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L'oasis - Pv HayateVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
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Nanare Onitsuke
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MessageSujet: L'oasis - Pv Hayate   Mer 3 Mai - 22:16

Seuls le reflet azur de son regard perçait dans sa silhouette crémeuse, tant elle était bien emmitouflée sous ses couches de tissus. Bien que la Nanare était une enfant du désert, sa peau ne s'y était jamais habituée quant à elle, à croire qu'elle était un élément étranger, rajoutée. Oh, c'était sûrement le cas et bien qu'elle avait niais cette évidence longtemps, aujourd'hui elle commençait à se faire une raison. Pas pour autant qu'elle aspirait à connaître d'autres origines, son passé était un poids déjà bien assez coriace pour ses fines épaules.

Ce la faisait longtemps qu'Oni' n'avait pas eu du temps pour elle, encore plus qu'elle n'avait pas pu parcourir ses terres sableuses à sa guide, d'ordinaire, mission et même elle, quelques buts l'avaient toujours guidés. Aussi, peut-être appréciait elle aujourd'hui ce qu'elle n'avait jamais su contempler avant. Secrètement au fond d'elle, la kunoichi espérait que la solitude du désert qui lui pesait tant s'en finirait aux détours d'une dune. Ce n'était pas un visage lambda qu'elle désirait, mais bien des traits familiers qu'elle avait perdu depuis longtemps. Sa famille nomade lui manquait, combien même elle n'était plus la bienvenue parmi eux, même les observer de loin lui suffisait.

Mais le temps lui était limité et impossible de quadriller seule tout le désert, elle ne pouvait compter que sur sa chance et quelques brides de mémoires de leurs endroits familiers, à eux. Ou quelques points stratégiques vers lesquels ils étaient obligés de se rendre, comme cette oasis auprès de laquelle elle venait d'arriver. Malheureusement, aucune trace de leur campement, aucune trace d'eux tout court. La déception et la lassitude lui donnait le goût de l'abandon, la voilà qui jetait son sac au sol. D'un coup de pieds, elle déroulait sa tente avant de la monter, la fille comptait bien se rafraîchir. Demain elle rentrerait à Suna et oublierait tout ça. Puis sûrement que dans trois mois, à nouveau l'envie lui prendrait de perdre son temps.

-”Mais quelle idiote ! “ S'exclamait-elle de bonne voix, un peu fâchée, en observant son reflet dans l'eau avant de le troubler d'un revers de main.

Toujours accroupie devant le point d'eau, elle jetait sa capuche en arrière pour profiter de la brise plus légère. En effet, l'astre solaire était tenace aujourd'hui même en fin d'après midi, mais au moins, le vent qui balayait durement les dunes depuis la matinée s'était enfin apaisé. Et c'était peut-être ce qui lui facilitait la tâche quant au fait que quelqu'un ou quelque chose approchait. Sa tête se tournait vers la direction du bruit. Ce n'était pas un groupe, trop silencieux, bonne chose ou mauvaise, le désert avait le don des rencontres hasardeuses et un poil dangereuse. Le sable effaçait tout en une nuit. A tout jamais...

Mais seul un petit animal déboulait, avant de trébucher et rouler maladroitement sur la pente de la dune   proche de l'oasis. Voilà qui suffisait à décrocher un petit rire à la Nanare à l'instinct de préservation bien moindre. Abandonnant ses affaires sur place, elle se décidait à aller récupérer du bois ou n'importe quel combustible pour faire illuminer son camp ce soir  là.  Elle n'avait pas bien disparue bien loin va !

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MessageSujet: Re: L'oasis - Pv Hayate   Jeu 4 Mai - 22:20

L'oasis

Feat Onitsuke Nanare



Besoin d'eau

Partir dans le désert, voilà qui allait me faire penser à autre chose. C'était ce que je me répétais, mais c'est en se disant d'éviter certaines choses que l'on y repense. Je ne pouvais m'empêcher de ressasser le passé. Deux innocentes sœurs mortes, un palais détruit, un pays conquis, alors que j'aurai pu l'arrêter. Peut-être n'était-ce pas ma faute, mais ce n'était pas mon avis. J'aurai au moins pu sauver les gamines, mais tout ça car j'ai lancé un kunai, UN seul, j'ai mis une vie de plus en danger, et j'en ai mis fin à deux autres ...

Ce sentiment qui m'envahit ... le même que pendant les combats, cette envie de destruction, de danse funèbre qui finirait par m'emporter. Il m'en monte tellement à la tête que je m'agenouille sur le sable, commençant a le battre autant que possible de mes poings. Je continue jusqu'à épuisement et retour de raison, je devais continuer mon chemin, et épuiser mes forces imbécilement au milieu d'un désert était le pire choix. Je devais assumer ce que j'ai engendré, peu importe ce que quiconque peut me dire pour essayer de me dissuader sur ma responsabilité. Et malheureusement, l'exil que signifie la traversée d'un désert et ce que je m'étais fixé. Il y avait surement des routes bien plus faciles pour se diriger vers Suna, mais je choisit la plus dure exprès.

Je respire lentement, me relevant et enlevant ma veste, que j'attache autour de mes hanches. Tout en continuant d'avancer, je met un long turban, de la même couleur que le sable. Je l'ai acheté juste avant de venir ici, sachant que j'allais en avoir besoin si je ne voulais pas m'effondrer. Le soleil tape fort, et je n'y suis pas habitué, mais en étant conscient je suis parti après qu'il ait passé son sommet.

J'ai croisé peu de choses, des rondins secs, des squelettes, quelques animaux ayant réussi à se faire à ce climat extrême, mais toujours pas d'eau. Je n'ai que ma gourde que je suis en train de vider petit à petit. J'espère au moins arriver à Suna à temps si je viens à être à sec. Mais les minutes s'écoulent, autant que le peu d'eau que j'ai s'écoule de plus en plus lentement dans ma bouche, jusqu'à ce que je redoutais arrive, je n'avais plus à boire.

Refusant de paniquer, je bois d'une traite le reste de ma gourde pour être plein d'énergie, et continue ma marche. Les animaux ne pourraient pas survivre sans eau, il y en a donc pas loin. Heureusement pour moi le temps se rafraîchissait, l'après-midi avançant, et je décide de monter la plus grosse dune de sable que j'ai en vue. M'aidant de mes mains, la tâche devient bien plus facile, et je grimpe ce tas de grain en peu de temps, mais arrivé en haut j'entend quelque chose ... une voix féminine énervée. Jetant alors un coup d’œil, m'allongeant sur le sommet de la dune, j'observe la silhouette enlever sa capuche, et confirme alors mes pensées. Une jeune femme aux cheveux mauves et aux yeux bleus, en train de troubler son reflet dans ... un oasis !

Hmm ... De toute manière je devrais lui parler à un moment ou à un autre si je souhaitais approcher l'oasis, mais quelle approche prendre ? Je ne suis pas bon dans tout ce qui est social ... encore moins que dans mes missions pensai-je, ayant envie de me frapper pour me le sortir de l'esprit. Elle se retourna vivement vers ma position, alors que je recule doucement pour ne pas être vu, mais je suis rassuré en remarquant qu'elle a juste entendu un petit animal rouler sur la dune. Elle se lève ensuite et s'éloigne de l'oasis ... bon tant pis, dans tous les cas il me faut cette eau.

Je me lève, enlève le sable de mon corps, et commence à glisser sur la dune, vers l'oasis, tout en descendant mon turban uniquement autour de mon cou. Une fois arrivé en bas, je regarde la jeune dame, et décide de prendre la parole, aussi maladroit que cela peut être :

" Hmm, bonjour. Je vous ai vu de là-haut et je ne voulais pas vous déranger mais j'ai besoin de remplir ma gourde, alors je suis au moins venu vous saluer. "

L'observant ensuite quelques instants, elle et sa tente, je me permis une indiscrétion, car la voir seul dans un environnement si hostile me surprend :

" Si je puis me permettre, qu'est-ce qu'une jeune femme comme vous fait-elle dans un endroit pareil toute seule ? "

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MessageSujet: Re: L'oasis - Pv Hayate   Jeu 4 Mai - 23:05

Ses bras chargés par des feuillages séchés et autre, la Nanare à son retour, se retrouvait face à un nouvelle tête dont elle n'avait pas soupçonné la présence. Elle l'observait silencieuse et un peu surprise au début. Comment dire, il n'avait pas le profil du coin. Pourquoi ? C'était difficile à expliquer, pleins de petites évidences et surtout, cette façon qu'il avait comme de demander « la permission » de se servir dans l'oasis. C'était là qu'elle commençait à rire doucement, avant même qu'une question stupide s'en vienne à son tour.

- « Elle a grandie au milieu des dunes la jeune fille. » Simplement et elle lui souriait en déposant ses trouvailles au sol. « T'es pas du coin toi pas vrai ? » Soupçonnait-elle très vite. « Tu devrais aussi trempé ton turban et le remettre sur ta tête, ça fait un bien fou après ce genre de tempête tu verras. »

Et sur cette note, elle montrait l'exemple en se rapprochant pour plonger son écharpe dans l'eau et laisser le linge mouillé sur sa tête un instant.

- « C'est le moment idéal, il fera encore assez chaud pour qu'ils sèchent avant la nuit. »
Elle lui jetait un regard maintenant qu'elle était de plus près, difficile de raté autant la balafre, que les marques de son front. Pas pour autant que ces dernières lui parlaient, une trace d'une appartenance peut-être ? Les nomades aimaient se tatouer pour se rappeler qu'ils étaient liés. « Les nuits sont glaciales dans le désert, t'es au courant pas vrai ? »

L'informait-elle après sa petite inspection. En effet, les vêtements du brun étaient peu adaptés et si tous ses bagages étaient à ses côtés, clairement, il passerait une sale nuit.

- « Non seulement il fait froid, mais en plus tu risques d'être enterré par le sable durant ton sommeil si tu dors négligemment. Je fais un feu, les ressources sont rares par ici, alors ne la gaspillons pas. Partageons le ! Qu'en dis-tu ? »

Là dessus, elle le laissait pour revenir sur ses pas et allumer le dit feu de camp après avoir creusé un petit trou dans le sable. Elle posait tout autour des pierres, non pas pour l'esthétique ou délimiter, mais bien pour la chaleur qu'elles leur fourniraient en fin de soirée. Enfin s'il restait.

- « C'est dangereux la nuit pour les néophytes ici. Le jour aussi tu me diras. Essaie de te mettre à l'abri au zénith. Le matin est le meilleur moment pour avancer. »

Petite leçon de survie qu'elle s'était sentie obliger de donner, il était tristement trop fréquent de retrouver les cadavres des téméraires visiteurs mal préparés.

- « Tu peux m'appeler Oni' et manger avec moi si tu n'as pas prévu de provisions. Si ce n'est pas indiscret, où te rends tu comme ça ? »

De la curiosité certes, mais aussi un peu d'inquiétude sur le fait qu'il soit capable d'arriver à destination.

-« Et puis, les gens dans le désert sont toujours heureux de tomber sur quelqu'un, il est indispensable pour nous de partager les points d'eau pour survivre et de vivre dans la plus grande convivialité possible. Tu pourras paraître moins étranger de nos terres. Allez viens, je ne mords que si on me le demande !»

Boutade et elle lui tendait de la viande séchée, tandis qu'elle avait déjà mis de l'eau à bouillir pour lui offrir leur spécialité locale, une tisane chaude, mais pourtant très rafraîchissante à base de menthe.

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MessageSujet: Re: L'oasis - Pv Hayate   Ven 5 Mai - 0:10

L'oasis

Feat Onitsuke Nanare



Tomber sur un os

Il ne lui fallut peu de temps pour remarquer que je n'étais pas d'ici. Et la façon dont elle m'accueille, en me tutoyant et en commençant directement à me donner des conseils était surprenant, avais-je à ce point une tête de quelqu'un de confiance ? J'écoute donc son conseil et en même temps qu'elle je trempe mon turban et le remet sur ma tête, et comme attendu, cela fait un grand bien. Elle me précise qu'il aura le temps de sécher avant la nuit, ce qui me rassure, car je sais que les nuits dans le désert sont glaciales.

Elle me le fit remarquer aussi, comme si elle pensait à tout, presque comme si elle avait l'habitude de faire comme un discours pour aider quiconque elle croisera dans le désert. Certes, elle à dit qu'elle y était née, mais elle doit surement vivre à Suna, je ne sais donc toujours pas pourquoi elle est là, veut-elle faire le voile là-dessus en me couvrant d'informations ou a-t-elle tout simplement oublié à force de penser à tout me dire pour m'aider ? Mon cœur me dit d'opter vers le second choix mais mon cerveau reste vigilant au premier.

Elle continue son tutoriel sur le désert en m'indiquant que je risque de me faire ensevelir si je ne dors pas correctement, ce qui est logique, mais compte tenu de sa tente, je pense que l'astuce est de dormir dans quelque chose de fermé, proche d'un point d'eau, mon sac de couchage devrait faire l'affaire. Elle me propose ensuite de partager ses ressources avec moi, auprès du feu qu'elle est en train de faire. Cela me donne l'impression d'être rude, elle me donne tant de conseils et veux m'aider encore plus mais je n'ai pour l'instant pas ajouté un mot à mes deux précédentes phrases ... enfin en y pensant je n'en aurai pas le temps, ou je serai obligé de lui couper la parole, ce qui serait pire.

Elle va ensuite commencer a poser le bois, et à creuser un trou avant d'entourer le tout de pierres. Je viens la rejoindre, en l'aidant à déposer des cailloux tout autour, après avoir posé mon sac à côté de sa tente. Une fois toutes les pierres posées, je lui répond en posant mon regard dans le sien :

" Et bien ce serait stupide de refuser un accueil si chaleureux ! Et encore merci pour tous ces précieux conseils, malgré que j'en connaissait déjà certains. Au fait je m'appelle Hayate, et toi ? " dit-je sur un ton amical, avec un petit sourire, réussissant à m'arracher au moins quelques instants de mes sombres pensées.

Elle me donna ensuite des conseils sur les moments ou bouger et les moments ou se reposer ou se mettre à l'abri. Ça je l'aurai deviné, même si la raison pour laquelle je suis venu m'aurait tout de même fait marcher sous le plein zénith. Il fallait que je m'endurcisse, que j’affûte mon corps et mon esprit, et quoi de mieux pour ça que de faire combattre mon corps contre la dureté de la nature, et mon esprit contre les limites de mon physique.

Elle me répond ensuite que je peux l'appeler Oni, et qu'elle m'invite à manger, mais elle aussi veux savoir ce que je fais là. Je ne vois pas d'autre choix que de répondre un minimum honnêtement, il n'y à aucune gêne à vouloir se repousser. Après une grande inspiration, je prend la parole sur un ton plus sérieux :

" Je suis venu ici pour me repousser physiquement et mentalement. Je n'ai pas vraiment de destination, Suna je suppose ? Cela n'importe peu, tant ce périple m'aura suffisamment endurci, afin que je ne commette plus certaines erreurs. "

Ça y est, j'était reparti dans mes pensées sombres, sot. Mais Oni me dit qu'elle est heureuse de tomber sur des inconnus pour la convivialité. Elle me propose de passer du temps avec elle pour paraître moins étranger aux terres, en me faisant ensuite la blague qu'elle ne me mordra pas sans que je lui demande. Ayant réussi à m'arracher un sourire, je prend le morceau de viande en la remerciant, et croque un grand coup dedans avant de la poser sur une pierre. Je prend ensuite ma gourde et me dirige vers l'eau, m'agenouillant au bord et commençant à remplir le réservoir à eau.

C'est alors que je vis l'eau bouger, et quelque chose en sortir. Par réflexe, je met mon bras devant moi, en sortant des os vers mon poing pour le protéger et amortir la morsure de ce qui semble être un crocodile. Tombant sur le derrière de surprise, je balance mon bras sur le côté pour plaquer l'animal au sol sur le dos par la bouche, et sortant mes os de l'autre poing, j’assène un coup fatal à la gorge du reptile. Respirant un grand coup, appuyé sur la bête, j'extirpe mon bras de sa gueule, toujours avec ma gourde, remplie presque au prix de ma vie.

Rentrant mes os et après avoir nettoyé mon poing, je reviens proche du feu. Dans un soupir j’enlève mon haut que je met à sécher sur les pierres autour du feu, afin de l'avoir sec pour la nuit, maintenant qu'un crocodile l'a trempé. Le reste est humide mais séchera, je met d'ailleurs ma veste sur mon dos pour compenser. Après avoir posé ma gourde et repris une bouchée de la viande en observant le cadavre du reptile allongé sur le bord de l'eau, je regarde Oni en riant à moitié.

" Celui-là n'a pas eu l'amabilité de demander, et puis sa morsure aurait été assez grosse, alors aux grands maux les grands moyens ! Si tu veux plus de viande je peux m'en occuper, tu as déjà beaucoup fait pour moi. "

Je finis ensuite mon morceau de viande, regardant le feu brûler et la nuit tomber, le froid venant avec alors que mon turban me porte maintenant chaud, et heureusement. L'ambiance est maintenant silencieuse, et assez apaisante, mais je brise cetet douceur pour parler une nouvelle fois à mon " hôte ".

" J'ai un sac de couchage pour passer la nuit, je pense que ça suffira, mais si ça ne te dérange pas je dormirai proche de l'oasis aussi, pour me remplir en eau et repartir après. "lui dit-je d'un air confiant.

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MessageSujet: Re: L'oasis - Pv Hayate   Ven 5 Mai - 1:02

- « Suna est à deux jours de marche au moins. Si c'est du palpitant que tu recherches, je te conseille de faire un arc vers le nord du désert, dans les terres isolées. Il y a de nombreuses grottes souterraines en prime. On creuse leur paroi dans l'espoir de pierres rares.»

Bien plus souvent, on y trouvait la mort aussi, mais il n'était pas un civil et il n'allait pas tarder à le prouver en s'éloignant un instant. Sa bouche s'ouvrait si grande, que le bout de viande qu'elle venait de prendre tomber au sol. Et quand on la connaissait un peu, elle et son amour pour la nourriture, on pouvait savoir à quel point elle s'en trouvait troubler. La cause était l'étranger fraîchement accueilli ou plutôt sa particularité à la fois glauque, et fascinante, saisissante, ça c'était peu le dire. Dubitative un long moment, elle interrompait son repas sans le quitter du retard. Difficile de savoir où son esprit s'était arrêté. L'habilité au combat au corps à corps – qui en passant devrait l'inquiéter ; ou bien sa méthode, si elle n'avait pas rêvé, osseuse… Il revenait vers elle, l'air de rien, alors la Nanare en fit de même, comme si rien n'était, elle raclait sa gorge pour se reprendre.

- « Tu disais que tu venais te repousser physiquement, le dieu du désert t'a exaucer faut croire... »
Rétorquait-elle concernant l'attaque du reptile. « L'hospitalité est une seconde nature pour les gens du désert. Ne t’inquiète pas de ça. »

C'était assez rare en fait que ses bêtes là s'en prennent à un humain, d'ordinaire, elles vivaient dans de plus grandes étendues, ils étaient très territoriaux, néanmoins, certains se plaisaient à les domestiquer petits, puis les abandonner n'importe où une fois adulte et ingérable. Ils survivaient parfois, comme ils pouvaient. La Nanare n'aimait pas gâcher, alors quand il proposait la viande, elle acceptait sans chichi, pensant très fort que si elle n'avait pas halluciné les os tranchants, il n'aurait aucun mal à la besogne. Le calme s'installait et il lui paraissait maladroit d'aborder ce qu'elle venait de voir, pourtant la curiosité la ronger, une qui ne s'était pas désarmé quand il s'était dévêtu et qu'aucune trace de blessure n'avait été visible. Hayate, c'est comme ça qu'il avait dit qu'il s'appelait, briser le silence qui s'était installé, peut-être parce qu'ils étaient fatigués ou juste trop pensif, ça c'était le cas de la Sunajins, sans nul doute.

- « C'est une tente nomade, y a de la place pour deux si tu veux dormir à l'abri, j'ai même de quoi couper l'espace en deux je pense, si tu veux garder ton intimité. Crois moi, il n'y a qu'elle pour t'épargner un réveil où tu embrasses un serpent, ou alors les visites de scorpions dans ton couchage.»

Est-ce que c'était bien sage ? Elle était trop concentrée ailleurs pour être méfiante, puis il n'avait pas l'air bien méchant au final, sa face lui était même plutôt sympathique. Une sorte de courant qui passait, ou juste que quand Oni' avait une idée en tête, c'était impossible de la lui faire sortir. Elle comptait bien rompre le mystère sur ce qu'elle avait observé.

- « N'oublie pas de récupérer les pierres chaudes pour réchauffer ton couchage à l'avance. »

La dessus, elle s'appliquait à monter la bête et elle n'avait pas menti, bien que compacte une fois roulée, mine de rien, une fois tirée aux quatre coins, la tente se faisait assez imposante. Quelques arbustes se faisaient réquisitionner pour l'occasion, le plus important une fois à l'intérieur était isolée au mieux les issues pour éviter les visites d'insectes...

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MessageSujet: Re: L'oasis - Pv Hayate   Ven 5 Mai - 19:52

L'oasis

Feat Onitsuke Nanare



Hospitalité sans limites

Oni mentionne le " Dieu du Désert " m'ayant exaucé quant au fait que je veuille me repousser et à cette attaque de crocodile. Sur un ton presque étonné je lui dit que cela n'étais rien, j'avais eu affaire à pire. Je ne précise pas quoi, mais je pense très fortement à ma sœur, la cause de la balafre sur le milieu de mon visage. Elle me dit ensuite que l'hospitalité est comme une seconde nature pour les gens du désert, ce qui semble logique mais peut être contradictoire : Quelqu'un ayant à peine de quoi survivre ne partagerait surement rien à quelqu'un n'ayant rien sur lui à partager, notion de survie. Cela peut paraître égoïste mais certaines personnes se mettent avant d'autre, mais je suis heureux de ne pas en faire partie.

Quelques instants plus tard, après que je lui propose plus de viande, elle accepta et je reparti alors proche du crocodile me mettre à la tâche, je dépèce assez vulgairement le reptile, laissant sur place la peau, ainsi que ce qui n'est pas mangeable, et je vint mettre toute la viande comestible sur le feu, avant de me laver les mains et d'enfin me rasseoir, descendant mon turban, qui commençait un peu à me déranger, je n'y étais pas habitué. Une fois cuite, je goûte en premier à cette viande exotique, m'assurant que c'est mangeable, et une fois que ce fut confirmé, j'en tend un morceau à Oni, remarquant un morceau de viande dans le sable à ses pieds ... pourquoi avait-elle fait tomber son repas ?

Alors que je me rassasiait, Oni pousse de plus en plus loin l'hospitalité en m'indiquant qu'elle pourrait faire une seconde place dans la tente si je souhaitais dormir dedans. Elle me dit qu'elle peut couper l'espace en deux question intimité et que cet endroit sera plus sûr que mon sac de couchage. Elle marque un point, mais puis-je accepter une telle proposition ? Serait-elle aussi peu pudique que Neiko ? Bah, si cela ne la dérange vraiment pas, ce serait plus confortable que ce que j'ai moi, sans compter la chaleur humaine qui nous aidera tous les deux. En parlant de chaleur, elle ajoute le fait que prendre les pierres chaudes dans nos couchages serait judicieux, ce à quoi j'acquiesce d'un signe de tête avant de prendre la parole :

" Et bien si tu souhaite vraiment m'inviter à dormir dans ta tente ... je ne vois pas pourquoi je refuserai. Pour ce qui est de la pudeur, je n'en ai pas beaucoup personnellement, alors dispose les couchages comme tu le souhaites ! "lui dit-je accompagné d'un léger sourire.

Je l'aide ensuite à monter notre habitat d'une nuit, qui est en effet suffisamment grand pour deux personnes, tout juste assez.
Une fois montée, je regard la tente, et jette un coup d’œil à l'intérieur, essayant d'y mettre mon sac de couchage pour voir. Et après l'avoir mis je remarque que même si on sépare les couchages il n'y aura qu'une bande au milieu pour nous séparer. Le choix reste sien, si elle veux garder la place pour elle je ne lui en voudrai pas, elle à déjà été suffisamment généreuse.

Je laisse mon sac à l'intérieur, mais en détache ma flûte que je prend avec moi dehors, me rasseyant à côté de la jeune femme et du feu. Observant les gravures sur le bout de l'instrument, je me dis que je pourrai continuer à faire des gravures qui raconteraient ma vie, du moins les grandes lignes. Je ne suis pas un écrivain, alors c'était le seul moyen de laisser une marque en quelques sortes. Je repose ensuite mon regard sur la jeune femme, et sans dire un mot, je me met à jouer une mélodie calme grâce à ma flûte, en fermant les yeux pour me concentrer. Cette musique serait premièrement un moyen de passer le temps agréablement, et comme un remerciement à mon hôte. ( Musique ici ) Une fois terminé, je laisse un petit moment de silence, observant encore un instant ma flûte puis déplaçant mon regard sur la jeune femme.

" J'ai cette flûte depuis longtemps, et je m’entraîne souvent, mais je ne joue cette musique que depuis peu. N'hésite pas à me dire ton avis même si ce n'était pas terrible, il faut bien tomber pour mieux se relever ! " lui dit-je en laissant échapper un petit rire après lequel je soupire, la musique est décidément ce qui me permet de m'échapper de ce monde.

Déplaçant ensuite mon regard sur le soleil, s'échappant du ciel, la température descendait de plus en plus, et touchant mon haut pour vérifier qu'il ait séché, j'enlève ma veste pour le mettre sur mon dos, et remettre ma veste par dessus. Il n'y à aucun doute, il a séché, et il est même encore chaud, ce qui est agréable, les pierres seront vraiment utiles pour dormir. Je m'allonge ensuite dans le sable, regardant les étoiles apparaître dans le ciel, sans aucun nuage. Voulant continuer la conversation avec Oni, je décide de parler de ce que je vois.

" Je n'ai pas l'habitude de voir un ciel autant clair, je ne suis jamais venu dans un désert auparavant, et j'avais même bien plus l'habitude des pays humides et pluvieux. Ce changement est dépaysant mais agréable, même s'il peut être rude quand on est mal préparés. "

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MessageSujet: Re: L'oasis - Pv Hayate   Ven 5 Mai - 21:33

Les dés étaient jetés et il était encore trop tôt pour dormir, surtout pour une veille tard comme la Nanare, elle confirmait son invitation par un sourire et un hochement de tête. La proximité des couchages ne la choquait nullement, à douze enfants dans sa famille d'adoption, ils avaient l'habitude d'être les uns sur les autres.  Une fois qu'il avait fini d'installer ses affaires et alors qu'il était ressorti avec un instrument de musique marquant son attention, la Nanare s'infiltrait à son tour à l'intérieur poser ses affaires. Dans la même occasion, elle dépliait une large pièce de tissu en voile, qu'elle accrochait au milieu de la tente pour séparer la tente, c'était mineur comme changement, mais ça lui avait toujours suffit à penser qu'elle disposait de son propre espace.

Le son de la flûte naissait quand elle avait rejoins l'extérieur et silencieuse, elle se concentrait là-dessus, autant que sur les détails partiellement visibles entres les doigts du jeune homme. Elle-même appréciait la musique, même si elle n'avait jamais appris à en jouer, pourtant, son shôton était capable de générer des sons enchanteurs. Tandis qu'il s’exerçait au coin du feu, sa mémoire la ramenait en arrière, quand ses frères animaient leur soirée, un rictus nostalgique la prenait, mais son cœur se serrait. L'azur de son regard se portait sur la paume de sa main qu'elle venait d'ouvrir, cette dernière était vide, mais son imagination lui montrait un fantôme du passé très brillant. Le chant de la flûte était pareil à des émotions qui se contaient sans user de mots, sensation familière dans les nuits froides du désert où s'élevant du sable, elle aimait entendre le vent chantait en glissant à travers des tubes de Shôton. Oni' n'évoquait pas sa flûte de pan cristalline, un petit secret que malgré toute l'hospitalité qu'elle était prête à lui offrir, ne pouvait pas lui être révélé.

-”A  force de pratique, la base de tout...” Elle l'avait dit avec un sourire mélancolique, avant de mieux se reprendre. “Mais ce n'est pas mal du tout. C'est toi qui la faite ?”

Peut-être avait-on affaire à un alter-ego artistique. Tandis qu'il s'habillait, elle se déchaussait, mais détail et un autre l'amusait quand le Kaguya s'allongeait sur le sable, parfois, elle aimait bien faire ça aussi. Quand il évoquait le ciel, la fille levait le nez pour en profiter. Depuis combien de temps ne l'avait-elle plus fait ? Pourtant, il était un temps, où après chaque soirée de travail pénible, en sortant des entrailles de la terre, elle prenait quelques secondes pour retrouver les cieux et leurs étoiles. Elle soupirait à cette pensée.

-”Je crois que je n'ai jamais connu la pluie.” Avouait-elle étonnée elle-même. “Quelle sensation donne-t-elle sur la peau ? La même que lorsqu'on se passe de l'eau sur le visage?” Cela pouvait paraître idiot comme question, mais on mystifiait souvent ce que l'on ne connaissait qu'à travers les récits. “Bienvenue à Kaze no Kuni Hayate.” Avait-elle conclu en se penchant au dessus de sa tête quand il était encore allongé. “Profite bien de lui alors, en ce qui me concerne, je vais me coucher.”

Non pas tant qu'elle était fatiguée, mais qu'au fond, cette scène trop familière l'avait épuisée mentalement, à la base, elle arpentait le désert à la recherche de la famille qu'elle avait perdue. Dans l'espoir de ce genre de moment. La kunoichi se débarrassait de quelques couches de tissus superflus avant de prendre place dans son couchage, les bras en croix, mais les yeux grand ouvert. Foutu désert.

-”Surtout n'éteint pas le feu en te couchant.” Lui laissait-elle en dernier conseil.

Cela éloignait de leur tente les bêtes sauvages tout en attirant les scorpions suicidaires...




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MessageSujet: Re: L'oasis - Pv Hayate   Ven 5 Mai - 22:55

L'oasis

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La nuit s'installe

La pratique, la base de tout, Oni avait parfaitement raison la dessus. Que ce soit l'exil que je me suis obligé dans ce désert qui va me faire me repousser, ou bien rencontrer des gens ainsi, m'aidant à mettre des mots sur mes sentiments, ou même à être plus sociable que la coquille froide que je suis lorsque je suis seul. Bien sûr il y avait aussi les instruments comme ma flûte, mais c'est moins important que le reste.

La jeune dame me complimenta sur ma mélodie, et me demanda si je l'avais faite. Celle là oui, il y a peu d'ailleurs, je ne me rappelle pas quand exactement, mais ça me rend heureux de savoir que je l'ai maîtrisée en si peu de temps. Je suis ... content que ma musique plaise, peut être ça à un nom, je n'en ai aucune idée.

" Oui, cette musique je l'ai faite moi même, en revanche la flûte est un cadeau de mon père. Il me l'a offert il y a longtemps, et maintenant que je voyage, c'est la seule chose qui me rattache à lui et à ma mère. " dit-je d'un air presque triste, si seulement nous n'avions pas tous été élevés comme des machines à tuer, peut-être notre vie aurait-elle été meilleure...

Une fois que j'étais allongé à regarder le ciel, elle me dit qu'elle n'a jamais connu la pluie, ce qui m'étonna et me fit tourner la tête vers elle. N'étais-elle jamais partie du pays du Vent ? Et n'a-t-il vraiment jamais plus ici ? La réponse fut directe puisqu'elle me demande quelles sensations les gouttes d'eau donnent sur la peau. Le fait qu'elle compare ça à se jeter de l'eau sur le visage me fit légèrement rire, avant que je reprenne mon sérieux et que je lui réponde :

" Et bien, cela dépend de l'intensité de la pluie. Dans les pays comme à Mizu no Kuni, les pluies peuvent être torrentielles, inonder des villages, les tempêtes briser des maisons. Dans ce cas là, lorsque tu es sous l'eau, la sensation est la même qu'un seau d'eau sans fin versé sur toi. Sinon il y a des pluies plus agréables comme à Hi no Kuni et ses alentours, ou les gouttes viennent te caresser le visage et servent plus à te raffraichir, mettant longtemps avant de te tremper. " dit-je en illustrant mes pensées par des gestes.

Je pris ensuite une poignée de sable dans la main et la laisse lentement glisser en dehors, sentant pour la première fois cette sensation. Refaisant la même action de plusieurs manières, observant soit le sable soit le ciel, Oni vint se mettre au-dessus de moi, me souhaitant la bienvenue à Kaze no Kuni, avant de m'annoncer qu'elle allait se coucher. Ce par quoi je répondit d'un sourire et d'un petit signe de main, celle sans le sable bien sur.

Elle ne semblait pas fatiguée, mais je n'étais pas assez proche d'elle pour poser quelconque question sur ses sentiments, je ne pourrais surement pas l'aider d'ailleurs vu comment je ne sais exprimer les miens. Elle me dit une fois dans la tente de ne pas éteindre le feu en allant me coucher, se à quoi je ne répondit même pas, les yeux dans les étoiles. Du temps passant, des secondes, des minutes ... Les points blancs dans le ciel étaient la seule chose que je regardait, le crépitement du feu et le vent sifflant dans les dunes les seules choses que j'entendait. Le monde lui même me mettait dans une ambiance silencieuse, comme s'il voulait que je recommence à penser, sachant que j'allais me remémorer les mauvais moments, comme d'habitude.

Refusant de me laisser piéger dans mes pensées, je jette la dernière poignée de sable que je tenait, me levant me secouant pour retirer le sable de mes vêtements. Prenant ma flûte et deux pierres chaudes, je rentre dans la tente, aillant maintenant un mince voile au milieu, afin qu'elle garde son intimité. Cela ne me dérangeait pas, c'était même agréable d'avoir son petit espace à soi. Je dépose les pierres du côté de la tente, sous le bord de mon sac de couchage afin de le réchauffer. J'enlève mes sandales ainsi que ma veste, les posant avec mon sac du côté du voile, ne restant que avec mon haut et mon pantalon. Me couchant sur le côté, j'essaye de trouver le sommeil, mais n'y arrive pas, autant que j'essaye il n'y avait pas moyen de m'endormir. Je décide alors de vider mon esprit, me mettant sur le dos, les bras sur le corps, afin d'essayer de prendre au moins un peu de repos pour continuer mes projets demain.

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MessageSujet: Re: L'oasis - Pv Hayate   Ven 5 Mai - 23:29

Allongée et même dans le silence, Oni' pouvait encore entendre le son mélodieux stoppait depuis un moment maintenant. Sa mémoire était ainsi, capable de cristalliser dans son esprit des moments, des sons, des images et les rendre presque réelle pour toujours... Ou presque. Si elle était tiraillait en pensant à ça, c'était que le Kaguya avait soulevé un point bien triste. Sa flûte était le souvenir qui le rattachait aux siens, mais elle, qu'avait-elle... Rien. Et même si elle le savait déjà, peut-être que ce soir-là, elle en prenait davantage conscience. Finalement, elle avait fermé les yeux et un assoupissement l'envahissait pendant une petite période, si bien, qu'elle n'entendait même pas le jeune homme venir la rejoindre. Ou alors, il était extrême agile et silencieux.

Le crépitement du feu à l'extérieur s'intensifiait ou se taisait au grès du vent qui se levait. Dans son élan, les flammes dansaient offrant des ombres légères aux parois de la tente et c'était sur l'une d'entre elle que la Nanare, faisant dos à son invité, se fixait au réveil. Elle avait la forme d'un bâton, peut-être une flûte. L'univers qui se foutait d'elle ou bien. Une grimace sur son visage et lentement, elle se retournait pour observer ce qui se passait à côté. Hayate était calme, sur son dos, son visage ou du moins ce qu'elle pouvait en apercevoir avec le feu extérieur; avait l'air neutre.

Elle se concentrait sur sa respiration régulière pour finir par conclure qu'il devait s'être endormi, elle aussi ferait bien de repartir dans ses songes pour récupérer, mais une sorte d'anxiété avait mis une pointe dans sa poitrine. C'était plutôt de la contrariété en fait. La Nanare se redressait doucement pour mieux inspirer son air, ceci fait, toujours assise, son regard revenait malgré elle sur celui qui lui avait conté la pluie un peu plus tôt. Le rappel la faisait sourire avec ses mimiques et en levant un peu les yeux, elle voyait la flûte qui dépassait de son sac. Sa nature curieuse aurait bien voulu jeter un coup d’œil sur l'objet de famille, observer les gravures et peut-être imaginer avec elle, quel genre d'héritage elle aurait pu peut-être avoir, elle-aussi...

C'était une mauvaise idée et elle s'allongeait à nouveau en essayant de penser à autre chose, le moment que choisissait son maudit estomac pour grogner, avait-elle encore faim... Toujours en fait et comme elle ne se déplaçait jamais sans, d'une main, elle fouillait dans son sac pour récupérer une sucette, directement enfoncée dans sa bouche. Et tandis qu'elle la roulait d'un bout à l'autre de ses joues, la sensation de faim lui rappelait l'échange avec le reptile. Il ne lui avait laissé l'occasion de bien examiner ça en remettant sa veste, mais elle était presque certaine d'avoir vu ses os sortir de son bras. Il lui paraissait bizarre qu'il reste si frais alors, et surtout, en plus de la douleur inexistante, aucune trace de plaie ou sang.

Sur ses genoux, et en avançant prudemment ses mains, Oni' bien peu sage, décidait de profiter de son sommeil pour en avoir le cœur net. Avec une extrême délicatesse, elle soulevait son couchage pour dégager un de ses bras, après quoi, faute de pouvoir le déshabiller, sa main glissait plus ou moins sous le tissu pour “tâter” avec légèreté son avant-bras. Elle avait alors cru le voir faire un petit mouvement, sûrement mécanique, ce qui l'avait faite sursauter, par la même occasion lâcher sa sucette, qui avait roûlé de l'autre flanc du jeune homme, près de son sac...

“Merde.”Pensait-elle très fort dans sa tête, tandis qu'elle était devenue raide et immobile. Attentive, elle l'observait un peu instant et vu qu'il ne réagissait pas plus qu'il ouvrait les yeux, Oni' en concluait qu'il dormait. Aussi, maladroitement, elle entreprenait de presque l'enjamber ou tout du moins, était-elle presque affalée sur lui pour récupérer sa sucrerie. Elle n'aurait pas voulu avoir à expliquer sa présence, puis ça aussi c'était plus fort qu'elle. Vu qu'elle avait atterrie dans une zone d'ombre, sa main tâtait à l'aveugle pour la retrouver et ça lui demander plus de temps qu'elle n'avait cru...

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MessageSujet: Re: L'oasis - Pv Hayate   Sam 6 Mai - 0:12

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" Intrus " ... ?

Le sommeil m'avait enfin gagné, après ces longues minutes d'attente, le vent frappant la tente et mes espoirs de passer une nuit revigorante qui diminuaient. Mais enfin j'avais trouvé le sommeil. J'étais cependant en train de rêver de tout et de n'importe quoi, mes rêves durant quelques minutes chacun puis changeant, car c'étaient tous des souvenirs.

Ma " maison " à Mizu no Kuni, la grand-mère m'ayant accueilli, les gens que j'ai rencontré en chemin, Konoha, et enfin cette mission. C'était ce qui m'occupait le plus l'esprit alors j'en ai rêvé plus longtemps, mais comme si je me voyais d'un œil externe, les parties du combat que je ne voyait pas à ce moment là étant floues. Je revois les enfants, je leur parle, les emmènent avec moi. Je revois le Kirijin et le Prince, les ennemis arrivant, le combat, le kunai, l'enfant blessé que je porte. Je revois enfin l’hôpital, l'infirmière, les nouvelles d'un inconnu sur un bâtiment s'effondrant, notre regard choqué commun avec Louang dû à la compréhension, l'afflux de sentiments montant ...

Je ne distinguais pas que c'était un rêve mais quelque chose n'allait pas, il fallait que je " sorte " de là, et c'est alors que je semblai perdu que le noir que je voyais se transforme petit à petit en rouge et en orange ambré ... Que se passait-il ? Quelque chose me réchauffait, et cette sensation agréable me sortait de mon cauchemar, mais en plus de la chaleur je sentit quelque chose contre moi, remonter de mon poignet vers mon coude, c'était doux, et alors que je me réveillai, je remontai ma main pour sentir ce qui me touchait.

Je ne sent rien sur moi au niveau de mon ventre, alors me frottant les yeux de l'autre bras puis m'en servant pour me relever, je sens enfin quelque chose de doux, et en essayant de trouver un repère, je sens cette fois ... du tissu ? En ouvrant les yeux, je fais une découverte qui me surprend pas qu'un peu, car ce que je touchais c'était les vêtements de Oni, qui pour je ne sais quelle raison était sur moi. J'avais en fait touché son épaule puis sa poitrine, ayant ma main finalement posé sur le bord, et vu la position de sa main juste à côté de moi, je dirai que c'est elle qui m'a touché le bras.

Je ne savais vraiment pas quoi faire, j'étais tout proche d'elle, une main sur le côté de son corps, mais c'est elle qui est venu se mettre sur moi ... Que doit-je faire dans cette situation ? Je la regarde, mais le fait de croiser son regard à une si petite distance au beau milieu de la nuit, tous les deux collés dans un lit me fait bizarre, je suis comme pétrifié, je ne sais pas si je dois rester ainsi ou me recoucher, je n'ai pas envie de la déranger non plus, malgré que ce soit elle qui m'ai réveillé.

" Euh ... Qu'est ce que tu fais là ? J'ai senti quelque chose et puis ... tu es là. dit-je à voix basse, comme j'étais déjà près d'elle, sur un ton peu confiant, ne sachant pas quoi dire.

Toute personne normale saurait quoi dire ou quoi faire dans cette situation ... mais je n'en ai aucune idée, alors je me contente de ma précédente phrase et de rester ainsi, de peur d'aggraver les choses, ou de rendre la situation inconfortable à celle qui semble confortable de s'installer sur moi. Donc je me contente de soutenir son regard, et de rester ainsi, attendant que elle, qui saura surement quoi faire, fasse ce qui est correct, enfin ... je pense ?

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MessageSujet: Re: L'oasis - Pv Hayate   Sam 6 Mai - 1:11

Un truc humide se faisait ressentir  sur ses doigts et elle saisissait le bâton avec prudence. Elle avait enfin retrouvé sa sucette, mais son soulagement était de courte durée. En effet, concentrée à côté, elle avait négligé sa main déjà en place sur le Kaguya, parfois même en basculant, elle avait manqué de s'y agripper. L'évidence de la stupidité de son action la frappait, mais il était trop tard pour faire marche arrière, la Nanare aurait voulu éviter la casse, mais il était déjà trop tard. Si elle n'avait pas fait tomber sa sucrerie, peut-être qu'elle aurait pu ne pas le réveiller, ou au moins le voir se réveiller.

Elle sentait un contact sur son épaule, puis une sensation douce sur le côté de sa poitrine, le toucher lui avait mis un frisson dans le dos et même si au final, elle savait bien de quoi il détournait, elle espérait encore que cela ne soit pas ça. La fille tournait sa tête vers le regard bien réveillé qui s'était calé sur elle. Un petit blanc, sans action, ni réaction s'était installé. Même pas elle en profitait pour réfléchir. Gênée, finalement, elle tentait bien de formuler une explication quand le Kaguya prenait la parole en prenant  un temps d'arrêt, pas certaine que ce soit la réalité qui se déroulait. Puis quand elle en fut convaincue, elle agitait machinalement ses bras devant elle  en les croisant dans son malaise.

-”Attends, attends ! C'est pas ce que tu crois !” Brodait-elle alors dans la précipitation.

Ses joues étaient cramoisies, mais elles n'étaient à leur max de surchauffe fallait-il croire, car en effet, quand enfin, elle se rappelait – ou bien ressentait; une main qui la pelotait presque, combien même elle était plus innocente; elle sursautait – à nouveau. Dans un effet de recul, avec une belle souplesse, la Nanare se retirait en arrière rampant presque, elle manquait de perdre l'équilibre et s'affaler ainsi encore plus sur son invité dérouté. Sa main droite la rattrapait in-extrémiste en se plaquant sur la courbe d'une cuisse masculine. Mine de rien, elle avait encore perdu sa sucrerie...

-”Ma sucette a glissé de l'autre bord. Je l'ai jeté par inad... inadvertance !” Assurait-elle pour s'expliquer et c'était presque vrai....


D'ailleurs, elle s’apercevait encore qu'elle l'avait égarée et prouver ses dires sans elle... Sans réfléchir encore, elle fouillait le haut du couchage – à quatre patte, pour la retrouver, l'action mettait plus de pression sur la cuisse où elle s'appuyait. Finalement, elle la débusquait alors que ses joues étaient en feu au bout de moins d'une minute. Cela lui avait paru des heures et son malaise était palpable, même pour le plus néophyte des individus. Elle la tendait comme le saint Graâl en espérant qu'elle la sauverait de ce mauvais pas.

-”Tu vois.” Lui présentait-elle comme un enfant ne voulant pas se faire gronder...

Sur quoi, tout aussi maladroitement qu'elle était arrivée jusqu'à lui, Oni' se retirait vers sa place, essayant au mieux d'éviter son regard. Par chance, ils étaient plus ou moins dans l'obscurité. En tout cas, si l'idée était de la réchauffer, c'était vraiment très réussi. Lui faisant dos, presque cachée sous son couchage, la jeune fille laissait place à toutes sortes de grimaces quand les images de la récente scène  lui revenaient. Elle n'arriverait pas à se rendormir, mais elle n'osait plus bouger de peur d'empirer sa situation.

-”Dis moi...” Quitte à être rendue ridicule et si bas, autant aller droit au but. “En fait...” Reprenait-elle plutôt rattrapée par son honnêteté... “ Je suis venue regarder ton bras, tout à l'heure j'ai cru voir un os sortir, mais tu n'étais pas bléssé. Oui je sais ça ne fait aucun sens, mais je n'ai pas réfléchis...” Avouait-elle. “Je suis désolée...” Se prononçait plus bas, non pas tant qu'il lui coûtait de s'excuser, juste que sa bêtise l'accablait elle-même...

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MessageSujet: Re: L'oasis - Pv Hayate   Sam 6 Mai - 10:39

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Révélation

La situation était déjà assez bizarre, mais quand nos regards se sont croisés, c'était pire. Oni à commencé comme à paniquer, me disant comme quoi ce n'est pas ce que je pense, en secouant ses mains dans tous les sens. Elle avait le visage rouge, et ne semblait pas quoi faire, un peu comme moi. Elle recula, ce qui coupa tout contact ou presque, vu qu'elle s'appuyait sur ma cuisse.

" Ma sucette a glissé de l'autre bord. Je l'ai jeté par inad... inadvertance ! " me dit-elle comme pour essayer de me convaincre.

Ceci m'arracha un petit sourire, c'était mignon et amusant de voir à quel point elle se " défend " et elle essaye de se justifier. Vu qu'elle était maintenant hors de portée j'utilisait mes deux bras pour me relever afin de la voir faire son petit spectacle. Elle commença ensuite à tâtonner le sol autour de moi, s'appuyant encore plus sur moi d'ailleurs, afin de trouver sa sucette je pense. Elle est gênée de nos contacts mais elle continue, tout en devenant de plus en plus rouge, soit elle le fait exprès et ce pour je ne sais quelle raison, soit elle est vraiment maladroite. Dès qu'elle retrouva l'objet tant convoité elle me le montra, comme si j'aurais pu la juger ou m'énerver, ce qui me fit légèrement rire, me retenant un peu quand même.

Elle retourna ensuite à sa place, comme en essayant de m'éviter, le voile étant un peu poussé sur le côté je la vois se cacher sous son couchage, me tournant le dos. Bon et bien il semblait qu'elle était vraiment très maladroite ! Je suis ensuite surpris qu'elle recommence à me parler, visiblement hésitante. Mais je suis encore plus étonné de ce qu'elle me dit ensuite :

" Je suis venue regarder ton bras, tout à l'heure j'ai cru voir un os sortir, mais tu n'étais pas blessé. Oui je sais ça ne fait aucun sens, mais je n'ai pas réfléchis... Je suis désolée... "

Je reste sans rien dire ni faire un moment, ne sachant pas vraiment quoi répondre, j'avais un choix assez important à faire. Est-ce que je montrait mon pouvoir à une inconnu ou est-ce que je lui dit qu'elle à tout imaginé ... Le deuxième choix serait la prendre pour une imbécile et un manque de respect, même si elle serait capable de me croire. Elle était si gentille avec moi je lui devais au moins des explications quant au combat avec le reptile, pensai-je en regardant mon bras indemne, grâce auquel j'ai bloqué une mâchoire assez impressionnante.

Me relevant, et tendant mon bras pour attraper son épaule juste pour la signaler, je reviens ensuite à ma place, assis, attendant qu'elle sorte de sa cachette. Une fois que j'étais sur d'avoir son attention, je met mon bras droit en avant, et réfléchissant une dernière fois à mon action je me dis que de toute façon elle l'a déjà vu une fois, et donc que ça ne ferrai rien de lui montrer à nouveau.

" Pour ceux qui n'ont pas l'habitude, c'est pas forcément joli à voir de près. C'est un pouvoir que j'ai, et oui il permet de faire sortir des os de mon bras, en quelques sortes. Je vais te le remontrer, choisis de regarder ou non, comme tu le souhaites, mais s'il te plait, garde cela pour toi, cela vaut mieux pour nous deux. " lui annonçai-je sur un ton sérieux, si les Kaguya apprennent qu'elle à traîné avec moi, elle pourrait être prise pour cible.

Après un léger soupir, je fis lentement sortir ds os de tous les côtés de mon bras, contemplant moi même la chose, qui doit être spectaculaire pour des gens n'étant pas nés avec. Pour moi c'est devenu comme une seconde nature, je maîtrise de plus en plus de pouvoir, et suis en train de réaliser tout ce qu'il pourra me permettre de faire. Reposant mon regard dans celui de Oni, j'attend une réaction de sa part, approchant mon bras d'elle, ayant compris la raison pour laquelle elle avait sa main dessus il y a quelques instants. Je respectai sa curiosité, et il n'y avait rien de mal à part peut être me gêner, mais je ne sais même pas si je pouvais exprimer ce genre de sentiments, je ne vois qu'un seul moment ou j'aurai pu en avoir, et ce fut avec Neiko.

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MessageSujet: Re: L'oasis - Pv Hayate   Sam 6 Mai - 21:49

Elle sentait une tape dans son dos, ou plutôt un contact sur son épaule, sortant de son retranchement, la Nanare laissait apparaître sa tête à la vue du Kaguya qui se montrait plus ouvert qu'elle ne l'avait pensé. Elle l'imitait dans sa posture en se redressant, la tête penchée sur un côté comme une enfant devant l'attente d'une surprise qu'on viendrait de lui promettre. Et tout d'abord, il la faisait languir en poussant le tissu qu'il ne voulait sûrement pas abîmer. Oni' hochait doucement de la tête pour confirmer qu'elle ne vendrait la mèche à personne, se demandant bien comment elle aurait glissé ça dans une conversation et surtout, à qui, elle aurait bien pu le dire. Bien que chaleureuse et paraissant très sociable, elle était une vraie insociale…

- « Donc tu peux vraiment faire sortir tes os ?... Ce n'est pas douloureux...»

S'était-elle étonnée et il ne tardait pas à lui répondre par une action, de si près et même avec si peu de lumière, la Nanare assistait au déchirement de sa chair, sans une goutte de sang, des os ivoiriens s'extrayaient de son avant-bras pour prendre des formes idéal au combat. Ils auraient pu être des cornes de défenses si elle devait les raccorder à quelque chose. Pouvait-il les modeler à sa guise comme elle et son cristal ? Juste par sa seule pensée et de l'entraînement ? Voilà autant de question qu'elle lui posait à la rafale, sans même lui laissait le temps de répondre avant de lui en poser une nouvelle, enfin, elle s'était tut quand le bout de son doigt s'était décidé à toucher la matière qu'on lui présentait.

C'était lisse et doux, encore tiède et Oni' ne s'était pas aventuré sur la pointe, seulement sur un flanc lui inspirant moins qu'inquiétude. La texture solide lui rappelait un peu son shôton, le transparent en moins et à son opposé, son cristal était glacial. Elle réalisait qu'elle devait lui paraître encore plus bizarre pour le coup à être fasciné comme ça par un talent aussi glauque… Avouons le.

- « Ca ne marche que sur tes avant-bras ? »

Et sur cette dernière interrogation, la fille supposait qu'il devait commencer à se sentir un peu harceler… Ce qui n'était pas tout à fait faux. Il était peut-être temps d'équilibrer la balance. Ses mains se joignaient entres elles, il fallait un peu de temps et de concentration à la Nanare en revanche pour ses créations, mais quand ces dernières s'écartaient, des tubes cristallins collés apparaissaient sur ses paumes.

- « J'appelle ça une flûte de Pan, mais je ne sais plus pourquoi. » S'amusait-elle. « C'est une des premières créations que j'ai été capable de faire. Il n'est pas très utile de souffler dedans pour jouer, ça ne donne pas grand-chose, mais quand le vent s'infiltre, le cristal se met à chanter. »

Elle lui tendait, comme une sorte de cadeau de reconnaissance pour son partage, après avoir libéré ses mains, elle cristallisait celles-ci d'une masse épaisse…

- « Je pense que c'est un talent héréditaire, mais personne ne me l'a jamais confirmé… Toi qui parcours le monde, as-tu déjà vu des personnes similaires ? »

Elle ne savait même pas au fond pourquoi elle lui avait posé cette question, en vrai, Oni' n'avait jamais cherché plus loin dans son passé qu'avec qui elle l'avait passé. Pourtant une part d'ombre dans l'histoire la tiraillait parfois tard le soir et sourtout quand l'absence de ceux qui l'avaient chassé la plomber dans sa solitude.

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MessageSujet: Re: L'oasis - Pv Hayate   Sam 6 Mai - 22:59

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Découvertes mutuelles

Une fois sortis, Oni fut comme une enfant à qui on présente quelque chose d'inconnu. Elle se mit à me poser plein de questions auxquelles je n'avais même pas le temps de répondre, tellement elle en posait. Je les retenais, au cas où elle s'arrête de parler, et en effet à un moment elle se stoppa nette, en touchant du bout du doigt un des os, sur tout la longueur. Je n'aimais pas forcément ça ... j'avais l'impression d'être un spécimen, quelque chose d'anormal quand elle regardait comme ça. Ce n'est pas comme si je les faisais apparaître, comme du Katon, du Doton ... non, là il était question de mon corps sortant de son enveloppe. Néanmoins je me laisse faire, n'ayant pas envie de rejeter la jeune femme à l'air captivé. J'en profite aussi tant qu'elle est silencieuse pour lui répondre à son précédent interrogatoire :

" Non ce n'est pas douloureux, et oui je peux les modéliser un peu comme je le souhaite. Mais je les utilise pour le combat uniquement, je n'ai jamais vraiment essayé de faire quoi que ce soit, comme la flûte par exemple, je pourrai surement en faire une mais il me faudrait de l'entrainement pour faire des formes spéciales. Et non, je peux faire sortir mes os de tout mon corps. "

Je fus étonné qu'elle joigne ensuite ses mains ensemble, que fait-elle ? Était-elle en train de préparer une technique ? Et en effet quelques instants après elle détache ses mains et en sort des tubes de cristal de plus en plus grands, collés les uns aux autres, et elle appelle ça une flûte de Pan. Elle dit que souffler dedans n'est pas très utile mais que le vent sifflant dedans provoque des sons agréables.

Elle me donna l'instrument que j'observais quelques secondes, c'est du cristal sans aucune particularité, à part qu'elle peut lui donner la forme souhaitée. Elle fit ensuite apparaître une couche de cristal sur ses mains, ce qui ressemblait à mon armure d'os, sauf que ma technique avait l'avantage de ne pas être visible, vu qu'elle s'exécute sous ma peau. Je range précieusement la flûte de Pan avec ma flûte d'os avant de me permettre de " prendre " les mains d'Oni, pour observer et toucher le cristal.

Sa technique est très similaire à la mienne malgré qu'entièrement différente, nous étions surement capable des mêmes techniques, mais avec un matériau et un moyen de création différent, cette dernière affirmation que je dis tout haut, en regardant Oni dans les yeux, lui souriant du fait que j'ai trouvé quelqu'un de finalement très similaire à moi, sauf sur les sentiments bien sûr, je dois encore travailler là dessus.

" Hmm .. en y pensant non, je n'ai jamais trouvé de personnes maîtrisant le cristal, mais le Yuukan est vaste,
il doit surement y avoir de personnes avec le même talent que toi ! "
répondit-je à sa question.

De peur de faire un geste de trop et de blesser Oni ou d’abîmer quelque chose, je rentre mes os. Et ce sont des bourrasques de vent et une fraîcheur soudaine se glissant dans la tente qui me rappelle que nous sommes en pleine nuit au beau milieu d'un désert. Après un frisson dû à la fraîcheur nocturne, me frottant les bras pour me réchauffer, je me permis une remarque à voix haute :

" Au moins ton imprudence de tout à l'heure nous tenait chaud, le temps est vraiment glacial maintenant.
"
dit-je en me reculant de quelques centimètres pour me remettre à moitié dans mon sac de couchage.

Les pierres réchauffaient un peu, mais je me surprend moi même à dire et penser que c'était la présence de quelqu'un d'autre, collé à moi, qui me mettait le plus à l'aise ... enfin à l'aise sur le terme de la chaleur. Je n'avais pas ce sentiment , la " gêne ", malgré qu'elle si, ce qui fait qu'elle reviendra surement pas se coller à moi de sitôt, enfin je ne pense pas. Ça serait compréhensible, même pour moi, car je sais que les sentiments sont complexes, mais que nous étions dans une situation assez inattendue il y a quelques minutes.

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MessageSujet: Re: L'oasis - Pv Hayate   Dim 7 Mai - 13:15

Une pointe de déception s'installait dans son cœur quand il lui signifiait, que non, il n'avait pas de connaissance sur son genre, ceci dit, elle se consolait vite, au moins elle serait une première, tout comme il l'était pour elle. Elle observait attentive l'étrange personnage qu'elle avait invité sous sa tente, était il insensible à la douleur, à toutes les douleurs ? Sûrement que sa résistance devait être bien plus haute d'un individu lambda concluait-elle amusée.

- « Tout est toujours une affaire de pratique, de besoin et de circonstances au fond. »

On en revenait toujours au même point et elle le laissait faire quand il dérobait ses mains pour découvrir les facettes d'un cristal, qui n'avait rien de fragile contrairement à son apparence. Il était un peu à l'image de sa créatrice, extrêmement trompeur. Ils les comparaient en les associant en un sens, et la Nanare n'allait pas le contrarier sur ce point.

- « Effectivement, peut-être que je m'inspirais de toi dans un mauvais moment avec un reptile et j'arriverais à faire des pics sur mon bras. » Lâchait-elle dans une boutade. Et puisqu'elle avait donné de la de la déconnante, pouvait-elle vraiment s'offusquait dans les minutes qui suivaient quand il remettait sur le tapis sa petite visite au dessus lui. « Tu te moques encore de moi…  » Marmonnait-elle avant d'au final le prendre à la rigolade. « Et toi qui voulais dormir dehors.  Si tu pars par Suna demain, nous nous quitterons après le déjeuner, mais si ta quête de surpassement t'inspire vers les dunes sauvages, sache que je m'y rend. »

Elle fouillait dans sa sacoche un moment pour en ressortant un carnet roulé, à la couverture en cuir souple. Il était comme son carnet de voyage, elle y notait tous les lieux et ce qui l'avait marqué, parfois aussi, elle s'immobilisait pour dessiner, histoire d'aider sa mémoire à conserver tout ce dont elle voulait se rappeler. Rapidement détaché, elle tournait quelques pages avant de lui tendre pour porter à son attention une illustration dessinée.

- « Si tu arrives à y voir quelque chose, c'est là que je vais, les grottes calcaires dont je t'ai parlé plus tôt. Leurs alentours sont tout aussi rudes, mais le désert les cache bien, elles sont dures à trouver pour les non initiés. »

Était-ce une invitation à l'accompagner. Sûrement, mais elle ne la lui tendrait pas plus clairement que cela la perche. Peut-être même que suivant son idée, il préférerait être seul et la Nanare avait elle même plus que quelques jours de repos pour faire ses recherches et avoir le temps de rentrer. Elle abandonnait la conversation là-dessus, la nuit filait mine de rien, à nouveau disparue sous son couchage, silencieusement, Oni' s'endormait quand tout ce remue ménage l'avait fatigué.

C'était le vent, toujours agité qui en frappant sur les parois de la tente l'avait réveillé en premier, ses yeux trouvait la lumière du jour affaiblie par la tente, elle s'étirait longuement, oubliant presque qu'elle avait un invité. D'ailleurs, est-ce que ce dernier dormait encore ? Ou même était-il toujours là ?.

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L'oasis - Pv Hayate

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