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Le Prince, la Noble, et le Paysan [PV. Seika C. Natsuki]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Sakai Kenzô
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MessageSujet: Le Prince, la Noble, et le Paysan [PV. Seika C. Natsuki]   Jeu 23 Fév - 3:35


Le Prince, la Noble, et le Paysan


Une nouvelle journée à Suna débutait. Je sortais de mon lit assez tôt, tout en baillant, et en me regardant dans le miroir. Cela se voyait, je n'étais pas du tout réveillé. Je ne pouvais pas sortir ainsi, ça ne faisait pas vraiment... pro. Oui, d'autant plus qu'aujourd'hui, j'allais être affecté à une toute nouvelle mission. Je ne saurais l'ordre en question qu'en temps voulu, mais pour l'instant je devais me préparer. J'y passais plusieurs minutes, avant de me préparer un petit en-cas que je mangerais sur le chemin. Comme à mon habitude, j'étais bien couvert. Je pouvais m'estimer heureux qu'un village ninja ait pu voir le jour dans ce désert. J'aurais sans doute mal vécu le fait de devoir me rendre dans un endroit... encore plus froid. Cela faisait des années que je n'avais pas quitté ce désert, et le jour où cela arrivera... ça ne sera pas facile. La chaleur de Kaze no Kuni arrivait à compenser un peu ma situation, mais ça ne sera pas pareil de partout.

Sortant de ma maison, je saluais ma mère avant de partir. En chemin, je grignotais, et j'avais emmené quelques sucreries au cas où. Elles se trouvaient dans mon sac. Je me dirigeais donc vers le bureau des missions de Kaze no Kuni, là où je pourrais en apprendre un peu plus sur l'origine de cette mission. Qu'est-ce que ça allait être cette fois ? C'était un grand mystère. Ce n'était que ma seconde mission, alors je n'étais pas encore assez familier avec ce système.

▬ Hé, mon garçon. Approche.

Je tournais la tête, en direction de cette voix. Il s'agissait d'un marchant derrière son stand, qui me faisait signe de venir vers lui. Je regardais tout autour de moi, pour voir s'il n'y avait pas quelqu'un d'autre à qui il aurait pu demander ça. Non non, il n'y avait bien que moi dans cette ruelle. J'étais curieux, mais en même temps pas rassuré. Je ne savais pas vraiment ce qu'il voulait. Il n'était qu'un marchand, que pouvait-il me faire de... dangereux ?

Doucement, j'approchais.

▬ Mon petit, j'ai une offre merveilleuse à te faire.

Une offre merveilleuse... qu'allait-il me sortir ? Je craignais le pire. Il s'abaissait un moment, et posait un objet mystérieux sur le comptoir. Le marchand affichait un sourire malicieux. Qu'est-ce que c'était que ça ? Je n'ai jamais rien vu de tel... sauf si, peut-être une fois dans un vieux conte.

▬ Il s'agit... d'une lampe magique. La légende raconte qu'un élu sera capable un jour de tirer le puissant génie de son sommeil.
▬ Un... génie ?
▬ Oui. Un génie... et ce génie, une fois invoqué, pourra exaucer trois de tes voeux les plus chers. Et tout ça pour 17500 Ryô !


Je regardais le marchand, en clignant des yeux.

▬ Vous essayez de m'arnaquer, c'est ça ?
▬ Non, du tout mon enfant. Hélas, je ne suis pas l'élu, mais peut-être que toi... tu pourrais obtenir tout ce que tu désires. Tout, absolument tout. Et puis au pire... tu revendras cette lampe à un prix plus cher que ce que tu l'as achetée.
▬ C'est ce que vous avez fait ?
▬ ... C'est ce que j'ai fait.


... C'était gênant. Je soupirais, et les mains dans les poches je continuais mon chemin vers le bureau des missions. J'étais toujours dans les temps, ça irait. Je n'y croyais pas vraiment à cette histoire de génie. Ça me semblait un peu tiré par les cheveux. Un génie qui pourrait invoquer trois vœux ? Si c'était vrai, ça se saurait, non ?

M'enfin, reprenons notre chemin. J'arrivais sur place, et on me fit part de ma mission d'aujourd'hui. Je devais escorter une femme, fille de noble, jusqu'à un tournoi d'arts martiaux à Okanka. Okanka... ce nom me parlait, je savais à peu près vers où c'était. Je n'avais néanmoins jamais eu l'occasion d'y aller encore. C'était l'occasion. Peut-être que j'y trouverais de nouvelles choses, et une toute nouvelle inspiration pour mes dessins ? Qui sait.

Pour cette mission, j'étais accompagné d'un Jônin de Suna qui répondait au nom de Seika Chinoike Natsuki. Chinoike... ce n'était pas ce clan de vampires suceurs de sang ? Lors de mon cursus académique, quelques uns de mes partenaires de classe étaient des Chinoike également. Ce n'était pas vraiment ceux avec qui j'étais les plus proches. Vraiment pas.

L'homme avec je devais faire mission arriva aussi, et se présenta à l'heure. Au moins, pas de retardataire. C'était donc avec lui que j'allais livrer ma mission d'aujourd'hui ? J'étais toujours étonné de savoir que c'était un Jônin qui allait m'accompagner sur cette mission. C'était un peu déstabilisant. J'espérais qu'il ne soit pas trop dur avec moi.

▬ Bonjour Natsuki-sama. Mon nom est Kenzô, je serai votre équipier pour cette mission.

Je restais le plus formel possible, me forçant un peu à parler. Le strict minimum néanmoins, toujours.

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Seika C. Natsuki
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MessageSujet: Re: Le Prince, la Noble, et le Paysan [PV. Seika C. Natsuki]   Dim 19 Mar - 5:09


Ordre de Mission C a écrit:
♦ Gardiens de la famille Baldern.
"Je demande à votre vénérable village de me fournir des gardiens à ma jeune soeur Elisabeth, se rendant à un tournoi d'arts martiaux organisés par le jeune village d'Okanka, désirant montrer leur valeur en tant que guerriers."

Ce message a été envoyé par Alexander Baldern, un jeune homme important dans Kaze No Kuni grâce à ses richesses et ses titres de noblesse. Votre mission est assez simple, il faut escorter Elisabeth, une jeune adolescente, sœur d'Alexander et héritière de la richesse de ses parents. Celle-ci ayant reçu des menaces de mort, sa famille craint pour sa sécurité et demande aux ninjas de Suna de lui venir en aide.

Secrètement, Elisabeth désire rejoindre son amoureux, celui-ci combattant dans ce tournoi. Il faudra alors faire preuve de prudence, ainsi que de discernement pour être de véritables gardes du corps. La mission est donc claire : protéger Elisabeth Barldern durant toute trois jours, partant ensemble de Suna jusqu'à Okanka dans la région sud de Kaze No Kuni et la ramener ensuite. Bonne chance Sunajin !

PS : N'oubliez pas la crème solaire !

J’arrivais sur les lieux de la mission, attendant mon coéquipier et l’objet de notre escorte. Il s’agissait de la sœur d’un notable de Kaze qui souhaitait rejoindre son amoureux secret, afin de le voir combattre dans une arène. De simple menace de mort avait fait prendre peur à la famille qui avait ordonné sa protection rapprochée. Le village avait jugé bon de confier la mission à un Jônin, avec un Genin en supplément, afin de faire bonne figure.

Cela ne me dérangeait pas. Je projetais déjà d’user et d’abuser de ma position pour manipuler le Genin et lui faire faire toutes les tâches ingrates, me laissant largement le temps de pouvoir accroître mon influence en persuadant cette femme de me présenter son frère. Construire des relations était important pour pouvoir poursuivre mon objectif de la manière la plus optimale possible.

En tenue tactique habituelle, il s’agissait d’une tenue blanc cassé renforcée avec quelques protections, et un pantalon noir, j’attendais donc le Genin qui se présenta à moi d’une manière extrêmement sobre, et classique. Lui adressant un sourire, je me présentais à mon tour.

    « Bonjour Kenzô, je serais pour m’a part ton supérieur le temps d’accomplir cette mission. Tu connais déjà mon nom, alors inutile de perdre plus de temps avec ça. Cette mission d’escorte est plutôt classique, mais je compterai sur toi pour effectuer toutes les tâches annexes : réservation, service, demande personnelle de notre protégée… Pour m’a part, je me focaliserai sur la surveillance permanente d’Elisabeth. J’espère que tu n’as pas d’objection, car la voilà qui arrive. »



Baldern Elisabeth (#AF5757)

En frottant successivement une drôle de lampe à la main, d’une humeur qui semblait massacrante, sous une ombrelle. Peu de savoir vivre, pour une Lady…

    « Vous êtes les deux Shinobi à mon service ? »
    « Bonjour, Lady Elisabeth. C’est exact. Je me présente, Prince Seika Chinoike Natsuki, et voici Kenzô. Nous vous escorterons pour la journée. »
    « Kyaaaaah ! Un Prince ?! À mon service ?! Je suis chanceuse ! »


Me prenant par le bras, elle jeta dans les mains de Kenzô la lampe.

    « On m’a promis un génie. Je t’ordonne de le faire sortir. Et va nous chercher des montures, je dois parler au Prince. Allez ! Plus vite ! »


Un génie ? Sérieusement ? Faites que cela ne soit qu’une vaste plaisanterie…

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MessageSujet: Re: Le Prince, la Noble, et le Paysan [PV. Seika C. Natsuki]   Mar 21 Mar - 0:14


Le Prince, la Noble, et le Paysan


Nous étions donc tous les deux, à attendre la femme que l'on devait escorter. J'avais pris le temps de me présenter à mon supérieur hiérarchique. Il m'adressait un sourire, et me répondit en me saluant, et en récapitulant brièvement la mission que l'on devait effectuer. Il ne perdait pas de temps, et m'expliqua comment on allait s'organiser pour réussir notre mission. Il tenait à ce que je me charge des tâches annexes comme qu'il disait. J'acquiesçai d'un mouvement de tête.

▬ Entendu.

La noble que l'on devait escorter se présenta à nous alors. Il s'agissait d'une femme plus grande que moi, aux cheveux blonds soigneusement coiffés. On aurait presque dit une poupée quand on y repense un peu. Elle semblait néanmoins de mauvaise humeur, et nous demanda sèchement si c'était bien nous qui allions l'escorter pour cette mission. Le Jônin de Suna se chargeait de lui répondre, lui répondant positivement à sa demande. Il se présenta sous le titre de prince, cependant, ce qui me surprit. Un prince ? Réellement ? Je ne m'y attendais pas sur le coup. Et très vite, je me sentais un peu de trop au milieu d'eux deux. Une noble, et un prince, hein... en tout cas, la femme que l'on devait escorter changea radicalement d'humeur à cette annonce. Elle s'accrochait à son bras, visiblement ravie d'avoir un prince à son service.

J'y pense, je ne m'étais toujours pas présenté à elle. C'est limite si elle ne m'avait pas remarqué. Il fallait que je rectifie le tir.

▬ Enchanté, j...

Elle m'envoya quelque chose dessus, que je réceptionnais malgré tout. Il s'agissait d'une lampe assez exotique, et familière...

▬ On m’a promis un génie. Je t’ordonne de le faire sortir. Et va nous chercher des montures, je dois parler au Prince. Allez ! Plus vite !

J'écarquillais les yeux. Elle ne manquait vraiment pas de culot celle-ci. Puis, cette lampe... je la regardais, avant de la reconnaître. Mais oui. Il s'agissait de la lampe du marchand de tout à l'heure. Il semblait finalement être tombée sur un pigeon d'exception pour lui acheter sa perle rare, soi-disant. Mh... c'était donc normal qu'elle ne réussisse pas à invoquer ce génie, puisqu'il n'existait tout simplement pas.

▬ Mh, vous... d'accord, je m'en charge.

Je me suis moi-même interrompu dans ma protestation ce coup-ci. Elle ne semblait pas très conciliante, et lui annoncer comme ça qu'invoquer un génie avec cette lampe n'était pas possible n'apporterait rien de bon. Puis, comme Natsuki me l'avait demandé, je me devais de répondre à chacune de ses demandes personnelles. Si seulement je m'étais attendu à ça. Et puis, je me voyais mal lui annoncer qu'elle avait dépensé 17 500 Ryô dans le vent. voire plus, si le marchand a décelé en elle un véritable pigeon sacré.

J'avais donc pour première mission d'aller chercher des montures, puis d'invoquer un génie. Si le premier ordre était facilement réalisable, le second allait être plus compliqué. Je soupirais. Mes dessins n'allaient pas aider pour les montures. Je suppose qu'elle ne se contentera jamais d'un simple tigre comme moyen de transport. Je la voyais bien refuser catégoriquement de monter dessus, par peur de se casser un ongle, ou bien car cela ne faisait pas assez classe. Pour ma seconde mission, ça se négociait. Bien assez vite, à quelques ruelles de distance, je trouvais un marchand qui faisait louer ses charrettes, tirées par des chevaux. On fit donc affaire, et m'expliqua qu'il sera prêt dans une petite demie-heure, à la sortie de Suna. C'est là-bas qu'on se retrouvera. J'acquiesçai d'un simple mouvement de tête, puis je sortais du bâtiment. J'observais les alentours, avant de me poster sur le toit de l'une des habitations, prenant garde à ce que cette femme ne sorte pas par hasard, et regarde pas dans cette direction comme par hasard.

Par curiosité, je frottais quelques secondes ma main contre la lampe. On ne sait jamais, comme qu'on dit.

▬ Evidemment...

Je me demande d'ailleurs ce que j'aurais fait si un génie était réellement apparu. J'aurais eu le droit à trois vœux. Qu'est-ce que j'aurais demandé ? Hm... s'occuper d'abord du gel de mon corps, bien entendu. Mais pour les deux autres ? Je ne savais pas trop. Peut-être gagner l'admiration de cette femme pour qu'elle cesse de me traiter comme de la merde. Quoique... je ne gaspillerais pas un vœu pour elle.

Je soupirais, en sortant mon parchemin. J'avais un plan, mais il fallait que je la joue fine. Ce sera sans doute beaucoup d'improvisation, m'enfin. Je dessinais alors une sorte de génie fabuleux, qui ressemblait trait pour trait à l'idée que l'on se fait habituellement d'un génie. Suite à ça, je scellais le dessin à l'intérieur de la lame, dans un petit sceau. J'espérais que cela suffira à la satisfaire un minimum.

Quelques minutes plus tard, je retournais auprès du Prince et de la Noble. J'ignorais de quoi ils avaient pu discuter durant mon absence, et à vrai dire ça ne m'intéressait pas plus que ça.

▬ Des chevaux nous attendent dans une vingtaine de minutes à la sortie du village.

Je m'approchais alors de la noble Elisabeth. Légèrement tendu. J'espérais de tout cœur que cela allait marcher. Elle me regardait d'un regard méprisant, comme si elle me considérait comme un vulgaire insecte. Je posais ma main sur le côté droit de la lampe, et frottais légèrement celle-ci. En faisant cela, j'injectais du chakra dans la lampe, pour libérer le génie de son sceau.



Le voilà qui venait d'apparaître. Toutefois, comme toutes les créatures d'encre, elle comportait un défaut : la parole. Oui, mes créatures d'encre n'étaient pas dotés de parole, et je n'y pouvais rien. Cependant, celui-ci pouvait utiliser l'encre qui le compose afin d'écrire des lettres dans les airs, pour s'exprimer. Silencieux, je donnais la lampe à sa nouvelle maîtresse, en espérant ne pas commettre d'erreurs. Les lettres se dessinaient dans les airs, suivant le mouvement de ses mains de génie.

▬ Maîtresse je suis à votre service. Vous avez le droit à trois vœux, et pas un seul de plus.

C'est maintenant que les choses allaient se compliquer. Il allait me falloir beaucoup de tactique pour pouvoir répondre à ses trois vœux, sans n'attirer aucun doute. Au pire si certains sont trop compliqués, j'inventerais des règles précises pour lui expliquer ce que ce n'est pas possible ? Si je pouvais éviter, après tout...

▬ Si je peux me le permettre, vous devriez prendre votre temps avant de formuler vos trois vœux. C'est une occasion qui ne se présente qu'une seule fois dans toute une vie. Et puis, il nous reste un peu moins de vingt minutes pour rejoindre l'entrée de Suna.

Je regardais Natsuki. Il faudra sans doute que je lui explique la situation, un peu après ça, quand Elizabeth ne nous entendra pas.

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MessageSujet: Re: Le Prince, la Noble, et le Paysan [PV. Seika C. Natsuki]   Mar 18 Avr - 1:58


Baldern Elisabeth (#AF5757)

La journée s’annonçait longue. Très longue. Peut-être même trop longue pour que je puisse garder mon sourire, et mon amabilité, intacts. Difficile, mais pas impossible ? Si cette gourdasse, qui portait malgré tout le nom de Lady, ne me semblais pas aussi imbécile, l’espoir n’aurait pas été aussi maigre. C’était presque affligeant de pouvoir la comparer à Kazuo. Bref…

Lançant la lampe sur le second Genin, j’affichais un sourire amusé. Faire sortir un génie d’une lampe ? A moins qu’un sceau Yamanaka se cache dans cette camelote -ce que je doute fortement- c’était impossible. Ridicule. Le peuple avait vraiment l’art et la manière de pouvoir croire absolument n’importe quoi. C’était affligeant et désolant de voir que la gangrène de l’imbécilité pouvait atteindre les membres de la noblesse d’un pays abritant le « plus grand centre scientifique » du monde. Enfin…

S’écartant de nous, Elizabeth me demanda de raconter ma vie de Prince et de Shinobi. Accrochée telle une sangsue à mon bras, elle ne me lâcha pas d’une semelle une seule seconde durant. Même lorsque nous nous déplacions pour rejoindre un endroit à l’ombre.

Kenzô revint, ayant accompli la première mission : un convoi nous attendait à la porte de Suna. J’avouais être curieux de voir comment avait-il réussi à atteindre le second objectif, car une chose était sûre : la jeune et capricieuse Lady n’allait sûrement pas apprécier le fait de s’être fait rouler dans la farine par un marchand itinérant.

Toutefois, une sorte de génie sorti et dessina avec une sorte d’encre, dans les airs. Il fallait l’avouer, j’étais plutôt impressionné, et intrigué, par une telle capacité. Pouvait-il vraiment tout matérialiser ? Qu’elle limite ce pouvoir pouvait-il bien avoir ? J’étais curieux de le découvrir, et les différents vœux qu’Elizabeth ferait allaient m’offrir cette information.

    « Je pense qu'il a raison, ma Lady. Mieux faudrait-il garder ces vœux pour des affaires plus importantes, et y réfléchir en chemin. Allons-y. »


Après quoi, nous nous dirigeâmes vers l’entrée de Suna. Mais avant d’entrer dans la calèche, elle s’arrêta.

    « Fais sortir le Génie, j’ai mon premier vœu ! »
    « Êtes-vous sûr princesse ? »
    « Oui ! Allez, dépêche l’autre ! »


Réitérant l’opération, elle commença.

    « Génie, voici mon premier vœu ! Je veux que cette charette puisse voler ! »


Je souriais en regardant Kenzô. Montre-moi ce que tu sais faire, gamin.

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MessageSujet: Re: Le Prince, la Noble, et le Paysan [PV. Seika C. Natsuki]   Ven 28 Avr - 0:07


Le Prince, la Noble, et le Paysan


Pour l'instant, je m'en sortais correctement. En plus de devoir gérer notre mission, j'allais devoir faire en sorte de répondre à tous les vœux de cette dame. Enfin, vœux... parlons plutôt de caprices. Je n'avais qu'à espérer qu'elle ne décide pas de cramer tous ses souhaits dans l'immédiat, et qu'elle ne demande pas quelque chose de beaucoup trop complexe pour moi. Mon pouvoir avait ses limites, après tout.

J'étais dans un premier lieu rassuré de la réaction de Natsuki : il appuyait mes propos, sur le fait qu'utiliser ses vœux maintenant n'était pas une bonne idée. Il avait sans doute compris que ce génie n'en était pas un. Après tout, c'était... quelque chose de surréaliste. Seule une personne aussi crédule qu'elle pourrait y croire, non ? Sans doute. Je soupirais, alors qu'on se mit en route vers la sortie du village. Le Génie était retourné dans sa lampe, et j'espérais qu'il allait y rester un bon moment encore.

Le trajet se fit en silence. Elisabeth était accrochée fermement au bras de son prince, alors qu'elle semblait réfléchir à quelque chose. Cherchait-elle une idée de vœu à formuler ? Hm... ça ne sentait pas bon. J'ignore ce qui pouvait prendre forme dans une si petite cervelle. Et à vrai dire, je ne voulais pas vraiment savoir quelle idée tordue elle allait donner. J'en tremblais rien qu'en imaginant toutes les propositions de vœux irréalisables elle pouvait formuler. Il fallait que cette mission se termine au plus vite. Sinon... on risque fort d'avoir quelques petits problèmes.

Arrivé à destination, notre moyen de transport était présent. Alors qu'on allait monter, la capricieuse nous arrêta, me demandant de faire sortir le Génie maintenant. Je ravalai ma salive. Elle était sûre d'elle, d'après la réponse qu'elle avait donné à mon supérieur hiérarchique, et ne se gêna pas de m'appeler "l'autre". Je tiquais à ce surnom. Cette femme était tout bonnement désagréable. C'est donc ça d'être noble et riche ? Eh bien, je préfère continuer de vivre dans mon petit confort dans ce cas.

Je sortais donc de la lame le Génie, en frottant ma main froide sur la lampe. Celui-ci apparut, et communiqua avec elle de la même manière que la dernière fois : avec des écrits d'encre, flottant dans les airs.

▬ Maîtresse, je vous écoute. Quel est donc votre premier vœu ?

Je tremblais légèrement. Je craignais sa réponse, et croisais intérieurement les doigts pour que ce vœu ne soit pas trop compliqué à réaliser. Eh bah c'est raté. Faire... voler la charrette. Si j'avais su, j'aurais demandé un tapis. Ce serait plus simple à faire voler qu'une charrette avec des putains de chevaux. Comment j'allais me débrouiller pour ça... ?

Ok, il faut que je garde mon calme, et que j'agisse avec discrétion. La personne qui doit réaliser ce vœu à ses yeux, c'est ce Génie, et non moi.

▬ Faire voler cette charrette, c'est comme si c'était fait ma chère Maîtresse.

Il claqua des doigts, et les lettres se déplaçaient pour danser autour de cette femme. Le Génie, quant à lui, manipulait de l'encre dans ses mains, comme s'il invoquait un sort, ou quelque chose comme ça. Mais il n'en était rien. Ce n'était qu'une simple diversion, pour occuper l'esprit de cette femme. J'en avais profité pour m'asseoir à l'ombre, derrière la charrette. Rapidement, je sortis ma plume pour dessiner Plume Royale, mon oiseau qui me sert habituellement lors de mes déplacements aériens. Seulement... les choses allaient être différentes. Ce n'était pas mon oiseau que je dessinais, mais plusieurs fois sa paire d'ailes. Les ailes allèrent s'accrocher aux dos des chevaux, ainsi qu'à la charrette elle-même. Je n'avais absolument aucune idée de si cela allait fonctionner. Et quand bien même mon plan marcherait... j'allais douiller. Maintenir cette technique en trois exemplaires allait être un véritable calvaire pour moi, surtout vu le poids... Cela n'allait pas le faire du tout. Vraiment pas.

Lorsqu'il se retourna vers la charrette, le Génie fit comme s'il venait de faire apparaître les ailes. Celles-ci étaient magnifiques : elles étaient noires et amples, les plumes étant parfaitement dessinées. Je ne pouvais qu'en être fier.

Afin de ne pas attirer les soupçons, je me relevais vite fait, suite à ça.

▬ Ah, j'ai enfin réussi à refaire ces foutus lacets... oh, c'est donc vrai ce Génie peut réellement réaliser des vœux !

Rares étaient les fois où j'étais aussi hypocrite. Bien entendu que non qu'il ne le pouvait pas, c'était à moi de faire tout le travail.

▬ Que croyais-tu ? C'est mon Génie, et il réalisera tous mes vœux ! Allez, fais le rentrer et monte, tu nous ralentis.

Je gardais mon calme face à ses attaques. Elle disait pas, mais elle n'était elle-même pas monté dans la charrette. Je n'arrivais vraiment pas du tout à la supporter celle-la. Comment son "amoureux" pouvait-il la supporter, sérieusement ? C'était peut-être un amour à sens unique ? C'était très probable. Je montais dans la charrette sans un mot, m'installant derrière. C'était maintenant que le véritable défi allait commencer. Cette charrette n'allait pas voler toute seule, non. C'était moi avec mon chakra, qui allait la faire voler. Elle, ainsi que les chevaux.

Nous étions donc tous montés, et Elisabeth semblait curieuse de voir si cette charrette allait réellement voler. Elle semblait surexcitée comme le serait une puce, et était toujours aussi fermement accrochée au bras de Natsuki, qui devait sentir chacun de ses sursauts d'excitation. Je les laissais entre eux derrière, alors que je me concentrais pour faire bouger les ailes.

Un succès.

Les chevaux ne s'y attendaient pas, mais ils commençaient à s'envoler avec notre locomotion. Ils hennissent de surprise, avant de prendre leur envol. Pour l'instant ça allait, je m'en sortais. L'envol n'avait pas été simple, mais maintenant que cela s'était stabilisé, je pouvais souffler un moment.  Toujours dans l'optique de ne pas attirer les soupçons envers cette dame -bien que je me doutais qu'elle soit trop bête pour se douter de quoique ce soit, cette cruche-, je faisais comme si j'étais impressionné de ce qu'il était en train de se passer, à regarder le sol comme si je n'avais jamais vu ce désert d'aussi haut. En vrai, cela arrivait très souvent, puisque je me déplaçais très souvent sur le dos de mon oiseau d'encre.

J'aurais néanmoins besoin de prendre des pauses de temps à autre. Il nous fallait au moins un peu plus d'une journée complète de voyage pour atteindre Okanka. Jamais je ne tiendrais aussi longtemps, sans repos. Mon chakra allait se consumer beaucoup trop rapidement pour moi, et je ne pouvais pas prendre le risque de tomber à court de chakra en plein vol. Sinon... ce serait le crash. Combien de temps je pourrais tenir comme ça ? Aucune idée.

▬ Et comment ça marche, au juste ?

C'était Elisabeth, qui venait de poser cette question.

▬ Pardon ?
▬ Si on veut descendre, ou monter, on fait comment ?

Hm... ne surtout pas se trahir.

▬ Je ne sais pas trop. Peut-être en demandant aux chevaux ?

Mais qu'est-ce que je raconte moi, jamais elle ne croira ça... quoique. Elle croyait bien à ce Génie.

▬ Monte !

Elle le faisait vraiment, et je n'avais pas vraiment d'autre choix que de me plier à cette exigence. Qu'ai-je fait pour mériter ça. Forçant dans mes ressources, je fis remonter la charrette et les chevaux vers le haut.

▬ Descends !

... Vraiment ? Bon. Pas le choix. On redescendit donc.

▬ Remonte !

Allez. Je sentais mon corps qui commençait à ressentir le coût de toutes ses demandes. Je n'avais pas une réserve de chakra fantastique, et mon corps était très affaibli par le gel que j'ai subi. Autant dire que j'avais une endurance assez dérisoire.

▬ Toupie !
▬ ... Quoi ?

J'ai très peur... je me concentrais, et je fis des rondes avec la charrette dans les airs, à tel point que les chevaux eux-mêmes s'affolaient. Elle, elle riait en se blottissant contre Natsuki.

▬ Vous avez vu mon Prince, j'adore ce manège, surtout quand vous êtes à mes côtés !

C'était pitoyable, mais... je ne pouvais pas y faire grand-chose, mis à part à me plier à toutes ses exigences. Allez, il me fallait tenir encore un petit moment pour qu'on puisse faire une halte dans une grande ville pour ce midi. Je n'avais plus qu'à endurer, encore... plus qu'une petite heure au moins.

Il fallait néanmoins qu'on trouve un moyen de la calmer, et qu'elle arrête de m'obliger à bouger notre voiture volante de cette manière.

▬ On devrait arrêt...
▬ On t'a pas sonné, ne perturbe pas notre virée romantique à nous deux !

J'hallucine.

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