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Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse [FT. Suddhodana Otani & Suddhodana Aadarshini]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Chinoike Katsuko
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MessageSujet: Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse [FT. Suddhodana Otani & Suddhodana Aadarshini]   Sam 8 Avr - 19:23
Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse
  Featuring
  Otani & Aadarshini

 

 

 

 
© A-Lice
  Katsuko venait de passer la journée précédente avec son frère et elle avait apprit de nombreuses choses sur lui. Notamment sur le fait que, contrairement à ce qu'il laissait paraître, il n'était pas une loque. Ou du moins, il pouvait être autre chose qu'une loque. Il lui avait parlé de cette ombre. De cette part de lui-même qu'il refoulait. Aller voir Natsuki aurait peut être été une solution, mais c'était de mauvaise augure. Il était trop étrange et trop inconnu à la demoiselle pour qu'elle y risque son frère. Elle même ne l'avait pas encore revu depuis la soirée où il avait été, la soirée d'anniversaire de Lady Eliza.

 Elle s'étira de sa manière féline habituelle qui lui avait apporté son surnom, Neiko. Son frère l'appelait souvent ainsi. Elle l'aimait bien, ce surnom. Dormant toujours nue lorsqu'elle était seule dans son lit, elle se découvrit des draps pour aller ouvrir la grande fenêtre qui donnait sur les toits de la ville. Elle repoussa les lourdes tentures qui obstruaient la baie de lumière de la chambre auparavant sombre, éclairée seulement par les rares rayons de Soleil qui parvenaient à se faufiler entre les rideaux de velour noir. Après la lumière, elle laissa entrer l'air frais des matinées de Kaze no Kuni dans la grande pièce. Elle appréciait sentir ce contact caresser sa peau révelée à l'Astre qui veilllait sur Yuukan. Après ce bain d'air qu'elle laissa durer quelques minutes, elle se dirigea vers son armoire dans laquelle elle prit son corset et sa jupe. Elle les déposa sur la chaise qui était installée devant son bureau avant d'aller jusqu'aux tiroirs qui contenaient ses sous-vêtements.

 Elle choisit alors du tissu noir pour ce qui viendrait cacher son intimité, puis attrapa les deux broches qui lui permettaient de faire ses habituelles couettes qui descendaient jusqu'au milieu de ses cuisses, longeant le creux de ses reins. Coiffure faite, elle attrapa ensuite ses manches qu'elle enfila, dissimulant ses bras blessés à la vue de tous. Elle détestait plus que tout de les montrer. Et elle n'en avait pas le droit, en plus. Pour terminer son habillage, elle retourna près de sa chaise pour enfiler sa jupe puis son corset. Elle mit ensuite ses bottes noires qui montaient jusqu'à ses genoux, les pieds réchauffés par les chausses elles aussi couleurs de jais.

 Après une petite réflexion, elle se dit qu'elle avait besoin de sortir un peu, et d'aller chasser. Elle voulait repenser plus en détails sur la manière qu'elle devrait choisir pour aider son frère au mieux. Il n'était pas en danger immédiat, mais laisser cette ombre hors de contrôle et le dévorer peu à peu n'était certainement pas la meilleure des idées. Une traque, même animale, lui ferait le plus grand bien et l'aiderait à tirer au clair cette histoire. Elle ne comptait cependant pas aller dans le désert avec cette seule tenue, aussi retourna-t-elle près de son armoire pour y attraper un turban, des lunettes de protection et une large cape en toile épaisse, de quoi résister à une tempête de sable si elle se faisait surprendre.

 Plaquant ses cheveux contre son corps pour pouvoir mettre le turban puis s'enrouler dans la cape, elle sortit de sa chambre en passant par la cuisine pour manger un peu. Sa faim apaisée, elle serra son turban et quitta le manoir familial. Elle ne traîna pas dans les rues ventées de Suna, traçant son chemin vers les portes de la cité. Se glissant hors du village caché, elle s'enfonça peu à peu dans les dunes. Elle savait que les créatures ne venaient pas si proches de la ville, elles demeuraient plus loin, là où les voyageurs se perdaient, attendant leurs repas.

 Elle demeura donc quelques heures dans cette zone où les attaques des scorpions étaient fréquentes avant d'en voir sortir un gros à quelques mètres d'elle. Sourire aux lèvres, elle fit face au monstre géant qui atteignait presque les trois mètres de haut. Elle connaissait bien ces créatures, et c'était toujours une joie de les affronter. Un petit plaisir que de prendre de vitesse ces animaux du désert sensés être d'une grande rapidité. Comme à chaque fois, elle laissa le montre attaquer en premier, esquivant avec sa grace naturelle. Elle bondit sur la pince gauche du scorpion et y prit appuis pour arriver directement sur le dos carapacé de la monstruosité. Faisant une roulade sur ces plaques solides, elle se créa une épée de sang qu'elle planta directement à l'arrière de la tête. La créature se débattit alors quelques minutes et la vampirette la regarda mourir, sourire aux lèvres. Elle aimait sentir le désespoir de ses proies lorsque leur mort approchait. Et cette fois-ci encore, le sort était scellé. Le scorpion s'écroula finalement et la jeune fille demeura perchée sur son crâne.

 Comme une lionne sur un rocher, elle profitait tranquillement de la vue depuis sa hauteur, observant l'horizon. Elle vit alors deux silhouettes se profiler au loin, se dirigeant vaguement vers Suna. Des shinobis de retour ? Ou des voyageurs qui connaissaient la position de la cité ? Elle attendit un moment de les voir se rapprocher. Ils étaient encore trop loin, mais ils étaient à peu près similaires, si ce n'est que l'un d'eux aurait pu être la miniature du second.

  Descendant finalement de son perchoir, la chasseresse alla au devant de ce qui semblait finalement être un couple, les deux portant un casque similaire. Leur peau était tannée par le Soleil, les corps étirés et musclés. Elle pouvait entrapercevoir des yeux rouges comme les siens, même si elle savait que ses iris pouvaient briller bien plus que ceux de ces humains lorsque son Kerryûgan était activé. Toujours emmitouflée dans sa tenue désertique qui la protégeait des rayons du globe solaire comme du vent et du sable, elle était bien plus préparée que ce duo qui ne portait que peu d'habits, laissant la quasi-totalité de leur épiderme sous le couroux des éléments naturels de Kaze. La femme n'avait que de légers caches pour sa poitrine qui rendait un peu jalouse la vampirette peu dotée par la nature de ce côté.

  Au delà de la jalousie, après les avoir détaillés un certain temps pour arriver à seulement quelques mètres des deux humaisn, elle commençait à leur porter un certain intérêt. Gustatif ou charnel, allez savoir. Toujours est-il que sa petite langue rose passa sur ses lèvres pour les réhumidifier, un sourire discret se dessinant sous son turban.

« Madame, Monsieur, que faites-vous par ici, si loin de tout chemin, dans notre belle contrée de Kaze no Kuni ? Vous devriez prendre garde, on y rencontre parfois de vilaines bestioles. »

HRP:
 

 

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MessageSujet: Re: Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse [FT. Suddhodana Otani & Suddhodana Aadarshini]   Sam 8 Avr - 23:13


- Hé ? On dirait qu’il y a déjà de l’agitation. Marmonna le colosse dans son casque, pressentant au loin une démonstration de chakra.

Dans le mille. Il ne fallut pas plus que quelques minutes au couple pour gravir la dune qui constituait leur sentier et ainsi se dégager un nouvel horizon ; la clôture d’un modeste spectacle se déroulait au loin, avec comme protagoniste un silhouette miniature et un noble scorpion géant. Très vite, les regards se croisèrent malgré le flou aride et la distance de séparation. Ainsi cette personne les avait également repérés ? Pourquoi pas. Otani n’entreprenait pas ce voyage avec les mêmes restrictions que sa première visite il y a un an, et ne comptait donc aucunement se cacher. Au contraire, accompagnée de sa tendre Aadarshini, il espérait bien mettre un terme à sa longue carrière dissidente et obtenir une place dans le développement du village caché par le sable. Après tout cette dernière appartenait au clan Jiken qui comptait parmi les branches fondatrices - Un détail important en ce qui concernait les décisions délicates.

Encore que. Invoquer la délicatesse alors que le bandit en question représentait avant tout un kidnappeur prétendument hostile à ce clan, pour avoir enlevé l’une des leurs, il fallait oser. Mais ainsi était Sanzokuo. Du jour au lendemain il avait franchi la porte de la criminalité. Du jour au lendemain il décidait de raccrocher les armes.

De plus sa « victime » n’en était plus réellement une. L’avait-elle jamais été après tout ? Victime d’un coup de foudre improbable, victime d’un coup de sang passionnel… Non, cela revenait à jouer sur les mots ! Il avait simplement osé prendre son avenir en main, tout comme aujourd’hui. Et en assumerait le poids des conséquences. A sa manière. Son épouse s’était suffisamment abreuvée de cette existence de nomade mais là n’était pas sa place, elle méritait mieux. Il lui offrirait bien plus en s’adonnant à son tour à quelques concessions. Si les paroles au sujet des villages cachés disaient vrai, alors Sunagakure saurait reconnaître sa valeur et accepter la main qu’il leur tendait. Pour le reste ; l’acclimatation, les devoirs de shinobi et tutti quanti, ils se débrouilleraient au fur et à mesure.  

Enfin, il y avait justement une quidam en ligne de mire, et celle-ci ne pouvait qu’être une ressortissante de ce village pour ainsi faire usage de son chakra dans un périmètre si proche. Il se tourna vers sa femme, y constatant une posture rageuse et le poil hérissé. Tendrement, il lui attrapa le bras puis la rassura de quelques mots :

-  Allons. Ce n’est qu’un sbire du seigneur scorpion. Telle est la loi du Désert ! Et puis… si elle s’était faite démembrée à sa place, reconnais que ça nous aurait causé des problèmes : On aurait pas fait pire comme timing pour notre retour hinhinhin…
Oh ? Elle approche. Une entreprenante. J’aime ça !…
s’exclama-t-il avant de se rendre compte de la bourde. Ni une ni deux, il rectifia : Mais je t’aime plus, bien sûr.

Puis, feignant l’innocence comme possible malgré le port du casque, il croisa les bras et avança de deux pas jusqu’à ce que leur jeune interlocutrice les interpelle brièvement. L’homme resta coi plusieurs secondes puis explosa de rires.

- Je ne te le fais pas dire, perle-de-lait. Je suis l’une d’entre elles !… Hrm. Mais trêve de civilités, je suis Sanzokuō et voici ma femme : Aadarshini. Nous nous dirigions vers les portes de Sunagakure, là où l’on collectionne justement les mises en garde.
Je suis plutôt d’avis de passer mon chemin pendant que tu nettoies ton jus de scorpion… Maintenant, peut-être que ma tendre épouse y voit un signe plus croustillant.


Le gaillard se détourna de la jeune fille instantanément. Désormais focalisé sur sa compagne, il longea l‘épaule jusqu‘à la nuque de celle-ci de sa main gauche afin de la détendre. Que cet épisode se termine illico ou se transforme en distraction, cela lui importait peu du moment qu’elle y trouvait son compte. D’autant que le pacte signé avec le kuchiyose du scorpion risquait fort de faire sens en vue des circonstances… Peut-être la présence d’un mastodonte caparaçonné un brin plus vorace serait-elle la bienvenue pour se confronter à ce petit oiseau qui leur piaillait des avertissements ?
Allez savoir, cela pourrait même être amusant.

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MessageSujet: Re: Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse [FT. Suddhodana Otani & Suddhodana Aadarshini]   Dim 9 Avr - 0:31
Garce filiforme et Mamoue un peu con ~


Le soleil chauffait sa peau, le sable rendait la marche presque compliquée. Presque. Mais elle ne fit attention à rien de cela. Pourquoi ? Car devant elle se trouvait l’objet de son fantasme. Il était de dos, il avançait bien plus facilement qu’elle, sans doute parce qu’elle ne regardait absolument pas où elle allait. Non. Rien ne comptait. Rien sauf lui. Alors elle trébuchait, elle avait du mal mais… Mais lui. Ses muscles roulants sous sa peau tannée par des années sous le soleil de plombs de leur pays, sa démarche assurée, avec un petit quelque chose de dangereusement excitant… Parfait. Il était tout simplement parfait aux yeux de la jeune mariée. Elle esquissa un sourire sous son casque, venant frôler avec amour le cœur gravé. Elle l’aimait. Oh seigneur oui. Mais elle fut sortie de ses tendres pensées lorsqu’il parla. Changeant son sourire idiot en sourie bien plus froid. Sourire qu’elle perdit au profit d’une haine viscérale très rapidement. Son souffle se fit plus fort, ses poings ses serrèrent, enfonçant ses ongles dans les chairs de ses paumes. Quelqu’un avait osé. La princesse serra les dents en tentant de garder un semblant de calme.

Le monde pouvait s’effondrer autour d’elle qu’elle ne le remarquerait pas. En fait, elle ne voyait rien d’autre que ce spectacle sorti de ses pires cauchemars. Rien ne pouvait être pire que le décès de son tendre. Mais juste en dessous se trouvait la mort de ces animaux si digne et majestueux que les scorpions. Et là, devant elle, trônait une carcasse de cet animal si cher à ses yeux. Si des larmes montèrent dans son magnifique regard rubis, ce fut le geste de son époux qui l’empêcha de lâcher prise et d’exploser. Ce qui ne l’empêcha pas de laisser quelques goûtes de son sang tomber avec paresse sur le sable brûlant du désert. Là, dans l’instant, elle voulait trouver la personne qui lui avait causé cette peine. Elle voulait voir le coupable se tortiller devant elle, voir ses tripes retirer de son corps putride devant ses yeux, des mains de son mari. Elle voulait que tout ce qui composait le corps du meurtrier soir réduit en charpie et qu’elle puisse pisser sur cette merde. Son époux lui parla et elle se calma. Ou presque. Elle le foudroya du regard et n’hésita pas à lui mettre une gifle. Sèche. Brutale. Pleine d’amour.

-Tsss…

Jalouse et incroyablement possessive. Toujours est-il que cet acte ne sembla pas déstabiliser son époux qui s’avança vers la garce qui s’approchait. Garce que la jeune femme venait à haïr. Tout simplement car son époux osait la regarder et lui parler. Enfin, lui répondre. Après tout, elle avait ouvert sa sale gueule avant. Donc elle n’en tiendrait pas rigueur à son tendre amour. Pour le moment. Mais elle se vengerait. Oh oui elle se vengerait. La jeune femme grimaça sous son casque. D’où il lui donnait un petit surnom ?! La rage gravit encore quelques échelons dans son sang. Oui, définitivement, elle n’aimait pas cet endroit. Village de merde. Perle de lait de merde. Mari de merde. Cependant, la fin de la tirade de sa moitié lui fit littéralement péter les plombs. Jus de Scorpion ?! Elle vient à son niveau et lui caressa la nuque avec tendresse. Tendresse qu’elle lui rendit sous la forme d’un puissant coup de boule avant de se tourner vers la garce tout en se mettant hors de portée d’Otani.

-C’est toi la pute qui as osé profaner un scorpion sacrée ?!!! *Elle se tourna vers lui, furieuse et poings sur les hanches, se penchant en avant avec un regard tueur.* Quand à toi, le chaud du caleçon ! Tu dis que tu m’aimes… Mais prouve-le au lieu de vouloir baiser un transgenre filiforme. Et va te faire foute bébé !

Oui. Elle faisait des conclusions, toute seule, mais n’était-ce pas ce qui faisait partie de son charme ? Elle prit hésita même à lui balancer son casque à la figure, mais jugea le geste trop fort, comme un signe de rupture ou divorce, ce qu’elle refusait totalement. Mais elle avait ce besoin de savoir qu’il n’appartenait qu’à elle, qu’importe ce qui se trouvait en face d’eux. Sans doute car leur mariage était trop récent. Elle le planta là et alla directement vers le cadavre de la pauvre créature et s’allongea sur son dos en lui faisant… Un câlin. Elle prenant dans ses bras un cadavre. Mais oui, pourquoi pas. Après tout, elle ne risquait plus rien. Quelques larmes roulèrent sur ses joues, totalement dû à la mort de cet être si parfait selon la jeune mariée. Pourtant, elle ne pouvait nier une chose, presque malsaine : elle aimait voir la mort. La croiser comme ça, d’un coup. Elle adorait ça. Même quand ça tombait sur un animal qu’elle aimait. Elle se mit à fredonner un doux chant funéraire en caressant le cadavre avec un amour flagrant. Après… L’amour était-il pour le scorpion en lui-même ou pour son attirance pour le cadavre, ça, personne ne pouvait le dire.

Elle ignorait délibérément son époux et la peste. Il avait l’habitude de ses crises de princesse pourrit gâtée. Et il savait ce qu’elle attendait de lui : que la sunajin paie pour ce meurtre. Peut-importe la façon, peu importe si elle s’excusait simplement ou si elle se faisait violée et tuée. Ou tuée et violée. Quoi que… Il n’avait pas de tendance nécrophile, à son grand soulagement. Pas plus qu’il ne violait en fait. Elle fit la moue, sans que personne ne puisse le voir. Mince ! Elle voulait qu’elle paie ! Et qu’il se repente aussi. Il l’avait blessée. Sans doute encore plus que la mort du scorpion. Elle ne faisait que rarement confiance alors bien sur… Bah oui. Elle lui faisait confiance, mais le fait qu’il y est de potentielle détourneuse de mari lui foutait une trouille bleue. Elle qui se targuait de ne jamais avoir peur de rien, bah c’était faut. Finalement elle se redressa à cheval sur l’animal et regarda son mari.

-Mais je t’aime aussi Mamour ~

Et elle fit mine de lui envoyer un baiser. Elle ne regrettait pas de l’avoir frappé, mais elle n’aimait pas se disputer avec lui. Enfin, elle n’aimait pas le disputer. Ce qui ne l’empêchait pas de vouloir qu’il venge la mort de son animal fétiche. Et qu’il lui prouve qu’il ne voulait pas de cette chose soit disant shinobi.


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Chinoike Katsuko
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MessageSujet: Re: Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse [FT. Suddhodana Otani & Suddhodana Aadarshini]   Dim 9 Avr - 15:46
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  Toujours emmitouflée dans sa cape de toile grossière couleur sable, la vampirette fixait les deux êtres humains qui lui faisaient face. Ils étaient... Intéressants. D'un côté, ils étaient attirants physiquement. Plutôt beaux, leur peau était hâlée, brûlée en partie par le Soleil au contraire de la sienne qui demeurait claire. Dans un sens, elle ne vivait à Kaze no Kuni que depuis la création de Suna. Il était donc logique qu'elle n'ait pas un teint similaire à ceux qui y vivaient depuis probablement des générations.

 D'un autre côté, ils lui faisaient envie. Elle n'avait mangé que rapidement ce matin, et du sang lui aurait fait le plus grand bien. Alors qu'elle se questionnait sur l'utilisation qu'elle pourrait faire de ce couple tout en écoutant la réponse de l'homme, toujours caché sous son casque, celui-ci reçu un coup violent de sa belle. Visiblement, elle était possessive, aggressive, violente. Tout ce qui plaisait à Katsuko. Le sourire de la Chinoike s'aggrandit sous son voile de tissus épais et opaque. Elle écouta avec attention les invectives de celle qui la dépassait d'une tête.

« C’est toi la pute qui as osé profaner un scorpion sacrée ?!!! »

 Ok, les scorpions, c'était un mauvais choix de proies face à cette déchainée qui semblait maîtriser aussi bien ses émotions que le jeu de Go. Elle n'avait pas affaire à une lumière, il faudrait donc jouer malin pour éviter de finir dans un état pire que celui de la créature qu'elle avait élégamment tuer. Celle-ci frappa de nouveau son mari en l'insultant avec cette puissance caractéristique des brutes puis alla voir le cadavre du monstre mort quelques minutes plus tôt.

 En totale opposition avec ce qu'elle avait montré jusque là, elle se révéla très douce avec la créature. Elle devait être liée d'une manière ou d'une autre à ces sales bestioles sans sembler pour autant les contrôler. Ou tout du moins, pas tous. Elle se positionna là où Neiko s'était trouvée pour abattre le scorpion et se blottit contre lui. Elle semblait avoir un véritable attachement pour lui. C'était perturbant.

« Je suis sincèrement désolée si mes actes vous ont offensé, je n'ai fait que défendre ma vie. Si je pouvais avoir un moyen de me faire pardonner auprès de vous, j'en serai très heureuse. Quelle que soit la demande. »

 Ils semblaient tout deux forts, leur musculature ne devait pas être qu'un apparât au vu de la violence non retenue qu'avait utilisée la femme contre son mari. Deux brutes dont la tête pensante semblait définitivement être masculine. Si elle voulait les raisonner, s'adresser à lui semblait plus efficace. Cependant, la folle se comportait en maîtresse, c'était elle qui dirigeait les décisions selon ses humeurs. Il devait trop l'aimer pour la décevoir, sans quoi il ne se serait pas laissé frapper ainsi. Le pouvoir de l'amour était bien étrange.

 Elle devrait donc passer par la femme. Sinon, elle risquait de réagir en panthère possessive, elle la tuerait sans hésitations. Décision stratégique compliquée.

« Je pourrais par exemple vous conduire à Suna et vous aider à vous faire accepter. J'ai quelques relations qui devraient faciliter votre intégration au sein de la cité. Mais vous vous doutez que je ne vais pas conduire les premiers passants jusqu'à notre village caché. Surtout pas lorsque je me fais traiter de pute ou de transgenre. Ce n'est pas très agréable. »

 Katsu' leva les mains calmement, sans gestes brusques pour bien montrer qu'elle n'était pas agressive et enleva son turban qui était inutile puisqu'aucune tempète de sable n'était à l'horizon. Elle dévoila ainsi son visage, un sourire amusé dessiné sur ses lèvres. Elle libéra ses cheveux roses qui retombèrent dans son dos et glissa le tissu du turban à sa ceinture, sous sa cape.

« J'espère que vous accepterez de me répondre sans en venir aux armes. Je n'ai pas pour intention de tuer deux personnes ici, bien que j'avoue commencer à avoir faim. »

  Le sourire de la jeune fille s'aggrandit, dévoilant ses canines. Son sourire était désormais plus mauvais, un côté malsain s'y était ajouté. Elle était cruelle et aimait la mort. Si elle bluffait sur ce coup, ne croyant pas réellement à ses chances de les vaincre en deux contre un, elle devait cependant le leur faire croire pour éviter de se faire lacérer sans cérémonie et abandonnée sur place. Elle laissait également ainsi deviner ses origines et donc son pouvoir et sa bonne position sociale, les Chinoike étant connus dans tout Yuukan comme un clan riche et puissant. Ses yeux rouges sang étaient également une attestation de son appartenance au clan.

« Et j'en oublie toutes les civilités. Je me nomme Katsuko. Chinoike Katsuko. Vous avez parlé de mise en garde, alors je souhaite vous prévenir. Ne m'appelez plus ainsi. Je préfère le rouge sang au lait blanc. Maintenant que les présentations sont faites, j'en reviens à ma question, pourquoi souhaiter venir à Suna ? »

  Elle avait croisé ses bras sous sa poitrine, attendant une réponse claire du duo du désert. Elle ne voulait pas se montrer trop aggressive, elle était tentée par les formes de la femme et les muscles de l'homme, mais elle ne voulait pas non plus passer pour une proie, ou elle en deviendrait une. Elle était une chasseresse après tout !

HRP:
 

 

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Suddhodana Otani
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MessageSujet: Re: Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse [FT. Suddhodana Otani & Suddhodana Aadarshini]   Lun 10 Avr - 0:18


C’est lorsque l’on chevauche une belle et fougueuse monture que le port du casque prend vraiment tout son intérêt.
Assurément, cette réflexion traversa l’esprit de Sanzokuo alors qu’il encaissa une première gifle de la part de sa sulfureuse compagne. Cela ne l’avait pas empêché de prendre la parole l’air de rien - certainement habitué à ces tendres sévices - lorsque l’étrangère se présenta ; toutefois, il semblait encore loin de percuter l’étendue des interprétations possibles et imaginables de sa comparse au moment de la cajoler, si bien qu’il ne vit pas venir le coup de boule. Les casques s’entrechoquaient sans danger, amenant une situation au pire comique, au mieux symbolique d’un amour frappant en raison des deux cœurs incrustés dans le métal qui se rejoignaient au gré d’un à-coup passionné !… Inutile de préciser laquelle de ces deux visions parla le plus au gaillard. Pendant qu’Aadarshini s’attaquait verbalement à leur interlocutrice, lui se contentait de réajuster son heaume en chuchotant. Faussement plaintif.

- Eeeh ma puce, on avait dit sans les casques pour les bisous !

Une réaction rapidement contrecarrée par quelques insultes et le départ de sa moitié vers le cadavre du scorpion. Qui reçu un amour inconditionnel. Tant pis, son tour à lui viendrait plus tard. Bien que complètement gaga, Otani ne souffrait pas d’une jalousie maladive et se contentait de voir le positif en toute chose. Il passa donc l’éponge, n’écoutant que d’une oreille la Rosette qui poursuivait son discours. Puis il claqua des doigts, s’approchant et déposant une main chaude sur l’épaule de cette dernière.

- Le mal est fait de toute façon. Je doute que l’on te pardonne. Oui, même avec ce beau sourire, c’est peine perdue. D'ailleurs nous sommes las des menaces et des avertissements ! Avoir faim n’est pas une raison suffisante pour soumettre un tel interrogatoire. Même si tu as une dentition parfaite… C’est un fait.

Le shinobi ne pouvait s’empêcher de commenter ce qu’il voyait. Aussi en s’attardant sur le sourire de plus en plus lubrique de la troisième protagoniste, il réalisa que celle-ci refoulait un mauvais karma. Elle n’inspirait pas confiance. Devait-il la prendre au sérieux ? Peut-être. Mais ce ne serait pas le cas.

- Et puis. J’avais dit : Trêve de civilités. Insista-t-il soudainement, plongeant son regard dans celui de la naine rose, cherchant à capter son attention le temps de lui délivrer un message à voix basse. Un ton plus sérieux, grave. Intime aussi. Mon épouse est vexée maintenant. Je pense qu’il faudrait reprendre sur de meilleures bases. Sinon ça v… Ouiiii je le sais Hiniiii ! Brailla-t-il en écho à la remarque lointaine de sa femme, éloignée et assise sur le dos du scorpion mort. Hrm. Je disais quoi. Ah, oui. Je n’ai pas de temps à perdre en faux semblants - Nous nous rendons à Sunagakure pour intégrer le village, et connaissons le chemin.
Cela dit nous n’y sommes pas encore. Si c’est du frisson que tu cherches, c’est encore négociable. Tout est négociable tant que l’on ne craint pas les risques. Sinon, ne t’essaye pas à ce petit jeu en sa présence. Elle n’a pas ma patience. Bien qu’elle soit merveilleuse. Et unique. Et a la peau douce.


Il toussa, retirant sa pogne qui s’était entre temps subtilement resserrée sur l’épaule de la fille. A son tour il avait preuve d’un avertissement. Néanmoins, une fois cet instant passé, on pouvait dores et déjà deviner derrière son masque des yeux rieurs et une mine feignant l’innocence. Il ne comptait pas provoquer de grabuge. Pas cette fois. Il devait se contrôler, désormais. Et faire au mieux pour sa femme.
Ce qui n’était pas aisé.

Mince. Il avait touché cette gamine. Pendant combien de temps ? En plus, cette prise de parole s’était suffisamment prolongée pour ne laisser aucune place aux doutes quant au fait qu’il avait chuchoté quelque chose. Même à cette distance, sa femme le devinerait. Bon sang. Il allait encore se prendre un savon…

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MessageSujet: Re: Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse [FT. Suddhodana Otani & Suddhodana Aadarshini]   Lun 10 Avr - 12:17
Mamour, je te quitte! ~


La garce ouvrit la bouche mais la jeune femme était ailleurs. Elle les surveillait un tant soit peu mais sans plus. Elle ne voulait même pu leur adresser la parole, trop vexée pour cela. Non mais depuis quand il s’intéressait aux gamines ? Enfin, plates surtout ?!!! Il ne voulait plus d’elle et c’est tout ce qu’elle avait retenue sur le moment. Mais maintenant qu’elle était son cadavre d’amour, elle pouvait réfléchir. En fait… Techniquement, il n’avait rien fait de mal. Enfin, d’un point de vue extérieur. Pourtant cet imbécile savait qu’elle réagirait comme ça, voire pire ! Qu’est-ce qui lui avait pris à ce gros balourd d’amour trop mignon et sexy aussi ?!!!! Alors qu’elle caressait la carcasse du scorpion, Hini osa un regard vers son mari et ... Et rien. Il était sage, ce qui la fit sourire. Elle ne voulait pas le tabasser tout le temps, elle aimait qu’il soit en état de la satisfaire après, sinon ce n’était pas amusant ! En parlant de la satisfaire… Cela faisant combien d’heure qu’il ne l’avait pas fait ?! La princesse se mit debout sur le cadavre et tourna dessus en se mettant à chanter une chanson apprise du temps où le groupe était bien plus grand. Une chanson paillarde et vulgaire mais qu’elle adorait. Pourquoi ? Parce qu’elle la faisait rire pardi !

En tournant, elle se retrouva face à la queue su scorpion et une idée, probablement débile, lui vint en tête. Elle cria un « MAIS BIEN SUR ! » en plein milieu de sa chanson et la reprit en remuant son corps en rythme alors qu’elle sortait une dague, dont la lame avait la taille de son avant-bras, de l’intérieur de son sarouel. La jeune femme sautilla en dansant sur le corps inanimé de la bête et trancha brutalement le crochet de l’animal. Elle le regarda tomber dans le sable avec ce regard un peu fou qu’elle avait parfois quand elle faisait quelque chose de mal mais que cela l’amusait. Puis elle regarda encore ce scorpion en réfléchissant à quoi il pourrait lui servir. Il avait une carapace épaisse. Cela pourrait faire un super lit suspendu ! Comme elle en rêvait depuis quelques temps. Entreprenant de dépouiller le cadavre, elle risqua un regard vers son mari d’amour et la petite pouf. Et elle se pétrifia, une rage bien plus puissante coulant dans ses veines. Il… IL LA TOUCHAIT ! Et toute cruche qu’elle pouvait être en sa présence, elle comprenait bien qu’il complotait avec elle. VU QU’IL ETAIT PENCHE SUR ELLE !<
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Cette fois, elle ne fonça pas comme une dératée. Elle s’approcha d’eux en bougeant de façon presque féline. Il comprendrait très bien qu’il était dans la merde jusqu’au coup. Elle ne marchait ainsi que pour trois raison : quand elle comptait tuer, quand elle avait envie de lui, et surtout, quand il allait prendre très cher. Pourtant, elle avança sans risque qu’il ne fuit. Il aimait trop l’énerver. Enfin, d’après ce qu’elle avait compris. Une fois face à lui, à quelques centimètres de son torse, la jeune mariée lui caressa le buste avant de le croiser son regard. Deux regards rubis. L’un furieux et l’autre… Elle ne chercha même pas à l’étudier en fait. Sa main arriva dans la nuque de son époux et elle l’attira tendrement contre elle. Avant d’envoyer brutalement, et sans la moindre forme de procès, son genou dans les bijoux de famille de celui qu’elle aimait. Puis elle recula d’un pas et le toisa avec dédains.

-Comme ça, je suis certaine que le clan Suddhodana ne verra jamais le jour.

La haine était si puissante qu’Hini en tremblait. Avec lenteur, elle retira ce casque symbole de leur amour. Ses cheveux furent libérés et son visage parfait, dévoilé. Elle le regarda et esquissa un sourire sadique et haineux. Pour faire un geste encore plus… Méchant ? Pas selon elle. Toujours est-il que le pauvre mari se prit un coup de casque dans la tête.  Puis elle le lâcha et recula avant de cracher aux pieds de son amour. Elle resta un long moment à se délecter de la douleur de son époux, un petit sourire sur son visage et un regard proche de la folie, encore une fois. Oui, elle aimait se venger. Elle lui avait donnée ses conditions. Elle l’avait prévenue qu’il souffrirait et qu’elle lui pourrirait la vie s’il fautait ne serait-ce qu’un peu. Et il le faisait en toute connaissance de cause, à croire qu’il était devenu masochiste en sa présence.

-Tu sais quoi mamour ? Garde le ton mariage. Ton amour bancale et tout le reste. J’ai pas besoin de toi. *Puis elle regarda la gamine, avec ce même mépris qu’elle affichait pour son époux.* Et toi, petite garce, tu vas enfin pouvoir devenir une femme sans avoir à faire semblant de savoir ce que ça fait. Bon mariage à vous deux. Je retourne chez les Jiken. Au moins, mon clan me respectait, lui.

Aadarshini, princesse du désert, tourna les talons en les ignorant désormais. Elle prit la route de sunagakure sans plus cacher son retour. Après tout, elle était une Jiken enlevée, son retour était presque un miracle après un an. Elle avança avec fierté, sans se retourner une seule fois. Elle fit un détour vers le scorpion pour récupérer ce qu’elle lui avait retiré, dévoilant une force physique… insoupçonné sous son air de petite bourgeoise. Mais son année avec lui dans le désert, à toujours être en mouvement l’avait faite évoluer sur le plan physique et ses muscles étaient désormais plus solide. Donc oui, elle soulevait des charges plus importante qu’avant, mais en combat… Bah, elle n’aimait pas le corps à corps de toute façon, vu qu’elle se faisait toujours avoir. Elle avait beau avoir gagné en musculature, cela ne lui servait à rien contre un adversaire plus rapide ou plus fort. Elle l’avait appris à ses risques et périls.

Toute la faute revenait à son mari. Très clairement. Elle ne se remit pas en question une seule fois. Pourquoi le ferait-elle après tout ? Il était en tords et devrait assumer les conséquences de ses actes. Bon, oui, elle l’aimait toujours très fort, c’était non négligeable. La jeune femme avançait, grimpant la dune sans montrer la moindre difficulté. En haut, elle se tourna vers eux et crache un dernier « Va te faire foutre Mamour » avant de disparaître de l’autre côté, avançant sous le soleil de plomb, connaissant le chemin menant à chez elle. Heureusement, sinon, elle finirait en kebab pour le désert et ses prédateurs. Mais qui (ou quoi) oserait l’approcher tant elle fulminait de rage ?! On aurait pu faire cuire un œuf sur sa peau tant elle brûlait de haine… Et sa dague? Elle gisait toujours aux côtés du cadavre. Dans sa colère, elle l'avait totalement oubliée.


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MessageSujet: Re: Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse [FT. Suddhodana Otani & Suddhodana Aadarshini]   Lun 10 Avr - 15:22
Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse
  Featuring
  Otani & Aadarshini

 

 

 

 
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« J'en reviens à ma question, pourquoi souhaiter venir à Suna ? »

  Cette unique question posée sur un ton assez impérieux ne sembla pas trop plaire à l'homme adulte qui faisait face à la jeune fille.

« Je n’ai pas de temps à perdre en faux semblants - Nous nous rendons à Sunagakure pour intégrer le village, et connaissons le chemin.
Cela dit nous n’y sommes pas encore. Si c’est du frisson que tu cherches, c’est encore négociable. Tout est négociable tant que l’on ne craint pas les risques. Sinon, ne t’essaye pas à ce petit jeu en sa présence. Elle n’a pas ma patience. Bien qu’elle soit merveilleuse. Et unique. Et a la peau douce. »


 Le puissant mâle ne semblait aucunement en vouloir à sa compagne pour les coups qu'il recevait, bien qu'étant d'une grande violence. Ce climat avait tendance à exciter la vampirette qui aimait particulièrement ce genre de chose. Probablement une déviance due au traitement de son père depuis sa plus tendre enfance. Quant au couple, si le doute se posait encore, c'était désormais fixé. Il était bien totalement gaga de sa belle, il irait obligatoirement dans son sens. Si elle voulait se mettre ces deux personnes dans la poche et s'amuser un peu avec eux, il fallait convaincre la femme. Ce serait donc elle sa cible.

 Il avait tenté une manoeuvre d'intimidation pendant son discours, posant sa large main sur l'épaule de la fine demoiselle. Sa voix était plus sérieuse, plus froide. Il était impératif. Il essayait cependant de communiquer avec sa princesse qui elle, semblait totalement fermée à la conversation. Elle était toujours sur son scorpion, commençant à en découper le cadavre. Cependant, après quelques secondes, elle retourna les yeux et revint vers les deux. Elle semblait furieuse, sa démarche était définitivement celle d'un prédateur.

 Le sourire de Katsuko s'illumina. Voilà ce qu'elle voulait voir. Voilà ce qu'elle aimait, ce qui l'excitait. Une chasseresse, comme elle. Son corps brillait sous le Soleil, elle lui faisait définitivement envie. Ses muscles fins se dévoilaient sous sa peau, la sueur perlant légèrement sur la surface de l'épiderme hâlé par le temps. La vampire aux cheveux roses passa brièvement sa langue sur ses lèvres en observant la dame qui l'attirait désormais beaucoup. Plus encore que l'homme qui semblait plus intelligent, plus calculateur. Moins intense aussi.

 La suite ne surprit pas tellement Neiko qui s'attendait à une reaction similaire de la possessive princesse. Elle manqua même de rire à cet instant, se retenant pour éviter de se faire embrocher par la jalouse. Elle souriait alors qu'elle frappait sa moitié, c'était vraiment exaltant pour la nouvelle adulte qui regardait la dispute de couple.

« Comme ça, je suis certaine que le clan Suddhodana ne verra jamais le jour. »

 Aadarshini alla jusqu'à cracher sur son mari. Elle l'aimait si passionnément qu'elle en devenait incontrôlable, pour une simple main sur l'épaule. Main sur l'épaule qui était en réalité un avertissement et non une marque d'affection. Elle se retourna ensuite vers la fille toujours enveloppée dans sa cape de toile rugueuse et l'insultat de nouveau.

« Et toi, petite garce, tu vas enfin pouvoir devenir une femme sans avoir à faire semblant de savoir ce que ça fait. Bon mariage à vous deux. Je retourne chez les Jiken. Au moins, mon clan me respectait, lui. »

 Elle partit ainsi, furieuse, ne se retournant même pas. Elle partait vers Suna et injuria une nouvelle fois son compagnon, continuant tout de même de l'appeler par son surnom affectueux. Une étrange oxymore était ainsi formée, entre haine et amour. Elle ne devait pas lui en vouloir indéfiniment, elle avait certainement plus peur qu'autre chose. Mais elle n'était pas une de ces faibles larves qui gémissaient. Encore un élément qui plaisait à la fougueuse et féline petite Chinoike. Son sourire s'aggrandit de nouveau, mais cette fois le malsain n'y était plus présent. C'était un sourire d'amusement, d'excitation. Elle était contente d'avoir fait cette rencontre qui la distrayait beaucoup.

« Vous connaissez le chemin vous dites ? Bien. Alors vous devez savoir qu'elle est très bien gardée. Donc si vous venez, c'est bien pour intégrer la cité. Je pense que je peux vous faire confiance. Et pour ce que je cherche, je l'ai déjà trouvé avec votre princesse. Et je vois que c'est elle qui dirige dans le couple, alors c'est à elle que je vais m'adresser. Et ne vous en faites pas, je vais la rassurer sur le fait que je n'ai aucun projet avec vous. Vous êtes trop vieux après tout ! »

 Un petit sourire malicieux, une langue tirée moqueuse, elle n'était pas sérieuse, visiblement en plein jeu. Katsu' bondit à la poursuite de la princesse tout en attrapant le casque au passage. Elle devait se montrer audacieuse et maline pour calmer la jalousie fulminante d'Hini. Arrivant au sommet de la dune derrière laquelle sa cible avait disparu, la vampirette la redescendit en courant pour rattraper sa proie bien qu'en cet instant, il ne s'agissait aucunement d'un rapport alimentaire.

 Se glissant jusqu'à la femme à demi-nue qui n'avait désormais plus son masque, elle la contourna pour la voir de face. Sourire aux lèvres, Katsuko détailla la furieuse créature qui était debout devant elle. Ses courbures étaient envoûtantes, son visage à croquer bien que partiellement déformé par la rage qui la consummait.

« Je n'ai nullement l'intention de vous voler votre mari, vos projets de clan ou quoi que ce soit d'autre. Je veux par contre vous découvrir parce que, je ne vous le cacherai pas, vous m'excitez. Vous bien plus que lui. Vous êtes belle, passionnée et violente. D'ailleurs, reprenez votre casque, je n'en ai aucune utilité, j'aime totalement mon clan et me marier avec le premier homme venu serait un affront envers lui. »

 Neiko prit une démarche féline, faisant tomber sa cape sur le sol, se dévoilant totalement. Elle avançait vers la femme qui l'intéressait désormais. Elle la voulait.

« Je souhaite me faire pardonner pour mon affront indiscutable. Vous pourriez faire ce que vous voudrez de moi. »

  Gardant sa démarche séductrice, la petite vampire caressa d'abord les bras puis le dos de sa cible. Elle lui tournait autour comme un chat avec une souris. Elle demeurait sur ses gardes, prête à esquiver un quelconque coup violent, selon la réaction de celle qu'elle désirait désormais. Après avoir fini son tour, elle en commença un second, s'approchant cette fois plus du buste d'Aadarshini jusqu'à se plaquer dans son dos. Elle posa alors ses deux mains sur le ventre de la femme et remonta jusqu'à sa poitrine, la caressant avec une grande douceur. Elle se hissa alors sur la pointe des pieds pour atteindre l'oreille de cette partenaire qui semblait passionnée par son mari.

« Sachez que je suis très ouverte. Et malgré les apparences, j'ai déjà testé un bon nombre de jeux. Et vous, êtes vous-joueuse, Aadarshini-himesama ? »

  Elle soufflait légèrement dans la nuque de sa proie. Il restait désormais à voir sa réaction et l'enchaînement des prochaines actions. Allait-elle se faire repousser, voire tuer, ou le jeu tenterait-il la princesse ? La dernière avec qui elle avait tenté une telle approche était extrèmement fermée et l'avait envoyé avec dégoût, mais elle était bien différente de ce duo flamboyant.

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MessageSujet: Re: Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse [FT. Suddhodana Otani & Suddhodana Aadarshini]   Lun 10 Avr - 18:17

Tel un boomerang, l’amour lointain se redirigea vers le shinobi pour mieux se blottir à son contact. Il l’avait échappé belle. Aussi lorsque la dextre féminine le guida avec tendresse, il se laissa diriger comme une marionnette au bout d’un fil. Jusqu’au moment de l’impact. Sournois. Rude. Mesquin. Une frappe soudaine en plein hors piste.
Otani perdit contenance, posant genou à terre devant cette punition probablement justifiée. Avec quelques râles rauques comme compagnie à sa douleur.

La tête pleine du son de sa souffrance, il n’entendait pas vraiment ce que lui envoyait son épouse à la figure. Certainement une nouvelle crise sur son prétendu manque de considération et la fin décisive de leur couple. Cela arrivait parfois, si bien qu’avant leur mariage, aucune autre femme que cette dernière ne prenait plus place dans sa troupe. Elle les avait toutes évincées avec le temps, jouant de la jalousie ou de stratagèmes hardcores pour mieux s’imposer en maîtresse. Ce tempérament plaisait au Sanzokuo même s’il digérait moins les coups en zone sensible. Encore que, tout dépendait du type de coups. Mais il s’égarait. Après une bonne minute de répit, constatant qu’Aadarshini était de toute façon passée à autre chose, ne le laissant plus qu’en tête à tête avec un cracha s’asséchant à vue d’œil, il se redressa péniblement.

Aussitôt, le flamant rose nain répliqua avec condescendance. Soit. Lorsque son épouse s’ajoutait à sa présence, il prenait l’habitude de s’effacer afin de mieux la satisfaire. Une tactique battant les records en matière de succès, puisqu’elle fonctionnait à peu près une fois sur deux. Cette fois-ci ce ne semblait pas être le cas. Tant pis. Lui n’avait en tête que son arrivée à Sunagakure et ne se sentait pas de provoquer le moindre grabuge tant qu’aucun bandeau ne lui serait attribué. Après tout, il en avait déjà suffisamment fait au cours de ses péripéties et cette intégration le concernant reposait sur un fil pour le moins fragile.

- Eh ? Oui, fais ça. Après tout tu es responsable. Tu as plutôt intérêt de sauver la situation même. Moi, j’ai à faire.

Adoptant une posture boudeuse, il s’éloigna de quelques mètres avant de se mettre en position pour se soulager, ne jetant à regard en arrière qu’après avoir terminé. Et bien. La gamine n’avait pas perdu de temps ; voilà qu’elle tournait autours de sa moitié comme une mouche, lui susurrant on-ne-sait-trop-quoi avec ses airs de sociopathe.
Amusant. Quoiqu’il en soit, le fait qu’elles règlent leur compte entre filles l’arrangeait bien, même si cela représentait un léger contretemps. Avec un peu de chance, il n’y aurait rien de grave, et le Suddhodana pourrait se tirer de ce pétrin tout en restant tranquillement posé de son côté. Voilà une autre tactique qui marchait bien. Laisser couler. Ensuite, sa femme reviendrait.

Mais si cela ne suffisait pas, il ne se contenterait certainement pas de s’excuser. On pouvait tirer de lui nombre de concessions, telle que la patience et la nonchalance, mais une frappe de trop risquait fort de le réveiller.
Surtout après la dernière, dont il sentait encore l'effet.

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MessageSujet: Re: Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse [FT. Suddhodana Otani & Suddhodana Aadarshini]   Mar 11 Avr - 11:57
\!/ NC -16 Parlons chère enfant ~


Ce qu’il y a de bien quand est une peste impulsive, c’est que l’on oublie rapidement le pourquoi du comment. Certes, en cet instant, Hini bouillait de rage, donc elle n’avait pas oublié mais d’ici quelques heures, il n’en resterait plus rien. Et son mari en avait conscience, sans doute était-ce pour cela qu’il ne prit pas la peine de la poursuivre. Et quelque part, au fond de son cœur tendre d’amoureuse, cela la blessait. De fait, c’est devenant boudeuse à son tour que la jeune ninja continuait sa route vers Sunagakure. Mais… Flûte ! Elle aurait aimé qu’il la rattrape, l’enlace, l’embrasse… Mais non ! Ce gros balourd sexy préférait faire comme si de rien était. La jeune femme ronchonna à mit voix contre lui, bien qu’elle esquissait un léger sourire. En fait, elle savait exactement comment il se rattraperait et elle en était toute excitée d’avance. Mais elle refusait de le montrer ! Elle n’allait pas lui donner satisfaction tout de suite.

Hini lâcha un soupire, une fois hors de vue des deux idiots. Elle s’arrêta quelques secondes en réfléchissant. Devait-elle retourner le voir et lui prouver qu’elle valait mieux que la naine ? Non. S’il ne le savait pas, il ne la méritait pas. Alors elle se remit en route, sans se douter de ce qui allait arriver. En fait, la gamine la rattrapa bien vite, obligeant notre princesse à s’arrêter une nouvelle fois, foudroyant la peste du regard. Et elle rouvrit sa grande gueule, ce qui ne plut pas du tout à la jeune femme. Bien que ses paroles auraient pu la réconforter et la soulager. Ce qui se passa, au fond. Mais ??? QUOI ?!!!  A peine la gamine eut-elle finit son monologue qu’une nouvelle flambée de rage couru dans les veine de l’impulsive. Elle lâcha tout presque brutalement et fit un pas en avant, serrant les poings pour éviter d’étrangler l’insolente.

-Attend. T’es en train de me dire que mon époux ne mérite pas d’être épousé ? Qu’il n’est pas digne de toi ? Putain de petite salope ! C’est toi qui n’est pas digne de lui ! Je t’interdis de reparler de lui en ses terme ! Ou je t’arrache ce qui te sers de vagin pour te le faire bouffer ! Il est le meilleur ! Le plus fort ! Le plus fidèle et le seul qui me mérite ! NE PARLE PLUS JAMAIS DE LUI AINSI !

C’était un retournement de situation. Et de colère. Voilà qu’elle défendait bec et ongle celui qui avait ravi son cœur, n’autorisant pas une petite à l’insulter ou le descendre. Même elle ne se le permettait pas. Il avait son amour, oui, mais bien plus encore : sa confiance et son respect. Certes, ce n’était pas toujours visible aux yeux de quelqu’un d’extérieur à leur couple. Mais il savait de quoi elle était capable quand elle ne respectait vraiment pas la personne qui lui faisait face. Mais qu’une enfant parle de lui ainsi… Non. Pas possible. Pas envisageable. Elle aimait trop son mari pour laisser passer ça. A croire que c’était une discipline olympique de parler avec Aadarshini sans la vexer… La gamine ne semblait pas vouloir en démordre en fait. Elle avait dit que la princesse l’excitait, et cela semblait être vrai puisqu’elle se déshabilla en partie devant elle ; lui laissant le loisir d’admirer son absence totale de formes. Ouais. Pas intéressante pour la Suddhodana. Mais cela l’amusait de la voir se trémousser comme une catin en manque comme ça. Ainsi, elle la laissa faire, ne la repoussant pas quand celle-ci s’approcha encore plus, papotant toujours bien trop selon la jeune femme. Le jeu de l’enfant commença enfin. Celle-ci toucha la princesse, la frôla, la caressa tout en tournant autour d’elle. Soit, Hini resta de marbre, la laissa jouer au chat et à la sourie. Mais elle avait choisi une sourie bien trop inaccessible pour elle, puisqu’elle ne réagissait pas aux avance de la Chinoike.

Haussant un sourcil lorsque deux mains enfantines prirent possession de sa poitrine, Hini écouta une fois de plus la bavarde. Alors Princesse éclata de rire, se retournant dans les bras de la petite, approchant son visage du sien, si près que son époux devait penser qu’elle l’embrassait. Une de ses mains se plaqua directement sur le bas ventre de l’enfant, commençant à jouer avec elle, alors qu’Hini restait presque imperturbable, si ce n’était ce petit sourire malsain collé aux lèvres. Son regard rubis rencontra celui similaire de la gamine. Et elle lui parla alors que leurs lèvres se frôlèrent, et que sa main s’aventurait bien plus loin, allant jusqu’à jouer en elle, lui offrant un merveilleux espoir.

-Tu agis déjà comme une vraie petite putain en manque ? C’est adorable. Je suis très joueuse mais vois-tu, il y a un problème. Tu n’es pas assez pulpeuse pour m’exciter. Reviens me voir quand tu auras de la poitrine et du cul. En attendant ma puce, contentes-toi des puceaux pré pubères que tu peux sauter. Quand tu seras une femme, on se fera une joie de te baiser toute la nuit…

Puis Aadarshini repoussa l’enfant non sans se lécher les doigts, sans quitter la petite du regard. Elle finit par lui tourner le dos et récupéra ses carapaces, reprenant sa route, sans attendre que Katsuko ne se relève ? elle n’en avait rien à faire d’elle. Et puis elle avait été clair non ? Pas de copulation avec elle. Un jour, si son époux le voulait, peut-être oui. Mais pas avant. De plus, si elle voulait quelque chose en cet instant, c’était bel et bien le chibre de son époux. Et non pas un corps sans forme. C’est alors que le coup de genoux lui revint en tête. Et elle grimaça. Ouais. Pas certain qu’il veuille jouer après ça en fait. Elle espérait qu’il fonctionnait toujours… Une légère vague de panique l’envahit. Si elle avait cassé son amoureux, ça allait poser problème ! Voilà qu’elle se mordillait la lèvre en ralentissant le pas. Jusqu’à s’arrêter totalement. Piétiner sur place. Couiner. Et tout lâcher pour courir en sens inverse. Et aller droit vers son époux. Elle faillit tomber en remontant la dune mais se reprit à temps et enfin elle le rejoignit. Hini le regarda, un peu essoufflée. Puis les larmes montèrent dans son beau regard et la jeune femme se mit à pleurer. En se jetant à son cou. Embrassant son casque comme si c’était lui. Car en soit… C’était lui non ?

L’amoureuse serra son mari contre elle avec la force du désespoir. Elle pleurait en s’excusant dans un capharnaüm de mots et couinement sans queue ni tête. Qui a dit qu’elle ne l’aimait pas ? Elle se mit à lui embrasser le cou, les épaules avant de venir soulever le casque, ne dévoilant que ses lèvres pour s’en emparer. Et elle l’embrassa comme s’ils étaient seuls au monde. Lui offrant une nouvelle fois son cœur, son âme, sa vie. Elle ne pouvait définitivement pas vivre sans lui. Ni loin de lui. Elle était éperdument amoureuse de lui, et en était fière…

-Je t'aime Otani...


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MessageSujet: Re: Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse [FT. Suddhodana Otani & Suddhodana Aadarshini]   Mar 11 Avr - 15:00
Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse
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« Et vous, êtes vous-joueuse, Aadarshini-himesama ? »

  Katsuko commençait tout juste à s'amuser, caressant la princesse qui lui faisait décidément de plus en plus envie. Celle-ci sembla cependant se vexer à nouveau.

« Attend. T’es en train de me dire que mon époux ne mérite pas d’être épousé ? Qu’il n’est pas digne de toi ? Putain de petite salope ! »

 Encore une insulte. C'était blessant à la longue. Et pourtant... Et pourtant elle n'arrivait pas à en vouloir à cette blondasse qui avait les capacités mentales d'un pigeon enrhumé. Elle n'avait aucune stabilité émotionelle, elle défendait désormais à corps et à cris son mari qui était redevenu la plus belle créature qui soit, celui-là même qu'elle avait failli castrer quelques minutes plus tôt.

  La jeune fille ne se fit pas pour autant repousser directement. La Princesse la laissa profiter quelques instants de son corps. La peau était soyeuse, chaude. Neiko sentait le sang couler sous l'épiderme, des mouvements brusques, puissants. Là encore, elle était comblée juste par cette sensation. Saisissant la poitrine de celle contre qui elle était plaquée, la jeune fille profitait plainement de ce toucher très satisfaisant.

  C'est à ce moment là que la diablesse reprit la main, se retournant contre la jeune fille. Elle avait un petit rictus pervers au coin des lèvres, un de ceux qui pouvait conquérir la demoiselle désormais surplombée par les seins de sa cible. Si celle-ci se pencha sur elle, c'est surtout les formes qu'elle ne possédait pas que Katsuko ne pouvait s'empêcher d'observer. Elle était maintenant dominée par cette femme plus expérimentée qui avait glissé une main sous sa jupe et la faisait jubiler. Une chaleur plaisante l'envahissait alors et elle fut obligée de regarder un peu plus haut, se retrouvant collée au visage d'Aadarshini qui jouait avec son corps d'enfant.

« Quand tu seras une femme, on se fera une joie de te baiser toute la nuit…  »

 Voilà qui était intéressant. Mais Katsu' n'était ni patiente ni optimiste. Elle pensait que son corps ne bougerait pas de si tôt, et ce couple lui faisait envie. Et désormais, elle se faisait repousser par la Suddhodana qui retourna avec ses affaires vers son mari comme une femme éplorée pour aller le prendre dans ses bras et l'embrasser. Celle-ci avait bien prit soin de lécher ses doigts, une nouvelle provocation pour la jeune adulte qui ne souhaitait désormais plus attendre. Cette part animale d'elle-même ne la quittait jamais. Espérer qu'elle laisserait ainsi tomber l'affaire, c'était s'imaginer quelqu'un de peu déterminé. Tout l'opposé d'elle en quelques sortes.

 Se relevant avec souplesse, désormais clairement en chaleur, la vampirette prit la suite du chemin après la jeune mariée sans prendre la peine de se rhabiller. Pourquoi faire après tout. Elle n'avait pas à être présentable, à être glissée dans un écrin. Elle pouvait se laisser aller sans jugement devant ces deux personnes qui l'excitaient au plus haut point. Elle n'avait pas à s'en cacher, loin de la société et pourtant si proche des portes de la ville cachée. C'était plaisant. Comme de briser un interdit. Si elle avait frôlé la mort une nouvelle fois quelques jours plus tôt pour une raison soit disant similaire et qui n'était en réalité qu'invention du cerveau de son père, aujourd'hui, elle ne risquait rien. Rien d'autre qu'une déception si ce couple n'était vraiment pas intéressé par son corps.

 À travers ces jeux charnels de provocation, c'était bien sa vie que la jeune fille recherchait. La sienne, non pas celle qu'elle se devait d'offrir à Emichi lorsqu'il souhait calmer ses nerfs. C'est pour s'en convaincre, pour se revigorer, pour se satisfaire qu'elle voulait profiter de ces deux voyageurs. Elle les guidait jusqu'à Suna, leur attirait la bienveillance des gardes et de l'administration, et eux la comblaient. C'était un échange honnête, non ? Eux pourraient ainsi se détendre après un dur voyage et elle trouverait ainsi un peu de ce repos qui lui était si difficile d'accès.

  MAIS NON ! ENCORE UNE FOIS NON ! Cette femme, cette girouette, plutôt que de simplement donner à la demoiselle ce qu'elle voulait, elle piaillait, elle jouait avec son mari tout en laissant entrevoir une possibilité à la Chinoike. Mais seulement une possibilité future. Et encore une fois, non, elle n'avait pas de patience. Elle en avait besoin, et retourner dans une de ces maisons glauques des bas quartiers de Suna ne l'intéressait pas. Ils y étaient tous faibles là bas, faibles et moches. De vieux vicelards qui se complaisaient dans des conditions déprimantes et horripilantes. Rien d'attirant. Tout le contraire de ce couple qui l'excitait un peu plus à chaque minute dans leur violence et leur impulsivité, bien que ce soit, encore une fois, surtout la femme qui en faisait preuve.

 Des deux, c'était bien elle que Neiko désirait. L'homme serait au mieux un bonus, au pire un spectateur. Cela non plus ne gênait pas la nouvelle adulte. Mais elle avait besoin de cette dose d'amour, même s'il ne se révêlait que bestial, animal, charnel. Les sentiments pouvaient être là, mais ils venaient en général que des gens trop doux. Ces gens inintéressants qui pensaient que les sentiments liés à l'amour ne pouvaient être que molesse, reflétant un comportement gluant, peu affriolant.

 De retour près du couple qui était désormais enlacé, dans les bras l'un de l'autre, Aadarshini pleurant et embrassant son Otani. Elle le possédait. C'était le mot. C'était elle qui dirigeait, elle qui choisissait lorsqu'ils étaient ensemble, lorsqu'ils se disputaient. Il n'était pas nécessaire d'être un fin analyste pour le comprendre.

 Cela ne dérangeait pas la Chinoike qui cherchait simplement la chaleur qui lui manquait toujours. Pendant quelques secondes, elle avait profité de la sensation d'être avec quelqu'un. Elle en voulait plus. Quelques secondes, ce n'était pas suffisant. Quelques secondes, c'était minime. Quelques secondes, c'était ridicule. Voilà. Ridicule. Elle en voulait plus. Le dire directement aurait été stupide. Les crises d'enfants gâtés ne plaisent jamais, n'attirent jamais vraiment l'attention. N'attisent jamais le désir.

 Laissant le couple se complaire dans leur amour un certain temps, se fit discrète non loin d'eux. La jeune demoiselle était toujours à moitié déshabillée, la tenue débraillée par l'infiltration bien léchée de la princesse. Elle voulait s'amuser. Mais pour cela, elle devrait les intéresser. Elle en revenait à ce soucis, comment intéresser ces étrangers qui semblaient connaître la ville.

  Lorsqu'ils semblèrent enfin calmes, Katsuko se rapprocha d'eux. Trouver le bon angle d'attaque pour obtenir ce qu'elle souhaitait n'était pas aiser. Forcer la main de ces gens ne semblait pas raisonnable et pourtant, si elle ne voulait pas les voir disparaître après leur arrivée, c'était une de ses meilleures solutions. Ouvrir les négociations ? C'était peu évident. Elle choisit alors d'essayer une autre approche, comptant sur sa tenue provoquante pour laisser l'imagination du couple faire le reste. Soit cela marchait, soit elle serait de nouveau seule dans ce désert. Enfin. Tenter ne coûtait pas grand chose au final.

« Vous souhaitez mon aide donc, ou je vous laisse passer des jours à essayer de convaincre l'administration de votre bonne volonté ? »

  Les yeux de la jeune demoiselle brillaient d'envie, il était bien facile de comprendre ses véritables motivations. Elle s'en moquait. C'était peut être pour elle une chance d'être entendue, qui sait ?

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MessageSujet: Re: Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse [FT. Suddhodana Otani & Suddhodana Aadarshini]   Mar 11 Avr - 18:06

Il fallait le reconnaître, la gamine démontrait une efficacité hors pair. Tout rentrait dans l’ordre, ce qui confortait le gaillard dans sa stratégie de distanciation et de bouderie feinte. Une fois l’interlude passé, il accueillit stoïquement sa compagne et s’abreuva de maintes papouilles, décrochant un mince sourire. Paaaaarfait - Tout est bien qui finit bien comme disent certains. Maintenant, il était temps d’accélérer la cadence.  

- Moi encore plus, ma poussinnette des oasis ! Par contre…

Les doigts entrecroisés avec ceux de sa belle, il la fit doucement tourner à la façon d’un pas de danse, tout à coup curieusement jovial… puis termina en toute souplesse sur une clé de bras afin de l’immobiliser. L’instant d’après, il lui enroulait la taille et la soulevait comme le jour de leur première rencontre, le tapis en moins. Suite à un ricanement sournois, il reprit la parole.

- Tu donnes trop d’attention à cette enfant. Je propose un changement de Plan ! On décampe fissa vers la rançon de la gloire ou alors je te bâillonne et on fait demi-tour, hinhin. C’est que, là où on va, on risque d’en rencontrer à chaque coin de rues des marmots. Et Sanzokuo n’a pas mis fin à dix ans de service trépident en plein air pour servir de babysitter ! Tu as cinq minutes pour changer d’avis, en attendant : On avance !

Sa main gauche fusa aussitôt sur le fessier de sa belle, claquant le top départ. Mais sept pas plus tard, il retomba nez à nez avec leur interlocutrice suspecte.

- Ah, oui, mince. Chère perl… hm, fille, femme, ou quoique tu sois ! Je vois bien comme tu es émoustillée. C’est normal, ma femme me fait le même effet. Le soucis étant que justement, il s’agit de la mienne - D’autant qu’en ce qui nous concerne, cette affaire est parfaitement fairplay, ce n’est pas comme si je l’avais kidnappé il y a neuf ans. Tu avais tes chances. Maiiis Sanzokuo t’a devancé ! Quelle tristesse.
Et secundo, il n’est pas du genre à passer sous la yourte pour décanter ses soucis, si c’est bien là que se situe ton mignonnet stratagème ! Mais non Hini, je ne dis pas qu’elle est mignonne.
Je sais. C’est regrettable. Surtout maintenant que tu es à moitié à poil. Mais non Hini, je ne la regarde pas.

Bref. Mon passe droit est justement sous mon bras. Cette beauté fantastique appartient au clan Jiken, et en plus, elle, est majeure, ce qui devrait donner plus de poids face à cette dîtes administration ! Pas vrai ?

En tout cas, sache que je ne suis pas un ingrat. Pour avoir distrait mon épouse, je t’offre de quoi t’acheter de nouveaux vêtements. Réflexe!
Concluait-il en jetant une poignée de pièces d’or, qui avant même d’atteindre la rosette pétardaient dans la volée, ne livrant qu’une mince frayeur et un nuage de fumée à la figure de cette dernière. Une petite farce brodée au Bakuton, ça ne mangeait pas de pain.

Enfin, ils avaient disparu.
… Ou presque. Le colosse marchait tranquillement, dix mètres plus loin derrière l'obstacle à la chevelure rose, avec Aadarshini sous le bras. Snobe au possible.

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MessageSujet: Re: Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse [FT. Suddhodana Otani & Suddhodana Aadarshini]   Mer 12 Avr - 12:31
Je ne suis pas un sac à patate!!! ~


Cet odeur de mâle. Ce goût légèrement salé par sa transpiration. La douceur de cette peau tannée par ses années passées dans le désert… Rien au monde ne pouvait être plus parfait pour elle. Même si elle le préférait propre. Après, vu qu'elle était sale aussi, c'était pas si grave. Par contre, elle ne voulait plus lâcher. Elle voulait continuer à le toucher, à le sentir contre elle à… Elle ne pu pas continuer. Pourquoi ? Car son merveilleux mari lui fit faire un magnifique pas de danse, la mettant dos à lui. Pour au final lui faire une clé de bras et la penchée en avant. Bien évidemment, elle avait une idée de la suite, puisqu'elle était en position, elle pourrait en profiter… Elle se retrouva très rapidement sous le bras de son mari, une claque sur l'arrière train. Et elle riait. Elle l'aimait beaucoup. Et puis comment lui en vouloir ? Il lui avait donné un surnom qui avait fait fondre son petit cœur !

-Mamourrrrr….!

Olle manquait totalement de crédibilité, riant toujours et gesticulant pour se remettre debout. Le soucis, c'est qu'il avait tellement l'habitude de la prendre comme ça, qu'elle n'arrivait jamais à se dépatouiller pour fuir. Elle en avait même fait un jeu. Mais là, en écoutant la suite, elle estima que non, elle ne jouerait pas. Après tout, pourquoi elle irait contre ses envies et ordres caché ? Certes, elle aimait tout diriger au grès de ses caprices, mais elle n'aimait pas empiéter les demandent de sa moitié. Il y en avait si peu qu'elle se faisait un devoir de les respecter ! … Quand elle y arrivait. Parce que, soyons réaliste, elle était assez… Idiote, ne se rendant pas toujours compte de la porté de ses actes. Il se mit en marche, elle ballottant à chaque pas, ce qui l fit sourire comme une folle alors qu'elle remettait son casque. Seigneur qu'elle aimait son amoureux !!! Mais il s'arrêta bien trop vite. Elle voulu regarder derrière elle (donc face à son homme), mais elle n'y arriva pas.

-Bah alors mamour ? Tu t'es déjà perdu ? Parce qu'on est pas encore arriv...

Sa mauvaise humeur revint dès qu'elle entendit la voix criarde de la gamine. Non mais qu'est-ce qu'elle ne comprenait pas dans « Non » ?! Que cela lui plaise ou non, elle ne la toucherait pas. On ne touche pas aux enfants. Mais elle fit comme si de rien était. Cependant, elle se crispait par moment, son époux du le sentir car il la rassura presque aussitôt à chaque fois. Mais elle ne pouvait pas s'énerver là, il faisait tout correctement ! Et il la faisait se sentir bien, soulagée et confiante. Ainsi, elle commença à nettoyer ses ongles en fredonnant, caressant par moment la cuisse ou le fessier d'Otani, pour se rassurer elle. Sa plus grande peur était quand même qu'il l'abandonne au profit d'une autre. Plus jolie. Plus intelligente. Plus forte. Plus tout ce qu'elle était en fait. Quoi que. L'intelligence et elle… Elle se retint de soupirer en se demandant, finalement, ce qu'il pouvait lui trouver. Elle n'était pas si parfaite qu'elle aimait le faire croire et il le savait mieux que personne. Il l'avait vu dès qu'elle avait ouvert les yeux en fait, lorsqu'elle avait humilier un de ses hommes en lui vomissant dans le gosier.

La jeune femme finit par se déconnecter du présent et plongea dans ses souvenir. Ceux où il cherchait à la faire sienne, ceux de leur mariage, jour où elle devint une femme (ce qui était récent malgré ses air de chaudasse dévergondée!) Et surtout, la façon dont il l'avait rassurée, car elle avait peur de passer à l'acte, sans doute  à cause de toutes les histoires que sa mamie lui avait racontée sur la douleur des femmes se donnant aux premiers venus sans penser aux conséquences… Elle en frissonna en revoyant le visage de mémé, toute sérieuse en décrivant les sévices que les hommes infligeaient aux corps des femmes quand ils ne les aimaient pas, les humiliants en les enceintant avant de disparaître ! Voilà pourquoi elle n'avait jamais connu personne ! Par peur de finir comme sa dévergondée de maman ! Elle c'était donnée à lui qu'après le mariage. Et il l'avait dévorée avec une passion gardée sous le coude pendant plus d'un an. La jeune mariée rougie sous son casque. Elle aimait aguicher les gens, mais refusait d'être touchée ou de toucher quelqu'un d'autre sans son époux. Non pas par peur de le voir s'énerver, mais parce que pour elle, c'était inconcevable en fait. Elle ne désirait personne d'autre que lui, et sous ses airs de femme chiante, capricieuse, vulgaire, il y avait une jeune femme qui ne voulait qu'être heureuse en ménage, avoir les enfants de son époux et le combler jour après jour… Mais il y avait un soucis. Son éducation ne lui avait pas apprit à tenir ou maison. Ou à cuisiner. Alors… Bah la seule fois ou elle avait cuisiné, une des poules de l'ancien groupe de son amour était morte malencontreusement.

Revenant à la réalité, elle constata qu'il avait finit de causer et venait de balancer des… Pièces ?! Puis elle comprit et éclata de rire alors qu'il avait passé l'obstacle. Par le soleil du désert, qu'elle l'aimait ce fou ! Elle lui embrassa la fesse (oui, c'est tout ce qu'il y avait à proximité hein!) et gesticula de nouveau en geignant.

-Mamourrrrr ! Laisse moi descendre c'est pas confortable là ! Je préfère tes bras… Et je te promets de pus faire attention à qui que se soit ! Je ne ferais attention qu'à toi !

Sauf qu'il ne semblait pas décidé à l'écouter. En fait, elle commençait à se demander s'il ne voulait pas se venger d'elle comme ça… Elle fit la moue et ronchonna en croisant les bras. Elle voulait être dans ses bras, pas… Comme ça, séant offert au reste du monde ! Mais voilà qu'elle boudait, ce qui ne sembla pas affecter son mari. Comme s'il jouait avec elle alors qu'ils allaient droit vers Sunagakure. Elle soupira, ne tenant plus sa bouderie et se tortilla de plus belle en couinant, poussant avec ses main pour tenter de trouver une faille dans ce bras de fer. Elle finit par abandonner, essoufflée. Ce qui ne l'empêcha pas de prendre un ton suppliant pour sa dernière tentative.

-Allezzzzzz !!!! Mamourrrrrr…….


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Chinoike Katsuko
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MessageSujet: Re: Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse [FT. Suddhodana Otani & Suddhodana Aadarshini]   Mer 12 Avr - 15:57
Le Repentis, la Princesse et la Chasseresse
Featuring
Otani & Aadarshini







© A-Lice
Visiblement, la réponse était non. Ils ne souhaitaient pas son aide. Otani s'étala expliquant qu'ils se débrouilleraient seuls et qu'elle ne les intéressait pas. Il la traitait comme une enfant, c'était frustrant. Elle n'avait pas demandé cette apparence elle. Elle ne grandirait probablement jamais, il n'y avait qu'à voir Taka. Elle ne deviendrait jamais une "femme". Au mieux, elle gagnerait un peu de poitrine. C'était frustrant.

Elle se mordit la lèvre pour rester calme. Le liquide chaud fini par sortir après quelques secondes dans sa bouche, lui permettant de se laisser enivrer par cette succulente boisson, la seule qui surpasse tout le reste. Que ce soit le sien n'y changeait rien, au final. Elle devait se calmer, parce que ces gens étaient certainement puissants pour ne pas douter de leurs capacités à convaincre Suna de leur utilité. Ils faisaient leur sketch de couple, totalement prit dedans, le reste ne les intéressait pas. Ou peu. Triste désillusion.

Neiko alllait partir sans un mot lorsque l'homme termina son discours, mais il jugea bon de se moquer d'elle, lui envoyant quelques piécettes comme à une pauvresse. Seconde moquerie, les pièces se révélèrent fausses, explosant en plein vol devant elle. C'était fâcheux. Très fâcheux.

Crachant un peu du sang qu'elle avait dans la bouche, elle déchira ses habits d'un geste brusque, terminant ainsi en sous-vêtements, ses bras encore également recouvert de ces longues manches noires qui partaient de ses épaules jusqu'à ses poignets. Faisant rapidement quelques mudras de ses mains, elle se créa une tenue complète de sang. Elle forma ainsi une robe simple qui lui descendait jusqu'aux genoux et qu'elle fit retenir à sa taille par une fine ceinture.

Repassant devant le couple joueur pour atteindre sa cape de toile épaisse sans les regarder, elle lança simplement une phrase, faisant en sorte d'être entendue par le duo de nouveaux arrivants.

« Prenez garde lorsque vous choisissez vos cibles pour ce genre de plaisanteries moqueuses. »

Elle se pencha à peine pour ramasser le vêtement de toile qu'elle garda en main, avançant de son pas léger et délicat sur le sable chaud, ne s'enfonçant que très peu grâce à son faible poids là où les Suddhodana se voyaient ralentis par la surface moelleuse. Elle arriverait sans peine avant eux.

Elle laissa donc l'astre solaire réchauffer son corps frèle, récupérant cette douceur que le couple avait refusé de lui offrir. Elle était déçue par cette sortie qui l'avait affriolée quelques minutes plus tôt, lui laissant espérer plus que ce qu'elle ne pouvait avoir. Un de ces faux-espoirs amers qui la laissaient désappointée, l'obligeant à retourner à cette réalité qu'elle fuyait de toutes ses forces et qu'elle ne voulait pas affronter. Elle savait que la combattre amènerait un flot de sang puissant et incontrôlable, un de ceux qui l'effrayaient tout autant que la situation initiale. Voire plus.

Elle soupira avant de reprendre son chemin vers la ville. Une fois dans la vallée, elle salua sa senpai, une des rares qui lui avait apporté de l'attention et à qui elle l'avait rendue. Une qu'elle respectait profondément pour sa détermination et son dévouement. Elle hésitat un instant. Elle pourrait indiquer que le couple qui arrivait était louche, suspicieux. Qu'ils étaient dangereux. Ou ne rien faire. Elle pouvait être vicieuse, se venger bassement. Mais une sorte de fierté la convainc de ne pas agir de la sorte. Elle était plus adulte que cela. Elle n'était plus une enfant. Et elle n'avait jamais été capricieuse, alors pourquoi le devenir maintenant. Elle était frustrée, mais ce n'était pas suffisant. Elle décompresserait autrement.

Elle repassa donc chez elle pour reposer sa couverture de toile et hésita un instant. Se changer ou garder ces habits sanguins ? Dans un sens, elle allait s'entraîner. Pourquoi se couvrir réellement ? Tout ce qu'elle risquait était d'abimer une autre tenue. Une seule suffirait pour aujourd'hui. Elle repartit donc immédiatement vers l'Académie où elle commença par manger à la cantine calmement comme si rien ne s'était passé. Elle devait oublier cette histoire, passer à autre chose. Et pourtant elle avait encore sur le bout de ses doigts le contact avec la peau brûlante de cette femme, Aadarshini.

Dommage.

HRP:
 


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