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Admission de la femme-louve [PV Yamanaka Rei + Ryûji]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Ahoou
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MessageSujet: Admission de la femme-louve [PV Yamanaka Rei + Ryûji]   Lun 19 Déc - 20:11

Allongée à terre, Ahoou était en train de déchiqueter la viande crue qu’on lui avait amené, à l’aide de ses canines aiguisées. Tel un loup, elle retenait la viande au sol grâce à ses pattes avant, tandis que sa mâchoire en attrapait un bout et le tirait vers le haut. Sa cage, bien que spacieuse, semblait étroite pour l’enfant sauvage habitué aux grands espaces. Elle se tenait tout de même contre les pieux de bois, au même titre que de son voisin de la cellule d’à côté : un loup. La prison en était remplie, on aurait dit un petit chenil. Elle touchait parfois le pelage de la bête dans un petit couinement affectif. Soudain, un bruit métallique et un apport de lumière trahissait l’entrée d’un homme, escorté par les gardes de la prison.

Cependant, celui-ci était différent des autres que l’enfant-loup avait rencontré jusqu’alors. Nul animal ne l’accompagnait. Il s’avançait jusqu’à la cage d’Ahoou, qui leva la tête vers lui. Elle se redressa et se mit à quatre pattes, grommelant. Elle ne savait pas qui était cet humain, sa compagnie était nouvelle et les rapports de force étaient clairs. Il se tenait en dehors des barreaux. La femme-louve reculait jusqu’au fond de sa cellule. Les loups se mirent à grogner violemment, presque rugir, se jetant ou s’agrippant sur le bois qui aurait été écorché sans les fuinjutsu qui le parsemait.

L’installation avait été faite prestement, la conception avait été précipitée mais la qualité de la réalisation était bonne. C’était plus solide qu’on ne le pensait, malgré cette allure primaire. Cela n’avait pas été fait pour rien. Les instances de Konoha pensaient agir pour le mouvement Rikudo, non seulement en retirant le danger que la meute et l’énorme louve représentaient dans les contrées, mais également en éduquant Ahoou pour s’en servir. Les Inuzuka avaient fait leur rapport en mettant en avant que l’humaine avait de bonnes réactions face au système de dressage puisqu’elle s’approchait plus d’un animal que d’une enfant. En revanche, des difficultés avaient été remarquées face à la civilisation, ou même par le manque affectif de la grande louve, dont la meute pleurait tous les soirs.    

Pour l’instant, la prise en charge de la meute entière était considérée comme impossible. Le clan Inuzuka préférait se charger d’un à un des individus. Aujourd’hui, une approche différente était tentée avec Ahoou, s’appuyant sur son côté humain encore enfouit.

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Yamanaka Rei
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MessageSujet: Re: Admission de la femme-louve [PV Yamanaka Rei + Ryûji]   Mer 21 Déc - 2:35
Aujourd’hui, j’avais reçu une mission un peu spéciale. Il s’agissait d’essayer de communiquer avec un enfant, et ce, uniquement avec deux doigts. En effet, selon ce que l’Hokage ainsi qu’un homme chelou du clan Inuzuka m’avait expliqué, cette fille vivait dans une meute de loups et ne parlait donc pas. Il fallait donc que j’utilise mes pouvoirs afin d’essayer de transmettre directement des images à son cerveau, en posant deux doigts sur son front.

Mais commençons par l’essentiel, ce DÉ-LI-CIEUX croissant préparé par ma chère mamie adorée. Oui, je l’aime bien quand ça m’arrange, j’avoue. Et sûrement plus quand elle me cuisine des choses que quand j’essaye d’obtenir de précieuses informations sur le clan Yamanaka, mais bon, pas de ma faute si elle est muette comme une tombe à ce sujet. Eh non, c’est pas parce qu’elle a 60 ans que je parle de tombe hein, n’essayez pas de l’enterrer avant même qu’elle ne m'ait livré les secrets des Yamanaka namého. Et aussi le secret de son approvisionnement en sucette à la sauce soja. J’en veuuuuux.

J’en étais à parler de mon croissant. Sa forme lunaire et sa couleur légèrement bronzée par le four en faisait un mets tout à fait appétissant que mes papilles étaient impatientes de retrouver entre deux bouchées. Faut le faire quand même. Ah, qu’ils sont bons ces croissants. En plus, ils sont tout moelleux à l’intérieur, et encore un peu chauds, tout pile ce qu’il faut. Ils sont assaisonnés au beurre, parce que ma grand-mère était probablement bretonne dans une autre vie dans un autre monde où certains hurluberlus appellent les pains au chocolat des chocolatines. Qui a eu cette idée, vraiment ?

C
es croissants, elle se levait tôt pour me les préparer. Des fois, elle faisait des pains au chocolat qui sont délicieux aussi, mais aujourd’hui, c’était des croissants. Trempés dans un bol de chocolat chaud, c’est bon les croissants. Vous devriez essayer, vraiment. Même s’ils deviennent touts flasques, l’intérieur se gorge de lait qui coule dans la bouche en le mangeant, on s’en met partout, mais c’est bon.

De temps en temps, elle en vend pour le collectif des mamies de Konoha. Ça leur permet de faire un peu d’argent pour compenser leurs dépenses, et racheter les lettres de scrabble qu’une vieille du clan Nara avale parce qu’elle les confond avec ses médicaments. Ils ont tout pleins d’utilité ces croissants.

Mais je m’égare, je disais donc que j’étais en train de manger un croissant, au cas où vous ne l’auriez pas compris. Et qu’il était vraiment délicieux. Vous avais-je dis à quel point il était délicieux ? Oui, tant mieux, parce qu’il est vraiment beaucoup beaucoup délicieux. Je disais donc qu’il était bien doré sur le haut, et du coup, ça fait qu’il était tout craquant et qu’à chaque bouchée, j’en faisais tomber un peu sur la table, ce qui était fort agaçant. Ce qui me donnait presque envie de faire comme les Yamanaka que connaît Ryûji et de prendre un esclave. Un humain qui fait tous les trucs chiants à ta place, genre ramasser toutes les miettes de croissant par terre et sur la table, ce serait cool, non ? Bon, d’accord, non.

Oh, et puis zut’, j’avais le petit Ryûji, il a bien dû prendre l’habitude d’être un esclave pendant des années, il peut bien venir chez moi faire le ménage, non ? Ou même la vaisselle, le linge, et même aiguiser mes kunais et shurikens.

Il m’arrive d’avoir des idées saugrenues quand je mange des croissants. Mais ils sont vraiment bons vous voyez, j’ai du mal à réfléchir à autre chose d’intelligent quand je suis en train d’en manger. J’en apporterais à Ryûji, histoire de me faire pardonner d’avoir ne serait-ce qu’une micro seconde à en faire ma femme de ménage. Enfin, mon garçon de ménage plutôt.

J’en pris donc quelques-uns que j’emballais dans un sac, avant de partir pour la forge. Ayant l’intention d’utiliser à fond un aspect du pouvoir des Yamanaka dans cette mission, je pense qu’il est intéressant que je lui montre. Plus il côtoiera ce pouvoir, moins il en aura peur. Tout du moins, c’est ce que j’espère.

Entrant dans la forge après avoir toqué, le grand-père était en train de forger des kunais avec Ryûji. Il devait être environ 16h. Parce que oui, il m’arrive d’avoir des folles envies de croissants à 15h30. Du coup, j’arrivais, puis posais le sac de croissant sur une table à distance des potentielles étincelles provoquées par la forge des kunai, avant de les saluer.

- Salut !

Je regardais ces deux là travailler. Ryûji avait l’air très sérieux et appliqué. Beaucoup plus que lorsqu'il était avec moi d’ailleurs. J’aimais bien le voir passionné comme ça par quelque chose, il s’appliquait, et se donnait vraiment à fond. Ses kunai étaient certes d’une bien moins bonne qualité que ceux de son grand-père, mais pour un enfant de douze ans, je les trouvais plutôt bien.

Ceux de son grand-père, eux, par contre avaient l’air vraiment bons. Il m’en montra quelques-uns, et ils étaient d’une qualité bien supérieures à ceux que j’obtiens de l’académie. Pratique d’enseigner, à l’académie, mais les kunai du grand-père de Ryûji avaient l’air vraiment bien meilleures.

-Je dois refaire mon stock de kunai et shuriken, je les achèterai sûrement ici, ils ont vraiment l’air biens. Je ne crois pas avoir déjà vu d’aussi belles finitions.

En vrai, je ne pense pas que les finitions aient un quelconque impact sur le déroulé du combat, mais il faut avouer que ceux-ci étaient vraiment beaux. Je m’embourgeoise peut-être un peu trop moi. Je m’approchais ensuite de Ryûji pour mieux voir celui qu’il était en train de fabriquer, tout en restant à une distance suffisante pour ne pas le gêner dans ses mouvements.

- J’en achèterais bien un ou deux des tiens ! Héhé, ce serait un honneur d’avoir des kunai venant d’un jeune artiste du kunai en devenir.

Je n’étais même pas ironique en plus. Au contraire, j’en voulais vraiment. Ceux là, au moins, je suis sûr que nulle part ailleurs j’en trouverais qui ressemble à ceux là. Je lui en prendrais sûrement de temps en temps, curieux de voir sa progression à ce niveau. Et puis, j’aime bien avoir un exemplaire du travail de mon élève. Et je suppose que ça lui fera plaisir que quelqu’un veuille acheter un produit fait de ses mains. Enfin bon, ce n’était pas la raison de ma venue.

- Ryûji, il faut que je passe à la prison de Konoha, là bas, je devrai utiliser les pouvoirs des Yamanaka. Du coup, je me demandais si tu voulais venir ou non ? Comme ça, tu pourras voir comment ça fonctionne et tout ! Je pense que c’est un bon moyen pour que tu puisses te familiariser avec.

J’espère vraiment qu’il viendra. Mais je ne le force à rien, il s’agissait d’une sorte d’interrogatoire, et j’y utiliserai majoritairement le pouvoir du clan, alors s’il ne se sentait pas d’y aller, je ne voulais pas l’y forcer.

- Je sais que ce pouvoir ne te rassure pas, alors je te laisse choisir.

Le garçon posa ses conditions, puis accepta. Après s’être tous lavé les mains, je leur sortis les croissants. Je discutai un peu avec le vieux de tout et de rien, pas forcément du cas de Ryûji en particulier. Je ne savais pas encore exactement les informations que le garçon avait donné à son grand-père, alors j’évitais d’aborder des sujets sensibles pour éviter de faire des bourdes.

Une fois que celui-ci reprit son travail à la forge, je fis signe à Ryûji de s’approcher pour lui expliquer un peu mieux de quoi il s’agissait, à voix basse.

- En gros, une jeune fille se trouve là-bas et vit avec une meute de loups. Elle ne parle pas le langage humain, et même le clan Inuzuka n’a pas réussi à faire de réels progrès avec elle. Je vais donc utiliser mon pouvoir pour essayer de communiquer directement avec des images.

M’assurant qu’il était bien attentif, je continuais mon discours.

- Concernant mon pouvoir, j’ai, comme je t’en ai déjà parlé, la possibilité de transférer mon esprit, et manipuler celui des autres, à travers tout pleins de techniques différentes. Là, ce que je vais faire, c’est que je vais penser à certaines images, et les transférer dans son esprit. De la même manière, je vais essayer de voir les images qui passent dans le sien. Je suis aussi capable de transmettre directement des paroles, mais ce serait inutile avec quelqu’un qui ne comprend pas notre langage.

M'apprêtant à partir, je saluai le grand-père une nouvelle fois, avant de me diriger vers la prison, où un Inuzuka nous attendait.

- Bonjour, je suis Rei Yamanaka, envoyé par le Hokage. Et lui, c’est Ryûji, mon élève.

- Ah, je vous attendais. Euh, pour le petit, vous êtes sûr ?

- Sûr.

- Bon, allons-y.

Puis nous entrions dans la prison. Il s’y trouvait une bel et bien une petite fille, au milieu des loups. L’image était vraiment belle.

- Salut toi !

Je m’approchais, alors que cette meute semblait hostile. m'agenouillant pour être à leur hauteur, les loups se mirent à attaquer la cage tandis que la fillette se retrouvait au fond. Prenant les sacs de nourriture apportés par les Inuzuka, je leur donnais à manger à travers la vitre.

- Tu veux leur en donner aussi ?

Je tendis un sac de viande à Ryûji.

- Si à un moment où à un autre, tu ne te sens pas bien ou as besoin de sortir prendre l’air, n’hésites pas !

Après tout, l’ambiance d’une prison était même pour moi pesante, alors si en plus j’utilisais mes pouvoirs, ça pouvait devenir rapidement anxiogène pour le garçon. C’est pourquoi je lui avais proposé de sortir s’il en ressent le besoin.

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Ryûji
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MessageSujet: Re: Admission de la femme-louve [PV Yamanaka Rei + Ryûji]   Jeu 22 Déc - 3:22
- C’est bien, tu t’améliores !

Bien entendu que je m’améliore. En même temps, j’étais le grand et puissant Ryûji, le futur meilleur forgeron ninja de tout le Yuukan. Oui bon, il est vrai que pour l’instant, les armes que je forgeais sont bien loin d’être de si bonne qualité que celles que mon grand-père. Je n’étais après tout que son apprenti, et il était mon maître. Ce n’était pas quelque chose que j’aimais avouer, mais... c’était bel et bien le cas. Il n’en restait pas moins que je progressais, et ça, même l’ancêtre l’avait dit. Je pouvais en être fier.

Une voix familière se fit entendre, sous une salutation. En l’entendant, je le reconnaissais de suite : il s’agissait de Rei.

- Yo, bienvenue chez nous ! Malheureusement, on est occupé comme vous le voyez, alors repassez plus tard !

Un coup sur la tête vint se perdre, venant de la part de mon grand-père. Ce dernier l’accueillait comme il se devait. Grr, fait chier. Je suis sûr qu’il attend quelque chose de moi, comme encore un de ses entraînements ou une mission pas intéressante. Je soupirais, cela me faisait déjà bien chier d’avance. Je retournais pour l’instant à mon travail, afin de finir de forger ce kunai. Il n’était pas très bien réussi comparé à d’autres mis en vente, mais c’était déjà bien selon mon papy. Je l’entendais dire qu’il achèterait sans doute ses nouvelles armes ici, disant qu’elles étaient plutôt bien réussies, et tout. Vive la lèche.

Il venait ensuite vers moi. Je m’attendais à une pique venant de sa part du genre "Toi par contre les tiens, ils ont l’air nul à chier.", ou à un truc de ce genre là. Après tout, c’était le plus crédible venant de sa part. Au mieux, il ne se contenterait de rien dire.

- J’en achèterais bien un ou deux des tiens ! Héhé, ce serait un honneur d’avoir des kunai venant d’un jeune artiste du kunai en devenir.

Nani ? Je relevais les yeux vers lui. Il devait sans doute se moquer de moi, non ? En voyant sa tête, ça n’en avait pas l’air. Il était vraiment sérieux.

- ... Sensei, vous allez bien ?

Je ne veux pas dire, mais même moi je ne m’achèterais pas mes propres kunai. Alors lui ? J’ignore ce qu’il comptait en faire.

- Pour être tout à fait franc avec vous, mes armes ne sont pas encore d’assez bonne qualité pour être mises en vente. J’ai encore du travail avant d’y arriver !

J’aurais pu me vanter, en disant qu’ils étaient les meilleurs et les lui vendre à un prix indécent Néanmoins, la forge était l’un des rares domaines dans lequel j’étais très sérieux et appliqué, et que je tenais vraiment à progresser. Lui vendre des armes d’aussi basse qualité ne m’aidera pas.

- Sinon, vous n’êtes pas venu que pour ça, je me trompe ?

Et bingo. Il avait en effet quelque chose à me proposer. C’est pour ça qu’il est venu vers moi. Je l’écoutais, puis restais un moment silencieux, tout en continuant de travailler sur mon kunai. SI je voulais l’accompagner en prison, pour le voir utiliser ses pouvoirs de Yamanaka ? C’était assez étrange n’empêche comme idée. Je me demandais bien ce qu’il comptait faire là-bas. Aucune idée.

Il me laissa néanmoins le choix de refuser. Chose encore qui me surprenait d’autant plus. J’en profitais pour poser des conditions, à savoir d’avoir à manger, et plus particulièrement ce qu’il était en train de manger. À savoir des putains de croissants. C’est vrai qu’ils étaient bon en tout cas.

On se mit donc en route, et il m’expliqua tout le blabla concernant cette affaire. Il disait qu’il voulait communiquer avec son pouvoir avec une fille qui vivait avec une meute de loups, et qui ne parlait pas le langage humain. Il m’expliquait le fonctionnement de son pouvoir, et ce qu’il comptait faire précisément. Puis, une fois les formalités remplies, on entrait dans la prison.

Je n’aimais pas du tout l’ambiance de ce lieu. Mais alors, vraiment pas.

- J’espère que vous ne finirez jamais ici, ça me ferait chier de venir vous voir.

On arrivait donc à destination. Il y avait en effet une fille, avec une meute de loups. La fille était tout au fond, alors que la compagnie était elle aux barreaux même. Rei me tendit un sac remplit de viande, et me demanda si je voulais leur en donner aussi. Sans façon. Je préférais éviter, et ne pas prendre le risque de perdre une main dans l’affaire. Je secouais de la tête, pour lui indiquer que ce n’était pas la peine. Néanmoins, je m’approchais légèrement, tout en gardant une distance raisonnable.

Je les saluais de la main, avec un grand sourire. Je suis sûr qu’on va bien s’entendre, j’ai toujours eu un bon feeling avec les animaux.

- Yo, moi c’est Ryûji ! Qui sont les méchants qui vous ont enfermé là ? Sensei faut les délivrer, c’est normal qu’ils ne sont pas contents enfermés comme ça.

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Ahoou
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MessageSujet: Re: Admission de la femme-louve [PV Yamanaka Rei + Ryûji]   Mar 27 Déc - 2:05

Protégée par ses compagnons, Ahoou reprenait confiance en elle. A son tour, elle venait grogner sur les visiteurs qui les dérangeaient. La meute n’était pas habituée à ces deux odeurs inconnues. Les gardes avaient déjà vu ce phénomène lorsque les dresseurs du clan Inuzuka s’étaient présentés les premières fois. Néanmoins, cette fois-ci ils avaient une longueur d’avance.
 
Euh, vous voulez que je sépare la petite des autres, ça sera plus facile non ? 

Effectivement, lorsque la troupe était réunie – ou presque – celle-ci profitait de l’effet de groupe. La petite communauté était forte ensemble, se sentant en sécurité et en supériorité. Cependant, isolés, les loups et l’enfant-loup n’avaient pas le même comportement et semblaient plus coopératif, instinct de survie oblige. Même si deux d’entre eux semblaient avoir un caractère plus dur, pour l’un agressif et pour l’une fourbe.
 
Face à l’idée, séduisante, le Yamanaka acquiesçait, tandis que son élève aurait préféré entendre « libérer la petite ». Le garde, s’activait en exécutant quelque mudra puis touchait le sol. Des pieux de bois sortaient à l’intérieur même de la prison, pour créer un petit couloir pour Ahoou, façonnant ainsi deux cages. Les loups cessaient alors de grogner, s’ameutant près des nouveaux barreaux qui les séparaient de leur grande sœur si petite.
 
La sauvageonne était obligée d’avancer près de Rei et Ryûji. Toutefois elle se tenait ancrée sur ses pattes arrières, contractant son dos et ses épaules, rentrant sa tête pour se tenir le plus loin possible de ces humains qui les avaient attaqués et enfermés. Le sort que la meute réservait à un humain seul et égaré était pourtant bien plus cruel. Pour le point de vue d’un Homme. Les loups eux, ne faisaient que répondre à leurs besoins vitaux, notamment celui de manger.
 

A cette idée, Ahoou lorgnait où était passé son morceau de viande. Il se tenait là-bas, de l’autre côté, au sol.

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Yamanaka Rei
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MessageSujet: Re: Admission de la femme-louve [PV Yamanaka Rei + Ryûji]   Sam 31 Déc - 2:00

Vous aimez la viande ? Eh bien celle que prépare ma grand-mère le dimanche pour sa réunion des mamies Yamanaka est vraiment très très bonne. En fonction de ses invités, elle prépare soit du magret de canard, soit des steaks. Oh, le steak de Caribou de ma grand mère, quel régal. Elle le prépare souvent quand une de ses amies, une membre du clan du nom de Yamanaka Hanako venait à la maison. Une femme qui parle beaucoup de son petit fils, j’ai oublié le nom.

Sinon, quand cette Hanako n’est pas là, c’est du magret de canard que ma grand mère prépare. Elle met toujours un certain soin à la cuisson qu’elle veut absolument parfaite, parce que sinon, bah c’est tout de suite moins bon. Elle le fait cuire tout doucement au four, pour que la viande reste tendre. Ensuite, elle le sert avec des pommes de terre sarladaises, ou bien des frites. Et de la sauce, champignon ou roquefort, elle alterne entre les deux pour ne pas toujours faire la même chose.

Quand ma grand-mère prépare du magret de canard, la plupart du temps il y avait une peau en dessous du magret, donnant une grande partie du goût à la viande, mais très très grasse. A chaque fois, les mamies de Konoha retirent cette peau, alors que moi je la mangeais. Je ne comprends vraiment pas ces vieux qui retirent le meilleur morceau. Non mais allo quoi, tu manges un magret sans la peau quoi, c’est comme si je te disais que tu prenais un petit déjeuner sans croissants, allo !

Bref, nous parlions de viande parce que pour attirer la bête, eh bien je lui en donnais. Pas le magret de ma grand-mère, faut pas exagérer. Certes cette petite fille se comportant comme un loup était un être humain, mais elle n’y aura droit qu’une fois qu’elle saura manger de manière civilisée. En attendant, on avait donné de la viande crue aux animaux, pendant que les gens autour me proposèrent de séparer la bête de ses confrères canins.

Dans un premier temps, l’idée de la séparer des autres loups me paraissait être une idée absolument stupide. Je cherchais à la rassurer, et les voilà qu’ils s’activaient à ce qu’elle se retrouve toute seule face à moi. Je hochais la tête, n’allant pas leur dire le contraire une fois qu’ils avaient déjà commencé. Ryûji insista pour qu’on les libère, j’étais d’accord avec lui, ça restait des animaux et une humaine. Si ces loups sont vraiment dangereux, on les zigouille, fin de l’histoire. Concernant cette humaine, s’ils espéraient vraiment que j’obtienne des informations, alors il faudrait d’abord qu’ils lui apprennent à parler.

- C’est une fillette, c’est vrai que le fait qu’ils soient enfermés, c’est pas génial. Si on arrive à communiquer avec elle, on pourra peut-être les libérer si on arrive à lui faire comprendre le langage humain un jour.

Mais bon, elle ne savait pas parler, alors j’allais utiliser une manière un peu plus forte. Je n’aimais vraiment pas ça, mais je n’avais pas le choix. Tout d’abord, j’entrais dans la cage pour lui apporter à manger, et attendant qu’elle l’ai fait, je commençais à préparer mes mains dans la position du shintenshin, assis devant elle.

- Ryûji, ce que je vais faire là s’appelle le Shintenshin, ça me permet de prendre le contrôle de son corps. De cette manière, je pourrais trouver un moyen de l’immobiliser pour ma propre sécurité. On pourrait l’immobiliser de manière simple, mais utiliser le shintenshin me permettra de m’assurer qu’elle soit dans une position la moins inconfortable possible.

- Shintenshin no jutsu


De cette manière, je me retrouvais dans son corps. C’était assez marrant, c’est comme si son corps s’était adapté à vivre comme une bête, marcher à quatres pattes était bien plus facile que dans le mien. Je trouvais donc une position assez confortable, laissant les gardes s’emparer de mes mains avant de revenir dans mon corps, puis m’avancer vers elle pour poser deux doigts sur son front.

- Là, comme elle ne peut pas parler normalement, je vais essayer dans un premier temps de voir les images qui passent dans son esprit, avant de lui en transmettre à mon tour.

- Shindoku


Allons allons, montre moi ce qui peut bien se passer dans la tête d’une louve humaine.

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MessageSujet: Re: Admission de la femme-louve [PV Yamanaka Rei + Ryûji]   Mar 3 Jan - 23:12

Le Yamanaka ouvrait la cage pour s’y engouffrer. La sauvageonne grognait face à l’envahisseur, montrant ses dents et sortant ses griffes. L’enfant louve hésitait, usant de son flair pour renifler l’odeur de l’homme qui semblait confiant, prenant le temps d’expliquer ses actions à son élève. Le doute l’emportait. Etait-ce une proie facile, ou était-ce le chaînon dominant. Tandis qu’elle s’apprêtait à profiter de la position assise de l’homme devant elle, ses mouvements se voyaient soudainement réduit à néant. Ahoou ne comprenait pas pourquoi elle ne contrôlait plus son corps. Celui-ci se détendait, laissant ses muscles en état de repos, alors que des bracelets de bois venaient entourer les poignets de la sauvage, les plaquant contre le sol.

Tandis que l’homme assis relevait la tête, la louve humaine retrouvait son corps. Le Yamanaka approchait sa main vers la tête d’Ahoou, qui essayait de le mordre, refermant sa mâchoire dans un claquement bruyant de ses dents qui s’entrechoquaient. Avec plus de prudence, le sensei aventuraient ses deux doigts vers le front de l’enfant loup. Au contact et au lancement de la technique, le Yamanaka recevait un flux d’image sans résistance et sans filtre. L’intrusion était d’une facilité déconcertante, douce, mais la submersion d’information ressemblait à un torrent, fort, imprévisible et fou.

Une chaleur accueillante embrassait le Yamanaka, un amour sincère, maternel, primaire, avant de voir une louve géante blanche, sur lequel des symboles étranges était inscrit sur son pelage. Il pouvait ressentir la force impressionnante de cet étrange animal presque mythique. Cet amour laissait place à un sentiment d’inquiétude. La Mère Louve manquait à la meute. Les pensées de l’enfant sauvage étaient puissantes, mais capricieuses et éphémères. Alors celui qui pouvait manipuler l’esprit se retrouvait comme téléporté dans une immense étendue de forêt et de montagne, parsemé de petites rivières.

Des odeurs et des sons inconnues envahissaient l’occupant, ainsi que la sensation du vent glissant sur la peau, propulsé par une démarche sauvageonne mais puissante, entouré de loup. Une liberté infinie qu’aucun humain ne pouvait ressentir. Une pensée qui, fatalement, rappelait la réalité dans laquelle Ahoou vivait : une cage. Par extension, sa capture, lorsqu’une troupe entière de Konohajins avaient été envoyés. L’entraide de la meute était exemplaire, et le combat était rude, mais néanmoins unidirectionnelle.

Chacun de ses frères et de ses sœurs tombaient, épuisés par les assauts de ces hommes, si forts, tellement puissant par rapport à tous les humains que la meute avait rencontré jusqu’ici. Des dieux qui pouvaient lancer des flammes, dompter le vent et remuer l’eau. Cette séquence sombrait dans le noir petit à petit, la poussière et le gout de la terre dans les narines et la bouche, la joue et le corps à même le sol, tandis que les dernières images laissaient s’illustrer la Mère Louve qui tenait en respect une troupe de ninja entière à elle seule. Depuis lors, Ahoou et ses frères et sœurs loups n’avaient plus aperçu leurs mères.

Dans le langage humain, lors de la bataille, l’hôte pouvait entendre la voix d’un shinobi de Konoha se surprendre que la rumeur d’un loup garou qui effrayait et dévorait les paysans de la contrée, s’approchait étonnamment de la réalité, à sa grande surprise.  

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MessageSujet: Re: Admission de la femme-louve [PV Yamanaka Rei + Ryûji]   Jeu 5 Jan - 1:27
Que diriez vous d’un bon plat de fruit de mer ? Ma technique me permettant de transmettre des images de cette manière était assez récente. C’est ma grand mère qui me l’avait transmise, elle l'utilisait souvent quand elle était jeune et qu’elle voulait discuter tranquille avec son copain, et leur principal sujet de conversation à l’époque tournait autour des coquilles saint jacques.

Cette technique, je m’étais entraîné avec elle et les mamies du clan Yamanaka, et il faut dire que voir dans les pensées qu’elles voulaient bien me montrer était assez drôle. Ou glauque. Ma grand mère m’avait montré des images d’elle et de son copain quand ils étaient jeunes. Jusque là, rien de choquant. Une autre mamie, elle, a eu l’idée géniale de me montrer son dernier rendez vous chez le gynéco.

Mais à chacun de mes entraînements, j’avais soit des images, soit la pensée. Avec Ahoou, j’étais comme plongé dans son corps, et j’avais presque l’impression de vivre ce qui lui passait par la tête. C’était une expérience singulière, et extrêmement différente de toutes les autres fois.

Je me retrouvais plongé à travers quelques épisodes de sa vie. Je pouvais presque ressentir l’amour inconditionnel qu’elle ressentait envers le grand loup de sa meute, une impression presque maternelle, ainsi qu’un enchaînement d’épisodes. En retirant mes deux doigts de son front, coupant ainsi le contact psychologique entre elle et moi, je comprenais un peu mieux ce qui pouvait passer par sa tête.

- Elle tient énormément à la mère louve. Puis, j’ai l’impression qu’elle a besoin de grand air, de liberté. C’est ce que j’ai pu principalement comprendre.

Je posais de nouveaux mes doigts sur son front, en essayant de lui montrer des images de cette louve si majestueuse, s’approchant pour la lover contre elle. Puis je me fis apparaître dans cette image. Je devais lui faire comprendre que j’étais un potentiel allié, alors la seule solution que j’avais trouvé, c’est de lui montrer des images de moi dans la meute, non pas comme un membre, mais pas non plus comme un ennemi. Créer des images dans ma tête, puis les transmettre était quelque chose que je ne maîtrisais pas encore complètement, alors ça me prenait du temps d’en imaginer une viable.

Une fois l’image “envoyée”, je me demandais bien quelle serait sa réaction, Je coupais de nouveau le contact, avant de lui caresser affectueusement la tête et de m’éloigner.

- J’ai essayé de lui montrer que je ne suis pas un ennemi, mais je ne sais pas du tout ce que ça va donner. J’suis pas psychologue moi.

Je me plaçais au niveau de la porte que j’avais au préalable ouvert, prêt à sortir et la refermer si elle tentait de m’agresser. Je gardais une position défensive par sécurité.

- C’est là qu’on va voir si ça a marché. Libérez là.

Si ça fonctionnait, alors à terme, j’essayerais de gagner sa confiance, et de lui donner confiance en Ryûji, pour qu’on puisse commencer à la sortir de là de temps en temps.
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Admission de la femme-louve [PV Yamanaka Rei + Ryûji]   Sam 7 Jan - 0:14


Le ninja du clan Yamanaka reposait ses doigts sur le front de la sauvageonne. Une image féérique remplissait Ahoou, qui voyait sa mère devant elle. Etrangement, son pelage était plus flou qu’à l’accoutume, les symboles moins précis, mais la Mère Louve se tenait devant elle. Elle s’approchait, puis de sa tête venait choyer celle de l’enfant loup, dans un câlin attendrissant. L’homme qui était entré dans la cage était à côté d’eux, debout. Bientôt la meute entière était face à lui, mais aucun des loups ne l’attaquaient ni ne se méfiaient. Il se tenait à la fois près et à la fois à une distance raisonnable, sa présence semblait être acceptée même si c’était un étranger. L’image se floutait jusqu’à disparaître telle une illusion. Un petit couinement s’échappait de la sauvageonne, attristée de devoir encore se séparer de sa figure exemplaire.

Une caresse venait la consoler, pourtant portée par la main de l’homme. Cela lui remémorait les câlins de sa mère. La manœuvre de Yamanaka Rei était habile. Stimuler des souvenirs et s’en servir à son avantage afin de créer les premiers pas favorables. Les instances de Konoha n’avaient pas porté leurs espoirs en vain. Le ninja astucieux s’éloignait jusqu’à la porte, qu’il maintenait ouverte et ordonnait qu’on relâche Ahoou. Les bracelets de bois ancrés dans le sol libéraient les poignets de l’enfant-loup qui se redressait immédiatement sur ses quatre pattes. Mitigée, la sauvageonne s’approchait à tâtons.

Ses bras étaient sur la défensives, prêt à donner une impulsion pour sauter en arrière, mais son coup et sa tête étaient allongés, le nez pointé vers Yamanaka Rei. Ses yeux lorgnaient entre l’homme, la sortie et la meute. Pas à pas, tous aussi balbutiant et indécis, la femme louve abordait le sensei. Dans un reniflement répétitif et bruyant, elle sentait la main de l’homme. Son odeur ne semblait pas menaçante, mais il ne portait aucun parfum d’un quelconque loup qu’elle distinguait. Pour faire plus ample connaissance, elle prit l’initiative de humer plus copieusement le ninja.  

Elle s’approchait plus encore, se situant entre le Yamanaka et la sortie, puis se figeait, ne semblant vraisemblablement pas à quoi s’attendre. La louve humaine restait méfiante mais d’immenses progrès avaient vu le jour. Elle se tenait à quelques centimètres de l’humain qui, selon elle, pouvait l’empêcher de sortir.  

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Dernière édition par Ahoou le Mar 31 Jan - 20:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Admission de la femme-louve [PV Yamanaka Rei + Ryûji]   Mer 11 Jan - 3:39

Alors que je coupais une seconde fois le contact psychologique entre elle et moi, la fille poussa un petit gémissement. Il n’était pas compliqué de comprendre que cette louve lui manquait, et que je venais en quelque sorte une seconde fois de la séparer d’elle, ce qui ne devait pas être facile pour elle. C’est pourquoi j’avais tenté ce geste un peu affectif, et aussi pour tenter de la familiariser un peu avec moi.

La manoeuvre n’était en tout cas pas un échec, puisqu’en m’éloignant et la relâchant, elle s’approchait de moi pour me renifler la main tel un animal, un peu comme un chat. Ce serait vraiment un chat, j’aurais trouvé ça hyper mignon, mais le fait qu’à la place se trouve une fille rendait la chose assez gênante. Dans d’autres circonstances, on aurait pensé que j’étais en train de participer avec elle à un jeu bizarre et peu recommandable.

Elle n’était plus qu’à quelques centimètres de moi. De nouveau, je passais ma main dans ses cheveux au dessus de son visage, puis sur l’une de ses joues avant de la retirer. Sa peau était telle celle d’un animal. Elle avait beau être une humaine jeune, sa peau était abimée par endroits. Je m’éloignais de nouveau, sortant cette fois de la cellule volontairement laissée ouverte, après avoir demandé à un des hommes de s’assurer qu’elle ne pouvait s’échapper de la pièce.

Je fis signe à Ryûji de s’éloigner un peu aussi, avant de m’installer à côté de lui, accroupis pour rester à la même hauteur que la femme louve. Il fallait essayer de la faire s’habituer à la présence d’autres hommes, et c’était probablement le plus compliqué. Les gardes étant ceux qui l’avaient maintenu en captivité, je les envoyais se poster vers la porte du cachot, afin qu’ils soient loin.

De cette manière, ils étaient certes présents mais à une certaine distance, et il n’y avait plus que Ryûji et moi proches d’elle. Je m’adressais cette fois à Ryûji, il était ici pour observer, mais il devait bien s’ennuyer, alors je lui proposais de participer un peu.

- Reste calme, et tend un la main vers elle, mais sois prêt à la retirer immédiatement si tu ressens le moindre signe d’agressivité de sa part !

Un peu comme pour montrer l’exemple, je tendais la mienne, comme je l’aurais fait avec un chat.

Je me demandais bien comment on allait pouvoir réussir à communiquer avec elle. Certes, les images interposées permettaient de transmettre des situations, voire presque des émotions, mais ça ne permettait pas d’instaurer un véritable dialogue. Lui apprendre à parler prendrait du temps, mais ce n’était pas quelque chose d’impossible.

- Eh, ça te dirait qu’on essaye de lui apprendre à parler ? Et à agir comme une humaine ?

Ça allait être un travail de longue haleine, mais je ne pense pas que ce soit complètement impossible. Il nous faudrait obligatoirement l’aide des Inuzuka pour comprendre comment pense un loup, ainsi que de professeur plus qualifiés que moi dans l’apprentissage de la parole, l’écriture ou encore la lecture.

- En plus, ça lui permettrait de la sortir de là. Puis peut-être même d’embarquer une partie de sa troupe avec. T’en penses quoi ?


Autre soucis, si on la sortait de là, il faudrait la loger, la nourrir, s’occuper d’elle quoi. Et actuellement, je n’avais pas de logement pour.
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MessageSujet: Re: Admission de la femme-louve [PV Yamanaka Rei + Ryûji]   Lun 23 Jan - 23:09
Dans un des plus grands silences, j'écoutais tranquillement. Observant la scène avec attention, je ne pouvais m'empêcher de me dire que je ne comprenais pas vraiment tout... pas vraiment, ouais. Je sais que Rei disposait de pouvoirs assez particuliers, qui lui permettait de pouvoir rentrer dans l'esprit d'autres personnes. Il m'avait déjà montré cette faculté lorsque nous étions en mission avec les deux frères caribou de merde. Là encore, il faisait une nouvelle fois une démonstration de ses pouvoirs. Dans les faits, cela paraissait impressionnant. Pourtant, vu de l'extérieur, c'était... ennuyant. Bah ouais, il ne se passait strictement rien dans cette "réalité" là, si vous voyez ce que je veux dire.

Après un moment de silence, il reprit la parole, et demanda de la libérer. Enfin, libérer était encore un grand mot, puisqu'au final elle n'était que sorti de la cellule, mais encore à l'intérieur de ce cahot comme nous l'étions. Les gardes étaient postés aux sorties, afin d'éviter qu'elle ne s'échappe. Cette femme était donc là, juste devant nous. Rei s'accroupit un peu à côté de moi, et s'adressa à moi. Il me dit de tendre ma main vers elle, tout en faisant attention à la retirer immédiatement si le besoin s'en faisait ressentir. Euh...

Je le vis faire exactement de même.

- Mais c'est une femme vous savez, pas un chien. Enfin, en théorie...

Il est vrai que cette femme, de ce que j'avais compris, avait grandi avec une meute de loups, et a donc été élevé ainsi. C'était étrange, maintenant que j'y pense. Enfin, j'imagine que personne ici ne doit avoir eu une enfance normale. On pourrait même débloquer un succès j'en suis sûr si quelqu'un se pointe un jour en disant "Eh ! Coucou, je suis normal. Allez bisous.". Bah quoi, c'est vrai.

C'est pour ça que finalement, je lui tendis ma main droite, la paume retournée vers elle. Je la regardais, d'un air méfiant, tout en approchant ma main de plus en plus. Ce n'est pas que j'avais peur, mais plutôt que je trouvais la situation anormale. Perso, je sais que si un jour quelqu'un s'amuse à me traiter comme un petit chien, je peux lui assurer que je lui arrache les yeux et que je lui enfonce bien profond là où je le pense. C'est à dire, dans les oreilles.

Il me demanda ensuite mon avis, sur le fait de lui apprendre à parler et à agir comme une humaine, pour qu'elle puisse sortir et nous suivre avec ses amis. C'est vrai que ça pouvait être marrant. Puis dans un sens, je n'aimais pas particulièrement voir quelqu'un enfermé comme ça. Je ne supportais tout simplement pas les endroits comme celui-ci. Heureusement que je savais que je pouvais sortir à tout moment, sinon j'aurais déjà fait une crise, et ça depuis bien longtemps...

- D'accord, c'est moi qui commence alors !

Un sourire aux lèvres vint effacer ma mine méfiante, alors que je regardais la femme dans les yeux. Je levais la main, et la saluais avec d'un mouvement vif.

- Yo, moi c'est Ryûji ! Ryûuuuuuuu-jiiiiiiiii.

En prononçant mon nom avec plus d'insistance, je me montrais moi-même avec mes deux pouces. Puis, je montrais Rei d'un mouvement de tête.

- Et lui c'est Rei. Reeeeeeeiiiiiii. C'est un... euh... passons !

J'aurais bien dit que c'était un crétin, mais je n'avais pas spécialement envie qu'il décide de m'enfermer ici à sa place. Je lui en dirais bien plus plus tard, lorsqu'elle sera sortie d'ici.

- T'as un nom, toi ?

Je la montrais du doigt.

- Moi Ryûuuuuuuu-jiiiiiii. Et toi ?

Je ne savais pas vraiment comment me faire comprendre d'une femme loup qui ne savait pas parler. Et à vrai dire, je ne sais même pas si les loups se donnent des noms entre eux. Vous pensez que c'est possible vous ?

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MessageSujet: Re: Admission de la femme-louve [PV Yamanaka Rei + Ryûji]   Mar 21 Fév - 12:51

De son regard craintif, elle suivait la main qui se glissait dans ses cheveux. Cette fois-ci, la louve humaine ne se débattait pas, n’essayant pas de mordre le Yamanaka. Il avait, de par ses manœuvres mêlant tactique et psychophysiologie, réussi à convaincre la drôle de bête que ses intentions n’étaient pas mauvaises. Comme pour le confirmer, le jeune professeur de Ryûji s’éloignait en laissant grande ouverte la porte de sa cellule. Ahoou en sorti en longeant les barreaux, se retournant vers ses frères et ses sœurs. Elle qui était désormais en dehors de la cage, elle souhaitait que sa famille puisse la rejoindre. Utilisant son nez et sa tête pour écarter les traverses avec un échec cuisant, creusant le sol avec la même réussite, la louve commençait à tourner en rond à court de ressource. Elle finit par s’assoir dans la même posture qu’un chien.

Observant les mains tendues par l’enfant et le jeune adulte, la sauvageonne sursautait lorsque Ryûji se présenta avec vivacité. L’humain semblait faire un numéro, tout un cirque qui échappait à la compréhension d’Ahoou, du moins pour le moment. Le doigt pointé en sa direction sonnait comme une provocation, alors l’enfant-loup se mit à grogner. Pourtant, l’air insistant et percutant de ce « -jiiiiiiiiiiiii » retentissait dans le crâne de la petite louve. Face au défi flou qui s’atténuait, elle reprit son calme, se mettant à nouveau à quatre pattes.

Se dirigeant vers le Yamanaka, sa gueule ouverte s’approchait de la main de ce dernier avant de se refermer sur le tissu qui lui servait d’habit, afin de le trainer au plus près de la cage. A présent, elle utilisait ses ongles comparables à des kunai pour griffer le bois qui retenait sa famille en otage. Le jeune ninja talentueux s’était présenté comme le sauveur aux pupilles indomptées d’Ahoou. Il était à cet instant, le seul à avoir eu un échange aussi profond avec la louve humaine. De quelle manière expliquerait-il la situation cette fois-ci ? Comment allait-il pouvoir convaincre l’enfant sauvage d’abandonner un temps sa meute pour la retrouver petit à petit ? Les instances de Konoha avaient donné une tâche si ingrate et ardue au jeune Yamanaka.

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MessageSujet: Re: Admission de la femme-louve [PV Yamanaka Rei + Ryûji]   Mar 7 Mar - 21:14

Alors que je glissais ma main dans ses cheveux, la demoiselle à l’allure d’un loup se laissait faire. Ensuite, je testais de m’éloigner de la cage afin de voir comment elle réagissait, alors que je laissais les la porte de la cellule ouverte. Par sécurité, j’avais demandé aux Inuzuka de se rapprocher de l’entrée du bâtiment pour éviter qu’elle ne puisse s’enfuir. Si elle était ici dans les cellules de Konoha, c’est qu’elle restait potentiellement dangereuse. Sinon, le Hokage ne l’aurait pas faite enfermer.

Elle sortait. Sa première réaction fut de penser au reste de la meute, puisqu'elle longeait les barreaux jusqu’à leur position. Elle s’acharnait, dans le but de les libérer, ce que je ne pouvais bien sûr pas faire pour le moment. J’avais vraiment envie de la laisser les rejoindre, mais ce n’était pas mon boulot. J’étais là pour essayer de comprendre cette jeune femme, et il n’était pas question pour ça de libérer des loups ayant ne serait-ce qu’une petite chance d’être dangereux à Konoha. En plus, j’avais mon élève à proximité, donc les gaffes étaient encore moins permises.

L'interaction entre l’enfant et celle qui se comportait comme un animal était intéressante à observer. Ryûji avait l’air particulièrement motivé à l’idée de tout faire pour lui permettre de faciliter son insertion dans la société. Il finissait par agir comme un enfant envers un animal, finalement. Psychologiquement, le voir comme ça me faisait du bien. Ces derniers temps, les moments que j’avais passé avec lui s’étaient terminés en catastrophe, au point de me faire douter. Et encore à ce moment, je ne savais pas si j’allais rester son sensei encore longtemps. Parce que j’avais pris la décision que si ça continuait à cette vitesse, j’irais voir le Hokage pour lui annoncer que j’arrête, que je suis incapable d’être son sensei.

Je souriais en observant les deux individus. La manière dont Ryûji essayait de lui apprendre son prénom était amusante. Il avait l’air de finalement apprécier ce moment. Ryûji faisant une activité que je lui propose avec enthousiasme, je devrais peut-être jouer au loto. La femme-loup réagissait de manière intéressante. Elle se braquait dans un premier temps, avant de se calmer, et de se diriger vers moi. Elle m’approchait de la cage de ses amis les loups, avant de se mettre à gratter celles-ci de ses griffes. Elle voulait les rejoindre. Ou les faire sortir.

Je me baissais donc, posant de nouveau deux doigts sur son front. J’allais déjà continuer ce qu’avait entamé Ryûji, dans un premier temps. Je lui envoyais l’image du garçon dans l’esprit, ainsi que le son de sa voix prononçant “Ryûji”. De la même manière, je lui envoyais mon image, avec le son de ma voix, prononçant cette fois “Rei”. Je fis de même avec les noms des Inuzuka s’en occupant.

La cage d’Ahoou avait été séparée de celle de ses compères par un mécanisme de trappes, faisant bouger les barreaux. C’était de cette manière qu’on l’avait séparée d’eux de manière à ce que je puisse essayer d'interagir avec. Je lui envoyais donc une série d’images la montrant en train de s’approcher d’un certain point dans le fond de sa cage, et à ce moment là, le mécanisme s'enclencher. Ensuite, je l'attirais dans la cage en question, avant d’en ressortir, et de laisser les Inuzuka activer les mécanismes en question. Selon eux, c’était déjà un bon début, et il faudrait de toute manière un moment avant qu’on puisse la laisser sortir.

Bien décidé à passer au moins quatre ou cinq fois par semaine, pour pouvoir lui permettre de bosser tout ça. Je me dirigeais donc vers la porte, me tournant vers la femme louve.

- À bientôt toi !

Je discutais un peu avec les Inuzuka, avant d’aller voir Ryûji.

- Pour l’instant, notre boulot se termine là, il va falloir y aller progressivement. Je vais passer ici plusieurs fois par semaines, pour pouvoir lui permettre de lui apprendre les bases de la vie en société. D’abord toute seule, puis plus tard avec d’autres loups. Comme ça, d’ici pas longtemps, on pourra la libérer et tout, c’cool, non ?

J’hésitais. Est-ce que ce que lui propose de venir avec moi voir la louve ? Aucune idée, je ne savais même pas s’il serait encore mon élève une ou deux semaines plus tard.

- Tu voudras venir ?

Au pire, même si je ne suis plus son sensei à ce moment-là, ça me permettra de continuer à le voir de temps en temps, ce sale garnement.

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MessageSujet: Re: Admission de la femme-louve [PV Yamanaka Rei + Ryûji]   Jeu 30 Mar - 20:14
Je... j'y crois pas. Elle m'avait complètement snobé. Bon ok, pas vraiment. Elle m'a grogné, et puis c'était tout.  Moi qui me faisait une joie de l'aider, et de lui adresser la parole, j'avoue avoir été plutôt déçu de sa réaction. Je grimaçais. Est-ce que je devais insister un peu plus pour qu'elle arrête de me snober ? Je ne savais pas du tout. J'étais frustré, ça ne me plaisait pas du tout. De plus, pendant que j'y réfléchissais, elle retournait vers le Yamanaka, m'ignorant une fois de plus. J'hallucine.

- Meeeh tu pourrais au moins faire genre que ça t'intéresse un minimum, rah !

Je rageais. Les bras croisés, assis par terre, l'air boudeur. Oh que oui, je n'étais pas du tout content. Grr. Je les laissais faire du coup leur petite affaire. Ce ne m'intéressait plus du tout. Vexé ? À peine. Mon égo venait d'en prendre un sacré coup. Tout le monde me remarque tout le temps, et à vrai dire, c'était compliqué de faire comme si je n'existais pas. Alors pourquoi elle n'en avait rien à faire ? Elle était bizarre.

Animal, femme animal, ou je sais pas quoi, elle m'avait mis en rogne. Un jour, je le jure, je lui ferai payer ce véritable affront. Seulement je ne pouvais pas me permettre de faire ça devant Rei. Pas encore, c'était beaucoup trop tôt. Mon plan diabolique s'exécutera tôt ou tard, bwahaha.

Pendant que je complotais avec mon moi intérieur, la voix de Rei me sortit de mes pensées. Il était revenu. Il m'expliquait donc qu'il allait venir la voir pendant plusieurs jours, afin de l'adapter à la vie en société. L'objectif était qu'au final, elle puisse être libérée. Bien qu'au départ je voulais la libérer, au final elle méritait bien de rester enfermée encore un petit moment cette méchante là.

- Hm, c'est cool oui.

Pas du touuuuuuuuuuuuuuuuuuut. Intérieurement, je boudais toujours. M'enfin. Je me relevais donc, donnant quelques coups sur mon pantalon pour y lever la poussière. Il me demandait si je voulais venir avec lui pour l'accompagner.

- Nah.

Ah parce qu'en plus il pensait vraiment que j'allais passer la voir chaque jour, et perdre mon temps à me faire snober de la sorte ? Jamais ! J'ai déjà été humilié une fois, c'est largement suffisant. Et puis, il allait me falloir du temps pour peaufiner mon plan démoniaque. La vengeance est un plat qui se mange... sanglaaaant bwahahahaha. Oups, pardon.

Pendant que Rei avait le dos tourné, je tirais la langue à la femme animal, avant de sortir de la salle en compagnie de mon sensei.

- Bon bah moi, je vais retourner voir papy il a plein de trucs à m'apprendre encore aujourd'hui. Et n'oubliez pas que vous devez m'acheter des kunai quand ils seront parfaits !

Ah bah oui, on oublie pas. Ce n'était pas parce que je lui avais refusé ça tout à l'heure, que je n'avais pas gardé ça en tête pour plus tard. Oui oui, je veux mes sous.

- Bye.

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Admission de la femme-louve [PV Yamanaka Rei + Ryûji]

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