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[Mission de Rang D] À la chasse aux Aristochats ! Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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MessageSujet: [Mission de Rang D] À la chasse aux Aristochats !    Lun 13 Fév - 19:08
Ordre de mission:
 

- Bwaaaaaaaaaaaah... hmmm...

Le réveil n'était pas facile du tout. Une toute nouvelle journée commençait, et j'avais très mal dormi cette nuit. De ce fait, j'étais plutôt de mauvais poil. Bon, ça au moins, ça ne change pas vraiment diront certains... mais allez vous faire foutre vous et vos préjugés. Il m'arrive d'être de bonne humeur. Parfois. Roh, et puis zut.

J'entendais mon grand-père m'appeler. Il disait avoir préparé le petit-déjeuner, et que je devais vite descendre avant qu'il ne l'engloutisse lui-même.

... ... Ah non.

- TOUCHE PAS C'EST MA BOUFFE !

Je descendais en furie jusqu'à table, sans même saluer mon grand-père. Je m'assis à table, et il me leva l'assiette.

- T'as pas oublié quelque chose, p'tit gars ?
- ... Bonjour papy.

Il souriait, et reposa l'assiette. J'allais commencer à manger, quand il l'a repris dans ses mains. Je lui lançais un regard furieux.

- Quoi encore ?
- Tu ne t'es pas lavé les mains, j'ai failli oublier.
- Grmblblblblblblbl.

Je me levais de table afin d'aller me laver les mains, pour que l'ancêtre soit content et me laisse manger en paix. Pendant ce temps, il retourna en cuisine le temps de se préparer quelque chose à son tour. J'ouvrais le robinet, afin de faire couler l'eau et me savonnait les mains. Par la même occasion, je vis mon reflet dans le miroir, et vit que j'avais bien une tête de gars qui avait mal dormi et qui sortait à peine de son lit. J'en profitais pour me débarbouiller rapidement le visage.

Cela pris quelques minutes à peine, et quand je reviens je vis mon assiette complètement vide, à un détail près. Un petit bout restait, mais partis bien assez vite dans la bouche d'un... chat.

- ... J'VAIS LE TUER CE SALE MATOU.
- MIEEEEEEEEEEEEEEEEAOU.

Un putain de gros chat moche et orange avait bouffé mon petit-déjeuner. Ça n'allait pas se passer comme ça. Il avait du passer par la fenêtre ouverte à côté de la table. Dans un premier temps je refermais la fenêtre, avant de courir après le chat dans toute la forge. Je vous jure que, dans l'état où j'étais, j'aurais pu le manger si je l'avais attrapé. Sans aucune pitié pour ce monstre poilu. Il allait payer pour mon petit-déjeuner qu'il avait dévoré.

Une course poursuite endiablée prit alors place dans toute la maison. Sauf que, comme tous les chats, il courait vite le bougre.

- S'passe quoi là ? Ho Ryûji t'fous quoi ?
- Y a ce chat qui a bouffé mon assiette j'vais lui arracher les poils !
- Ca suffit du calme !

En une si belle matinée, la forge était plutôt bien animée. Et ça, bien avant l'ouverture ! Sauf que là pour le coup, j'aurais préféré qu'elle ne le soit pas, et manger tranquillement le petit-déjeuner que papy avait fait pour MOI. Et pas pour ce truc.

Finalement, la course prit fin d'une manière assez... inattendue. Le chat sauta sur la bibliothèque, et glissa sur un livre mal rangé. Il tomba au sol avec le livre et, sur le coup, la pile de livres tomba avec sur lui. Des dizaines et des dizaines de livres tombèrent sur le petit chat. Woups.

Grand-père accourait pour voir l'état du chat orange. Il ne bougeait plus beaucoup, et saignait. À priori, il s'était cassé plusieurs pattes, voire même peut-être plus. Papy m'engueula alors violemment, en essayant de venir en aide au chat blessé. Je grognais. Genre c'est ma faute quoi. Si ce putain de matou n'avait pas mangé mon plat, peut-être qu'il irait mieux.

Je m'approchais du petit chat pour le voir un peu plus en détail, et je pus voir que sur son collier, il y avait son nom : Toulouse. Peuh, quel nom de merde en plus. Vraiment.

Soudain, quelqu'un frappa à la porte. Toujours furieux après moi, grand-père m'ordonna d'aller ouvrir la porte. Il s'agissait d'un envoyé du Hokage. Apparemment, j'étais convoqué pour une mission. Voilà qui allait me changer les idées.

- Papy j'pars en mission, à toute !

Je l'entendais grogner d'ici. Il était temps que je parte moi, avant que ça tourne mal. Seul bémol : je n'avais toujours rien mangé, et mon ventre criait famine. J'espère que ce Toulouse a compris la leçon, quel enfoiré.

J'arrivais donc dans le bureau des missions du village, et même le Hokage était présent. Je lui souriais, tout gêné. C'était la première fois que j'étais convoqué pour accomplir une mission tout seul. Le Hokage avait enfin reconnu ma valeur ? Yahouuu ! Il fallait que je le rende encore plus fier de moi, en réussissant cette mission ! Qu'importe le nombres d'adversaires que je devais affronter, je les enverrai tous en Enfer ! J'exécuterai si bien ma mission que le Hokage lui-même sera fier de moi, et me nommera comme étant son bras droit. Mieux encore, il va me céder sa place. Hohoho.

Un de ses subordonnés me présenta la mission que je devais accomplir aujourd'hui. Et... ma déception fut grande.

- Quoi ? Comment ça ramener des chats ? Mais je vaux bien mieux que ça !
- En attendant, tu as réussi à faire échouer une mission de rang D à l'un de nos Chûnin. Il est donc hors de question qu'on te confie une mission plus importante que celle-ci.
- Mais c'est pas ma faute si...

Je vis le Hokage porter un regard sévère, du coin de l’œil. Je me grattai la tête.

- Hahaha... ramener des chats donc ? D'accord !
- Bien. Donc je reprends. Je disais donc que des chats se sont enfuit de l'animalerie de Madame Lafontaine. Il s'agit de quatre chats de la même famille, avec leur nom inscrit sur leur collier respectif. Leurs noms sont Duchesse, Berlioz, Marie et Toulouse. Inutile de préciser qu'il ne doit rien leur arriver.

Mon sourire dépérit bien assez vite, en entendant le dernier nom. Très vite, mon teint de peau devint aussi blanc qu'un linge.

- Quelque chose ne va pas ?

Quelle question connard, j'ai l'air d'aller bien ?!

- Tou-... Toulouse ?

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MessageSujet: Re: [Mission de Rang D] À la chasse aux Aristochats !    Lun 13 Mar - 0:00
En entendant le nom de Toulouse, mon sang ne fit qu'un tour. Oh putain de merde. Ce gros chat moche qui était à moitié mort était l'un des chats que je devais ramener ? Haha. Hahaha. Hahahahahahaha. Putain de merde, comment je vais faire moi maintenant ?

- Je... je... CHATS !

Je partais à toute allure, quittant le bureau sans crier garre. Il fallait que je trouve une solution. Pitié que Toulouse soit toujours en vie, et qu'il aille bien. Sinon, comment je vais faire moi ?

Je courrais droit vers la forge, afin de retrouver mon grand-père. Intérieurement, je priais pour qu'il ait réussi à soigner par une quelconque magie étrange le petit chat. Je rentrais en catastrophe à la maison, hurlant afin d'appeler mon grand-père.

- PAPY ! PAPY T'ES OU ??
- ARRÊTE D'CRIER COMME UN DEMEURÉ  !

... Hein ? Il était devant moi, apparemment toujours en rogne.

- Mais c'est toi qui crie Papy...

Son regard devint alors meurtrier. Oups.

- Du calme Papy, c'est important ! Où est le chat ?

En entendant cette question, il se calma et se mit à rire. Et après c'est moi le bipolaire, j'vous jure.

- C'est qu'maintenant qu'tu t'en préoccupes d'ce pauvre p'tit chat ?
- On m'a donné comme mission de retrouver des chats, dont lui. Où est-il ?
- Hm... j'ai fait ce que j'ai pu pour l'soigner.

Ce qu'il a pu ? Attendez, ne me dites pas que... non ? Quand même pas ? Le chat n'était pas mort, hein ? Je restais silencieux un moment, fixant le vide. Comment je vais expliquer ça moi... puis, j'ai réellement tué un chat... mais quel genre de monstre je suis ? La gorge nouée, je tremblais légèrement, avant d'entendre un son familier.

- MIEAOU.

... TOULOUSE ?

- KWAAAAAA ?? C'EST QUOI CA NE ME DIS PAS QUE C'EST... ??
- Ryûji, j'te présente Toulouse, l'premier Chat-Momie d'tout l'Yuukan.

Oh la galère. Le pauvre chat était recouvert de bandages dans tous les sens, il était devenu plus blanc que roux. On ne voyait presque plus ses poils ! Mais mon dieu, j'peux pas le ramener dans cet état-là. Je vais me faire détruire si ils apprennent que j'ai mis ce chat dans un tel état. Du calme, respirons... Le chat arrivait au moins à marcher un minimum.

Paf. Ah non, il s'est viandé par terre.

Je soupirais. Cette mission allait réellement être compliquée. Je partais avec un énorme handicap, d'emblée. Comment j'allais faire ? Je ne sais pas trop.

- Bon, bon... Papy prends-soin de Toulouse, je vais aller chercher les autres chats. Je compte sur toi pour bien t'en occuper. Ah et si tu peux... un peu l'arranger pour que je me fasse pas descendre, ça serait cool.
- Non.
- COMMENT CA NON ?
- T'avais pas qu'à blesser c'pauvre p'tit chat.
- Mais... j'ai rien fait, tu...
- ASSEZ DEHORS !

Houla. Je partais en courant pour éviter le gros bouquin qu'il venait de me balancer à la figure, et quittais la forge. Je respirais fort, agacé. Tsch, quelle mission de merde. Même mon propre grand-père était contre moi, c'est dire. Il m'en voulait toujours pour ce matin. Et j'ai toujours autant la dalle, et plus un sou pour manger. Gaaaaah je vais mourir. Vraiment. Je déprime d'avance en imaginant la réaction que va avoir cette bonne femme lorsque je vais lui ramener son chat à moitié atrophié.

Je n'avais plus qu'à me rabattre sur les autres chats. J'avais à ma disposition des informations sur les trois autres chats. Un chat dans les arbres, une autre qui ne viendra que si je trouvais Duchesse, et cette dernière si je lui ramène l'un de ses petits. Donc, pour commencer... il me fallait partir à la recherche du chat qui jouait dans les arbres.

C'était donc décidé. J'allais partir à la chasse à Berlioz.

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MessageSujet: Re: [Mission de Rang D] À la chasse aux Aristochats !    Lun 13 Mar - 1:39
Bon alors. Berlioz, qu'est-ce que je sais sur lui exactement ? Hm... il aime apparemment grimper aux arbres, et s'y cacher. Est-ce qu'ils sont sérieux ? Ils vont me faire chercher dans tous les arbres de Konoha, vraiment ? Il s'agissait d'un jeune chat noir, qui aimait beaucoup prendre de l'altitude. Ah, c'est pire ce que je pensais alors. Il peut se trouver dans tous les arbres ou sur toutes les maisons, et autres bâtiments ? Génial. J'espère que j'ai plusieurs mois pour accomplir cette mission, parce que je vais en avoir vraiment besoin là.

Je soupirais, toujours aussi agacé. Je n'avais pas vraiment géré avec Toulouse, alors j'avais tout intérêt à réussir à ramener le reste de la clique sain et sauf. Parce que là, c'est juste pas possible.

C'est ainsi que commençait ma recherche interminable de ce satané chat alpiniste. Je n'avais pas l'air fin à crier son nom dans tout le village, à longueur de journée. J'arrêtais tous les passants afin de me renseigner, cherchais dans tous les arbres, au dessus des maisons... et mon ventre criait toujours autant famine. Je crois que je n'ai jamais eu autant fin de toute ma vie. Et je n'avais pas un sou. Quelle vie de merde, franchement parfois je me dis que j'étais mieux séquestré à Iwa. Non ? Ouais non, quand même pas. À peu de choses près.

Une heure. Deux heures... je commençais à dépérir. Le soleil frappait fort, et mon estomac grognait. Je vous jure que l'envie de manger le premier chat que j'allais croiser me tentait plutôt bien. C'est un animal comme un autre ça ne doit pas être si mauvais que ça, si ? Et puis, j'ai jamais goûté, alors j'étais curieux. Bien que je suppose que ça se passera mal si j'annonce qu'en plus d'un chat atrophié, que le prochain ne sera récupérable qu'à partir de ma prochaine virée aux toilettes. Non, ça ne le fait pas vraiment. Et c'est même carrément dégueulasse, beuuuh.

- Putain de Berlioz, montre-toi...

Je désespérais. Ce chat était décidément introuvable. Je me déplaçais sur le toit des maisons, à la recherche de ce chat, avant de m'arrêter devant un endroit précis de Konoha. Un grand parc. Il y avait là une multitude d'arbres, chacun plus grand les uns que les autres. Je repérais plusieurs arbres où j'espérais de tout mon cœur qu'il n'y était pas.

Je rentrais dans le parc, commençant à observer les arbres, à lancer des cailloux dedans pour chercher une quelconque réaction. J'étais fatigué de devoir chercher avec précision chaque recoin de chaque branche. J'en avais juste marre, j'étais sur le point d'abandonner complètement.

- Owh t'as vu le p'tit chat là. Moi aussi je veux faire comme lui.

J'entendais des voix d'enfants plus jeunes que moi, qui étaient autour d'un grand arbre. Le plus grand du parc. Ne me dites pas que... eh si. De là haut, je pouvais apercevoir, une petite queue noire de chat, qui se balançait. C'était vraiment lui ? Le seul moyen de le savoir était d'y grimper, et d'aller le chercher. Je commençais à forcer sur mes membres pour grimper sur cet arbre, et... impossible. il était bien trop haut pour que je monte comme ça. j'avais vu de nombreux ninjas grimper aux arbres en lui marchant littéralement dessus, mais ça je ne sais pas faire. Duuh.

Il me fallait un autre plan. Hm... Je sais ! Je sortais mon arme fétiche, le lance-pierre, et je ramassais un caillou sur le sol. Je tendais le projectile vers moi, me concentrant. Si je pouvais le faire tomber ce serait parfait. Il ne risquait rien, après tout un chat retombe toujours sus ses pattes à ce qu'on dit ! Je visais, précisément, et... Zvioum. La pierre fendait l'air, et heurta de plein fouet la queue du chat, qui tomba de l'arbre sur le coup. Yes, c'était gagné ! Maintenant, plus qu'à attendre qu'il tombe par terre, et... oh merde.

Problème. le chat était effectivement tombé, mais pas par terre. Non, il était tombé dans cette bouche d’égouts ouverte. Non, non... Je regardais, avant de voir le chat se faire emporter par le courant de l'eau. Il fallait que je saute, pas le choix. Pas le choix... ou alors... je sais. Il me fallait deux kunai, et un fil ninja. J'attachais le premier au fil, et attachais l'autre extrémité à la plaque d’égout ouverte. Puis, je lançais le kunai, qui s'enroula avec le fil sur une canalisation. Yosha, ça tient ! J'utilisais ensuite le second kunai pour me faire glisser le long du fil, comme sur un tyrolienne. Je descendais plus vite que la vitesse de courant, et je me réceptionnais sur un couloir adjacent. Je n'avais plus qu'à attendre Berlioz, et bingo. Le courant l'emmena jusqu'à moi, et je l'attrapais en chemin.

- Berlioz ça va ? Tu vas bien ?

Je regardais son collier, c'était bien lui. Le chat était toujours conscient, mais semblait terrifié par ce qu'il venait de subir. Tu m'étonnes. Pauvre chat. Je le gardais dans mes bras, malgré la puanteur. Oui, il ne sentait pas très bon après cette petite douche, je ne l'enviais pas.

- YAHOUUUUU.

Plouf. Plouf. Plouf. QUOI ? Non, pitié non... trois des enfants venaient de sauter à leur tour, et furent emporté par le courant. Sauf que eux... ils ne savent pas nager. Eh merde. J'attachais le fil ninja précédemment attaché au collier du chat pour pas qu'il ne s'enfuie, et je respirais un grand coup en regardant l'eau dégueulasse des égouts. Respire, respire... saute.

Sans réfléchir, je me jetais tête la première dans cette eau horrible, en prenant grand soin de ne SURTOUT rien avaler. Je nageais jusqu'au trois inconscient, afin de les ramener à la surface. Avoir trois enfants de sept ans maximum sur soi en pleine nage quand on a que douze ans... wow. J'avais tendance à couler. je donnais le meilleur de moi-même pour continuer de nager avec eux sur mon corps, et en plus d'encaisser les coups que je prenais suite à leur agitation. Jusqu'au coup de trop. Un coup de pied bien placé, entre les deux jambes. Je me retenais de crier, me crispant complètement. J'étais comme paralysé, et continuais de couler. Cet état dura au moins cinq à dix secondes, avant que ne l'on refasse surface.

- POUAH. Agagaga... aiee... PUTAIN LE PROCHAIN QUI BOUGE JE LE COULE COMPRIS ?!

C'est après de longues minutes de lutte, qu'on se retrouva sur les couloirs adjacents, hors de l'eau. Je restais un moment au sol, littéralement épuisé. Je respirais fort, restant au moins deux bonnes minutes sans bouger. J'entendais des voix en haut, et la bouche d’égout se referma. Merde, personne ne savait qu'on était là... ? Comment on va sortir de là maintenant... me voilà coincé dans des égouts, avec un chat fuyard et trois enfants turbulents. Si on m'avait dit qu'un jour, je serai le plus sage d'un groupe, je n'y aurais pas cru.

Difficilement, je me relevais, tout en toussant. Malheureusement, j'ai un peu bu la tasse. BERK. Je vomissais sur le sol, j'allais mourir. Je vais décidément mourir.

Quelle journée de merde.

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MessageSujet: Re: [Mission de Rang D] À la chasse aux Aristochats !    Mer 15 Mar - 21:06
Bon. Nous voilà enfermé dans des égouts donc. Génial, j'aime ma vie. La joie. Je veux mourir, s'il vous plaît. J'étais dans un état pitoyable : complètement trempé, en train de vomir sur le sol, et je sentais... d'une odeur indescriptible et dégueulasse à souhait. Comment j'en étais arrivé là ? Je ne savais plus trop, mais tout ce que je savais c'est que je voulais en sortir. Difficilement, je me relevais.

- Qu'est-ce qui vous a pris de sauter ?
- On voulait jouer au ninja, comme toi !
- ... Je ne joue pas au ninja.

Je vais les tuer. Je vais les tuer. Retenez-moi avant que je ne fasse un meurtre. Soudain, j'entendais un miaulement venant de derrière. Je me retournais, me souvenant que j'avais aussi attaché ce pauvre chat avant de sauter à l'eau pour aller récupérer ces enfants débiles. J'allais vers lui afin de le libérer, et le prendre dans mes bras. Le chat semblait fatigué, et restait dans mes bras. Doucement, je le caressais, tout en observant les alentours. On pourrait éventuellement sortir par des plaques d'égouts, sauf qu'elles me semblaient inaccessibles. À la limite moi, je pourrais y monter, mais pas avec un chat et trois enfants à mes bras. Pas de choix, il nous fallait trouver une sortie.

- Bon, on est bloqué ici. On va devoir trouver une sortie par nous-mêmes. Venez.
- Beuh... ma maman me manque...

L'un d'eux était en train de pleurer. Que devais-je faire dans cette situation ? J'étais, comme eux un enfant, bien qu'un peu plus âgé. Qu'aurait fait un adulte à ma place ? Peut-être il l'aurait consolé. Sauf que... c'est pas mon genre.

- Arrête de chialer, c'est de votre faute si on se retrouve coincé ici que je sache, non ? Alors maintenant, je veux plus vous entendre sinon je vous noie, compris ?

Ouais, ça ça me correspond bien plus. L'enfant retenait ses larmes, et se garda bien de faire un quelconque commentaire. Pendant ce temps, j'observais les alentours tout en avançant. On allait tout de même pas devoir suivre ce cours d'eau pour trouver l'endroit où elle est évacuée quand même, si ? Beuuuh. Je ne veux pas, j'ignore complètement combien de temps ça nous prendrait. Les égouts de Konoha étaient bien plus vastes que ce que je ne le pensais. Ça me déprime. En plus, je n'étais pas tellement bien dans cette situation. Ces égouts, c'est typiquement le genre de lieu que je déteste. Cette incapacité de sortir pouvait me rendre malade... je prenais sur moi énormément, pour ne pas craquer. Il le fallait. Après tout, je n'étais pas réellement prisonnier... bon ok presque.

Derrière moi, les enfants murmuraient entre eux. Je ne savais pas vraiment ce qu'ils se disaient, mais ça ne m'inspirait pas confiance. Ils me critiquaient ? Peut-être. Je faisais genre de ne pas faire attention. À un petit détail.

- Sniff... il est méchant, il... il...

Je m'arrêtais dans ma marche. Avant de me retourner, fixant le garçon avec des yeux enflammés. Je vais le tuer. Je l'attrapais par le col, avant de le suspendre au dessus du courant d'eau qui était un peu plus fort que tout à l'heure.

- JE T'AI DIT D'ARRÊTER DE PLEURER JE TE JURE JE VAIS TE LÂCHER POUR PLUS T'ENTENDRE PLEURER SALE GOSSE !!

L'enfant agitait ses jambes par peur, et se maintenait à mon poignet. En voyant ça, mon visage s'adoucit un peu, et je constatais ce que je faisais par colère. Je le ramenais vers moi. Mince, je me sentais mal là.

- On... on va faire une pause. Venez, asseyons-nous.

Dans un coin tranquille, on se posait, formant un carré entre nous quatre, le chat étant posé au milieu entre nous. Je le caressais doucement, profitant que ce petit chenapan dorme.

- Ecoutez, j'ai pas été sympa avec vous. Mais ce que vous avez fait n'est pas bien. Je suis en pleine mission, et je devais récupérer ce chat puis remonter à la surface, mais vous m'avez rendu la tâche beaucoup plus compliquée. Puis c'était dangereux pour vous de sauter comme ça.

Je faisais une petite pause.

- M'enfin, le principal est que l'on soit tous sains et saufs je suppose. Alors maintenant on va se serrer les coudes pour trouver une sortie, d'accord ?

Suite à ça, on restait un moment tranquille, à discuter d'un peu de tout et de rien. Sans doute qu'au fond, moi aussi ça me rassurait de ne pas être seul ici, enfermé dans ces égouts sinistres. Ils s'amusaient à caresser doucement le chat, puis on se remit en route, afin d'arriver devant une grande grille, après deux bonnes heures de marche. On en pouvait plus, et cette grille nous bloquait complètement le passage. Sauf que derrière, il y avait... la liberté. Oui. La sortie pour évacuer toute cette eau était ici. J'essayais de trouver un moyen d'ouvrir cette grille, mais rien à faire.

- Reculez, et admirez.

Je leur souriais, avant de placer des parchemins explosifs sur la grille. Je sais, c'est pas bien. Mais au pire, Rei remboursera pour moi, comme d'habitude. Lalalala.

BOUM. L'explosion retentit, et la grille vola en éclats. Les enfants sautaient de joie, et on sortit donc par là. Sauf que problème...

- Hm... on est où là ?

Je crois que nous sommes sortis de Konoha. Merde, je n'ai aucune idée de l'endroit où on se trouvait.

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MessageSujet: Re: [Mission de Rang D] À la chasse aux Aristochats !    Mer 15 Mar - 21:38
Libéréééééééé ! Délivréééééé ! Je n'sais même pas où on eeeeeeest ! Libéréééééééé ! Délivrééééé ! Je sens le lait périméééééééééééé ! Ahem. On était donc sortis, et ça c'est plutôt cool. Maintenant, comment faire pour retrouver notre chemin ? Aucune idée. Je me retournais vers les enfants, qui semblaient eux aussi tout content d'être enfin sorti de ces égouts puants. J'étais soulagé personnellement. Me revoilà de nouveau sous ce beau ciel bleu, que j'appréciais tout particulièrement. Je n'étais plus prisonnier de cet endroit dégueulasse, mais de nouveau libre.

Sauf que cette liberté allait m'apporter quelques petits problèmes.

- Oh y a des gens derrière toi !

Derrière... moi ? Je me retournais, et je vis plusieurs ninjas de Konoha qui ont accouru ici. oh je vois, l'explosion avait du les attirer. On ne devait pas être si loin du village du coup non ?

- Qu'est-ce que ça signifie tout ça ? Tu as tenté de déserter par les égouts Ryûji ?
- QUOIIII ? Mais non, c'est un malentendu !

Ils me firent la morale pendant de longues minutes étant persuadé que j'avais cherché à fuir, ou à faire des bêtises comme d'habitude. Apparemment, ils me connaissaient vu le nombre colossal de conneries que j'ai pu faire à Konoha. Je ne vois vraiment pas de quoi ils parlent. Un alors s'approcha, et m'attrapa par le poignet prêt à me ramener de force à Konoha.

- Ne le touchez pas !

Les ninjas regardaient le groupe d'enfants. L'un d'eux, le pleurnichard, prit la parole.

- Il... il nous a sauvé la vie ! On est tombé, et il est venu nous secourir dans ces égouts, c'est un héros... !

Un héros ? Moi ? Nani ? Les enfants me défendaient donc, et cherchaient à leur prouver mon innocence. Et le pire dans tout ça, c'est que pour une fois je l'étais réellement. J'étais touché par ça. Après une bonne discussion, les ninjas décidèrent de tirer un trait sur cet événements, et on se mit en route vers Konoha avec eux.

Je souriais, tout en remerciant les trois enfants. Ils me considéraient comme un héros, c'était marrant comme image. Jamais encore on m'avait appelé comme ça. Et pourtant au départ, je n'ai pas été très gentil avec eux. Ils étaient vraiment adorables.

- Quand même, tu aurais pu éviter de faire péter la grille, et appeler à l'aide.
- J'y ai pas pensé, puis je trouvais ça plus rigolo.

Ils me regardaient d'un regard sévère.

- Haha je plaisantais... pour les réparations, Rei-sensei vous remboursera promis !

Ils soupiraient, puis on se remit en route. Il manquerait plus que je paye moi. Et il fallait que je trouve une histoire et une raison pour que Rei paye à ma place les réparations de la plaque. Fiou, ça sentait la galère encore, mais ça allait le faire.

Nous étions donc enfin de retour à Konoha, et je quittais donc les trois enfants. Il était temps qu'ils retrouvent leurs parents, qui ont du être morts d'inquiétude suite à leur disparition. Il faut dire que l'on s'est tout de même absenté pendant un très long moment. Nous étions maintenant à la fin de l'après-midi, et il me restait encore deux chats à trouver. Je n'étais vraiment pas efficace.. Je n'ai fait que la moitié du boulot, en grillant toute ma journée en temps. Génial. Je n'allais quand même pas passer ma nuit dehors à la recherche de ces satanés chats ?

Avant toute chose, j'allais rentrer à la maison pour laisser Berlioz à mon grand-père. C'était mieux, je ne tenais pas à ce qu'il m'échappe entre temps.

Je respirais un grand coup, avant de rentrer dans la forge.

- Grand-père c'est moi ! J'ai retrouvé un chat, je te le laisse ici.

Je prendrais bien une petite douche d'ailleurs.

- Je vais...
- C'est quoi cette odeur horrible Ryûji ?
- Ah c'est moi, je me...
- DEHORS TU EMPESTES TOUTE LA FORGE TU VAS FAIRE FUIR LES CLIENTS !

Un nouveau bouquin volait, alors que je sortais vite de la forge. Décidément, ce n'était pas ma journée. Je soupirais, assis sur le palier de la maison. J'allais rester dans cet état toute la journée, dur.

- Miooooou

Tiens, un miaulement. Un petit chat blanc était juste devant moi. Est-ce que par hasard, ce ne serait pas cette Marie ? Doucement, je m'approchais, puis je vis un dégoût sans pareil s'afficher sur son visage, et elle partit à toute allure. Quoi ? Oh c'est vrai, j'ai lu ça dans la mission... elle n'aime pas les gens sales. Comme par hasard. Voilà encore quelque chose qui allait compliquer la mission. Je sors d'un bain dans les égouts, comment je vais réussir à approcher ce chat ?

Ça n'allait pas être facile, mais... la chasse à Marie est maintenant lancée.

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MessageSujet: Re: [Mission de Rang D] À la chasse aux Aristochats !    Jeu 16 Mar - 0:00
Je commençais à réellement fatiguer. Cette journée était éprouvante. J'étais dans un état lamentable : j'avais froid, mes habits étaient encore humides, j'avais une odeur atroce et je mourais de faim. Pas de panique voyons, après tout j'avais déjà trouvé deux chats sur quatre. Soit la moitié de ma mission... buhuhu. Donnez-moi une corde, vraiment. J'ai juste envie de me pendre là.

Mais nan, à la place j'avais pris la géniale décision de courir après ce stupide troisième chat. Il s'agissait de Marie, qui me fuyait parce que je puais. C'est pas de ma faute si mon grand-père me refusait l'accès à la maison. Depuis le cas de Toulouse de ce matin, il était réellement en rogne contre moi. Il était parfois effrayant l'ancêtre. Du coup, je n'avais pas d'autre choix que de courir après ce crétin de chat. J'imagine que ce sera au premier qui va se fatiguer, ou bien à celui qui sera le plus rapide. dans les deux cas, j'étais plutôt mal parti, haha. On me considérait souvent comme quelqu'un d'increvable, mais là ça commençait à faire beaucoup. Ces satanés chats me rendaient la vie impossible. J'enrageais.

Elle passa dans de nombreuses ruelles étroites, sur les toits des maisons, sautait sur des stands. Elle était impossible à attraper, et me fuyait comme la peste que mon odeur incarnait. J'espérais de tout cœur qu'elle ne se mette pas, elle aussi, à plonger dans une plaque d'égouts. Je pense que c'est la pire chose qu'elle pourrait me faire, actuellement.

La pire, chose, vraiment ? Eh bien, je n'étais pas au bout de mes surprises alors. Oui, en effet, la jeune chatte blanche courait encore, et semblait se diriger vers un endroit bien plus... problématique.

- ... Sérieusement ?

Oui, Marie pénétra dans le quartier des Yamanaka, lieu que j'ai évité chaque jour depuis mon arrivée à Konoha. Le seul Yamanaka que je fréquentais était Rei, et... c'était tout. J'avais une confiance absolument négative envers tous les autres. Déjà qu'avec Rei, je ne sais pas si je peux lui faire vraiment confiance, alors là...

Je restais figé un moment. Le chat s'était caché dans ce quartier là. Comment je vais faire ? J'essayais de faire un pas, mais mon corps ne répondait pas. Je tremblais. Pourquoi était-elle obligé de faire des trucs pareils ? Qu'ai-je fait pour mériter une aussi horrible mission qui a ruiné ma journée ? Pourquoi le sort s'acharnait-il contre moi aujourd'hui ? Je ne savais plus quoi faire.

Pendant de longues minutes, je suis resté immobile, devant l'entrée du quartier des Yamanaka. J'hésitais longuement, ne sachant plus quoi faire. Devrais-je abandonner cette mission, bien trop compliquée pour moi ? Abandonner sur une mission de rang D ? Vraiment ? J'en étais réduit à ce point... ? Je ne sais pas trop. Je ne trouvais pas la force de m'aventurer tout seul dans le quartier des Yamanaka. Ici, ils étaient chez eux. Ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient. Ce serait comme m'aventurer en territoire ennemi.

Soudain, j'entendis une voix derrière moi qui me fit sursauter. Je me retournais vivement, traumatisé. C'était justement Rei, à qui je pensais un peu plus tôt, qui venait de me saluer.

- S-S-S-S-S-S... SENSEI !

Je ne savais pas trop quoi penser de son arrivée. Était-ce une bonne chose, une mauvaise chose ? Je n'en savais trop rien. Il pouvait peut-être m'aider, tout comme se moquer de moi. Grr. Ah ! Le voilà en train de faire une grimace, sans doute avait-il remarqué l'odeur nauséabonde.

- Pepepepep ne faites aucun commentaire sur l'odeur !

Avant toute chose, je me devais de commencer par là. J'avais déjà assez honte comme ça, et cette journée m'avait rendu fou. Je grognais, en détournant le regard, n'osant pas affronter le sien.

- J'ai besoin de votre aide pour ma mission. Je dois ramener des chats, j'en ai déjà récupéré deux sur quatre. La troisième s'est enfui ici, dans le quartier de votre clan. Et elle me fuit à cause de mon odeur, j'arrive pas à mettre la main dessus.

Je tapais mes deux index l'un sur l'autre.

- Je pourrais pas... me décrasser vite fait chez vous ? Mon grand-père me veut pas car je fais fuir les clients, et il m'a déclaré la guerre aujourd'hui.

J'entendais mon ventre gargouiller aussi.

- Il m'a même privé de manger toute la journée, alors peut-être que je pourrais vite fait manger un bout aussi ?

Je voyais vers l'entrée un homme se diriger vers nous. Sans doute un Yamanaka qui passait par là. Je m'éclipsais vite derrière un arbre, faisant signe à Rei de s'approcher.

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MessageSujet: Re: [Mission de Rang D] À la chasse aux Aristochats !    Ven 17 Mar - 3:06



yume de tataku tonda karada wa
(Dans mon rêve, je m’envole si haut)

donna fuan matotte mo furiharatte iku
(Me débarrassant des peurs en moi)

Nemuru chiisana omoi hirogari dashite
(Le moindre sentiment en moi s’enfuit avec le vent)

Kizuku yowai watashi kimi ga ireba
(Le moi faible et à terre, si tu es là)



Je chantonnais dans ma tête, la chanson qui passait dans mon casque. J’avais passé la matinée à préparer les futurs entraînements que j’avais l’intention de donner à l’autre terreur. Ne pas le voir de la journée était reposant parfois. C’est pourquoi j’avais passé l’après-midi à me promener, dans Konoha, puis ensuite dans le quartier du clan. J’avais ma musique à fond dans mon casque. Marcher ainsi me détendait, je n’avais pas besoin de penser à quoi que ce soit. Pas de mission à l’horizon, pas de nouvelles bêtises à réparer, pas de terreur sur pattes, la belle v…

J’avais parlé trop vite. Mais qu’est-ce qu’il foutait à trembloter comme une gamine devant l’entrée du quartier ce boulet ? Il s’était encore perdu ? C’était probablement ça. Mais venir se perdre au quartier Yamanaka, dans son cas, c’était quand même assez cocasse. Je m’approchais pour lui adresser la parole et le saluer, ce qui déclencha deux réactions. Une première de sa part ayant un soudain intérêt pour ma personne. Il semblait presque content de me voir le petit. Au quartier Yamanaka ? C’était louche. La seconde réaction était de ma part, à l’agression de mes narines par une odeur absolument immonde. Les muscles de mon visage se contractèrent pour former une grimace assez mémorable, tellement il puait.

- Tu t’es douché dans une fosse sceptique ?

Il me parlait de sa mission. Chercher des chats. Il en avait déjà chopé deux, et je me retenais de lui demander si les deux en question étaient encore en vie actuellement.

- Tu m’étonnes qu’elle te fuit..

Il voulait vraiment venir chez moi ? Bon, à cette heure-ci, ma grand-mère n’y était sûrement pas, alors ça ne devrait pas poser de problèmes. Et puis, il fallait mieux qu’il se lave avant qu’il n'infecte totalement le quartier dans sa totalité d’une odeur nauséabonde.

- Allez, viens.

Alors que je commençais à le diriger jusqu’à chez moi, son ventre gargouillait comme s’il n’avait pas mangé depuis un mois. Et dès qu’un Yamanaka pointait le bout de son nez, le voilà qu’il se planquait. Il était désespérant ce gosse. Et si je n’étais pas en plein milieu du quartier, je pense que je l’aurais lavé moi-même à coup de Gokakyû. Et tant pis s’il se retrouvait assommé, il avait qu’à ne pas s’encrasser autant celui-là. J’vous jure.

- Tu sais, ça ne sert à rien de te planquer, on te repère à l’odeur.

Il me demanda même à bouffer, j’y crois pas. Et pourquoi pas un massage des pieds tant qu’il y était. Masquant mon léger agacement à ce que ce gosse à mit fin à mon moment de plaisir avec ma musique, pour m’agresser les narines et me quémander à manger, j'acquiesçais avant de l’embarquer jusqu’à chez-moi, et sans même lui faire visiter le diriger directement dans la salle de bains. Je lui donnais une serviette, un gant, mon gel douche, et mon shampoing à la pêche.

- Utilise la douche ou la baignoire, comme tu préfères. Entrouvre la porte et file moi tes fringues quand tu les auras retirés. J’peux pas te laisser vagabonder dans le quartier avec cette odeur.

Une fois ses vêtements dans une main, je bouchais mon nez de l’autre, avant de les accrocher dans le jardin.

- Aux grands mots les grands remèdes.. Gosuikyû no jutsu.

Envoyant une boule d’eau monstrueuse sur les vêtements du gamin, j’en expulsais toute la crasse. En l’envoyant chez le voisin, mais pas grave, il est mission très longue durée, il ne s’en rendra pas compte. Je récupérais ensuite les fringues que je mettais à la machine à laver.

- Attention, j’entrouvre la porte.

Je glissais un t-shirt bien trop grand pour moi que ma grand-mère avait voulu m’acheter. Que je posais au sol près de la porte. Histoire qu’il ai quelque chose à se mettre sur le corps en attendant que la machine se termine.

- Une fois que tu l’auras enfilé, vu la taille, si tu veux pas qu’on voie tout ton torse, prend une épingle à côté de la baignoire pour l’accrocher derrière.

Je me rendais vers la cuisine, pour voir ce qu’il y avait à manger.

- Mon petit Rei, c’est quoi cette odeur ?

Woups, elle était rentrée. Bon, Ryûji risquait de rencontrer une nouvelle Yamanaka d’ici.

- J’sais pas ce qu’a foutu mon kouhai, mais j’pouvais pas le laisser courir le quartier avec cette odeur. J’ai mis ses fringues à la machine, et il est dans la salle de bains.

- Oh, ton jeune élève. J’ai hâte de le rencontrer.

À mon avis, pas lui. Mais on va éviter de la frustrer. Elle peut être terrible quand elle est en colère. Comme c’était l’heure du dîner, autant l’inviter à manger avec nous. Entendant le son de la porte de la salle de bains s’ouvrir, je m'apprêtais à y aller avant qu’elle me devance.

- Bonjouuuur toi !

Elle se baissait à son niveau avant de lui tirer la joue.

- Oh qu’il est mignon.

Elle m’envoya un message par télépathie.

- Bah alors, tu les prends aussi jeune maintenant ?

Je rougissais, avant de lui répondre de la même manière que pas du tout. Elle le poussa jusqu’à la table de la salle à manger. Au repas, purée, et steak de Caribou,

- Est-ce que comme Rei, tu veux faire un petit volcan avec ta purée, pour mettre la sauce par-dessus ?
- MAMIE !
- Tu verrais, dès qu’il s’agit de manger des haricots verts, il écrase des chips dessus pour passer le goût. Un vrai enfant ton sensei.
- MAAAAAAAAAMIIIIIIIIIIE è.é

Elle reprenait un peu son sérieux.

- Rei, tu l’accompagneras, je ne veux pas le laisser tout seul en pleine nuit, on se perd facilement dans le quartier.
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MessageSujet: Re: [Mission de Rang D] À la chasse aux Aristochats !    Ven 24 Mar - 23:35
J'enrageais. Je lui avais pourtant dit de ne pas faire de commentaire sur mon odeur, et le voilà qu'il me lançait déjà deux piques dans la face. Je me contenais pour la première, mais je ne résistais pas à lui répondre à la seconde.

- Je vous avais dit de ne rien dire !

Il le faisait exprès, c'en était une certitude. Il passait, de toute manière, le plus clair de son temps à me descendre, que ce soit publiquement ou non. Il cherchait toujours à me faire avoir honte, ou à me faire des sales coups, comme par exemple avec sa sucette dégueulasse. Beurk, rien qu'en y repensant, j'avais envie de vomir. Je suis sûr que boire l'eau des égouts est plus conseillé que de manger ce truc abominable. Après tout, je pouvais me vanter aujourd'hui d'avoir goûté aux deux. Alors je sais ce que je dis. Et je devrais pas m'en vanter, alors je vais me taire.

J'étais cependant persuadé qu'il allait refuser de m'emmener chez lui, juste pour m'embêter. Et étonnement, il accepta. J'étais perplexe, qu'est-ce qu'il manigançait ? Il acceptait réellement de m'accueillir chez lui pour que je me lave et que je mange, alors que même mon propre grand-père n'était pas foutu de m'accepter ? Wow. Quel plan tordu a-t-il en tête ? Ou alors... peut-être qu'il voulait vraiment m'aider ? Incroyable, ça me semblait irréel.

- ... Vraiment ? Ah euh, bah je... ok !

Je ne savais pas trop quoi dire. Par contre pour la réflexion suivante, j'avais quelque chose à dire.

- LAISSEZ MON ODEUR EN PAIIIIIIIIIX.

J'en ai marre de cette journée. Je n'avais qu'une envie, c'était d'aller m'enterrer sous un arbre, et de ne plus jamais en ressortir. vous m'entendez ? JAMAIS.

On arrivait donc chez lui. Et... waouw. mais c'est que c'est super grand ! Rien à voir avec la petite maison qu'on avait chez nous. C'était beau, spacieux... attendez. Mais Rei est si riche que ça ? Je devrais peut-être un peu plus souvent lui quémander des sous, ou lui faire les poches. Il ne me fit cependant pas visiter. Dommage, j'avoue que j'étais plutôt curieux de visiter un peu sa grande maison. Il me mena directement à la salle de bain, me passant de quoi me laver en paix. Il voulait que je laisse la porte entrouverte pour lui passer mes vêtements sales, une fois retirés. Je grimaçais. Je n'aimais pas spécialement le fait de pas pouvoir fermer la porte. C'est bien l'une des rares situations où je suis content d'être enfermé. Hmpf.

- N'essayez même pas de jeter un œil, ou sinon je vous casse le nez à vous aussi. Hmpf.

Je soupirais, tout en retirant mes habits pour les lui passer. J'avais le choix entre utiliser la douche ou la baignoire. Et à vrai dire, mon choix était tout fait.

- Je me suis jamais lavé dans une baignoire... ça a l'air cool !

Je souriais, tout en sautant à l'intérieur. J'observais comment le tout était conçu, en cherchant le fonctionnement. À la maison, on avait qu'une simple douche classique après tout. J'avais l'impression de vivre dans une toute autre dimension. Je commençais donc à me faire couler un bain, et jouer avec l'eau. Je me servais même du gel douche et du shampoing pour faire beaucoup de mousse, puis m'en servir comme personnages dans un jeu de combat. Le gel douche contre le shampoing, une bataille légendaire . Paf, pouf, boum !

- Je vais te tuer, shampoing de malheur ! Super coup de bouchon de la mort qui tue BOUM ! Haha, raté mister gel douche, tu vas goûter à ma toute puissante technique, le shampouinage ! Noooooooooooooon tu es trop fooooort, je meurs bloupbloupbloup.

RIP gel douche qui coula dans le bain. Ah oui sinon, il fallait que je me lave. À l'aide du gant, je commençais donc à me frotter sur les différentes parties de mon corps avec le gel douche vaincu, avant de passer le victorieux dans mes cheveux pour virer toute cette crasse qui y résidait. Bwaaaaah. Y avait pas à dire, ça faisait du bien. Moi aussi je veux une baignoire à la maison, c'est trop rigolo. Bon par contre, sans doute que je fuirais mes missions pour aller m'y réfugier, et refaire des batailles épiques. Hihi.

Au bout d'un moment, j'entendis de nouveau Rei qui allait entrouvir la porte une nouvelle fois.

- Bloup bloup blub blub !

J'avais la moitié du visage dans l'eau, afin de me cacher au cas où s'il jetait un œil curieux à l'intérieur. On sait jamais, c'est vicieux un Yamanaka. Au final, ce n'était que pour me passer un T-shirt pour pas que je sois tout nu. Ah, c'était gentil ça de sa part, car... attendez. Mais... qu'un T-shirt ? Mais mais mais mais... PERVERS. J'vais garder la serviette un moment je crois, j'y crois pas comment qu'il est ce sensei.

Je grognais, tout en continuant à m'amuser dans mon bain, avant de décider à sortir... au bout d'une heure. J'étais tout propre, et je sentais tout bon. Ca faisait un bien fou ! Moi-même j'en pouvais plus de cette odeur nauséabonde. Plus jamais je n'irais me promener dans les égouts. Jamais. J'enfilais alors le T-shirt, et je gardais ma serviette pour le bas. Je n'avais pas d'autres choix. Il ne perdait rien pour attendre celui-là... j'utilisais donc l'épingle plus pour maintenir la serviette en place que le T-shirt, et tant pis si on voit un peu mon torse. Grr.

Je sortais de la salle de bain, tout en grognant.

- Rei-sensei vous êtes sérieux vous avez oub...

Stupeur. Avant de voir Rei, je pouvais voir une toute autre personne. Une vieille dame, ici... ? C'était sans doute sa grand-mère. Je suis alors devenu tout rouge... une Yamanaka. Devant moi. A... A... A l'aide ! Elle ne me laissa même pas le temps de partir en courant qu'elle s'abaissa à mon niveau pour me tirer les joues, disant que je suis mignon.

J'étais complètement paralysé. J'avais besoin d'aide... elle allait me capturer, me ramener là-bas...

- Ahg... ga... ga... ah... me touchez pas !

Je levais une main pour lui lever la sienne, mais elle me l'attrapa fermement, me faisant d'autant plus peur. Peur, oui c'était exactement le mot parfait pour décrire ma situation actuelle. Il fallait que je fuis, mais... j'en étais pas capable.

Elle me lâcha ensuite, et me poussa à table. Je regardais Rei d'un regard qui voulait dire "Pitié aidez-moi s'il vous plait". C'est vous dire à quel point je me sentais démuni. J'avais très peur de la suite... je craignais vraiment qu'il se passe quelque chose de très grave. J'étais peut-être tombé dans un piège, en venant ici... ce serait pourquoi Rei a accepté de m'emmener chez lui ? Mais oui sans doute, où avais-je la tête en demandant une chose pareille... comment je vais me sortir de là maintenant ?

Du calme... ne surtout rien faire de déplacé, et rester tranquille. Elle me demanda si je voulais faire un volcan dans ma purée pour y mettre la sauce. En temps normal, je me serais foutu littéralement de sa gueule. Là...

- Non merci madame, ça ira madame.

Je ravalai ma salive, tout en regardant mon assiette. Ca avait l'air bon mine de rien, mais je n'avais pas la tête à apprécier la nourriture... c'est dire mon état de faiblesse actuel !

- C'est très bon madame.

Elle continua, en parlant d'haricots verts. Il écraserait apparemment des chips dessus pour camoufler le goût. Là encore, en temps normal je me serais foutu de sa gueule. Là...

- C'est pourtant un très bon sensei madame.

Je mangeais mon assiette dans le silence, toujours angoissé. Elle demanda à Rei de m'accompagner pour ne pas que je me perde dans le quartier. C'était une bonne idée...

- Je suis d'accord avec vous madame, c'est une très bonne idée madame.

Je soupirais.

- C'était très bon madame.

Comment ça je lui ai déjà dit ? Au secouuuuuuuuuuuuuuurs.

Finalement, le repas fut terminé, et Rei sécha mes affaires avec l'une de ses techniques. Je pouvais enfin récupérer mes vêtements tout propres et tout beaux. Si j'avais su que cette mission allait prendre une aussi grande tournure, je serais resté couché toute la journée...

Une fois de nouveau vêtu normalement, il était temps de partir. Rei allait m'aider pour capturer le troisième chat, et la nuit était déjà complètement tombée.

- Au revoir madame, merci pour tout madame.

Je m'inclinais même poliment. Sauf qu'à l'intérieur, ça n'allait pas du tout ! J'étais juste terrorisé à l'idée qu'un problème survienne. Ce serait juste terrible. Une fois la porte refermée, et donc que nous étions à l'extérieur, je tombais sur les fesses, soupirant un grand coup. J'avais eu la peur de ma vie, sans aucun doute.

- J'ai eu si peur...

Je regardais Rei ensuite, dans les yeux, avant de rire en repensant à ce qu'il s'est passé tout à l'heure. Ou plutôt, ce qu'il s'est dit.

- Bwaaaaah alors comme ça vous faites des volcans dans votre purée, et vous écrasez des chips dans vos haricots verts pour faire passer le goût ? Hahaha, c'est nuuuul !

Je rigolais bien, après tout j'avais un cruel besoin de me détendre après l'événement traumatisant que je venais de vivre. J'allais enchaîner, quand soudain...

- Miooooou...

Ce miaulement... je l'ai déjà entendu...

- ... MARIE !

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MessageSujet: Re: [Mission de Rang D] À la chasse aux Aristochats !    Sam 25 Mar - 0:52
Bien entendu, le Yamanaka ne se laissa pas faire et rétorqua à son tour.

- "C'est très bon madame" ? air véritablement moqueur, C'est juste de la purée ! Eh bien, je ne te savais pas capable d'être poli.

Je lui tirais la langue, agacé. il m'expliqua ensuite qu'elle n'était pas méchante. Moui... elle n'en restait pas moins une Yamanaka, et je n'étais pas en confiance du tout. Je veux bien qu'elle ne me semblait pas méchante, mais bon... j'avais peur, voilà tout. Et pour ça, je n'y pouvais rien.

Ce n'est qu'après qu'on entendit le miaulement de Marie, à deux pas de nous. On se regardait, et on s'avançait vers l'endroit d'où provenait le miaulement. Tiens-toi prête Marie ! Maintenant que je suis tout propre, et que j'ai bien mangé, eh bah tu ne m'échapperas plus ! J'avais réussi à trouver la solution pour le troisième chat, sans qu'il n'y ait de bavure. J'étais réellement fier de moi. Haha. Encore une fois, j'ai parlé un peu trop vite.

- Miouuu...

Le miaulement semblait triste, et venait de chez les voisins de Rei. Et là, dans le jardin... horreur. Il y avait Marie devant nous, toute salie et trempée. Elle empestait d'une odeur bien familière...

- Quoi ? Mais c'est... PWAH CETTE ODEUR !

Eh oui, encore. Marie avait exactement la même odeur que j'avais un peu plus tôt, en plus d'être trempée. Mais qu'est-ce qu'il s'est passé exactement... ? J'observais les alentours, voyant le sol et les barrières trempées entre les maisons de Rei et celle-ci. Ne me dîtes pas qu'il lui est arrivé ça au moment où il a lavé mes vêtements. Haa... j'en ai marre.

Bon après, je pouvais me satisfaire d'une chose : c'est que ce chat avait payé pour m'avoir fui jusqu'ici. C'était le retour du boomerang, le karma venait de frapper Marie. Bwahaha ! Pour payer de m'avoir fui, elle allait puer toute la journée ! Et je n'allais absolument pas la laver, au contraire, elle n'avait que ce qu'elle méritait. Bon ok, peut-être que je la laverai avant de la ramener, histoire de ne pas trop me faire incendier. Ouais, c'est le mieux.

Bon au moins, Marie ne devrait plus présenter de résistance... encore une fois, j'ai parlé trop vite. En me voyant approcher, elle prit peur. Ou plutôt, elle avait honte. Elle partit alors dans la direction opposée.

- ... ... J'EN AI MAAAAAAAAAAAAARRE DE CETTE MISSION DE MEEEEEEEEEEERDE.

À toute allure, je la suivis afin de la rattraper. C'était comme un peu plus tôt, seulement que je devais en plus esquiver et me cacher des Yamanaka passants ici. Grr. Journée de merde. Vie de merde. En plus Rei se moquait de moi.

- Arrêtez de vous moquer de moi, et bougez votre cul pour m'aider ! Je prends ce chemin, et vous celui-là, on va la coincer !

Il me demandait pourquoi je ne lui disais pas "Oui monsieur", ce à quoi je lui répondis...

- GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR !

Je m'en étais presque fait mal à la gorge, puis je partais dans la décision que j'avais prise, tout en ronchonnant des petites injures inaudibles.

Plus de sérieux, il faut que je mette la main sur Marie, une bonne fois pour toute. On allait la coincer ici. Et d'ailleurs, bingo ! Je la vis revenir vers moi, et repartir comme un éclair dans une ruelle adjacente. On s'y rendit donc, se laissant guider par l'odeur. Elle s'était planquée en hauteur. Je soupirais, grimpant sur les poubelles pour l'atteindre. Je le voyais venir, j'allais tomber dedans. C'est pourquoi je faisais très attention.

D'en bas, je pouvais entendre Marie miauler, comme si elle pleurait. Elle poussait même quelques miaulements très fort par moment, comme si elle souffrait. Elle était atteinte à ce point ? Damn, saleté de chat. Une fois avoir grimpé tout en haut du muret... c'était un peu tard, la mal était fait. Marie était littéralement en train de s'arracher les poils avec des dents, afin de virer la crasse qu'elle ne parvenait pas à nettoyer.

- ... .... Non Marie !!!! Fais pas ça !!

Beaucoup trop tard. Elle s'était arraché de très nombreux poils, à tel point qu'on pouvait voir sa peau rosée. Oh mon dieu, c'était une catastrophe cette mission. La jeune chatte, visiblement terrifiée et déprimée, se laissa finalement faire, et vint dans mes bras. Bien, mais pour combien de temps... ? Je ne prendrais plus aucun risque ! Je sortis alors un fil ninja, afin de la ligoter pour ne plus qu'elle ne bouge. voilà ! Elle était fait comme un rat. Je sautais en bas, satisfait de l'avoir attrapé. Ok les chats ne sont pas dans un fameux état, mais... l'important c'est qu'ils sont ramenés. Pas ma faute si ils sont cons aussi, ma parole.

Et puis, le plus important restait Duchesse. Après tout, la mission stipulait qu'aucun mal ne devait lui arrivait. Rien à signaler sur les trois petits chats ! C'est donc pas très grave si je leur ramène un estropié, un puant et une mi-chauve. Non ?

- Rei-sensei, vous... vous pouvez m'accompagner jusqu'à la sortie du quartier s'il vous plait ? Ah c'est pas que j'ai peur, hein ! Juste... comme ça quoi. Réfléchissez pas ou j'vous tape.

C'est ainsi que mon excursion dans le quartier Yamanaka s'était terminé. D'un signe de la main je disais au revoir à mon sensei, sans le remercier bien entendu, puis je partis. La nuit était tombée, et ma mission n'était toujours pas terminée. Il ne restait plus qu'un dernier chat à trouver... Duchesse.

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MessageSujet: Re: [Mission de Rang D] À la chasse aux Aristochats !    Jeu 30 Mar - 21:53


D'ailleurs, j'y pense. Il faisait nuit noire, je n'étais toujours pas rentré, et... mon grand-père s'en foutait. Décidément, il me faisait la gueule au point de me laisser passer la nuit dehors, dans le froid... tout seul. Putain de mission, c'était décidément la pire de toutes. Mon grand-père m'a déclaré la guerre, j'ai failli tuer un chat, j'ai bu de l'eau des égouts après y avoir plongé dedans, je me suis perdu dans des égouts avec des vêtements trempés et puants la mort, j'ai été accusé de désertion, j'ai rencontré la grand-mère de Rei qui m'avait terrifié, je me suis paumé dans le quartier Yamanaka... et maintenant je passe la nuit dehors, tout seul, sans pouvoir rentrer chez moi ? Mission de merde ! J'en avais juste ma claque là.

Et le pire dans tout ça... c'est qu'il me manquait encore un chat. Duchesse. Si j'ai bien compris, elle était la mère des trois chatons que j'ai ramené, à savoir la momie, le puant et la chauve. Il fallait que je les récupère. D'après l'ordre de la mission, j'avais plus de chance d'attirer Duchesse avec l'un de ses enfants. Autant lui ramener les trois, elle me suivra très certainement. Marie était dans mes bras, par moment calme, et par moment je devais lutter un peu pour ne pas qu'elle s'enfuit. Elle était bornée, celle là, incroyable.

Je prenais mon courage à deux mains, et retournais chez moi. Je pénétrais dans la maison, et tout était éteint. Papy s'était endormi sur le canapé, comme s'il m'avait attendu toute la soirée et nuit. Dans le fond, c'était finalement touchant... quoique... pourquoi est-ce qu'il avait un couteau de cuisine dans la main ? Gasp, je vais vite me tailler de là moi j'crois. J'avais récupéré les trois petits chatons dans mes bras. Le premier était toujours dans un état lamentable, sous tous ces bandages. Il avait néanmoins l'air d'avoir un peu moins mal. Le second sentait moins, mais quand même. Puis, il était toujours un peu sale. À croire que papy avait fait le strict minimum pour que ça retombe sur moi, sans trop laisser ce pauvre chat mourir dans sa puanteur. Et pour la troisième... rien avait changé. Marie était toujours à moitié chauve, s'étant elle-même arraché ses propres poils. Je n'osais même pas imaginé la réaction de cette pauvre Madame Lafontaine.

Je marchais dans les rues, littéralement épuisé. Je n'en pouvais plus, cette mission était venu au bout de moi. Jamais je n'aurais imaginé qu'une recherche de chat pouvait prendre autant d'ampleur. Et pourtant, c'était bien le cas... je n'avais plus qu'une envie, c'était m'endormir dans mon lit pour trois ou quatre jours, en prenant bien soin de barricader ma porte pour me protéger de papy. Je soupirais rien qu'en y pensant, quelle vie et mission de merde.

Soudain, les chatons s'agitaient dans mes bras, et miaulèrent à l'unisson. Qu'est-ce que ça voulait dire ? La réponse arrivait bien assez vite, puisqu'un autre miaulement se fit entendre, laissant ensuite apparaître un autre chat gris, plus adulte.

- Duchesse !

Elle était enfin là, et tout semblait se passer pour le mieux. Seulement, lorsque celle-ci me vit... ou plutôt, lorsqu'elle vit l'état dans lequel était ses petits, elle fut prise d'une colère noire difficilement descriptible. Sans crier gare, le chat se mit à me courser, prêt à me faire la peau. Woups.

Une véritable course poursuite s'en suivit... encore une fois. C'était décidément interminable comme mission. Seulement, cette fois-ci, j'étais dans la peau du chassé et non du chasseur. Les trois chatons au bras, je courais pour ma vie. Je n'avais pas envie de tenter quoique ce soit, par peur de la blesser ou autre également. S'il arrive du malheur à Duchesse, ma mission serait un échec. Il fallait que je fasse donc attention. Mais là... elle était bien parti pour me tuer. Ou plutôt m'achever.

J'entendais ses miaulements enragés derrière moi, alors que je courais à toute allure, passant d'arbres en arbres, de toits en toits. Rien à faire, elle était toujours à mes trousses Je courais, je n'étais plus très loin des grandes portes du village. Je regardais derrière moi, voyant son regard de tueur me pourchassait. Seulement, en regardant droit devant moi, je pus voir trop tard une femme que je percutais. On tombait tous les deux par terre. Duchesse me rattrapa, et me griffa à de multiples reprises le dos.

- AIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIEUHHH !!

C'était trop, je n'en pouvais plus. Les chats quand à eux maintenant réunis, escaladèrent la muraille et quittèrent Konoha. Oh non...

- Non, attendez !

Trop tard, ils étaient partis.

- Comment je vais expliquer ça à madame Lafontaine moi...
- En effet, comment tu vas m'expliquer ça ? Ryûji-kun, tu as laissé partir mes chats adorés !!
- ... V... Vous ??

La femme que j'avais percuté. Trop d'émotions se mélangèrent tout à coup. En plus de la douleur et de la fatigue. Cette journée ne pouvait pas plus mal se terminer. La dame me passa donc un savon pour avoir fait souffrir ses pauvres petits chats adorés, en voyant l'état de Toulouse et de Marie principalement, et me repassa ensuite un savon pour tous les avoir laissé s'échapper. Au final, cette mission était... un échec cuisant. Une fois de plus.

J'ai donc fait tout ça pour... rien. Depuis ce jour, lorsqu'il s'agit de chats, je suis étrangement très irritable, et capable de faire un meurtre. Méfiez-vous.

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Nyahahahaha:
 
 

[Mission de Rang D] À la chasse aux Aristochats !

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