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Pèlerinage dans les souvenirs du passé [Avec Akio ♫] Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Yamanaka Rei
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MessageSujet: Pèlerinage dans les souvenirs du passé [Avec Akio ♫]    Sam 17 Déc - 4:37



~ Pèlerinage dans les souvenirs du passé ~

   &    

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Lorsque mes yeux s’ouvrirent, laissant apparaître le bois du plafond sur ma rétine, mon ventre me faisait mal, mon cœur battait rapidement, et ma gorge était serrée. Demain, ça fera tout pile un an que ma sensei, Chiko est morte. Un an que je l’avais tuée. De mes mains, sournoisement, et de manière préméditée. J’avais décidé que pour l’occasion, je retournerais à Yura, pour la première fois depuis qu’elle a tué mes parents. Je voulais revoir ce village, l’oasis, les paysages de ma petite enfance. Un caprice probablement. Caprice que l’Hokage m’avait accordé. Je lui en avais parlé il y a deux semaines environ, et sous conditions que j’y aille en tant que civil, j’en avais l’autorisation.

C’est donc le cœur lourd de souvenir que je pris ma douche. Longue et salvatrice. Je laissais mes pensées négatives couler avec l’eau. Si j’étais déjà dans cet état alors que je me trouvais encore à Konoha, alors qu’est-ce que ça allait être une fois que je serais sur place ? Pourrais-je ne serait-ce que contenir mes émotions ? Probablement pas.

Sortant, je me lançais donc sur la route de l’entrée de Konoha. Prenant différents transports en carrosse à cheval, je me retrouvais donc en une dizaine d’heures à Shio, capitale du pays du vent. Passant une rapidement au palais du Daimyô, à la demande de l’Hokage afin de transmettre son bonjour au souverain du pays, je me dirigeais ensuite vers le désert, avec comme seules ressources une carte et les vivres dans mon sac. En sortant de Shio, ayant accompli ma mission de politesse auprès du Daimyô, je retirais mon bandeau de ninja, signe que j’étais désormais ici en civil, et non plus en tant que soldat de Konoha.

La traversée du désert fut longue et éreintante. Mais alors que la nuit tombait, j’arrivais enfin. Yura, l’oasis de mon enfance était toujours aussi beau. Le coucher de soleil sur le lac principal donnait un spectacle absolument somptueux. Dans une petite zone discrète, je m’allongeais avant de m’endormir. La journée de demain serait probablement dure, très très dure.

- Le lendemain matin -

- Eh Eh, tu crois qu’il est mort ?
- Nah, j’pense pas, l’est tout en train de bouger, pis son ventre grossit pis maigrit
- Ah oui
- Tu crois que c’est un méchant ?
- J’sais po.
- On devrait demander à maman, non ?

C’est en entendant cette conversation d’enfants que je me réveillais. Ils étaient deux, dont l’un qui fit un aller-retour dans la maison en face, revenant avec une femme. Cette femme portait une robe rose somptueuse, tandis que ses enfants, un jeune garçon d’environ 4 ou 5 ans, et une fille d’une dizaine d’années portaient eux aussi des tenues brodées.

- Vous… allez bien ?

Tout d’un coup, j’avais l’impression d’être une bête de cirque. Exposé sous les yeux de ces deux enfants et de cette femme, je ne savais pas vraiment quoi répondre. Non, j’allais pas bien. Je me contentais de sourire, espérant que ça lui suffise.

-ça va, ça va, merci !

-Ce grain de voix… Ces yeux… Oh mon dieu oh mon dieu oh mon dieu, c’est pas possible, Rei ?

Alors comme ça elle me connaissait ? Moi pas. Enfin, elle ne me rappelait rien du tout. Elle devait probablement être une copine de ma mère, elle passait beaucoup de temps en compagnie des autres femmes du village. Quoique maintenant que j’y réfléchis, il y avait bien une femme enceinte parmi elles.

- Vous me connaissez ?

Sans même me laisser le temps de bouger, elle sauta à mes épaules afin de me serrer contre elle. Alors que je m'apprêtais à lui dire que je n’étais pas de ce bord, le fait qu’elle ait des enfants me ramena à la raison.

- Les enfants, rentrez à la maison ! Ruriko, appelle ton père et dis lui de sortir

Ce qu’ils firent, sagement.

- Je suis tellement désolée pour ce qui est arrivé à tes parents ! C’est mon mari qui a découvert leurs cadavres à eux deux. On vous a cherché partout, toi, Hayato et Chiko, mais vous aviez disparu.

Hayato… Alors comme ça, son cadavre ne se trouvait pas avec celui de mes parents ? Mais ce n’était pas le principal. Cette femme me connaissait, et Yura ne m’avait probablement pas oublié. Pourtant, je n’étais pas un gamin difficile. C’est vrai qu’à l’époque, j’étais le seul enfant là-bas, et en arrivant, j’en avais aperçu plusieurs. J’étais plutôt content de voir Yura se peupler avec des enfants.

- Votre mari ?

C’est à ce moment-là que je vis sa tête sortir de la maison. Lui, je le reconnaissais bien et il n’avait pas changé, j’avais un souvenir assez précis, avec mon père.

______

Dans la petite salle près de la maison du chef du village, deux hommes se faisaient face, chacun d’un côté d’un goban, plateau de bois permettant de jouer à un jeu très ancien, le go. L’un de ces hommes, Tayuya Yamanaka portait sur ses genoux pliés un petit garçon de 4 ans, fasciné par la beauté des pierres de go. Tout en jouant à ce célèbre jeu avec son adversaire, il montrait différents coups à son fils. Par moments, il le laissait même bouger une pierre à sa place. Lorsque le petit mettait malencontreusement la pierre au mauvais endroit, se trompant d’une intersection, il ne laissait pas transparaître son agacement, se contentant de serrer contre lui son fils bien-aimé. Au bout de presque trois heures d’intense concentration, le petit fit de nouveau ce qui semblait être une faute. Mais ce coup, fait sans but précis et totalement involontairement par l’enfant permit de retourner complètement la situation, et de faire gagner le père du petit qui se leva pour le serrer dans ses bras un peu plus.
-T’es l’meilleur mon p’tit Rei.
Et il lui passa sa main dans ses cheveux, afin de le décoiffer complètement. Ce geste affectif, Tayuya le faisait souvent, lorsqu’il voulait transmettre son affection à son fils.

______

-Qu’est-ce qu’il se passe chérie, pourq…
-C’est Rei
-Rei, non, il est mort il y a dix ans chérie
-Non non, c’est bien lui
-Il faut te faire une raison, lâche ce jeune hom…

- Si si, c’est moi.

Il ne fallut que quelques instants pour que celui-ci se retrouve comme sa femme à mon chevet. C’en était presque gênant. C’était même très gênant en fait, c’est pourquoi je me défis assez rapidement de l'étreinte de la femme.

- Qu’est-ce tu deviens ?

J’hésitai à sortir mon bandeau de mon sac pour leur montrer, avant de finalement le laisser là où il était. Dévoiler à ces gens que j’étais maintenant ninja à Konoha, je ne sais pas si c’était une bonne idée, ni même ce qu’était devenu Chiko. Je restais silencieux, j’étais là, dans le village de mon enfance, entouré d’amis de mes parents. Submergé par des souvenirs, je n’avais qu’une envie, disparaître. Trouver un coin discret, et pleurer. Contenir mes larmes était difficile face à la vague de souvenir que ces gens faisaient revenir en moi.

- C’est compliqué.

Quelle excuse de merde. Vraiment, même moi je m’en voulais presque de leur sortir ça.

-Le.. les corps de mes parents, vous.. Vous en avez faits quoi ?

-Ils ont été enterrés, près de l’étang des songes. Le petit étang se trouvant dans la propriété de tes parents.

Ils se levèrent, afin de m’y accompagner. La résidence n’avait pas bougé. Elle était toujours pareille, mais envahie par le lierre, salie par le temps. L’intérieur était plein de poussière, puis les mauvaises herbes du jardin avaient eu le temps de s'épanouir.  Et au fond du terrain, près du bord du lac se trouvait une sépulture, celle de mes parents.

Leurs enfants nous ayant suivi, ils me proposèrent de faire un grand ménage. 10 ans de ménage à rattraper, ça allait être long, mais ce n’était pas infaisable. Prenant des seaux avec de l’eau et des chiffons, ainsi que des balais et des sacs poubelle, on se lança à l’attaque du salon. À force de frotter, balayer, et nettoyer, la pièce reprenait petit à petit sa forme habituelle. En quelques heures, elle ressemblait à ce que à quoi elle ressemblait lorsque j’étais petit.

Pendant que les deux adultes allaient chercher à manger on s’attaqua avec les petits à la façade. C’était marrant de les voir s’atteler à arracher le lierre, et y mettre tout leur coeur pour rendre à cette maison la beauté qu’elle avait des années plus tôt. C’en était même touchant, de nouvelles vagues de souvenirs me submergeaient, alors que j’avais enfin réussis à reprendre le contrôle de mes émotions.

______

La résidence des Yamanaka à Yura était assez grande et jolie. Elle se composait d’une maison, d’un terrain assez grand, bordé par un petit étang, l’étang des songes. Dans le terrain se trouvait un petit dojo, où s’entraînaient les quelques ninjas du clan. Par une belle journée de printemps, avec l’arrivée des premières tempêtes de sable, on installait sur les toits les protections pour éviter les infiltrations de sable. En haut d’une échelle, Rei voyait sa maman installer les capteurs de sable. Lui aussi voulait absolument monter, mais elle refusait. Il lui demanda pourquoi son papa ne montait pas lui aussi, et elle lui répondit que c’est parce qu’il n’aimait pas la hauteur. La maman de Rei lançait souvent des piques au père du gamin. C’était son caractère.

______

Une fois le lierre retiré, Je reculais les deux enfants du mur.

- J’vais vous montrer un truc cool ! Suiton - Izumi no jutsu !

Des dizaines de boules d’eau apparurent puis allèrent s’écraser sur les murs de la maison. Les traces de saleté disparurent assez rapidement, et en quelques minutes, toute la façade extérieure était propre, comme à l’époque. Les enfants étaient subjugués par ma technique, aussi simple soit-elle. N’importe qui usant un peu de ninjutsu en était capable.

-Waaaaa, trop claaaaasse !

J’avoue, le ninjutsu, c’est cool. Les parents revinrent avec un panier tout plein de nourriture qu’on avala assez rapidement. Cela me faisait assez bizarre, j’avais presque pendant quelques secondes l’impression de retrouver une vie de famille. En l’espace d’un instant, l’hypothèse d’abandonner Konoha et de revenir ici me passa par la tête. Cet endroit était après tout mon village, j’y avais une maison immense, à moi puisque mes parents sont morts, et à Yura, j’étais loin de toute guerre. J’avais même ces amis de mes parents, qui avec une certaine simplicité me considéraient comme dans la famille.

Mais je ne pouvais pas. D’abord, je n’avais absolument pas envie d’être considéré comme fugitif, surtout que le Hokage savait pertinemment où j’étais puisque je le préviens à chacun de mes déplacements hors du village. Tous les ninjas ne prennent pas la peine de le faire, mais je préférais à chaque fois l’en informer, parce que je considérait important que l’hokage sache où se trouvent les hommes dont il a la charge, mais aussi pour qu’il puisse les contacter si besoin. Une autre raison était qu’à Konoha, je m’étais faits de nouvelles relations. Satoru, qui savait en général trouver les mots pour m’apaiser lorsque j’allais mal, ou encore ma grand-mère que j’avais retrouvée. Plus récemment, j’avais Ryûji aussi. Cet enfant était certes une catastrophe ambulante, et un créateur de maux de tête, il était quand même mon élève. Non seulement, je me devais de lui enseigner un peu de ma vision de la voie du ninja, mais j’avais aussi et surtout envie de lui apprendre plein de choses, et un peu aussi de le protéger de ces Yamanaka qui lui ont fait du mal. J’étais totalement incapable de l’abandonner.

L’après-midi, nous avons nettoyé les couloirs, ainsi que le genkan et les salles d’eau. Avant même que je m’en rende compte, ils avaient sacrifié une journée de leur vie pour m’aider à réhabiliter la maison. Une fois ceux-ci partis, je me dirigeais vers ma chambre. Nous n’avions pas fait les chambres, j’avais refusé. Je voulais moi même redécouvrir ma pièce, celle de mes parents, de Chiko, ou encore d’Hayato.

En entrant dans ma chambre, la première chose qui me sauta au yeux était cette calligraphie qu’Hayato m’avais faite.

“将来できるように成” > Un jour, t’y arriveras”

______

Avec son père et Hayato, Rei allait souvent au bord de l’étang des songes. Pendant que le petit garçon se baignait et barbotait dans l’eau, Hayato s’entraînait au Raiton. Tayuya avait installé une petite cible de l’autre côté, en hauteur dans un arbre. Chaque jour, Hayato y envoyait des boules chargées d'électricité, tandis que le père de Rei y envoyait des boules de feu. Rei avait voulu essayer à son tour, mais n’arrivait pas à lancer autre chose que des petites flammes, il s’énervait rapidement. Et à chaque fois, Hayato l'encourageait à continuer, ne pas abandonner. Puis Rei finissait dans les bras de l’adolescent. Un jour, alors qu’Hayato s’exerçait à l’art de la calligraphie, il avait pyrogravé sur une planche de bois qu’il avait accroché dans la chambre de Rei un message “Shourai, Dekiru yô ni naru”. “Un jour, t’y arriveras”. C’est cet écriteau qui tous les matins encourageait le petit garçon à réessayer.

______

À la simple vue de cette planche de bois, mes yeux s’embuèrent. Sortant en courant pour rejoindre cet endroit où nous nous entraînons autrefois, je plaçais mes doigts afin de former les mudras correspondants.

- Katon - Kakyû no jutsu

Une boule de feu s’en échappa, pour aller s’écraser sur la cible. M’approchant alors de la tombe où se trouvaient mes parents, je me mis à genoux, avant de fondre en larmes.

- Z’avez vu, papa, maman, j’ai réussi. Hayato, eh, Hayato, t’as vu, j’ai touché la cible !

En prononçant ces mots, mes sanglots se faisaient plus intenses. Ça faisait aujourd’hui un an que Chiko était morte, et environ 10 ans que mes parents l’étaient. 10 ans de souffrance, de tristesse, de haine envers cette femme. J’avais envie de les voir, les serrer dans mes bras, leur parler, que maman me fasse des bisous sur le front comme avant, Qu’Hayato m’encourage comme avant, J’avais envie de leur montrer que j’étais devenu grand, que j’étais un bon ninja, que j’avais même quelqu’un à protéger maintenant, mais je ne le pouvais pas. Ils étaient morts, et j’étais tout seul. Seul.
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Pèlerinage dans les souvenirs du passé [Avec Akio ♫]    Mer 21 Déc - 7:55

Yura. Ce nom, assez méconnu à Kaze no Kuni, était l'un des principaux lieux d'échanges de ma famille. En effet, une personne de ma famille habitait dans ce petit village et, en échange d'armes pour se défendre, ils nous donnaient quelques objets ou nourritures rares. On y allait deux fois par année pour les échanges. Le processus était simple; Deux personnes de notre famille y allait et nous faisions l'échange avant de se barrer. C'était simple et rapide. Aujourd'hui, ce fut moi et ma petite soeur Nikki qui allaient faire le processus. J'étais un peu nerveux de rencontrer cette personne de mon clan, mais ma mère me confirma que l'inconnu n'était guère méchant. Oui, il était un peu discret, froid et distant, mais il ne possédait aucune malice en lui. Ma soeur, elle, s'en foutait royalement de cette rencontre. En fait, étant dans sa crise d'adolescence, elle préférait rester avec ses amis plutôt d'aller dans un ''village remplit d'imbéciles heureux''. Je n'étais point en accord avec la sunajin, vu que Yura, dans mes souvenirs, était un lieu magnifique à visiter. Oui, il était peut-être petit, mais les gens étaient tout à fait adorable là-bas. Dommage que ma petite soeur était trop prise dans ses principes pour remarquer cette bonté rare que les villageois possédaient...

Bref, nous étions arrivés à notre destination. Par contre, avant d'arriver à notre objectif, je voulais passer devant la maison de la famille Yamanaka. Pourquoi? Est-ce que je connaissais ces personnes? Pas du tout. Néanmoins, j'avais entendu parlé de leur tragique histoire. Une famille heureuse, mais qui fut assassinée pour des raisons inconnues. Le corps de l'enfant restait toujours introuvable tandis que les cadavres des parents furent enterrés dans leur jardin. C'était triste comme fin et de savoir qu'il existait des fins aussi tragiques. D'ailleurs, c'est par cette sensibilité que je m'arrêtai devant la maison abandonnée pour prier devant. Je priais pour la paix éternelle des parents et souhaitais que leur fils soit en vie et en sécurité. Je suis sûr qu'il n'y a rien de plus blessant que de ne pas savoir si ton enfant va bien ou non. De plus, ce pauvre garçon n'avait point mérité une fin comme celle-ci. Il ne la méritait pas du tout...

-Ça ne donne rien de prier pour une personne que tu connais pas, tu le sais ça, grand frère? dit Nikki, d'une voix froide.
-*Soupir*.. Nikki, ce n'est pas parce que je ne connais aucunement les personnes que je ne peux leur souhaiter un miracle. Des ondes positives restent des ondes, même si tu ne connais point la personne. répliquai-je, d'une voix calme.

Ma soeur ne répliqua moins, vu qu'elle savait pertinemment qu'elle ne pouvait me convaincre que j'avais tort à ce sujet. Donc, la peitte genin attendit que je finisse ma petite prière avant que nous nous dirigions vers le rendez-vous.

Le rendez-vous dura quelques heures et, pour une des rares fois, j'avais réussi à maîtriser ma peur en présence d'un autre Chinoike. Peut-être que j'étais plus alaise quand c'était un membre de ma famille, qui sait?

Bref, vu le temps que ça nous a pris, nous avions conclus que nous dormirons à l'hôtel du village et que nous partirons tôt le lendemain. Nikki n'aimait point cette idée, mais sa fatigue physique l'avait remise à la raison. Elle décida alors d'aller dans notre chambre temporaire et d'attendre la journée de demain arriver. La Genin ajouta aussi qu'elle essayerait d'invoquer un démon, seule, pour savoir le ''feeling'' de posséder un être maléfique en soi. Oui, c'était bizarre, mais Nikki n'était point une personne dangereuse pour les autres. Elle était seulement curieuse à ce genre de.. sujet.

Pour ma part, je me dirigeais vers cette maison au passé difficile et ce, avec une fleur à la main. Je voulais donner cette fleur aux deux défunts pour leur apporter la chance et honorer leurs mémoires. La fleur était plutôt rare dans ce village et disait que cela guérissait la plus profonde des tristesse. Je me suis dit qu'avec ça, je pourrais les amener dans une paix éternelle, non?

Cependant, au moment que j'arrivai devant cette fameuse maison, la stupeur me frappa au visage. Pourquoi? La maison était... totalement propre. On ne pourrait plus dire qu'elle avait un passé lourd de souvenir, tellement qu'elle brillait de fraîcheur. J'avais l'impression qu'une personne avait décidé de faire un petit ménage. Donc, curieux, j'entrai dans la maison et me dirigeais lentement vers le jardin. Je sais que ce n'était point poli d'entrer dans une maison sans invitation, mais bon, ce n'était point normal là. La maison ne peut s'avoir lavée toute seule, hein? Il y avait sûrement quelqu'un qui avait pris l'initiative de la nettoyer, non?

Après quelques secondes de marche, j'arrivai dans la cours où je vis un jeune rouquin pleuré devant les pierres-tombales. Il devait appartenir à cette famille pour pleurer ainsi. Je n'avais point le droit de le laisser ainsi, cependant, je ne pouvais guère faire grand chose. Mmmh.. qu'est-ce que je fais?

Par instinct, je me rapprochai timidement du jeune homme, puis, rendu proche, je m'accroupis en lui tendant la fleur.

-Je crois qu'ils n'aimeraient pas de vous voir dans cet état et préféraient voir votre sourire. Malgré qu'ils ne peuvent profiter de cette vie, je crois qu'ils aimeraient voir que vous profiter et que vous chérissez votre vie aux maximum, non? dis-je d'une voix calme, légèrement timide, et d'un doux sourire.
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MessageSujet: Re: Pèlerinage dans les souvenirs du passé [Avec Akio ♫]    Jeu 22 Déc - 1:13

Devant cette tombe dans laquelle se trouvait mes parents, je devais paraître bien minable et faible. A Konoha, même si j’arrivais à me confier à Satoru, je faisais toujours attention à donner cette impression que je tout va bien. Même moi, je me sens bien au village caché de la feuille. J’étais persuadé que tout ça était maintenant loin, que c’était du passé, mais une fois ici, à Yura, dans mon ancienne maison, tout revenait. Toutes les émotions qui sont cloisonnées quelque part dans ma tête et qui ne sortent jamais dans le pays du feu se libéraient ici.

La dernière chose que je voulais, c’était que quelqu’un me trouve dans cet état. Cette faiblesse, je n’arrivais pas à l’assumer, ni même à l’accepter. Les seules personnes que j’aurais voulu près de moi à ce moment là, ce sont mes parents, ou bien Hayato. Je ne les ai vu que quelques années, pas bien longtemps. Par moment, j’ai même du mal à réellement me souvenir de leur visage. Et pourtant, ils me manquaient atrocement.

D’un coup, sans que je ne m’y attende, j’entendais une voix. Etait-ce eux ? Ah non, un garçon, blond qui se baissa à mon chevet en me tendant une fleur. Elle était jolie cette fleur. Je ne sais pas pourquoi, mais je trouvais qu’elle résonnait plutôt bien avec ses paroles, paroles que j’avais quand même bien du mal à entendre.

- Qu’est-ce que t’en sais ?

Ma réponse était cinglante, bien plus que ce que j’avais voulu. Ce garçon était sûrement plein de bonnes volontés, mais ce garçon, il parlait comme s’il savait que qui que ce soit était capable de veiller sur moi. Le seul qui en est capable, il est à des kilomètres d’ici, et même lui ne serait pas capable de calmer la douleur que je ressentais aujourd’hui.

- Comme s’ils étaient capables de me voir ou quoi que ce soit. Ils sont enterrés, sous terre dans un tombeau. J’aimerais bien qu’ils soient là pour le voir mon sourire, mais une salope en a décidé autrement.

Je rageais intérieurement, et je déversais tout ça sur ce pauvre garçon. En même temps que je parlais, je m’en voulais énormément. J’en devenais même vulgaire, et c’était pourtant rare que je traite les gens de la sorte. Mais “salope” était le premier mot qui m’était passé par la tête alors que je parlais d’elle, c’est Fukushi Chiko, qui a décidé de détruire ma vie.

- Comme si tu pouvais me comprendre. Comme si qui que ce soit pouvait me comprendre. Qu’est-ce qui te fait croire que t’en est capable hein ?

J’étais en train de crier. Je n’arrivais même plus à contenir ça. J’étais entré dans une certaine colère envers ma sensei, et c’est sur lui que je la déversais. Quel idiot je faisais, quel minable. Je me maudissais en même temps. Je n’aurais jamais dû venir ici. Trop de choses enfouies étaient revenue en même temps, et je n’arrivais pas à le supporter psychologiquement. Mon esprit saturait. Ironique, pour quelqu’un qui ose prétendre contrôler l’esprit des autres. Alors que je suis incapable de calmer le mien.

- J’suis qu’un minable.

Je regardais le garçon. Mon cerveau avait comme disjoncté. La colère commençait à redescendre, petit à petit. La seule chose qu’il me restait était la détresse dans mes yeux. Je ne savais plus rien. Qu’est-ce que je voulais réellement ? Qu’est-ce que j’allais devenir ? Je n’arrivais plus à penser à autre chose qu’à la vie qu’on m’avait volé. La seule chose que j’avais envie, là, à l’instant T, c’était de les revoir. Papa, maman, Hayato..

- Comment j'ai fais pour vivre sans eux pendant toutes ces années ? J'allais bien avant, pourquoi je suis revenu ici ? Quel idiot je suis.

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MessageSujet: Re: Pèlerinage dans les souvenirs du passé [Avec Akio ♫]    Mer 4 Jan - 19:45
Le fixant toujours avec ce doux sourire sur mon visage, je laissai aussitôt un regard légèrement surpris dans mes yeux pairs. Ses paroles furent très froides envers moi, comme si mes paroles avaient ouverts une plaie de plus et le rendait encore plus mal. Ce n'était aucunement mon intention et je me sentais aussitôt mal pour l'homme qui était en train de vivre un mauvais moment. D'ailleurs, il me demanda, en gros, pourquoi j'avais pris de telles affirmations. Qu'est-ce que j'en savais de mes paroles un peu plus tôt? Rien. Je ne connaissais rien de son passé, mise à part des rumeurs sur ces pauvres défunts. Cependant,  je croyais fortement à mes dires. L'âme était remplie de mystères et je crois que les âmes des défunts protègent ceux qu'ils aimaient énormément. Elles te donnent du courage et de l'espoir quand tu en as plus, te font sentir moins seul quand on t'abandonne, restent toujours présent autours de toi et dans ton coeur. Malgré que leurs corps n'étaient plus valides, je crois que l'âmes de ces deux Yamanaka surveillaient ce pauvre shinobi aux pupilles de feu.

Après cela, il haussa le ton et expliqua qu'une femme avait enlevé la vie des défunts, ce qui confirma les histoires sur cette famille qui n'avait pas eu de chance Je pouvais voir dans son regard qu'il ressentait de la rage et, par conséquent, j'étais la cible qui endurait toute sa colère. Néanmoins, je ne bronchai guère. En même temps, je l'avais mérité, vu que je lui avais rappelé une douloureuse réalité. J'avais empiré son état alors que je voulais l'aider. Ironique, n'est-ce pas?

Sa voix montait, à nouveau, d'un cran, me criant par dessus la tête. Comment j'étais capable de le comprendre? Je ne sais point. En fait, je n'avais guère vécu la souffrance de perdre un être cher. Tous les gens que j'aimais étaient toujours en vie et, la plupart, en bonne santé. Néanmoins, je pouvais comprendre ce sentiment d'impuissance et de culpabilité. Les plus pires émotions qui pouvaient te traîner dans une dépression sévère. Malgré que moi-même, j'étais pris dans une dépression, je voulais essayer de lui monter le moral et de le protéger de ce dangereux ennemis. D'ailleurs, c'est avec cet intention que je pris aussitôt la parole quand le rouquin s'insulta.

-C'est normal que vous vous sentez mal. Vous avez quand même perdus des êtres importants à vos yeux. Ne vous sentez pas minables à propos de ça, c'est normal de réagir ainsi. D'ailleurs, je crois que je vous dois des excuses à propos de tout à l'heure. J'ai empiré votre tristesse avec mes dires. Désolée, je voulais simplement vous aider, mais je n'ai pas utilisé la bonne approche. Pardonnez-moi.

Je le fixai d'un léger sourire, avant de lui lancer un regard attristé envers son état. Il était peut-être plus calme que tout à l'heure, mais je lisais bien dans ses yeux orangés que le shinobi était en panique, voire en détresse totale D'ailleurs, ses dires me confirmèrent sa confusion et sa tristesse envers sa situation et les souvenirs du passé. Pour ma part, j'observai le monsieur avec le même regard attristé, puis, repensant à une solution que ma grande soeur Tara avait pratiqué sur moi, je déposai doucement la fleur au sol, devant les pierres tombales. Ensuite, tranquillement, j'étirais mes bras tremblants par la timidité et la peur de l'énerver et je l'entourais dans mes bras pour lui donner un câlin. Ma grand soeur faisait toujours des câlins quand j'étais triste ou j'étais en pleine crise et cela me faisait du grand bien. C'était un simple petit geste, mais qui pouvait panser des énormes fissures dans le coeur des gens.

-.. Si vous avez besoin d'une épaule pour pleurer, je vous passe le mien. Je resterais là jusqu’à ce que vous vous sentez mieux. dis-je calmement, mais rougissant dû à la chaleur de son corps qui me rendait timide.

C'était un grand effort pour moi. J'étais même légèrement stressé. Mes mains tremblaient un peu, mais je tenais à rester ainsi pour le shinobi. Je voulais l'aider à se sentir mieux..
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MessageSujet: Re: Pèlerinage dans les souvenirs du passé [Avec Akio ♫]    Sam 7 Jan - 2:23

Alors que exaspéré, et sous le coup de la colère, j’avais déversé ma rage sur ce pauvre blondinet, lui se confondait en excuses, alors qu’il n’était pas en tord. Il avait voulu être gentil avec moi, et je n’avais rien su faire d’autre que de rejeter sa bienveillance, aussi naïve soit-elle. Je me sentais vraiment idiot. Son visage passait du sourire, probablement le même genre de sourire que je faisais à Ryûji quand je voulais le rassurer, à la tristesse. Et le fait de ne pas connaître la raison de ce visage ne me rassurait pas. Je n’arrivais pas à saisir s’il compatissait, ou si c’était mon comportement qui le rendait triste.

- Ne t’excuse pas, je… c’est moi… j’au.. J’aurais pas dû parler comme ça.

Avant même que je finisse ma phrase, il déposa sa fleur afin de m’entourer de ses bras. Je me retrouvais ainsi enlacé dans les bras d’un parfait inconnu. Pourquoi ? Pourquoi ce garçon était il en train d'essayer de me consoler, alors que je n’avais fais que lui beugler dessus ? Je ne savais pas. Mais la sensation de la chaleur de son corps contre le miens était agréable.

Il me proposa son épaule pour pleurer, m’affirmant qu’il resterait ainsi autant que je n’irais pas mieux. Le pauvre, il était là pour un bon moment alors. J’hésitais un peu, m’abandonner comme ça à quelqu'un qui, je m'en rend compte maintenant, était entré par effraction sur une propriété privée n'était pas la meilleure idée que je pouvais avoir. Mais j’étais dans un état tel que machinalement, mon visage alla s’enfouir dans le creux de son cou et de son épaule, laissant mes larmes couler sans me retenir.

J’étais rendu complètement vulnérable, sans défense. Il pourrait me faire ce qu'il veut que mon esprit ne réagirait même plus.

- Pourquoi ? Pourquoi c'est sur moi que ça tombe ?

Dans le genre question sans réponse, on ne pouvait pas faire pire. Je savais très bien qu'il n'y avait pas de réponse particulière.

- Qu’est-ce que j’ai fais pour mériter ça ?

Cette question, je me l’étais souvent posée lors de mon périple de 9 ans avec Chiko. J'ai dû être quelqu'un d’absolument infâme dans une vie précédente pour avoir mérité un tel châtiment.

Alors que mes propres bras eux aussi se mirent à entourer le corps du garçon, et que toujours à la recherche de chaleur, mon corps se serrait un peu plus contre le sien, je pouvais sentir ses bras trembler un peu. Avait-il froid ? Je veux bien qu’on soit dans un oasis, mais on reste en plein milieu d'un désert quand même, il fait chaud ici.

Une fois mes sanglots calmés, je retirais mon visage de là où je l'avais niché. Et vu comme j’avais pleuré, ça ne devait pas être très beau à voir. Je n’ose pas imaginer à quel point mes yeux devaient être rouges. Rouge, c'était aussi la couleur qu'avait pris son visage. D’aussi près, je pouvais en percevoir le moindre détail, la douceur de ses traits, ou le bleu presque hypnotique de ses yeux. Y’avait pas à dire, il était vachement mignon. Il avait tout du genre de garçon avec qui habituellement je me montrais beaucoup moins innocent.

A
ussi irrationnel que cela puisse paraître, l’étreinte que m’offraient ses bras me rassurait. Je me sentais terriblement faible et vulnérable, mais sécurisé par la protection que ses bras m’offraient. Je pourrais rester comme ça des heures. Retirant mes bras de ses épaules, je les ramenais le long de mon corps, avant de me tourner un peu, afin de poser ma tête sur son torse. Mon oreille posée au niveau de sa poitrine pouvait entendre son coeur, dont le son des battements me calmait petit à petit.

- Les gens enterrés ici sont mes parents. Je… Ils me manquent tellement..

Mon esprit était douloureux et saturé. J’avais besoin de parler, de me blottir dans ses bras, de me sentir rassuré.

Et merde, je commence vraiment à agir comme un uke.

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Chinoike Akio
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MessageSujet: Re: Pèlerinage dans les souvenirs du passé [Avec Akio ♫]    Jeu 12 Jan - 20:35
Maintenant que j'avais le jeune homme dans mes bras, je pouvais sentir toutes ses mimiques. Au début, il était un peu hésitant et je le comprenais. Après tout, qui ne serait guère perturbé si un parfait inconnu essayait de les consoler en les prenant dans leur bras? Même moi, j'aurais eu un blocage avec une telle action. Je me surprenais moi-même que je puisse l'élancer sans me préoccuper de son identité ou d'être pris par la timidité pour le faire. C'était un exploit de ma part.

Enfin bref, après quelques secondes où que le rouquin hésitait, il décida, finalement, d'abandonner toutes résistances. Il glissa sa tête dans le creux de mon cou et lâcha toute sa tristesse en larme. Je pouvais sentir mon cou s'humidifier rapidement, vu les pleures de ce pauvre monsieur à chevelure orangée, mais cela ne me dérangeait guère. J'avais promis de prêter mon épaule tant aussi longtemps qu'il ne se sentait pas mieux. J'étais aussi soulagé que l'inconnu avait accepté ma proposition, sans broncher. D'ailleurs, certaines personnes auraient profiter de ce moment de faiblesse pour faire des trucs.. pas bien. Faut bien se l'avouer, il était assez beau physiquement et je suis sûr que c'était aussi une bonne personne, intérieurement. Cependant, ce n'était point mon genre d'avoir de telles pensés, surtout quand la personne en question est dans un mauvais état. Non, pour ma part, j'ai simplement glissé timidement ma main tremblante dans sa chevelure épaisse et, doucement, je la caressai. Je cherchais à reproduire ce moment où que ma grande soeur m'avait consolé, mais c'était plus difficile que je me l'imaginais.

Soudain, le pauvre adolescent entoura ma taille avec ses bras et collait un peu plus son corps contre le mien, comme pour sentir la chaleur de mon corps. Je devins aussitôt bouillant de gêne, vu que je n'avais guère prévu qu'il était aussi... tactile. ''Bon, caaaaalme Akio! Y'a rien d’ambiguë. Il cherche seulement à être réconforter.'' Ce sont les mots que je me répétais mentalement, quand je sentis son corps si serrer contre moi. Cependant, ma timidité prit de l’ampleur au moment où, après d'avoir posé des questions que je ne pouvais absolument pas répondre, l'homme aux yeux de feu déserra pour laisser tomber ses bras le long de son corps. Ensuite, sans prévenir, il colla sa tête contre mon torse, l'oreille tendue pour entendre les battements de mon coeur. Je devins alors aussitôt rouge pivoine, tandis que mon coeur battait la chamade. Déjà je n'avais jamais été aussi proche avec une personne que je ne connaissais pas, mais, en plus, je ressentais bien que son apparence physique ne me rendait guère indifférent. Était-ce pour ces raisons que je réagissais ainsi? Je l'ignorais. Néanmoins, malgré la difficulté, je réussi à reprendre le dessus de moi-même et ce, après quelques petites séances mentales. Je ne devais point être mal à l'aise alors que l'inconnu, malgré son calme, avait encore besoin d'une oreille attentive pour l'écouter.

Un petit silence s'installa entre nous, avant que je rouquin reprit la parole. Il me confirma que les tombes devant nous étaient celles de ses parents. Je laissais, à nouveau, un regard désolé à son égard, vu la tristesse qu'il pouvait vivre en ce moment, puis, timidement, je pris la parole, essayant de le réconforter du mieux que je le pouvais.

-Je suis vraiment désolé pour vous. Cela ne doit pas être facile de vivre sans eux, au quotidien, et ça serait vous mentir si je vous disais que je comprenais la douleur que ça apporte. Cependant, je peux comprendre votre souffrance de se sentir impuissant face à une dure réalité. Néanmoins.. même si je ne connais guère personnellement vos parents, je crois bien que vous savoir en vie et en sécurité leur ferait leur plus grand bonheur. Savoir que leur fils est pleine de vie aujourd'hui leur apaiserait beaucoup, non?

Je lui souris doucement, les joues légèrement rosées, puis, ayant soudainement une idée qui me traversa l'esprit, je pris tranquillement le rouquin pour le retourner. Il était rendu dans le creux de mon corps, dos à moi. Le ninja pouvait remarquer maintenant mes bottes métalliques qui me servaient de jambes. Pris par la timidité, je restais un moment dans cette position, hésitant un peu, puis, prenant mon courage à deux main, je chargeai légèrement ma main droite de chakra.

-D.. désolé de vous avoir tourner ainsi, mais je crois que j'ai quelque chose qui pourrait vous aider à vous sentir mieux..

Suite à mes dires, je passais ma main chargée de chakra, sur ma botte et, entendant un petit son d'alimentation, je touchai légèrement les bottes ensembles pour activer deux hauts-parleurs. Soudain, une mélodie, assez calme et apaisante pour les oreilles, commença à se faire entendre par mes hauts-parleurs. Pour ma part, mon stress et mon anxiété diminuèrent rapidement, laissant un Sunajin calme et apaisé. Après quelques secondes, je repris la parole avec une voix beaucoup plus posée.

-J'utilise souvent cette technique quand je me sens mal. Ça m'aide à mieux gérer mes problèmes d'anxiété. Et vous? Est-ce que.. vous vous sentez mieux? J'veux dire.. euhm.. est-ce que vous.. vous sentez apaisé.. tout comme moi?

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Yamanaka Rei
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MessageSujet: Re: Pèlerinage dans les souvenirs du passé [Avec Akio ♫]    Dim 15 Jan - 0:52

Rarement je m’étais retrouvé dans une telle situation. Mais une fois le pic atteint, la douleur commençait à se calmer un peu. Les bras et la chaleur du garçon aidant aussi, me plongeant psychologiquement dans une sorte de cocon où je me sentais protégé. Ce n’était pas la même sensation qu’avec Satoru. Satoru me réconfortait, mais je n’avais pas forcément ce sentiment d’être en sécurité avec lui. Je me sentais bien, j’avais ce sentiment que j’étais important pour quelqu’un, mais pas celui que j’étais protégé. Alors que là, dans les bras du blondinet, je n’avais pas tant que ça l’impression d’être important, au contraire, je me sentais faible, très faible. Mais j’étais comme sécurisé par ses bras. C’était vraiment pas la même sensation. Peut-être car avec Satoru, les câlins finissaient parfois tout nus. Qui sait.

Pendant que j’étais serré contre lui, je sentis une main venir se glisser dans mes cheveux. Ce contact m’électrisait. Il me rappelait tellement Hayato, ce garçon qui s’occupait de moi, et que mes parents avaient embarqué pendant leur fuite de Iwa. Tous ses gestes ressemblaient plus ou moins aux siens. C’était… troublant. Même dans ses paroles, il y avait des similitudes. Hayato était tout le temps là à me rassurer, pour me dire que même si mes parents étaient loin à Shio pour régler des trucs, ils pensaient à moi et seraient contents tant que je souriais.

C’est vrai que le sourire d’un enfant, c’est quelque chose de mignon, c’est sûrement pour ça d’ailleurs qu’il me disait ça, parce qu’il devait aimer me voir sourire, autant que moi je suis ravi quand j’arrive à en donner. Peut-être que ce garçon aussi voulait me voir sourire, tandis que j’étais blotti dans ses bras. Je voulais le croire, croire que mes parents étaient là, et qu’ils étaient fiers de moi.

- Tu crois ? Tu crois vraiment qu’ils sont fiers de moi ?

Je le sentais manipuler mon corps afin de me tourner dans un certain angle. Je n’opposais pas la moindre résistance. Pour une raison que je ne comprenais pas, j’accordais ma confiance à cet inconnu qui était entré chez moi. Je le laissais me bouger, et je me retrouvais dos à lui, appuyé contre son torse. J’étais installé entre ses deux jambes, que je pouvais voir à ma droite et à ma gauche. Il avait de drôles de bottes, elles étaient cool ses bottes. Après avoir annoncé qu’il pouvait peut-être faire quelque chose pour moi, ses bottes se mirent à jouer de la musique.

Je laissais cette musique pénétrer mes oreilles, et par je ne sais quelle magie, mon corps se détendait.. Onkyôton ou Genjutsu, je n’étais pas encore sûr de ce que cela pouvait être, mais ça m’apaisait un peu plus. Mes larmes s’arrêtèrent de couler, et ma douleur bien que toujours présente était moins envahissante.

___

Alors que ses parents buvaient et dansaient, le petit Rei qui avait 4 ans à l’époque se promenait au milieu de la foule. A l’occasion d’une fête locale, les habitants s’étaient réunis dans le domaine de la famille Yamanaka. Il cherchait une table à sa hauteur afin de pouvoir manger lui aussi, mais il était trop petit. Un grand monsieur accepta de le porter pour le mettre sur le siège. Il s’agissait d’un certain Takeda, un habitant d’une résidence pas très loin.

Le petit garçon alors qu’il mangeait tranquillement sa tranche de bacon vit Hayato débouler en trombe sur lui, et brailler “On t’a cherché partout” tout en attrapant le garçon. Cependant, il s’accrochait à sa tranche de bacon, et par conséquent à la nappe qui embarqua le contenu de la table en même temps. Tous, les verres, les assiettes, et les plats se retrouvaient par terre.

Quelle catastrophe ce gamin.


___

Apparemment, cette musique était faite pour calmer les angoisses. Je n’étais pas angoissé, juste triste, mais bon, ça semblait quand même fonctionner, puisque ma tristesse s’était un peu atténuée.

- Merci

Certes, on était dans un désert, mais aussi dans un oasis. Et à Yura, il y avait des averses de temps en temps. Et quand ça pleut, ça pleut fort, puisque avec la pression et la chaleur, l’eau évaporée de l’oasis retombe sur le village. Ce qui est plutôt rassurant d’ailleurs, puisque si ça tombait plus loin, l’eau ne s'écoulerait plus jusqu’aux lacs, et on aurait plus d’eau.

Mais c’est à ce moment là que l’eau se décida à retomber, et sur notre gueule.

- Oh oh.

En quelques secondes, on était trempés, puis assis dans la boue causée par l’eau. Me levant, j’attrapais un bras du blondinet puis me précipitais à l’intérieur de la maison.

- J’avais oublié qu’ici, c’était rare qu’il pleuve, mais quand il pleut, c’est violent.

Il y avait un miroir dans le salon, que je regardais. Alors que j’étais en larmes une minute plus tôt, j'explosais de rire tellement on ressemblait à rien avec nos cheveux trempés.

-Oh la tête qu'on tire... Heureusement qu’j’ai nettoyé les salles d’eau ! Tu veux une douche ?

Je retirais mes chaussures, que je posais à l'extérieur pour ne pas salir ce qu’on avait lavé ce matin, puis retirais mes vêtements trempés (à part les sous-vêtements avant d’aller chercher une serviette, se trouvant toujours dans le même placard qu’il y a dix ans.

- La salle de bain est là bas si tu veux.

Au passage, je donnais un coup involontaire dans mon sac que j’avais posé sur une table, qui en tombant laissait glisser le bandeau de Konoha par terre.

- Oh merde.

Je le récupérais rapidement, mais étant donné qu’il était tombé à côté de lui, les probabilités qu’il n’ai rien vu étaient peu probables. Après avoir mis la serviette autour de ma taille Je le poussais dans la salle de bain, après lui avoir dit :

- Mais reste pas planté là comme ça, tu vas attraper froid !

Comment ça c’est indigne d’un ninja comme tentative de diversion ?

Spoiler:
 

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Pèlerinage dans les souvenirs du passé [Avec Akio ♫]

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