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L'échec n'est pas une option [Ft. Ken Osou]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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MessageSujet: L'échec n'est pas une option [Ft. Ken Osou]   Mar 3 Jan - 1:53


L’Echec. Un mot qui résonnait dans l’esprit de celle qui pouvait se targuer d’être, présentement, la plus puissante Kunoichi du Yuukan… Femme ou homme confondus. Elle, qui avait pacifié un pays en guerre à la tête d’une poignée de Ninjas. Elle, qui avait apporté l’ordre et la stabilité à un gouvernement d’incapable. Elle, qui avait créé une des 4 grandes puissances Ninjas du monde. Son nom inspirant respect, terreur ou angoisse… Tout comme son titre complet… L’Ombre de l’eau, Chef du clan Uchiha, Fondatrice du Reishin et Pacificatrice de Kiri, la Shodaime Mizukage : Uchiha Irina. Si bien que même à lui, celui revendiquant le titre pompeux du Kenichiro, la Première de toutes les épées, ce nom inspirait la crainte et le respect.

Assise sur son bureau, Irina observait les dossiers de ces deux jeunes éléments perturbateurs de son village. Le dossier de droite était au nom de Kaguya Feng Hoo, qui avait eu la mauvaise idée de laisser entrevoir la faiblesse de Kiri dans une réunion pour “honorer” les morts, en y invitant les autres villages, et sans l’autorisation de l’Ombre de l’eau, qui n’appréciait guerre ce genre d’initiative. Inutile de dire que tous savaient que la diplomatie entre Konoha - Suna et Kiri était chose tendue. Elle, qui avait fait de lui un Jônin de Kiri, ne pensait pas qu’un membre du clan naturellement combatif des Kaguya disposait d’un membre avec une volonté aussi faible. Un parfait exemple d’une trahison d’un élément belliqueux. Le loup “omega” de la meute.

L’autre dossier concernait plus un “Louveteau” qu’un véritable loup. Ken Osou… C’était la raison de la présence du Kenichiro dans le bureau de la Mizukage. Ce petit loup en formation n’était que Genin, mais il était aussi le seul survivant d’une mission d’importance capitale pour l’avenir de la relation entre le village de la brume et le pays des Neiges. Cet échec était non-seulement contraire aux idéaux de Kiri, mais aussi catastrophique pour la réputation du village envers le Daimyô des Neiges, qui demandait une réparation pour le préjudice de l’échec. Ce que la première Ombre de l’eau comptait bien offrir.

    « Ce petit louveteau égaré que tu m’as ramené a échoué Hao. Toi qui m’avais assuré qu’il ferait l’affaire, je pourrais croire que tu as perdu de ton flair pour accepter les bons éléments dans tes rangs. »


Elle le transperça de son regard froid, qui fit même frissonner le vieillard au cœur de pierre.

    « Maître Mizukage, je ne remets pas en cause cet échec, mais je suis persuadé qu’Osou pourra nous éclairer sur les raisons de cet échec. Il sera très bientôt là, j’ai demandé à un des Kenpachi de l’amener jusqu’à vous. »
    « C’est dans votre intérêt à tous les deux que vous ayez raison. »


Et cela ne tarda pas. Peu après, le Kenpachi accompagné d’Osou toqua à la porte avant d’entrer avec l’autorisation du Kenichiro. Puis, s’inclinant face à l’Ombre de l’eau, il se retira juste après le signe qui lui autorisé de quitter son bureau.

    « À genoux. »


La voix du Kenichiro était cassante. La Mizukage, quant à elle, regardait par la fenêtre de son bureau, l’immensité du village de la Brûme. Puis, elle prit la parole.

    « Dis moi, petit louveteau, à ton avis, qu’est-ce qu’être un Kirijin signifie et implique ? Et à qui va la loyauté naturelle à son rang ? »


La voix de la Fondatrice du Reishin et du village était d’une froide douceur angoissante, telle la mort enveloppant le louveteau blanc dans un linceul plus noir que les abîmes du néant. De sa réponse, elle déciderait si oui ou non, il méritait encore la vie.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: L'échec n'est pas une option [Ft. Ken Osou]   Jeu 12 Jan - 15:38




Ses yeux sombres ne rencontrèrent que ceux de son coéquipier, encore couché au fond de son lit; c'est aux grès d'une effervescence qu'il ne se connaissait pas que ses pensées s'agitaient. Partagé entre ce que son sang lui eut appris tout au long de sa courte vie, entre ce qui le rattachait actuellement à ce village. Rentré au milieu de la nuit après avoir laissé à ses adversaires la malle contenant un trésor de la Neige, il s'était juré de le récupérer; cela un jour ou un autre, pour Kiri ou sous un autre emblème. Mais toujours était-il qu'il ne comptait pas se faire descendre aujourd'hui, sa descente dans les terres brûlées n'étaient pas pour aujourd'hui, les anciens combattants n'auront pas le loisir d'esquisser sa chevelure argentée.

Le tabac s'envolait dans la pièce, s'accrochant aux murs comme sa conscience à ses apprentissages familiaux; la fuite qu'elle semblait lui préconiser. Néanmoins, combien de temps réussira-t-il encore à fuir sa famille, ou une menace qui érigera de ses actes?

Exécuter ceci revient presque à donner la possibilité d'offrir une tête pour réparer un incident. Cela se fait-il? Le village sanglant, tel qu'on le connait dans le monde Shinobi lorsqu'on ose expier le village de la Brume dans une conversation est-il capable d'une telle chose? Que connaissait-il de la façon de polémiquer d'Uchiha Irina, celle qu'il y a quelques jours à peine lui permettait de nourrir son doux jardin imaginaire? Osou Chammadaï avait abandonné ses origines en pénétrant dans le village de la brume, avait même choisi de laisser son frère dans un lit d’hôpital, sachant presque qu'il ne réussira jamais à le guérir. Son visage blanchâtre se plie en une grimace macabre, il ne mourra pas cet hiver. Il ne cessera pas d'exercer cet hiver; ce n'est qu'une question de temps avant qu'il n'obtienne enfin la considération qu'on lui doive. Mais pour ça... Un fin filet de sang brilla sous un rayon lunaire, il lui fallait de la puissance et cela, rapidement. Son seul atout d'assassin ne marchait pas une fois découvert et; ce jour-là, la fuite n'avait pas été possible.

Le rapport... Il expliquera tout, mais en soit, Osou n'estimait pas avoir fait de réels erreurs si ce n'est la mauvaise utilisation de son Jônin.


**


Le teint terne du Kenpachi souleva de bonne heure la poussière de la porte de son appartement; visage creux, ne paraissant pas plus touché que cela par l'actuelle diplomatie qui devait tenir le bureau de l'ombre sous tension. Revêtant dans la hâte son pull à capuche sombre, il ne laissa échapper de sa capuche qu'une ombrelle de mèche opaline; ses yeux azurés fixés l'horizon, comme tentant de prévoir les dires qui se tiendront bientôt en sa présence. La machine calculait, tentait de prédire les événements, son esprit se mouvant comme sa famille lui eut toujours appris à le faire; trouvant des tenants et des aboutissants, réfléchissant sur divers méthodes afin d'analyser des erreurs infimes qui garantiront la véracité de ses propos.

La route fut plus courte que celui-ci l'attendit; ou alors passa-t-elle beaucoup plus rapidement étant donné l'agitation dont il semblait faire preuve? Sa réflexion semblait perturber par une peur viscérale, qui lui prenait les tripes. Maintenant que le chemin avait débuté, Osou le savait; si ses paroles ne convainquaient pas son frère ne le retrouvera peut-être pas. Il sera sous terre, ou pire encore. Heureusement il n'y avait aucun intérêt à garder un tel garçon vivant, pas vrai?

Pyû qu'il l'avait appelé. Un Jônin qui a peur des poussins. Cette mission ne pouvait que mal tourné, il n'avait pas les compétences pour éliminer ainsi une bonne dizaine d'adversaire dont la plupart posséder des attributs convainquant pour le contrer, une fois unis.

L'obscurité du bâtiment du Mizukage le ramena au présent, il progressait lentement, se bâtissant un calme convainquant. S'il y avait une chose de certaine, Osou ne sera pas intimidait, il a déjà subit tellement pire. Enfin, ce fut ce qu'il pensait en cet instant, afin de se rassurer. Pourtant sa globe surrénale semblait actuellement secréter une grande quantité d'adrénaline, celle-ci jouait sur ses pupilles, sur son apparence; il semblait enclin à agir au quart de tour, comme en danger de mort. Un félin sur ses gardes, ayant l'impression d'être entrer dans la gueule du loup. Le Kenpachi toqua et la voix sec de son patron l’accueillit. Son compagnon de voyage s'en alla immédiatement et la sécheresse de son chef n'atteint pas le jeune Gennin qui choisit de garder un minimum de prestance.

Les ninjas de Kiri n'était-il pas, au minimum, fier?

Qu'est qu'être Kirijin? Qu'est ce que cela implique? Et à qui va la loyauté naturelle à mon rang? Son sourire s'élargit quelque peu, lui qui pensait commençait immédiatement par le rapport; voilà qu'elle le faisait divergé sur ses pensées. Sa version étonnamment complète en détail ne l'était plus et filait entre ses doigts; il choisit de la laisser partir. Il présentait que ces questions étaient étrangement important, si bien qu'il ne laissa que le silence envahir la pièce, ses yeux azurés se perdant dans le même horizon que celui de sa supérieur, lui qui cherchait à y trouver la réponse qui saura la convaincre. Ses cordes vocales laissèrent pour la première fois de la journée échapper un son, si bien qu'il se rendit compte que seul ses pensées l'avaient habités. Il n'avait pas même écouté le Kenpachi sur le trajet, peut-être avait-il reçu des ordres? Qu'importe...
« La loyauté naturelle du Kirijin, dû à son appartenance au village caché de la Brume va bien entendu à son ombre, en l’occurrence, vous. »
Choisit-il de répondre dans un premier temps, sa réponse lui semblait certaine, il n'y avait pas vraiment de nuance à y apporter.
« Le Kirijin appartient à un village ninja, de ce fait, les gestes de celui-ci dès qu'il met un pied à l'extérieur de son village déterminent assez rapidement une image du village auquel il appartient. On représente notre village, on donne un aperçut de son tenant; je suppose. »
Le jeune argenté reprit légèrement son souffle.
« En échouant j'ai donc rapporté... » Mis en danger, en soit, perte d'un allié politique? Peut-être n'avait-il pas imaginé jusqu'où cette histoire pouvait emmener son village. Mais alors pourquoi lui avoir ajouter un Jônin tétraplégique pour cette mission?!



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MessageSujet: Re: L'échec n'est pas une option [Ft. Ken Osou]   Sam 11 Fév - 15:48


Le louveteau avait pris le temps de s’agenouiller devant l’Ombre de l’eau, comme s’il cherchait à retenir le peu d’honneur qui lui restait. L’échec à Kiri était de loin le pire déshonneur qu’un Ninja pouvait subir, juste avant, peut-être, le fait de revenir au village les mains vides. Il s’agissait ici d’une entrave directe à l’objectif du village de la brume…

Fort heureusement, la réponse du louveteau lui fut favorable. En tous les cas, le fait que la Mizukage ne lui avait pas encore ôté la vie était plutôt un bon signe. Pourtant, elle ne se retourna pas, elle continuait à observer l’horizon, à partir de la fenêtre du plus haut point surplombant Kiri.

    « Tu as donc rapporté le déshonneur sur ton village, et sur ta propre personne. »


La voix était sèche, froide, n’évoquant qu’une colère glaciale, si bien que la salle semblât avoir perdu en un instant quelques degré. Après quoi, elle leva la main, faisant signe au Kenichiro de sortir. Sauf que cette fois, elle ajouta un simple et calme.

    « Attends-nous dehors, Hao. »


Malgré son caractère, c’est sans broncher que le vieillard s’exécuta. Preuve que la puissance terrifiante de la Mizukage était loin de n’être qu’un mythe…

Après de longues secondes silencieuses suivant le départ du chef du clan Ken, Irina daigna se retourner pour observer de ses yeux rouges le jeune louveteau. Rares étaient ceux encore en vie ayant croisé le regard flamboyant du Sharingan de la Dame de Fer.

    « Tu m’as mis dans une position délicate, jeune louveteau. Le clan Yuki demande réparation du préjudice commis... Tu dois te douter que ton sang laverai l’erreur que tu as commise. Envers moi, et envers le clan Yuki. »


Nul doute que si un autre Ninja n’avait pas eu cœur à contrarier la Mizukage, la tête du Genin serait, à l’heure actuelle, sur un plateau en direction du pays de la neige.

    « Toutefois, par un heureux coup du destin, un autre de mes petits a trahi son Ombre. Il me semble que tu connais Kaguya Feng Hoo, n’est-ce pas ? »


Lentement, elle se posa dans son siège, avant d’observer la réaction du jeune Osou.

    « Il a cru bon de faire une initiative de paix avec ceux qui nous ont bannis. Sans prévenir personne, de son propre chef. Et dans le plus grand secret. Cette preuve de défiance vis-à-vis de mon jugement est preuve de belligérance… Malheureusement insuffisante pour le faire tuer sans provoquer les foudres du clan Kaguya. Il me faut donc une alternative… »


Un maigre sourire cynique se dessina sur le visage de la Mizukage.

    « Si ce Kaguya échouait une mission importante, son clan lui tournerait le dos. Les foudres du clan Yuki et de la Mizukage pourraient le détruire, et rendre honorable la personne qui serait l’acteur de cette destruction. »


Elle récupéra le dossier de Kaguya Feng Hoo et de Osou.

    « Voici un moyen de laver ton déshonneur, celui du village, et de prouver ta valeur à mes yeux en réparant ton erreur. Traque-le, tue-le et rapporte-moi sa tête. De mon côté, je ferais le nécessaire pour effacer les preuves de ton échec, et l’imputer au Kaguya. En ce faisant, j’effacerais ton ardoise et, qui sait, te laisserais peut-être prendre sa place à mes côtés. Qu’en dis-tu, jeune Louveteau ? Jusqu’où va ta loyauté envers moi ? Es-tu prêt à mettre fin à la vie de ton ami pour moi ? »
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MessageSujet: Re: L'échec n'est pas une option [Ft. Ken Osou]   Dim 12 Fév - 16:03





Le visage du jeune Kirijin s'abaissa, il ne laissa aucun sentiment émerger de son être, que cela soit pour la personne qui l'avait accueilli alors qu'il n'était pas mieux qu'un animal traqué. Couvert de boue, de sang, n'ayant pas mangé ou bu à sa faim/soif depuis plus d'une année, le Kenichiro l'avait accueilli parmi les siens; la Mizukage avait accordé à un sans-patrie tel que lui, qui aurait pu lui apporter plus de soucis qu'une quelconque réussite.
Il était aux genoux de personne qu'il lui avait permis de se relever, de partir dans une vie que lui, Ken Osou, se forgeait selon ses choix. Et son premier choix ne semblait pas être le bon. Lui qui pensait qu'on lui avait offert une chance, il commençait à se rendre compte que peut-être ces personnes ne s'étaient offertes qu'une sorte de... "redevance" de sa personne.

Qu'importait en soit? Il avait échoué. Déshonneur sur le village et sur sa personne. Les mots sont crûs, mais bien réel. Ses pensées migrèrent vers son frère d'arme; qu'en penserait-il une fois réveillé?

L'albâtre fut indifférent au ton de la voie de son supérieur, il sentit arriver une sorte de fin. Son supérieur s’éclipsa et le garçonnet se retrouva face à une force supérieur. Sa tête se releva pour qu'enfin il l'observe, un fin sourire perçant les traits crispés de son visage courroucé. Il ne baissera pas la tête, il se l'était promis. Les tomoe du Kekkai Genkai du clan à l’éventail croisèrent les azurés du jeune Gennin. Les écrits les décrivaient comme une merveille capable d'envoyer sombrer un homme en cas de seul contact visuel, était-ce ce qui était entrain de se passer?
« Je m'étais préparé à ce prix. »
Mais absolument pas prêt à laisser les choses se passer ainsi. Une tension nerveuse gigantesque s'empara du corps du chasseur. Il ne crèvera pas ainsi, sa tête présenté comme une excuse à ces pourritures de la glace. Pas pour une défaite qui n'est pas de sa faute.

Son visage s'abaissa une nouvelle fois à l'expression du nom de son ami. Une erreur provenant du Kaguya? L'argenté ne savait plus où se mettre, petit-à-petit le puzzle se mouvait et s'assemblait, laissant à Osou le loisir d'observer une fin aussi sombre qu'obscure. C'était donc ça... Être un ninja. Le monde tout héroïque que l'on comptait aux enfants n'étaient pas dans l'esprit du jeune argenté, habitué depuis toujours à se représenté le ninja comme le prédateur qui chassait l'homme, mais il ne s'attendait pas à ce qu'une ère de pseudo-paix soit ainsi tâché. Que devait donner les guerres claniques?

Néanmoins, le temps de la réflexion était dépassé. Le moindre doute pourrait faire revenir l'ombre sur sa proposition. Même s'il changeait d'avis, Osou aura la possibilité de revenir la tête hôte et de se faire exécuter ou bien, de fuir, comme on lui avait si bien appris. Mais d'abord, il devait réfléchir sans que l'on estime un moindre doute de sa part, mieux, l'argenté devait se reconstruire une image.
Le Chammadaï se releva, observant son ombre se saisir d'un dossier. Comme on l'avait si bien entraîné à revêtir des expressions, l'assassin se mut d'une expression dépourvu d'un quelconque sentiment. Sa main tapotant mécaniquement sa poche de survêtement, contenant ses cigarettes, l'adrénaline se déversant petit à petit dans son système sanguin tant il se préparait à la lourde tâche dont on l'incubait.

Au delà d'une quelconque loyauté envers son ombre, Osou n'avait pas d'autres choix. Fuir le pays de l'eau revenait à retourner dans une ère de fuite, il redevenait un animal. S'il refusait, on lui ôterait alors sa tête. Son frère d'arme reposait dans une maison Kiri-ienne, il ne pourra certainement jamais fuir avec celui-ci sur les épaules et son état médical ne lui permettra certainement pas de s'en remettre dans les années à venir.
« On est d'accord que cette fois-ci, je m'en occupe tout seul, n'est-ce pas? »
Il laissait ainsi entendre que son échec n'était pas uniquement dû à sa personne. Se saisissant du document, il détourna assez rapidement les talons. En réalité, Osou n'était pas plus en faute que son Jônin n'avait peur des poussins.
« Je rapporterai sa tête. »

Laissa-t-il entendre à son ombre. Son visage exprimant le doute, comment pouvait-il faire ça? Il lui fallait du temps, il lui fallait réfléchir et vite!



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MessageSujet: Re: L'échec n'est pas une option [Ft. Ken Osou]   Dim 19 Fév - 0:22


    « Va, et ne me déçois plus. Tu sais ce qui t'attends dans le cas inverse. »


La sentence était tombée, irrévocable. L'Ombre de l'Eau avait donné son verdict. La tête du traitre rejoindrait bientôt les trophées de la Mizukage, toujours aussi implacable. Le pardon ne faisait pas parti de ses habitudes, et cette chance unique qu'elle laissait à Osou devrait être saisie pour qu'il ne rejoigne pas son camarade dans l'outre-tombe. C'était également un bon moyen de vérifier sa loyauté.

Le fautif demanda s'il pouvait effectivement faire sa mission seul, ce à quoi la Dame de Fer répondit d'un hochement de tête. Elle tourna ensuite le regard de nouveau vers l'horizon tandis que le louveteau prenait le dossier et s'en allait.

    « Ne me déçois plus... Jeune Loup... »


Le jeune garçon aux cheveux blanc argenté devait retrouver Kaguya Feng Hoo. Loin d'être difficile à retrouver, celui-ci était chez lui, dans le quartier résidentiel de Kiri. Il devait traverser le village caché de la Brume qu'il trouva étrangement calme.

Le temps était lourd, l'atmosphère pesante. Tout lui semblait être au ralentit. C'était un moment crucial bien que peu agréable pour l'adolescent. Il avançait au travers des maisons recouvertes de mousse fraîche comme les pavés, qui devenaient glissants avec l'humidité permanente du lieu.

Après un moment, il arriva devant la petite maison du danseur. Il frappa à la porte, qui s'ouvrit sur Feng Hoo. Il semblait assez triste, comme ayant perdu tout espoir dans ce monde et dans les Hommes. Il accueilli le jeune Ken d'un sourire, l'invitant à entrer.

    « Bonjour, que puis-je pour toi aujourd'hui, Osou ? »


Il lui proposa d'avancer dans la pièce principale de sa modeste demeure, l'invitant à s'installer. Il supposait que si le jeune garçon venait le voir, c'est qu'il avait quelque chose d'important à lui dire, ou qu'ils avaient une nouvelle mission ensemble. Quoi qu'il en soit, il serait plus simple d'en parler en face à face, assis sur un divan ou une chaise.

S'asseillant tranquillement sur un fauteuil usé par le temps, Kaguya Feng Hoo plongea son regard gris si particulier dans les yeux azurés de son camarade. Il était calme, attentif.

    « Dis moi tout. Qu'est ce qui te pousse à venir me voir aujourd'hui en particulier, jeune homme ? »
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MessageSujet: Re: L'échec n'est pas une option [Ft. Ken Osou]   Dim 19 Fév - 1:31


musique d'écriture : https://www.youtube.com/watch?v=ol3avOZHtRA


La nuit enveloppait le cortège funèbre de sa douce complicité. Les larmes de l'albâtre coulait tranquillement sur ses joues, s'évanouissant en une pluie d'étoile à peine quittent-elles son visage. Sa marche n'a qu'un but, pourtant sa destination est imprécise; voguant aux grès d'idéaux qui ont depuis longtemps dépassé ses convictions, il se déplace en arborant un écusson guerrier qui n'est pas le sien.
La brume enveloppait ses pas, le silence de ses pas s'heurtaient aux pavés devenu glissant dû à la fraîcheur de la nuit. La nécessité d'une halte, d'humer le parfum de son antre. L'argenté franchit les pas de son habitation. Son regard ne quittait pourtant pas une horizon fatidique, la délivrance viendra dans la soirée.

Ses pas passèrent rapidement une pièce qui n'était pas sienne; un corps dormait tranquillement, napée dans l'obscurité tranquille de cette nuit turbulente. Les cheveux d'ébènes de son frère de cœur retinrent son regard qui enfin se rattacha au monde réel. Nul ne sut combien de temps il resta sur le pas de la porte, à observer sans un bruit son compagnon. Yuurei dormait, comme à son habitude, plongé dans une sorte de sommeil éternel qui n'attendait rien d'autre que la faucheuse.

Son compagnon n'avait pas tardé à tomber malade une fois leurs fuites réussites. A peine eurent-ils mit pieds dans le pays de l'eau que les premiers signes de faiblesses perturbèrent leurs union. Ses doigts caressèrent doucement une mèche des cheveux ténébreux, sa paume touchant à peine la peau terne du ninja. Tout ça pour ça, dirait-on. Pourtant à l'époque, ne s'étaient-ils pas promis de tout faire l'un pour l'autre? Comment réagirait son frère si, un jour ou l'autre, il se réveillait et ne pourrait que constater amèrement son départ? Se dirigeant un peu plus loin dans l'appartement, lâchant du regard le malade, se saisissant d'une petite pochette en plastique contenant une poudre blanche avant de se diriger vers son congélateur. Il y trônait un liquide ambré dans une bouteille magnifique. Préservé pour fêter le réveil de son frère qui, il s'y était fait avec le temps, n'arrivera peut-être jamais. Par la même occasion, l'argenté se saisit de son paquet de cigarette, posé alors sur sa table avant de s'enfuir dans les ténèbres rassurant de son village.

La liberté n'induit pas l'égoïsme et il n'y a pas d'homme plus libre que celui qui agit parce qu'il pense ces actes justes.

Lui avait-on un jour dit; pourtant aujourd'hui ce n'est que son travail et une obligatoire supérieur qui le poussait à agir. Sa vie contre celle d'un compagnon, qui était-il pour ainsi prôner que son âme coûtait plus que celle d'un homme qu'il avait côtoyé, qu'il connaissait. Sa famille lui avait appris à tuer, ses mains avaient été couverte de cruor avant même qu'il ne parle. Osou avait fuit cet environnement, estimant que sa vie ne pouvait être dicté par des principes médiévaux; aujourd'hui on lui demandait pire. Un meurtre était un meurtre, ne pas mettre de nom sur un visage, ignoré la vie d'une personne, ne l'avoir connu que par l'observation n'était absolument pas pareil qu'un visage qui rappelait souvenir.

Le vent s’engouffra avec force dans son habit, soulevant son veston, provoquant un frisson qu'il remarqua à peine. Plongé dans une maelstrom de trouble. Sa famille lui aurait conseillé de tout faire pour survivre, de tuer, puisque c'était pour cela qu'il avait vu jour. Mais c'était les préceptes qu'il fuyait. Rien que d'imaginer la fierté sur leurs visages donnaient envie au jeune garçon de s'enfonçait deux doigts au plus profond de la gorge.

Plus que le discours des hommes, écoute le souffle de la nuit et le murmure de ton coeur. Eux ne mentent pas.

Le tabac infiltra ses vêtements, son odeur âpre emplira les environs tandis qu'il se retrouva face à la maison du traître. Son échec seul l'avait amené à cette situation, lequel d'entre eux étaient le plus destiné à mourir? Celui qui eut échoué en croyant ses stratégis plus importante que la force brute de son maître de mission? Celui qui avait agit selon des actes qu'il jugeait juste?
Les points de l'enfant se serrèrent. Pourquoi bougre n'avait-il pas fuit cet empoté? Ne savait-il donc pas sa vie en danger? L'ombre ne rigolait pas avec la réputation. Peut-être même que son compagnon avait refusé la mission que représentait sa tête pour se rattraper, peut-être que l'on la lui avait proposé plus tôt. Il écouta des paroles qu'on lui eut dit plus tôt, comme si sa conscience le prévenait d'un point important...

Rien de ce qui a été dessiné ne peut-être gommé, murmurait-elle. Rien de ce qui a été écrit ne peut-être effacé, rien de ce qui a été fait ne peut être oublié. Ou pardonné.

Le sourire de son ami lui causa une douleur sans nom. L'armure se fissura, son enseignement lui permit de limiter la casse; sans paraître emballé, le jeune homme répondit d'une simple formule d'usage. Osou pénétra dans l'appartement de son ami, priant pour qu'aucune dame n'attende dans l'entrée, qu'aucune présentation d'un quelconque enfant ne soit faite; n'importe laquelle de ces situations entraîneraient des complications émotionnelles trop importante. Était-cela que Kisame avait ressenti au moment où il dû exécuter un membre de son clan, peut-être le connaissait-il même s'il n'avait eu aucune envie de s'étendre la dessus?

Le regard vide, les yeux ternes, Osou n'espérait qu'une chose, que son ami prenne un dernier verre avec lui. Celui-ci sonnait comme un adieu et cela... quel que soit la façon dont cette histoire se terminait. Profond, mélancolique, le jeune garçon joueur semblait se ternir d'une tenue qui correspondait désormais à son métier. Même s'il croyait l'avoir compris avec le temps, le Chammadaï comprenait enfin que le ninja n'était pas seulement le ninja héroïque que l'on contemplait dans les livres... Celui-la même qui parvenait toujours à sauver ses amis au final, qui se battait pour une cause juste. Les écris de ces ancêtres avaient dû être mis en valeur pour créer de véritables enfants soldats désireux de protéger leurs frères et sœurs du même sang... Quelle connerie, du même écusson.

Alors qu'il se mouvait dans la grande salle de réception du Kaguya, qui était tout en beauté. Certainement fidèle à la grâce dont le ninja faisait preuve dans son quotidien. Pourtant, ses pas le menèrent directement à la cuisine où il se saisit de deux verres, sous les yeux de son compagnon.
« J'espère que tu prendras un verre avec moi... »
Le somma-t-il simplement, cela sonnait plus comme une requête que comme un réel ordre, pas de véritable ambition. Le liquide ambré coula rapidement dans les verres, une simple dose.
« Je l'avais réservé pour une occasion spéciale qui n'arrivera certainement jamais... Il est d'une grande qualité, je l'espère du moins... Auquel cas il ne vaudra pas son prix. »
Termina-t-il d'une, petite et rapide, mais néanmoins franche rigolade.
« J'avais comme l'impression d'avoir déjà un gros vécu. Une famille d'assassin qui m'eurent mis une arme entre les mains avant même de savoir à quoi j'aspirais. J'ai fuis, et fuis encore... Leurs préceptes, les miens qui n'aspiraient qu'à ramener ma tête à un assassin si puissant et invisible que ses actes ne sont pas même connu. »
Murmura-t-il, finissant en un soupire. Ses yeux furent aspirés par la vitre, situé en arrière du Kaguya. Osou estima que son compagnon attendait la suite.

Le canapé en cuir usé attira son attention, la mousse était ancienne et apparaissait dans un mauvais état, pourtant son interaction délicieuse tant on s'y enfonçait tendrement.
« La Mizukage m'a envoyé en mission, j'ai échoué. Peu avant, Kisame et moi avons été envoyé en mission. Tuer une bête qui s'attaquait à des marchands. C'était l'ordre. On s'attendait à un animal, mais ce n'était personne d'autre qu'un membre de la famille de Kisame. »
Finit-il presque avec une voix saccadé.

« Je ne sais pas si j'aurai tué un des miens simplement pour une mission, qu'aurais-tu fait? J'ai signé pour faire tout ce qui était en mon pouvoir pour la réussite de la mission, mais on me demande clairement de prendre, par moment, la vie des miens s'il le faut pour réussir. »
Il sous-pesa ses futurs paroles pendant quelques minutes. Puis choisit de goûter son verre.
« J'ai pendant un temps douté de la finalité de l'acte de Kisame, ses yeux m'eurent indiqués pendant un instant qu'il allait changer, cela ne s'est joué à rien. J'aurais peut-être dû le tuer pour réussir la mission ou bien rentrer et subir les foudres d'une ombre peu conciliante. »
La peur? Était-ce vraiment ce qu'il présentait en cet instant. Cette histoire était mi-réelle, mi-imaginaire. Elle retransmettait peu à peu des éléments de cette mission. Osou voulait le savoir. Qu'aurait-fait son ami?
« Si tu avais été à ma place, aurais-tu tué un ami pour réussir une mission et rester en vie? Aurais-tu fuis? Comment tu aurais réagis? Donner ta vie pour la sienne? Exécuter ton travail, ce pour quoi tu as signé? »
Il se resservit rapidement un verre, tendant la bouteille vers son ami, lui demandant sans vraiment le dire s'il en reprenait un. L'azur des yeux de l'argenté poussèrent un dernier supplice envers ceux, grisâtre, de son compagnon. Ses yeux criaient à l'aide. Pourtant, le Kaguya devait ignorer la véritable raison. Si Osou passait à l'acte, il voulait neutraliser son compagnon rapidement, mais le garder en vie. Il devait lui expliquer pourquoi. C'était une de ses résolutions, Osou ne le fera pas sombrer sans lui expliquer ses raisons, l'ultime vérité... Celle de son égoïsme. Il n'avait pas quinze ans, même pas la moitié de la vie de son collègue. Il se refusait une nouvelle vie de paria, il se refusait la mort.


Citation by Pierre Bottero



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MessageSujet: Re: L'échec n'est pas une option [Ft. Ken Osou]   Dim 19 Fév - 15:48


    « Dis moi tout. Qu'est ce qui te pousse à venir me voir aujourd'hui en particulier, jeune homme ? »


Le Kaguya attendait tranquillement la réponse de l'argenté. Celui-ci alla vers la salle à manger, Feng Hoo le suivant. Il semblait chercher une manière de parler de ce pourquoi il était venu. Il était hésitant, peu sûr de lui.

    « J'espère que tu prendras un verre avec moi... »


Le garçon prit deux verres qu'il remplit après avoir présenté sa demande d'un ton montrant qu'il espérait une réponse positive. Il en avait besoin, aussi le danseur hocha la tête et s'approcha de son hôte surprise du jour. Celui-ci avait sorti une bouteille renfermant un liquide ambré, qu'il confirma avoir gardé pour une occasion spéciale.

Il se mit alors à rire, il était nerveux. Si Feng Hoo était fatigué et plutôt désespéré de la race humaine avec ce qui s'était produit pendant sa tentative de recherche de paix à Hana no Kuni, le pays des fleurs, il n'en était pas moins capable d'analyser ce genre de comportement. Le garçon avait quelque chose à faire qui le rebutait grandement.

Ils s'étaient installés dans le salon de réception, le danseur dans un fauteuil face à Osou, assis sur le canapé ancien qui était cher à l'habitant des lieux. Le garçon qui s'était invité ici divagua sur sa vie, sa famille, les assassins en général, il semblait vouloir fuir une réalité. Il n'était définitivement pas à l'aise.

    « Dis moi ce qui te tracasse, Osou. Parle sans retenue. »


La voix du garçon devint saccadée, il expliqua avoir échoué dans une mission au service de l'Ombre de l'Eau. Il parla aussi d'une mission avec un Jûro, et ils avaient du tuer un autre Jûro, qui était la créature qui s'attaquait à des marchands... Tout cela était flou, sans principe directeur. L'argenté n'arrivait visiblement pas à s'exprimer simplement. Le danseur se pencha en avant et posa sa main sur son épaule, le fixant dans les yeux. Il ne dit rien, il attendait simplement que son hôte soit capable de s'exprimer, de dire ce qu'il avait sur le coeur.

Le garçon demeura pensif un moment, puis bu son verre avant de se lancer.

    « Si tu avais été à ma place, aurais-tu tué un ami pour réussir une mission et rester en vie? Aurais-tu fuis? Comment tu aurais réagis? Donner ta vie pour la sienne? Exécuter ton travail, ce pour quoi tu as signé? »


Il avait pour mission de tuer un ami donc. Probablement lui-même. Feng Hoo se doutait de la raison qui poussait la Mizukage à vouloir sa tête, c'était, dans un sens, plutôt évident. Elle n'était pas du genre à accepter que l'on fasse des actions sans l'en informer, encore moins envers Suna et Konoha. Il ne penserait cependant pas qu'elle s'y prendrait de cette manière, et encore moins par le bras d'Osou.

Il devait prendre le temps. Le temps de réfléchir à sa réponse qui serait des plus importantes pour le futur du jeune garçon qui lui faisait face. Lui avait déjà parcouru une bonne partie de sa vie, dans le sens où la longévité des Kaguya était bien plus courte que la moyenne. Un combat contre son jeune collègue ne l'intéressait pas. Il était las de toutes façons. Las de ces envies de morts omniprésentes. Et les nouvelles qu'il avait appris lors de son voyage à Hana no Kuni étaient des plus déprimantes. Cette Iwajin était venue troubler la tentative de paix qu'il avait instauré, bien qu'elle n'était sensée durer que peu de temps.

Osou se resservit un verre avant de tendre la bouteille au Kaguya. Celui-ci la prit en main, jaugea son contenu en la penchant légèrement, puis se recula dans son fauteuil, se servant un nouveau verre. Il en but une gorgée avant de se lancer finalement dans sa réponse.

    « Dans la vie d'un shinobi, la première place d'importance va à son village, donc à ses missions. Lorsque tu es en mission, plus rien ne peut prendre le dessus. Et certainement pas tes sentiments. Lorsque c'est possible, prendre un chemin qui mène à la réussite tout en évitant les sacrifices est la meilleure option. Ce n'est cependant pas toujours le cas. »


Feng Hoo soupira. Il était en train de signer son propre arrêt de mort. Il ne pensait pas voir la fin arriver si vite. La Mizukage ne perdait jamais de temps. La Dame de Fer dirigeait sa ville et ses shinobis sans la moindre pitié, tout devait aller dans son sens ou cesser d'exister. La fuite ne lui faisait plus envie. Pas plus que le combat. Cette lassitude l'avait gagné, il s'y abandonnerait désormais. Que ce soit la fin, mais un fin paisible, de la main de son jeune ami.

    « La Mizukage fait rarement de mauvais choix, sans quoi elle ne serait pas à sa place. Lorsqu'elle donne une mission, c'est toujours pour que le meilleur du village puisse ressortir, pour que Kiri grandisse. C'est dans son propre intérêt. Donc je dirais que si je tiens à mon village, que je tiens à ma famille, j'exécuterai l'ordre d'Irina Uchiha. Maintenant, libre à toi de faire de même, mais garde bien en souvenir que la fuite n'est que très rarement une bonne option face à elle. Affronter ses erreurs est souvent bien plus efficace. C'est personnellement ce que je ferai jusqu'à ma dernière heure. »


Finissant son verre d'un seul trait, le Kaguya danseur souriat à son ami, respirant calmement. Il était prêt.
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MessageSujet: Re: L'échec n'est pas une option [Ft. Ken Osou]   Mar 21 Fév - 0:14
https://www.youtube.com/watch?v=Pa8iyHzHUSQ


*

« Dis moi ce qui te tracasse, Osou. Parle sans retenue. »
Imaginait-il seulement ce que cela voulait dire? Les yeux d'Azur de l'argenté remontèrent de son verre, provoquant l'arrêt de la tumulte qui régnait au sein de celui-ci, pour fixer ceux affreusement serein de son ami. La vérité, pas vrai... Qu'une fois dans une vie pleine de mystère, de secret et d'action cachée, qu'une fois, on entende la vérité? Qu'était-ce donc les motivations qui l'avait poussé à faire ainsi quelque chose à l'encontre de son pays? Pourquoi était-ce lui qu'on protégeait au dépend du Kaguya? Pourquoi sa vie semblait-elle valoir plus qu'une autre pour qu'ainsi on lui propose de mettre les meurtres sur le visage d'une personne autre?
En vérité, les réponses étaient toutes trouvées; Osou n'avait qu'un petit groupe de personne dont le visage était connu. Lesquels n'allaient certainement pas se faire connaître.

L'albâtre tapota sa cuisse l'espace de quelques instants avant de se diriger jusqu'à la fenêtre la plus proche. L'ouvrant sans plus de cérémonie, il se positionna assis sur le coin de celle-ci. Fixant les cieux et l'horizon; sa cigarette n'emplit pas la pièce de sa toxique odeur et il put quitter, l'espace de quelques brefs instants, le regard bien trop compatissant de son ami.
En y réfléchissant plus, le Chammadaï trouva que l'acte de l'ombre était barbare, mais partait de sa propre erreur. Pouvait-il lui en vouloir?
« De quoi parlait cette réunion? Cela en valait-il le coup? Qu'est qui t'as poussé à le faire? »
Laissa-t-il simplement échappé, son voix amère parvint certainement à son ami, mais s'épousseta autrement. Ses yeux fixèrent le bureau encore éclairé au loin de l'ombre, trop loin pour déceler une quelconque ombre, pourtant l'enfant était certain de sentir une once d'intérêt et d'observation. Surement qu'il se faisait des idées, elle devait avoir d'autres choses à faire, ce n'était qu'une mission comme une autre pour elle, certainement.

Étais-je la chose que la Mizukage cherchait à faire grandir? Était-ce réellement pour le meilleur du village? Bien sûr, Kiri ne pouvait pas se permettre de perdre ainsi des alliés. Affronter ses erreurs, exécuter sa mission... L'assassin d'une vie ne faisait que l'écouter, sans l'observer; ainsi ne se rendait-il pas compte de la lassitude qui habitait le Kaguya. Son esprit devait aussi l'empêcher de l'intercepter dans la voix de celui-ci.
Le Chammadaï se saisit du pochon qu'il lança sur la table un peu plus loin.
« J'ai simplement pour mission de te tuer. »
Lui souffla-t-il; souffle qui agit dans l'esprit de l'argenté comme un hurlement.
« On m'a obligé à en tuer; cela n'a jamais été aussi difficile! Je me déteste de m'être attaché à toi, de rendre mon travail ainsi difficile. Comment j'avance dans la vie en me disant que je tue les miens, tu m'expliques? »
Lui lâcha-t-il amèrement.
« Enfin, c'est plutôt compliqué maintenant qu'il y a sur ma table la seule chance que j'ai de pouvoir te ... Tu fais chier! »
Puis l'enfant se retourna enfin, côtoyant enfin son collègue. Pourquoi était-il toujours en vie alors qu'il venait de tout lui avouer? Pourquoi ne l'avait-il toujours pas tuer alors qu'il devait l'avoir compris depuis un moment? Ses pensées migrèrent jusqu'à son frère, sa famille, ceux-là même qu'il détestait.
« J'en ai tué des hommes, comme dit, ma famille a ça dans le sang. Mais toi, c'est pas pareil. Tu méritais la tête haute, je ne peux me résoudre à te rendre légume. C'est pas... La tête retourné, sans conscience, le meurtre est plus facile, plus humain disons. »
Lui dit-il simplement; puis l'argenté se rendit compte du débit de parole qu'il lâchait à la seconde; bordel, il n'avait jamais parlé autant.

Le Chammadaï se détourna, rentrant avec sa cigarette dans l'appartement... Quelle espèce d'importance cela pouvait avoir maintenant? Le souffle de la nuit se leva, faisant presque claquer la fenêtre. Sous les rayons lunaires, l'argenté s'exprima clairement.
« Vient on dégage, de toute façon, nos têtes devront tombés si tu ne meurs pas! On fuit, on se casse, mes talents de senseur nous permettrons ... »
La fuite... Ne l'avait-il pas assez connu?




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MessageSujet: Re: L'échec n'est pas une option [Ft. Ken Osou]   Mer 22 Fév - 14:41


Le garçon qui faisait face au danseur semblait dérouté, perturbé. Il devenait hésitant alors que Feng Hoo avait tenté de lui montrer la voie la plus simple, la plus rapide, la plus certaine. L'argenté se leva, allant près de la fenêtre et l'ouvrant sommairement pour fumer sans envahir la pièce. Il était bien nerveux décidément.

    « De quoi parlait cette réunion? Cela en valait-il le coup? Qu'est qui t'as poussé à le faire? »


Une fois de plus, le Kaguya sourit aux paroles de son jeune ami. Il cherchait une raison là où le coeur avait agit, sans réflexion autre que celle de la recherche de paix.

    « Je suppose que je peux te dire que je ne cherchais que la paix. Ma seule découverte a été qu'elle était impossible, en tous cas pour le moment. Trop de monde recherche la mort, et en particulier Iwa. Ils ne s'arrêteront pas à leur première tentative, et la guerre n'est pas si loin qu'on pouvait le penser. Elle est déjà de retour à nos portes. En résumé non, cela n'en valait pas le coup à cause de l'intervention Iwajine. »


Ken Osou demeurait pensif après les paroles du Kaguya. Il lui fallut alors plusieurs longues secondes avant de finalement laisser tomber le voile de la raison de sa venue, bien que le danseur se doutait  fortement de celle-ci. Plus encore après la question précédente de son jeune ami.

Il devait le tuer. Il l'avait dit. Directement, sans plus de détours. Il enchaîna sur une tirade contre lui-même avant d'enchaîner par une attaque contre son hôte. Celui-ci restait assis tranquillement, il souriat même au garçon d'une quinzaine d'années lorsque celui-ci se tourna de nouveau vers lui.

    « J'en ai tué des hommes, comme dit, ma famille a ça dans le sang. Mais toi, c'est pas pareil. Tu méritais la tête haute, je ne peux me résoudre à te rendre légume. C'est pas... La tête retourné, sans conscience, le meurtre est plus facile, plus humain disons. »


Feng Hoo hocha la tête, son camarade avait beaucoup de mal à se faire à l'idée que c'était le seul chemin vers la survie d'au moins l'un d'eux. Son invité tourna de nouveau la tête, comme pour fuir cette réalité. Il cherchait de nouveau ses réponses à l'aide de bouffées de ces cigarettes qui détruisaient sa santé à petit feu aussi surement que le Kaguya allait mourir sous peu.

    « Aide-moi faire Seppuku si simplement me tuer te rebuttes à ce point. Sois mon kaishakunin. Cela reviendra au même, tu auras ma tête à apporter à l'Ombre de l'Eau mais tu ne seras pas un meurtrier. »


À peine avait-il terminé sa phrase que le garçon fit une nouvelle proposition, semblant avoir ignoré totalement celle du danseur. Il lui proposait maintenant de fuir. Feng Hoo hocha de nouveau la tête, négativement cette fois-ci. Il était hors de question qu'il mène ce garçon à la mort ainsi. Pas si jeune. Il n'était en aucun cas prêt.

    « Non. »


Le Kaguya s'était levé. Il allait sortir ces idées suicidaires de fuite à l'adolescent qu'il connaissait depuis un certain moment déjà. Il ne serait pas celui qui le conduirait à la mort.

    « Si tu n'acceptes pas ma proposition, ce sera moi qui te tuera. Et je ne me retiendrais pas. Si tu l'acceptes, suis moi dans le hall, je vais chercher un wakizashi. »


Le Danseur se retourna et se dirigea vers le hall, laissant la fenêtre ouverte. Il se moquait un peu de ce qu'allait devenir un tel manoir, il était seul après tout. Il prit donc un sabre court dans une armoire qui contenait des armes d'apparât, qui étaient cependant aiguisées. Les armes décoratives n'existaient pas à part entière à Kiri.

Il se retourna alors vers le jeune Ken, le fixant dans les yeux. Il était sérieux, froid, déterminé. Il devait faire comprendre à son convive qu'il ne pouvait plus faire marche arrière et que la meilleure solution était celle qu'il proposait. Après tout, il avait toujours détesté la guerre. C'était un artiste, et si personne ne se souviendrait de lui comme tel, au moins lui aurait-il fini comme l'un d'eux. Mort pour ses idées de paix désormais fortes pour le laisser avancer comme il l'avait fait ces dernières années, en tuant.

    « Alors, m'aideras-tu ou devrais-je te tuer pour tenter ma propre salvation ? »
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MessageSujet: Re: L'échec n'est pas une option [Ft. Ken Osou]   Mer 22 Fév - 19:11



« [...] En résumé non, cela n'en valait pas le coup à cause de l'intervention Iwajine. »
Osou redressa son visage tant affligé, commençant une nouvelle fois à regarder l'horizon. Peut-être devait-il nourrir les objectifs du défunt? S'habiter de sa quête? La cigarette accroché entre les lèvres, l'assassin accueilli les paroles de son ami.
« Aide-moi faire Seppuku si simplement me tuer te rebuttes à ce point. Sois mon kaishakunin. Cela reviendra au même, tu auras ma tête à apporter à l'Ombre de l'Eau mais tu ne seras pas un meurtrier. »
Ses yeux d'azurs fixèrent ceux de son coéquipier, il l'observa se saisir de son objet de mort; puis convint que la personne possédant la place la plus compliquée, ce n'était pas lui. Cela ne devrait pas être à son collègue guerrier de le rassurer.

L'albâtre se déplaça tranquillement, mût d'une motivation nouvelle. Il en était hors de question.
« Il en est hors de question, tu mérites un Seppuku honorable, si déjà cela doit-être fait ainsi. Je refuse que ma faiblesse diminue la dignitée de ton dernier geste. Néanmoins, je resterais avec toi. »
En effet, être aider pendant la libération de son âme rendait l'acte bien moins honorable et Osou refusait que l'acte dernier de son ami pâlisse du fait que, pour se sentir mieux, il n'ait à l'aider. Le Chammadaï ne lui coupera la tête, comme cela fut demandé par l'ombre de l'eau, qu'une fois que l'âme de son ami ne sera bel et bien parti.
« Comme je te l'ai dit, je ne t'aiderai pas, tu mérites l'expiation la plus honorable. »
Murmura-t-il, une fois dans le hall. Néanmoins, cela ne changeait rien à la donne.

Pendant la préparation de la petite cérémonie, Osou s'installa aux côtés de son ami.
« Je veux entendre tes dernières volontés. Parler à coeur ouvert, n'est-ce pas le nom originel d'un Seppuku? Sache que je les porterai pour toi! »
Ce n'était pas une parole en l'air; si précédemment le Chammadaï semblait incertain, présentement son ami était aux portes de la mort, choisissant de donner son âme pour sauver la sienne. Il était hors de question que l'albâtre ne soit pas digne de cet acte dans les temps à venir. La Mizukage ne le verra que revenir plus fier, qu'un homme tel que lui, accepte de faire d'Osou le porte drapeau de ses revendications. La « Paix », c'était donc ce qu'il recherchait? Des hommes peu avenants ont perdu sa rédemption, voilà donc ce qui avait causé la perte du Kaguya?
« Sache en tout cas que, même si tes danses guerrières ne sont certainement pas celle que tu veux que l'on retienne, je tenterai d'emporter un peu de ta grâce sur les actes qui amèneront la paix. »
Pour ne pas dire "bataille". Puisque cela n'était certainement pas le mot que Feng souhaitait entendre en ce moment. Osou ne le quittait pas des yeux, hors de question qu'il détourne le regard.

Néanmoins, le Chammadaï se demandait si son ami ira jusqu'à la coupe verticale, pour prouver l’étendu de sa volonté ou s'il s'arrêtera à la simple coupe horizontale. Qui devait, par ailleurs, être déjà bien assez douloureuse.



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MessageSujet: Re: L'échec n'est pas une option [Ft. Ken Osou]   Mer 22 Fév - 23:41


Le garçon semblait accepter cette option la. Feng Hoo soupira donc, se relachant. Il était content que son ami ne le force pas à l'attaquer pour qu'il se décide à le tuer. Son wakizashi à la main, le Danseur s'agenouilla tranquillement, au centre de la large pièce peu ornée, l'homme préférant la simplicité et la pureté d'une danse dans un environnement sobre aux accumulations de richesses.

Son ami refusa de lui trancher la tête, par question de principes cette fois. Pour que son suicide sois plus honorable soit-disant... C'était plus douloureux, mais qu'importe. Ce n'était pas si grâve, il serait mort bientôt dans tous les cas. Si cela pouvait apaiser la conscience de son jeune ami, il accepterait d'avoir mal un peu plus longtemps, pour l'honneur comme il disait.

Il lui souhaitait une sortie de scène la plus honorable possible. C'était vrai que c'était tentant, pour un artiste. Une sortie avec les honneurs valait probablement bien plus que de voir traîner son nom dans la boue, et s'il commetait Seppuku, l'acte viendrait de lui et non de la Mizukage. Encore un moyen de lui montrer qu'elle n'était pas toute puissante.

Malgré l'Ombre de l'Eau, le Danseur pourrait ainsi avoir une mort digne qui ne tâcherait pas l'honneur de son clan ni le sien, et les problèmes d'Osou ainsi que ceux de la Mizukage seraient réglés. Et lui n'aurait plus à voir la guerre qui allait bientôt revenir à son stade le plus sanglant. Foutus Iwajins...

    « Je veux entendre tes dernières volontés. Parler à coeur ouvert, n'est-ce pas le nom originel d'un Seppuku? Sache que je les porterai pour toi! »


Son ami était soucieux de bien faire visiblement. C'était agréable dans un sens, mais y avait-il réellement quelque chose que ce garçon pouvait faire et que le Kaguya souhaitait ? Oui, il y avait bien une chose.

    « Je voudrais que tu ne parles plus de quitter Kiri avant d'en être réellement capable. Ou d'en avoir reçu l'autorisation ou l'ordre. Tu perdrais la vie en tentant de fuir seul la ville actuellement. Subis, endure, mais ne quitte plus le droit chemin que te trace l'Ombre de l'Eau. Ne perds pas la vie inutilement. Et ne parle plus de moi. Tu pourrais mettre ta vie en danger. »


Feng Hoo respira profondément. Son heure était venue. Il devait mettre fin à ses jours pour le bien de son ami et celui de sa ville. C'était, dans un sens, son dernier devoir. Fermant les yeux, le Danseur ôta son haut afin d'affronter la mort torse nu, de ne pas abîmer ses habits, de ne pas les tacher de son sang.

    « Sache en tout cas que, même si tes danses guerrières ne sont certainement pas celle que tu veux que l'on retienne, je tenterai d'emporter un peu de ta grâce sur les actes qui amèneront la paix. »


L'homme agenouillé se fendit d'un sourire. Il aurait l'éternité pour danser désormais, et sans avoir à tuer dans le même temps. Il pourrait finalement être un artiste. Il pourrait enfin réaliser son rêve. Dans un sens, il n'y avait pas que du mauvais dans ce déroulement final de sa vie.

Dégainant le sabre court et déposant le fourreau délicatement au sol à sa gauche, les yeux toujours fermés, le Kaguya ouvrit la bouche une dernière fois pour parler à son ami.

    « Je te souhaite une bonne chance pour la suite de ta vie. Profites-en tant que tu peux et ne fais pas les mêmes erreurs que moi. Ne fais plus de faux pas. »


Cette dernière phrase resta un moment en suspend dans l'air, puis fut remplacée par le bruit d'une lame pénétrant dans la chair d'un homme. Le trait sanglant, fait de bas en haut, remontant vers le sternum, venait rougir lentement le torse du Danseur qui souriait encore. Il toussa quelques coups, ayant des difficultés à respirer, puis tomba lentement en avant, la lame s'enfonçant un peu plus dans son corps lorsque la poignée du sabre toucha le sol. Le regard du Kaguya se voila, c'était fini.

Le jeune Osou, seul témoin de la scène, se retrouva alors face au corps inanimé de son ami, agenouillé devant lui, une flaque de sang se mit à grossir sous l'homme qui venait de donner sa vie pour son hôte. L'atmosphère parut soudainement lourde au jeune garçon. Il était seul désormais, dans une pièce qui lui parut bien vide, froide. Il n'était plus que le seul être vivant ici-même.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: L'échec n'est pas une option [Ft. Ken Osou]   Jeu 23 Fév - 16:29




« Je voudrais que tu ne parles plus de quitter Kiri avant d'en être réellement capable. Ou d'en avoir reçu l'autorisation ou l'ordre. Tu perdrais la vie en tentant de fuir seul la ville actuellement. Subis, endure, mais ne quitte plus le droit chemin que te trace l'Ombre de l'Eau. Ne perds pas la vie inutilement. Et ne parle plus de moi. Tu pourrais mettre ta vie en danger. »
L'albâtre acquiesça tranquillement, bien entendu qu'il n'avait pas les qualités pour s'enfuir, mais seulement à condition de se faire intercepter. Bien entendu qu'il se trouvait dans les rangs de la brume des shinobis dont les capacités d'interception devaient sur-élever de très loin ses propres capacités dans le camouflage. Cela, malgré le fait qu'il doit se trouver être un des meilleurs Shinobis dans ce type de spécialité du coin. Mais cela était un gros risque à prendre, surtout qu'il nourrissait le besoin obscure de posséder son épée, les récits qui entouraient les épées légendaires de Kiri sont nombreux et ont toujours fait rêver l'épéiste. Osou accepta tranquillement les dernières conditions de son compagnon, d'un mouvement de menton prononcé, ainsi ce soir est la dernière fois qu'il peut observer ainsi le visage fin de son ami? Le Chammadaï en appris les traits, se satisfaisant du teint blanchâtre qui soulignait ses cheveux bleus. L'azur de ses yeux ne quittant pas ceux de son ami.
« Je te souhaite une bonne chance pour la suite de ta vie. Profites-en tant que tu peux et ne fais pas les mêmes erreurs que moi. Ne fais plus de faux pas. »
La main du jeune Osou alla directement jusqu'à la poche de son survêtement duquel il en sortit une nouvelle cigarette. Assis ainsi à côté de son ami, il se saisit des deux verres précédemment sortit, remplit celui de son compagnon qu'il posa délicatement au niveau de sa main. Puis apprécia une dernière gorgée du chaud whisky en sa compagnie. Sa cigarette se consuma tranquillement, tant dis que son regard visita une nouvelle fois les nombreux coins vides de la pièce; il se saisit du tantô qui avait servi au meurtre de Feng. Les dernières requêtes de son ami lui vinrent enfin; Osou se le refusait. Une fois que sa force sera suffisante, le jeune garçon se promettait de faire en sorte d'améliorer ce monde. La philosophie actuelle du village n'était pas celle à adopter, enfin... La fin requiert des moyens, si l'ombre ne faisait ça que pour avoir le contrôle et abolir enfin les combats? En soit, qu'était une vie en paix? La paix ne requérait plus les ninjas qui n'étaient rien d'autres que la main armé de la faucheuse, pas vrai?

Le tantô entre les mains, Osou souleva tranquillement le corps de son ami qu'il amena jusqu'au jardin; se posant enfin une question existentielle. Que faire du corps? L'albâtre ne pouvait tout de même pas le laisser là? La tête coupée, à se vider de son sang sur le sol meuble. Un fin sourire délesta son visage de toute sa lourdeur, quelle espèce d'importance cela pouvait bien avoir? Comme s'il existait réellement quelque chose après la mort.

La lame trancha net la tête de son compagnon, l'âme n'était plus, ce geste ne lui requerra pas beaucoup plus de force. Il se dirigea sans plus de cérémonie vers le bureau de l'ombre, c'était désormais à elle de lui dire ce qui devait être fait. Rapporter la tête, c'était son ordre de mission, pas vrai? Le Chammadaï se sentait néanmoins mal d'une chose, son échec allait être reporté sur la vie bien fournie de Feng, son clan, sa famille... Ce Seppuku était-il suffisant pour qu'il se rachète à sa famille? Comment amener cela à la Mizukage, ne lui avait-elle pas demander de le tuer, ce n'était pas ce qui avait-été fait... Mais la tête était-là. Le vent souffla fort, la nuit enveloppa ses traits distendu, son visage difficilement reconnaissable. Les yeux légèrement rougis, cet acte ne le laissait pas de marbre, loin de là. Feng n'était pas une cible comme les autres, les sentiments interagissaient avec les actes qui devaient être fait pour le bien de la nation. Était-ce qu'il lui demandait? D'accomplir toutes ses missions, pour ne pas sortir du droit chemin et cela... Qu'importe le prix? C'était sa volonté, il avait choisi de vivre avec. Mais la cause de sa mort était autre. Il l'avait dit, Iwa avait perturbé la fête. Iwa était en cause, encore une fois.

Sa main toqua aux portes de l'ombre, la tête tenu par les cheveux; pas l'ombre d'un doute. Une fois la réponse positive entendue, il entra dans le bureau.
« Mission accomplie. »
Laissa-t-il entendre, d'une fois sereine.




 

L'échec n'est pas une option [Ft. Ken Osou]

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