli dessin sur le devant de son pull. Une véritable oeuvre d’art, il sera fier de moi.

- Hihi !

Tu veux voir le dessin... ? T'es sûr... ? D'accord... ! Respire un bon coup et ouvre !:
 

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MessageSujet: Re: Docteur Yamanaka [With Ryûji]   Mar 20 Déc - 2:59


Apprendre que mon clan était à l’origine des souffrances de Ryûji et peut-être d’autres enfants était assez frustrant, voire énervant. Mais apprendre que ces gens, qui selon le garçon sont bel et bien des Yamanaka sont capables d’invoquer des démons, et qu’ils se trouvaient probablement encore à Iwa, c’était une information qui me choquait presque plus. Ma grand-mère est certes toujours restée évasive concernant l’histoire de notre clan, qui est apparemment assez mouvementée, puisque nous ne venons pas de Hi no Kuni, mais je pensais qu’elle m’avait dit tout ce qu’il y avait d’intéressant à savoir concernant nos pouvoirs.

Avant de partir, je donnai un certain nombre de consignes à Ryûji, concernant sa guérison, et surtout son entraînement. Ce dont il me gratifia en m'appelant “maman”, le tout teinté d’une ironie certaine. Venant d’un garçon esclavagisé par les Yamanaka, et envers un autre dont la professeure a tué ses parents, c’est assez cocasse comme situation. J’aurai bien aimé revoir la mienne si ça avait été possible. Mais bon, il a bien dit maman ? Je vais donc me comporter comme tel à partir de maintenant. De manière toute aussi ironique bien sûr.

- C’est bien mon petit. Et comme il fait froid, n’oublie pas de prendre tes gants de laine en sortant hein.

Comment ça j’abuse ? C’est lui qu’a commencé d’abord. Sur ce, nous partions chacun dans nos directions respectives. Je suis d’abord passé chez ce cher Hokage, pour lui faire un petit résumé de la situation.

- Concernant les crises du gamin, c’est une forme d’entité démoniaque se trouvant dans son corps. Il s’est manifesté sous la forme d’un chakra violet, mais j’ai pu le stopper. Ryûji n’a aucun contrôle dessus, et il apparaît lorsqu'il est énervé ou à bout.

- D’accord. Penses-tu pouvoir t’occuper de ce garçon ? Je te laisse toujours la possibilité de refuser, et de prendre un élève plus simple. Mais les capacités du clan Yamanaka sont, je pense, une solution possible à ce problème. Si tu fais de ce gamin ton élève, tu es bien conscient qu’avec un cas comme le sien, ton devoir ne se limitera pas à lui enseigner des Jutsu et gérer ses entraînements ?

- J’en suis conscient.

- Donc quelle est ta réponse ?

- Je garde Ryûji. Il est imprévisible et intenable, mais je pense pouvoir gérer.

- Tu es donc, à partir de maintenant, officiellement son sensei. Je t’en confie la responsabilité.

À l’entendre, j’avais non pas l’impression qu’il parlait à un ninja, ou un sensei, mais à un assistant social. La tâche qui m’attendait était sûrement énorme. Si cet enfant avait vécu en tant qu’esclave et cobaye de ces Yamanaka se trouvant à Tsuchi no Kuni, alors en terme d’éducation, il restait tout à faire. Même si le papy et l’académie ont joué leur rôle, il y a beaucoup d’années à rattraper. En étais-je capable ? Pour être honnête, je n’en étais pas sûr. Mais j’avais vraiment envie de faire de mon mieux. Pour donner à Konoha un ninja efficace, mais aussi parce que je voulais laisser sa chance à Ryûji. Ce garçon a l’air d’être un emmerdeur de rang S, mais j’ai beaucoup enduré avec ma propre sensei, alors je pense avoir la patience de m’en occuper.

-Je tâcherais d’être à la hauteur. Je ne vous promets pas de grands résultats dès le début, mais je ferais de mon mieux.

-Je n’en attends pas moins de ta part. Mais n’hésite pas à venir vers moi ou vers les autres professeurs de l’académie si tu as des doutes. Tu n’as que 16 ans, tu as beaucoup à apprendre aussi. Si je t’ai choisi pour t’occuper de ce garçon, toi plutôt qu’un autre membre de ton clan plus expérimenté, c’est parce que je pense que cette relation pourrait être aussi bénéfique à toi qu’à lui, et comme tu es jeune aussi, il y aura moins de barrières qu’avec un adulte.

Je ne savais pas vraiment quoi en penser. Mon amour propre n'appréciait pas vraiment l’idée que je puisse apprendre quoi que ce soit d’un gamin capricieux d’une douzaine d’années, mais il fallait bien reconnaître que j’avais appris beaucoup en deux jours. Après l’avoir salué, puis avoir confirmé de nouveau que j’en prenais la responsabilité je suis rentré chez ma grand-mère.

-Mamie, faut qu’on parle.

-Prends un petit gâteau.

-C’est quoi cette histoire, y’a d’autres Yamanaka hors de Konoha ?

-Tiens, prends celui là, il est vraiment bon.

-Non mais je suis serieux là.

- En effet, le clan Yamanaka est composé de deux branches.

- Pourquoi tu ne me l’as jamais dis ? Il s’est passé quoi ? Raconte !

- Tu ne veux pas plutôt prendre un autre petit gateau ?

- Mamie !

- L’autre branche est à Iwa. Tes parents ont déserté Iwa il y a plus de 16 ans, puis notre branche, celle qui maîtrise l’esprit des vivants sommes partis. On a ensuite rejoint le Rikudô, puis tu connais le reste

- Mais, si on maitrise les vivants, ils maitrisent quoi eux ?

- Oh, j’allais oublier, je dois aller acheter des mochis ?

- Pourquoi ?

- Parce que j’en ai une soudaine folle envie.

Que quelqu’un frappe ma grand-mère please. Quoique non, sinon, c’est moi qui le frappe.

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Docteur Yamanaka [With Ryûji]

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