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Travail d'orfèvre - Pv Chef Doudou Seika C. NatsukiVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Nanare Onitsuke
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MessageSujet: Travail d'orfèvre - Pv Chef Doudou Seika C. Natsuki   Mar 18 Avr - 22:01


Ses yeux étaient fermés, mais la lumière dominante du soleil les titillait. Ses paupières bougeaient assez pour créer un halo de lumière bien réelle dans son imaginaire bien sombre. Sa mémoire était tenace, chaque détails habitaient l'espace que son esprit recréait souvent...

Le toit stellaire n'avait pas son pareil dans le monde, qu'au dessus du désert. Les étoiles scintillaient dans les cieux, la première chose que la Nanare aimait observer en sortant des grottes, elles étaient comme son assurance d'en être sortie, une bouffée d'air frais. Quand son menton se baissait, c'était la fumée dansante du feu de camp qu'elle recherchait, puis comme un chien fou, elle courrait en sa direction. L’excitation annulait la fatigue et la fierté de présenter un gain, lui toutes les difficultés. Ce qu'elle aimait par dessus tout, c'était ce regard brillant, ses traits heureux de sa mère et le reflet azur de sa pierre précieuse l'illuminant, à la lueur des flammes rudimentaires. Elle l'avait serré fort, Oni' n'avait jamais manqué d'affection, mais cette enlaçade là était unique, elle exprimait la fierté afin acquise, mais aussi tristement c'était une chaleur qu'elle arrivait encore à sentir, une qui serrait rudement son cœur alourdi.

Son regard azur se portait dès son réveil vers la fenêtre aux rideaux valsant légèrement. Il était tôt, mais il faisait déjà très chaud dans son une pièce- un poil miteux, des toits de la cité sunajin. Néanmoins, la vue était imprenable et la fille, les cheveux en bataille en profitait tous les jours en poussant sa persienne en bois, un verre d'eau à la main. L'air chaud séchait ses yeux brillants et sa main finissait le travail en ramassant sa larme nocturne qui avait parcouru un coin de son visage. A la dernière gorgée, son sourire reprenait ses droits, elle se sentait d'humeur joviale en évitant de trébucher sur son désordre ou son sac de couchage. Elle n'avait pas le temps de traînasser, jamais. Trop de préparatifs dans la journée l'attendaient, et la soirée s'en était vite venue.

Ce jour de cette semaine là avait sa particularité, les festivités enrôlaient Suna, on fêtait sa création, ou quelque chose dans le genre. La Nanare l'adorait autant qu'elle le détestait ce grand marché nocturne qui vibrait de tout son brou-ha dans les rues de la citée et c'était le moment pour elle de se faire quelques sous. Rien qui ne lui était pas familier, elle faisait ça depuis si longtemps, qu'elle serait incapable de remonter à quand. C'était juste, que la flamme s'était éteinte, plus une nécessité qu'un réel désir la faisait l'entretenir encore un peu. Il le fallait. La veille, elle avait peaufiné ses créations préparées durant son temps libre, des pièces uniques cristallines enveloppées puis entreposer dans des paniers en osiers. Dans ses sacoches, des créations plus précieuses, des bijoux sortis de son imaginaire avec des pierres aux taillages et formes uniques. Juste des pendentifs, ou bien d'autres bijoux agrémentés de son travail d’orfèvre.

 Ses fines mains avaient travaillés si longtemps cet art, qu'elles lui avaient fait acquérir un certain talent, mais Onitsuke ne semblait pas le réaliser vraiment ou bien alors plutôt, elle aurait aimé s'en détacher, mais il fallait vivre. Il le fallait. Une phrase qui lui revenait souvent en tête. Être genin, surtout une genin comme elle- loin du modèle conventionnel, ne lui offrait pas des monts et des cent ! Le lézard obèse et mal proportionné en Shoton chez elle, fixé en haut de la porte d'entrée, conservait ses économies dans son ventre. Elle l'avait peint en brun, et il paraissait une simple figurine de terre cuite. Sans intérêt. Le genre de petites choses qui la caractérisaient bien. Nul n'aurait pu soupçonner son dégoût de reprendre sa place derrière son présentoir. C'était une commerçante chaleureuse et souriante, elle occupait l'espace et savait attirer l'attention. Et comme elle n'aimait pas vraiment faire durer le calvaire, son intérêt était d’attirer en premier lieu des clients au portefeuille capable de se faire délester. Contre mauvaise fortune, bon cœur, les petites bourses lui inspiraient toujours nostalgie plus que pitié, et ses prix se faisaient sacrifier. Oni' rentrerait légère, mais très certainement pas enrichie. Certes, mais avec aucun regret non plus.

Les cristaux qu'elle avait collé sur les bocaux de sa guirlandes lampiottes, coloraient ses alentours, des reflets de  petits points lumineux aux nuances variées qui se déplaçaient selon le caprice des flammes des bougies à l'intérieur. Cela attirait un peu plus l'attention, émerveiller quelques enfants, parfois des plus grands. Les jeux de l'ombre et la lumière commençaient à ne plus avoir de secret pour la Nanare et  une silhouette plus que les autres avait captivé son attention. Il semblait briller par lui même, au moins autant ses œuvres, de par sa carrure, que par l'aura et l'attitude qu'il dégageait.Une guilde hors d'atteinte pour une enfant du peuple comme Oni', mais c'était ce qu'il faisait son intérêt. Marchands et gens importants savaient se côtoyer à petite dose, pour peu, que l'on était capable d'éveiller un intérêt ou juste, une curiosité.

.Cela ne lui prenait qu'un instant pour choisir sa pièce, Oni' se fiait toujours à sa première inspiration et s'y tenait. Un cristal translucide brut en apparence,  mais quand elle le posait devant la lumière d'une bougie, une tête de lion illuminante se dévoilait. La fille jouait de ses inclinaisons pour provoquer un reflet qui éblouirait sa cible - l'air de rien, après quoi, à l'aide de petites cales, elle le laissait ainsi exposer. Probablement sa meilleure pièce, une qui attirait rapidement l'attention de ses clients. Comment ne pouvait il y avoir que l'intérieur de cette chose gravée. Elle lâchait un son mélodieux quand on toquait dessus, tout en annonçant que sa dureté était loin de la fragilité d'un cristal lambda. Un croisement, entre, la pierre précieuse et le cristal.

- « Comment tu as fait la tête du lion à l'intérieur ?! » Lui demandait-on. Simplement, le sourire satisfait, elle répondait que…
- « Elle y était avant même qu'il se forme. Voilà tout. Vous pouvez l’examiner si vous voulez, il n'est pas fragile, même s'il y paraît. Il est même aussi solide qu'un diamant.»

Aucun signe d'entaille. Les intéressés restaient dubitatifs, peut-être admiratifs, bien plus encore quand la tête de l'animal devenait à peine perceptible sans la lumière pour la révéler. Un enfant lui demandait si elle était magicienne et la Nanare répondait « peut-être ». C'était peut-être vrai, qu'elle l'était un peu.

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Seika C. Natsuki
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MessageSujet: Re: Travail d'orfèvre - Pv Chef Doudou Seika C. Natsuki   Jeu 4 Mai - 1:53


Akira

Ce matin-là, le programme que j’avais prévu allait être sensiblement différent de d’habitude. Malgré son allure scientifique et de puissance militaire, Suna était un village relativement festif. Nombreux marché, festival, et autres fêtes religieuses vénérant le Désert et Ichibi rendait cet endroit perdu au beau mi-lieu du désert un peu moins mort. Peut-être que c’était cela que l’on appelait les pulsions de vie humaine ? C’était une théorie que j’avais lue dans un de mes nombreux livres.

L’être humain aime le plaisir, et par-dessus tout, souhaite être heureux. Il cherche constamment le ratio positif. Des philosophes, poètes, psychologues et autre analyste de l’essence même de l’humain s’essayaient à dire que tout n’est que plaisir et déplaisir. L’essence même de cette théorie était de dire que, plus la pénibilité d’un travail est intense, plus l’être humain compenserait en organisant des évènements festifs, et en se plongeant dans la décadence. Je préférais simplement argumenter que l’humain n’aime pas l’interdit, et est irrémédiablement attiré par ces objets proscrits.

Connaître la nature de l’être humain était chose nécessaire. Après tout, j’allais tous les gouverner à l’avenir. Mieux fallait donc être préparé. Manipuler les masses étaient après tout le B-A-BAS du savoir-faire divin. Enfin, cela étant, il était aussi de mon devoir de Prince de continuer de soigner mon image. C’était pourquoi Akira et moi étions partis pour nous promener dans un marché.

La journée continuait, alors que nous traversions d’étal en étal. Ma tenue était princière, de nombreux bijoux d’or ornant mon corps. Blanche et rouge, une broche d’or portant le symbole royal du pays des fleurs, nul doute que même le plus limité des êtres humains serait dans la capacité de comprendre mon rang, et par la même occasion, le fossé qui nous sépare. Pourtant, cela ne suffirait certainement pas à lui faire comprendre l’entièreté de la profondeur abyssale séparant nos deux personnes. J’étais le fils véritable de deux Dieux : Jashin et Kaguya, et c’était bien un sang divin qui coulait dans mes veines. Prince aujourd’hui, Roi demain, et prochain Dieu. C’était ça, ma destinée.

Flirtant avec le peuple et les quelques rapaces irrémédiablement attirés par mes richesses et mon influence de Prince, une lumière étrange capta mon regard. Ou plutôt, fut suffisamment intense pour faire plisser mes yeux vermeil. Mon regard se déplaça directement en direction de la source lumineuse. Il s’agissait d’un magnifique lion taillé à l’intérieur même du plus pur des cristaux. Je m’arrêtais quelques instants, prenant le temps d’observer, au loin, ce magnifique ouvrage.

    « Un problème, mon Prince ? »


Naturellement, Akira s’arrêta pour me questionner sur la raison de mon propre arrêt. Non pas que cela était rare, mais il savait différencier dans mon regard le simple arrêt de courtoisie d’un véritable intérêt intérieur.

    « Non, Akira. Une simple curiosité a attiré mon regard. Allons-voir. »


Sans perdre une minute de plus, nous nous dirigeâmes tranquillement vers le stand en question. Il était tenu par une charmante demoiselle, probablement à la sortie de l’adolescence. Cheveux bleus et des yeux de la même couleur, tendant vers le mauve, elle semblait être à l’origine de cette création des plus belles. Par un simple hasard, si ce n’était pas une habile manipulation marchande, elle avait probablement présenté là sa plus belle pièce qui allait, tout naturellement, prochainement m’appartenir.

Une fois plus près, mes yeux vermillon se déposèrent sur la pièce, que j’avais récupérée avec précaution. Bien que sa précédente démonstration m’ait bien indiqué qu’il ne s’agissait pas d’une chose fragile, il aurait été dommage d’abîmer un si bel ouvrage. Regardant ensuite la marchande, je lui demandais.

    « Un bien bel ouvrage. A combien l’estimez-vous, jolie demoiselle ? »


J’adoptais une attitude plutôt douce et calme. Si j’étais un Dieu, et que mon droit par ce fait était bien de récupérer toutes les belles choses, la jeune marchande avait des arguments d’une certaine beauté qui me donnait une irrépressible envie de l’obtenir, elle aussi. Mais le véritable art était de pouvoir approcher sa proie, sans que cette dernière ne se doute que l’on soit le chasseur.

    « Je me présente, Seika Chinoike Natsuki, Prince de Hana no Kuni et Jônin de Suna. Voici Akira, mon majordome. »


Saluant la belle en s’inclinant devant elle, ce dernier sorti une belle bourse, gardant toujours le silence.

    « Alors dites-moi, très chère, qui est donc derrière cet ouvrage et quel est son prix ? »


J’affichais un charmant sourire, attendant la réponse de celle qui avait réussi à attiser ma curiosité.

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Nanare Onitsuke
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MessageSujet: Re: Travail d'orfèvre - Pv Chef Doudou Seika C. Natsuki   Jeu 4 Mai - 13:29

Sa première question la faisait sourire simplement et son regard se fixait sur sa création, quel moment l'avait inspiré pour la faire naître, c'était là où tout se basait. L'animal était fier et admiré, il avait un côté majestueux le différenciant d'un vulgaire gros chat et son cristal à tout son inverse, bien qu'il brillait était à la base quelque chose de pouilleux. On oubliait bien souvent l'origine des pierres que l'on disait précieuses, elles n'étaient au fond, que brillantes, assez pour troubler l'esprit et créer l'illusion de leur beauté. De merveilleuses manipulatrices aimé de tous, même ceux qu'elles usaient quand ils venaient les chercher. Comment une simple pierre avait pu acquérir pareil pouvoir de destruction insoupçonné ?

-”Je dirais que je l'estime à celui à qui elle correspond. ”

Elle l'avait observé du coin de l’œil tout en s'occupant de ses clients, il avait une démarche bien particulière, une aisance qui ne pouvait être propre qu'à un prince justement, et quand il s’annonçait comme tel, la Nanare s'inclinait respectueusement devant les deux hommes. Même elle savait que c'était l'usage. Devant la bourse qu'on lui agitait sous le nez, un sentiment de satisfaction l'envahissait, c'était bien le but qu'elle s'était fixé à la base. Pourtant, l’acquisition des ryos ne la motivait plus tant que ça, elle déplaçait la flamme de sa bougie plus près de l'objet que tenait le prince, toutes les facettes illuminaient à nouveau les alentours. Le lion à l'intérieur semblait prendre vie dans un jeu d'ombres et de lumière.

-”C'est une création dépendante de la lumière qu'on est capable de lui offrir pour se révéler. Il serait grossier de lui donner un prix et l'enfermer à cette simple valeur. Enchantée messieurs, d’aussi beau monde est rare par ici.” S'étonnait-elle un peu. “On m'appelle Oni' par ici. Parfois je joue les marchandes.” S'annonçait-elle souriante, sans aller pus loin dans les détails, il n'y avait pas d'intérêt à le faire. “Bienvenue à mon stand, je vois que vous avez déjà fait votre choix.”

Une flamme teintait le cristal en orangé et ça faiblissait au fil de l'assaut du faible vent qui faisait danser la flamme. Quand elle avait créé, Oni' espérait qu'en le posant à sa vue, il saurait l'inspirer vers ses qualités d'animal majestueux révélées à chaque fois qu'elle l’illuminerait. Qu'il lui offrirait la clé pour la rendre moins paria dans ce monde dit “civilisé” avec lequel elle avait tant de lacune. Mais en définitive ce n'était pas après quoi elle courrait, ni à quoi elle correspondait et c'était peut-être ce qui justifiait son choix. Elle, comme sa vie appréciait la simplicité qui les caractérisait au final.

-”S'il plaît à quelqu'un comme toi majesté et qu'il peut capturer sa lumière dans un bel endroit à sa juste valeur, c'est déjà une récompense suffisante pour sa créatrice que je suis. Emporte le donc, je ne saurais me convaincre qu'il n'est que l'équivalence de ryos. Sa valeur est toute autre pour moi. ”

Un cadeau peut-être un peu naïf, mais la fille avait toujours été plus spirituel que matérialiste au fond. Une artiste quoi. Peut-être que quelques jours difficiles lui feraient regretter son choix, mais très vite sa nature la consolerait, elle était niaise et décalée, c'était un fait. Son monde n'était peut-être pas le meilleur, mais elle s'y plaisait dedans alors...

-”Par contre je ne te dirais pas comment je l'ai fait, c'est un secret.”
-”C'est une magicienne...” Argumentait l'enfant toujours sur place pour percer le mystère.
-”Peut-être bien ! Qui sait. Dois-je l’emballais pour son transport ? ”

Une façon subtile de le récupérer encore pour quelques secondes avant de le voir disparaître, une sorte d'adieu silencieux pour le soutien moral qu'un simple objet avait été. Toutes ses créations avaient leur histoire avec elle, c'était ce qui les rendait unique et vivante. Quelques regards de marchands autours c'était jeté sur eux, envieux à la base, un poil jugeur en définitive. La Nanare n'était définitivement pas faite pour le monde des affaires, mais elle s'en fichait, après tout, même un instant, elle aurait pu côtoyer un prince et son majordome. La pensée la fit sourire soudainement lui donnait un air encore plus mystique qu'à la base...

Son regard se fixait sur l'homme aux cheveux verts et elle se sentait coupable de le léser ainsi, pour elle, la dévotion était quelque d'admirable, elle avait plongé sa main dans sa large poche depuis un moment maintenant et quand elle la ressortait, elle tendait la paume de sa main vers lui. A l'intérieur, un cristal de la même essence en pic s'affichait à lui. Sa taille était plus modeste et il avait tout d'une griffe, mais sa finition n'en restait pas moins soignée. Il brillait tout aussi bien et peut-être un jour, malgré ses allures lambda de cristal, son nouveau propriétaire découvrirait son nom gravé à l'intérieur qui s'afficherait plus grand dans un reflet lumineux. Elle se gardait de lui dire la subtilité, tant pis s'il ne le découvrait jamais, ça l'amusait peut-être.

- ”Ils ont la même origine, ça serait triste de les séparer non ? ” Une excuse comme une autre pour ne pas froisser le Maître. "


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Seika C. Natsuki
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MessageSujet: Re: Travail d'orfèvre - Pv Chef Doudou Seika C. Natsuki   Dim 7 Mai - 2:05
Si le prix correspondait bel et bien à ma personne, alors l’or du monde entier ne suffirait à l’acheter. C’était bien à ça que l’on pouvait différencier les simples marchandises des œuvres d’art. La suite me confirma cette hypothèse, je n’avais probablement pas à faire à une marchande, mais bel et bien à une artiste. Et, je devais l’avouer, l’art avait quelque chose de bien plus fascinant que les simples marchandises.

Me saluant d’une simple révérence, la jeune artiste disait s’appeler Oni. Sans s’attarder sur son nom de famille, l’adolescente prit la décision de m’offrir le lion. J’affichais un sourire, tout cela me confirmait bien qu’elle ne faisait pas ceci pour l’argent en premier plan. C’était même peut-être cela qui forgeait la beauté de cette œuvre.

C’était alors un tout autre rapport qui devait s’établir. La royauté n’avait tendance à accorder son regard qu’aux plus riches marchands, et autres puissants financiers. Parfois, quelques chanceux se voyaient adresser la parole par le sang bleu, mais jamais plus de quelques minutes. Et il était même hors de question de l’inviter à une réception. Mais le fait d’être artiste rendait le rapport bien différent. Il n’était pas rare de nous voir en tant que puissant et influant mécène pour un jeune talent à faire découvrir.

    « Je vous remercie pour ce présent, charmante demoiselle. C’est ainsi moi qui me trouve honoré de disposer d’une telle attention venant de la part d’une si jeune et talentueuse artiste. Faites donc. »


Flatterie. Elle rajouta même un petit croc en regardant Akira, commençant d’installer la protection pour le transport de mon précieux sésame. Je souriais, avant de laisser Akira récupérer le présent.

    « En effet… Je vous ai d’abord pris pour une simple marchande. J’ignorais que vous étiez une artiste, avant de voir ce geste digne des plus grands et humbles créateurs. »


J’affichais un sourire charmeur.

    « J’aimerais toutefois vous remercier personnellement de ce geste plus qu’agréable en vous invitant à dîner dans ma demeure, si cela vous sied. Je pourrais ainsi faire plus ample connaissance avec vous, une jeune artiste intrigante. »


Je tendais la main vers Akira, qui comprit rapidement mon intention. Il sortit de sa sacoche une simple enveloppe, qu’il déposa sur ma main.

    « Voici la preuve de votre invitation. Présentez-là au garde à l’entrée pour qu’il vous dirige jusqu’au grand salon. Je vous y retrouverai là-bas. »


Je prenais sa main, avant d’y déposer l’enveloppe.

    « Disons ce soir, 20h00 ? Prenez le temps de choisir une robe mettant votre teint en valeur. L’argent ne sera pas un problème, je vous l’offre. Entrer dans un magasin, prenez la robe qui vous fait plaisir, et mettez cela sur mon ardoise. »


Je déposais un simple baiser sur sa main, attisant les jalousies de nombreuses jouvencelles environnantes. Puis, je la libérais avant de terminer sur un simple.

    « J’ai hâte de vous voir dans une tenue des plus charmante. Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de journée, et vous dis à ce soir. »


Avant de repartir. Akira s’inclina de nouveau, puis repartis avec moi. La visite était désormais terminée, nous n’avions plus qu’à rentrer au manoir. Là-bas, Akira s’occupera des préparatifs de la soirée. Quant à moi, j’en profiterai pour affiner mes connaissances médicales.

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Nanare Onitsuke
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MessageSujet: Re: Travail d'orfèvre - Pv Chef Doudou Seika C. Natsuki   Dim 7 Mai - 12:46

Son jeune âge la gardait encore un peu naïve, néanmoins, la Nanare était capable de distinguer les flatteries, tout aussi joueuses que flatteuses. Étrangement, elle avait l'habitude de ce genre d'échange. Oni' n'avait pas toujours été shinobi et son “talent” l'avait faite vivre longtemps. Loin d'avoir les bonnes manières des hauts rangs, elle savait au moins ne pas leur paraître trop grossière. Un sourire et une nouvelle révérence plus humble en seule réponse de sa part, nul besoin de s'attarder à trop chercher l'importance, d'autant plus, que la suite la prenait au dépourvu.

Une invitation princière, dans un lieu où elle fera plus tâche que jamais. En toute sincérité, se retrouver dans ce genre d'endroit, un univers bien trop loin du sien l'effrayait, combien même il ne s'agissait que d'une soirée. Peut-être aurait-il pu percevoir son hésitation, ainsi que son incompréhension au fascié qu'elle affichait, pourtant, elle se laissait faire quand on lui glissait l'enveloppe entres ses doigts et des instructions pour ses oreilles. Ces mêmes qui accentuait le malaise et le fossé quand on lui suggérait l'offre d'un vêtement adapté. La Nanare ne doutait pas que l'offre du prince partait d'une bonne attention, ou du moins, elle avait voulu le penser ainsi, pourtant, le propos avait quelque chose de blessant. Par chance, bien que sensible plus qu'elle l'aurait voulu, la kunoichi était loin de la fragilité. Son ton était resté chaleureux et son sourire courtois était resté en place. Quel autre choix que celui de remercier son prince lui restait-il ? Les états d'âme de sa classe sociale n'aurait aucun intérêt pour lui. Pouvait-on vraiment lui refuser quoi que ce soit?

Plus troublée que docile, Oni' l'observait baiser sa main avec grande classe, c'était une première pour elle, une qui avouons le l'amusait fortement. Un petit instant, elle avait été comme “autre chose” que la marchande ou l'artiste  à qui l'on venait acheter le service. Pourtant, elle avait conscience qu'il s'agissait de la même chose, sa façon de faire un peu mystique fallait-il croire et qui ne serait pas flatter malgré tout d'avoir l'attention d'un individu comme lui. La raison pour laquelle elle lui était porté par contre, assombrissait le tableau, à quel genre de personnage avait-elle affaire. Il s'éloignait et la foudre de regards mauvais s'abattaient sans plus se cacher, en tout cas, il n'allait pas arranger sa popularité dans le coin. Peut-être ce qui motivait le départ de la demoiselle, qui après tout avait une robe à trouver. Même sur le chemin, elle restait déranger, encore plus perplexe en entrant dans cette belle boutique dont la vitrine l'avait faite rêver parfois. Mais la beauté d'un rêve, pour elle du moins, restait qu'il soit un fantasme d'évasion de la réalité. Alors s'il prenait forme en se revêtant...

L'enveloppe et le nom du prince avait un été effet royal, sans mauvais jeux de mots. Le tailleur s'attardait aussitôt sur elle, non pas sans la détaillait de haut en bas, même lui ne comprenait ! Et la Nanare ne lui en voulait pas, pas plus que de vouloir faire une bonne marge en lui sortant ses pièces les plus chères, c'était l'occasion après tout. Malheureusement pour lui, Oni' n'excellait pas dans l'abus (ah si ça avait été Aoji, ça aurait été salé la facture XD). Bien obligé, après plus d'une heure de refus de la fille, il se rabattait sur une gamme plus simple, mais même là, le choix ne se décidait pas. A vrai dire, elle avait essayé la toute première qui lui avait présenté. Les soieries avaient caressé sa peau dans leur extrême douceur, les voiles du bustier à chaque pas chatouillaient ses bras et la broderie doré la rendait brillante selon la luminosité. C'était bel et bien un sourire qu'on avait aperçu sur son fascié tandis qu'elle l'avait fait tourner pour l'essayer. C'était un bel instant, mais ça n'était que cela justement.

Son reflet dans le miroir, n'était pas le sien ou du moins, la façon dont elle se percevait. Qu'importait que le prince lui offrait un crédit et une gâterie. Sortie du palais, Oni' était une kunoichi à la condition modeste et même si à plusieurs reprises, sa vie l'avait fait jouer de bon jeu d'actrice, elle n'avait pas envie de jouer cette comédie. Peut-être que cela offenserait son hôte, mais c'était quelque chose de modeste qui lui sied le mieux. Le critère qui n'était pas commun à la boutique, laissait le tailleur dépourvu, malgré tout, sa conciliation se faisait sur la matière faute d'une coupe et d'un ornement extravagant. Ne devait-elle pas faire honneur à la belle table à laquelle on l'invitait. C'était la moindre des choses. Une coupe droite et à peine ajustée, un col dégagée sans décolleté pour autant dans un tissu bleu marine, harmonieux à la fois avec ses cheveux et ses yeux, elle ne connaissait pas le nom de cette matière fluide, mais elle approuvait son confort et sa douceur. Est-ce que c'était ce qui lui ferait un bon teint. Peut-être, au moins elle passerait plus discrète et elle serait plus à son aise.

Une dernière fois, le tailleur tentait de lui montrer une belle pièce, en vain, il devait la trouver bizarre, plus encore quand il venait le moment des accessoires. La Nanare le regardait sans comprendre et l'homme sentait la fatigue le gagner... Une plus tard, on abandonnait l'idée de talons... Enfin, de hauts talons, même quelques centimètres lui donnaient une démarche étrange. L'homme lui assurait qu'il lui fallait pratiquer, mais Oni' n'en avait, ni le temps, ni l'envie ! Elle l'abandonnait là dessus, ne lui laissant pas plus de son temps pour la convaincre, et l'heure arrivait plus vite qu'elle ne l'aurait voulu. Au moins, cette histoire de robe l'avait gardé occupée jusque là dédouanant l'attente et l'anxiété. Ajouter à ça le temps d'une fille à se préparer, toujours qu'importe le spécimen...

Elle faisait face à la grande demeure, dans un coin où elle n'avait encore jamais mis les pieds, la splendeur des lieux et ses environs étaient à couper le souffle. Et quand un garde lui jetait un regard dédaigneux, habitué qu'il était à chasser les intrus, elle aurait voulu lui présenter sa fameuse invitation, cependant, il la lui rendait, désabuser. Le papier était ressemblant, mais différent et surtout, elle était vide. Si Oni' ne l'avait pas tant inspecté toute la journée, elle aurait pu penser qu'en s'était moqué d'elle. Ou alors c'était le cas. Une première tentative de convaincre le garde fut vaine, elle ne soupçonnait pas encore qu'une cliente du tailleur avait volontairement échangé son invitation pour ruiner ses chances. Après tout, leur échange avec le prince n'avait pas été discret et ce monde était impitoyable. Elle était là comme une idiote devant les portes, le fait qu'elle était shinobi rendait ça pire encore. Une kunoichi avec de bien moindre talents pour sa fonction faut-il croire. Comme un éclair de génie, une dernière tentative lui venait à l'esprit et elle s'étonnait elle-même de vouloir ainsi y accéder.

-”Akira pourra le confirmer que je suis invitée. Le majordome du prince.” Le garde restait perplexe, elle savait ce nom et après ? Il jetait un regard à son collègue quand elle rajoutait...”En admettant que je dise vrai. Tu veux vraiment être celui qui a compromis l'invitation de ton prince...?” En core qu'en vrai la foudre serait peut-être pour elle qui avait , négligé un pareil sésame...

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Travail d'orfèvre - Pv Chef Doudou Seika C. Natsuki

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