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Une journée comme toutes les autres - Ft Ken Hayai TaishiVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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avatarKirijin
Uchiha Sanadare
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MessageSujet: Une journée comme toutes les autres - Ft Ken Hayai Taishi   Sam 20 Mai - 0:18

@Ken Hayai Taishi
Moïra (A2 -Nier automata)

Elle était un peu comme une poupée pour Moïra, notre Uchiha. Sa cadette n'avait rien à lui envier en beauté et en attraits, ils étaient d'une similarité effrayante même. Pourtant Moïra avait cette lueur dans les yeux que Sanadare n'était pas certaine de pouvoir découvrir un jour, mais elle sentait bien sa fascination envers elle. Le temps l'avait habitué à cet échange étrange et ambigu entres elles, aussi elle ne réagissait même plus quand les yeux du duo en synchronisation de ses doigts se perdaient sur sa personne. L'Uchiha grognait un peu quand ça lui volait trop de temps, mais elle ne niait jamais à quel point c'était agréable, peut-être pour cela qu'elle ne contrariait jamais Moïra  ou plutôt ses choix pour la vêtir et toutes ces choses là qui ne faisaient plus aucun sens pour quelqu'un qui ne voit pas. Sanadare aurait voulu que le confort et vu le peu de tissu qu'elle lui faisait mettre en général, elle ne s'était jamais sentie gênée dans ses mouvements. Et il y en avait d'autres qui appréciaient en fait même, mais ce n'était pas tellement un problème pour la kunoichi, tout ce qui l'intéressait, c'était le bandeau sur ses yeux qui devait toujours être bien en place. Elle sentait la caresse du tissus autour de son cou alors qu'elle était assise sur son lit, son ouïe affûté écoutait Moïra gloussait de satisfaction, mais elle se concentrait sur la chatouille des rubans qui en se nouant la frôlaient parfois. De petites sensations amplifiés, agréables.


  • Tu n'as pas trop l'impression de ne rien porter, ça ira ? Se moquait son habilleuse en laissant glisser deux de ses doigts sur le flanc d'un des seins libre de tissu de l'Uchiha. Pour dire à quel point elle l'avait choisi échancré. N'abuses pas de ma patience Moïra. Restait l'unique réponse de son aînée.


Et sa cadette laissait le jeu pour reprendre le rôle mignon, celui qu'elle croyait affectif, toujours quand ça l'arrangeait pour ne pas changer. L'aveugle se laissait enlacer sans commenter. Elles savaient toutes deux après tout, à quoi bon de s'éterniser dessus. Sanadare avait ses moments de docilités, certain savait mieux les attiser que d'autre. Et puisqu'on parlait de lui...

  • Si tu as fini, je vais aller débusquer l'abruti d'épéiste. Les mains de Moïra s'étaient refermés sur le tissu de la tunique de la kunoichi. Sois sage, je reviendrai vite. Sanadare savait avant de le dire qu'elle n'apprécierait pas, mais elle s'en fichait.


La cadette ouvrait la bouche pour protester, mais son interlocutrice avait toujours un cran d'avance, elle savait avec brio comment la faire taire et son imagination était débordante. En passant la porte, elle lui agitait sa main, nul besoin de voir pour savoir que la face était boudeuse chez son acolyte. Cette même qui lui emboîtait le pas.


  • Que fais tu ? Lui marmonnait l'Uchiha, sans pour autant arrêter sa marche. Je pourrais vous accompagner, ça m’entraînerait ! Elles étaient devant la maison de leur voisin déjà. Pour dire la proximité. Deviens shinobi si tu veux faire des missions Moïra. La fille pestait, résignée, bien vite à vrai dire, elle enfilait le manteau à sa poupée et celle-ci la poussait d'un revers de main au moment de l'attacher, elle avait déjà toqué à cette fichue porte. Moïra ! Mettait-elle dans le vent en avertissement de son quota de bienveillance épuisé. Déjeunons ensembles au moins ! Sana'... La voilà déjà recollée à elle, si elle le pouvait, Sanadare l'aurait déjà assassiné d'un regard. Au sens littéraire. Ne m'appelle pas comme ça. Et...


Mais Moïra ne lui laissait pas poursuivre sa phrase, l'Uchiha sentait des courants d'air s’emmêlaient autour d'elle, est-ce que cette insupportable bonne femme traînait quelque chose, ou quelqu'un, du moins elle essayait et la sensorialité de la kunoichi s'était accrue. Si Sanadare était aussi accueillante qu'une pierre tombale, pour Moïra c'était tout l'inverse et pouvait on lui enlever à quel point elle cuisinait bien. Même Sanadare n'oserait pas dire qu'elle n'adorait pas ses talents culinaires, mais là, elle connaissait la manœuvre depuis le temps. C'était elle ou lui qu'elle voulait charmer, peut-être les deux avec des ambitions différentes. Quoi qu'il en soit, elle aurait voulu  redire encore au Ken de se méfier, mais elle était coiffé au poteau par une civile. Enfin, pseudo civile. Irrécupérable. La princesse était abandonnée devant une porte, quelle indélicatesse. Elle l'entendait même parler du repas matinal, c'est vrai que ça sentait bon à l'intérieur, presque elle aurait réveillé son appétit.





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Ken Hayai Taishi
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MessageSujet: Re: Une journée comme toutes les autres - Ft Ken Hayai Taishi   Sam 20 Mai - 20:52
Un premier bruit et l’épéiste grogna en recalant sa tête dans l’oreiller. Un deuxième et il remua sous les draps, sa main allant tapoter Kaishi posé sur la table de chevet. Troisième, il ouvrit un œil, prêt à massacrer le monde entier. Un matin typique, quoi.

Identifiant les bruits comme provenant de sa porte d’entrée, il décida de prendre son temps. Pas beaucoup de gens osaient visiter, et surtout pas le matin. C’était facile de deviner ce qui se tramait. Impossible d’être tranquille ici, songea t-il. Et pourtant, Tai avait refusé à maintes reprises de loger au domaine des Ken et avait insisté pour avoir sa propre demeure en plein cœur d’une Kiri encore naissante. Il avait abandonné son passé mais pas certainement pas son individualité, fallait pas pousser. Le jeune homme repoussa les couvertures en baillant et s’étira brièvement avant de faire son chemin dans la maison. On aurait pu s’amuser de voir que le logis était impeccable et d’une simplicité plutôt fade. À l’inverse, son propriétaire lui-même était dépeigné, une fine barbe au visage et torse nu. Le genre de contradictions qui menaient sa vie, on aurait pu dire. Jour et nuit, ha.

Kaishi dans la main, il s’approcha de la porte, soupira avant de l’entre-ouvrir, attrapant la fin d’un échange musclé entre deux chats blancs.  Et voilà, quelle surprise… Personne d’autre pour oser ruiner un samedi parfaitement parfait. Il ouvrit la porte davantage, fronçant les sourcils de haut en bas.

« Eh beh… Ça regarde que moi mais si tu continues à acheter tes vêtements dans la section pour enfant, quelqu’un va finir par se plaindre »

Moïra pouffa de rire et Tai roula des yeux, ayant une bonne idée de la réelle responsable.

« Bon, dégagez, vous m’empêchez de dormir… Meh ? »

Son nez avait repéré une odeur des plus intéressantes. Utilisant Kaishi comme une perche, il souleva le couvercle du panier aux pieds de la fausse sœur de Sana, accentuant l’odeur et lui offrant un visuel sur un déjeuner que personne d’autre à Kiri n’était capable de concocter. Une offrande, voilà qui est mieux. Le fourreau se glissa sous la poignée du panier et le souleva à sa portée. Il l’attrapa de sa main libre et inspecta le contenu.

« Mouais… »


L’arme se posa sur son épaule. Encore un instant et il fit signe de la main à la gamine qu’elle pouvait entrer. L’adolescente retint son rire et s’engouffra à l’intérieur avant de déposer un baiser sur sa joue, sur la pointe des pieds. Le Ken fronça des sourcils, maugréant en s’essuyant la joue. Tai était plutôt certain que l’autre idiote pouvait quand même entendre la cuisinière, c’était une kunoichi et l’autre une ordinaire après tout, mais ça la ferait chier quand même.

« La maison close c’est de l’autre côté, ciao »

Il ferma la porte en sifflotant, pointant avec Kaishi à Moïra la table à ras le sol dans un coin de la maison dénué de toute décoration si ce n’est que d’un râtelier contenant un éventail d’épée de longueurs et styles variées. Tai en gardait toujours pour l’entraînement. Moïra était déjà à distribuer sur la table les contenus du panier. L’épéiste n’était jamais trop certain de l’enthousiasme excessif de la gamine à chaque fois qu’il la voyait. Le Renshin était détruit, Kiri était entouré d’ennemis et Iwa était toujours là à attendre de pouvoir tous les conquérir. Mais voilà une pauvre conne d’à peine 18 ans qui sourit comme une… conne quoi… devant un déjeuner, aussi bon soit-il. À ne rien y comprendre. Il soupira et prit place alors que Moïra versait le thé.

« C’est toi qui l’a habillé, avoue »

« Ouais »

« …Bon boulot »


Elle rougit et il eut un léger sourire, portant à ses lèvres le liquide brûlant.

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MessageSujet: Re: Une journée comme toutes les autres - Ft Ken Hayai Taishi   Sam 20 Mai - 21:32

L'Uchiha ne réagissait nullement face à leur petit rituel de retrouvailles matinales. Il lui en mettait plein la face, mal luné et réveillé qu'il était, avec tout et n'importe quoi de détails venant d'elle. La plupart, elle ne les voyait même pas, aussi, elle s'en foutait de son accueil aussi. En vrai sadique, elle préférait les lui briser à son tour, mais que quand il était parfaitement alerte, là, ce moment où cela le ferait encore bien plus chier. Ses bras se croisaient devant ce petit cinéma et elle laissait filer sa cadette à l'intérieur sous un soupire, la porte claquait devant son nez et l'odeur de l'offrande avait disparue derrière cette dernière. Quelle erreur vieux confrère, depuis le temps, il devrait la connaître quand même. Sanadare n'était pas fair-play, elle était très mauvaise joueuse, tout ce qu'elle voulait, c'était toujours gagné, à n'importe quel prix.


  • Soit. Si ça devait se passer ainsi...


Aussi, elle tournait les talons, ses bras toujours croisés, au bout de quelques pas, elle s'arrêtait, sa senso s'était grandie un peu plus encore et son radar était mieux que n'importe quelle vue, il perçait à travers les surfaces, on ne pouvait pas se cacher derrière une porte. Et elle comptait bien le leur rappeler. Pas de chance pour l'idiot d'épeïste, Moïra avait déjà usé son quota de patience. Son manteau s'écroulait sur le sol, avec sa main droite elle soulevait voluptueusement sa jupe, au plus grand plaisir du reste du voisinage. Ce trio là avait tout d'une petite attraction. De la même main, en prenant son temps, histoire qu'ils s'installent et y croient encore, la kunoichi libérait son kana. Ce maudit shuriken boomerang aux abords acérés. Elle caressait sa lame sur tout le contour, un sourire sadique sur ses lèvres et un instant après, dans un mouvement gracieux, elle avait tournoyé, son arme avec elle, mais cette dernière continuait quand la ninja se stoppait avec maîtrise après son lancé.  

L'objet aux proportions démesurées défonçait la porte, laissant derrière lui un couloir enflammé, le katon qui l'avait imprégné accroché à cette foutue porte. Mais il ne s'était pas contenté de lui ouvrir le passage avec fracas, vu qu'elle voyait bien mieux que ces deux là au final, c'était la fin de leur repas qu'elle avait visé. Elle se doutait bien que rien qu'à la destruction de la porte l'épéiste allait réagir, dans tous les cas, vu qu'ils étaient face à face avec la gamine, il y aurait du fracas, chez lui encore plus, le repas... Bref, peu importe puisque son arme avait la particularité de revenir en faisant une courbe et que c'était le pieds de la table au ras du sol du côté de Moïra qu'elle avait visé... Histoire de bien le faire chier, dans l'idéal tout renversé sous le nez de celle qui pensait pouvoir la doubler. De l'extérieur les protestations de Moïra s'entendaient et Sanadare ravalait son sourire pour ne pas leur montrer, mais sa satisfaction était évidente. Elle récupérait son Kana et qu'à ce moment que l'envie de leur parler lui revenait. Enfin...


  • Oups... Se moquait-elle, en abusant au point de mettre sa main sur sa bouche, elle était dans le parfait axe pour qu'ils puissent la voir. Ramènes toi feignant, c'est l'heure de travailler, pour la porte, Moïra restera monter la garde le temps que tu es trouve l'occasion de réparer. Évident que l'avis de Moïra ou du gars n'était pas demandé.


Elle ne s'accroupissait pas pour récupérer le manteau, le faisant voler d'un bout de pieds. Là dessus, ses talons se tournaient à nouveau, son kana tournait autour de son poignet tandis qu'elle avançait vers le centre ville, et dans son culot si caractéristique, elle abusait encore. Cette fille était toujours dans l'excessif de toute façon.


  • T’inquiète Keni' on s'arrêtera en chemin, tu pourras m'offrir le déjeuner que t'as gâché.


Dans le jargon, « kéni » voulait dire perdant et l'univers avait voulu qu'elle se foute de lui en lui collant le nom de Ken... Elle était toujours aussi adorable et radicale. A l'intérieur Moïra, bien qu'habituée ne s'y était pas encore fait, elle restait un peu choquée encore, le fruit de ses efforts ruinés. La prochaine fois, Sana' se promettait d'être moins gentille avec eux, elle ferait preuve de moins de retenu !







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MessageSujet: Re: Une journée comme toutes les autres - Ft Ken Hayai Taishi   Sam 20 Mai - 23:10
La porte explosa, défoncée par le choc de l’arme de jeu. Tai suivit l’objet des yeux en reposant sa tasse. Ce n’était pas la première fois que ça arrivait. Cette imbécile ne savait manifestement toujours pas comment ouvrir une simple porte. Il se serait juré lui avoir montré pourtant, bizarre. Il leva un bras pour balayer quelques débris qui allaient tomber sur Moïra qui venait de renverser sa propre tasse de thé. Le couteau volant cassa les pattes de la table, renversant son contenu sans ménagement. L’épéiste soupira en croisant les bras et secouant la tête.

« Cette idiote me doit une porte. Et une table ! »

Il se releva en enlevant les copeaux de bois tombés sur lui et constata l’état dévasté de son mobilier. Il y avait un trou fumant dans ce qui restait de sa porte. Le Ken haussa les épaules.

« Tu croirais à un peu plus de reconnaissance après lui avoir pointé la bonne direction, mais… »

L’épéiste entra dans sa chambre brièvement pour enfiler sa veste de shinobi et mettre dans manteau bleu sombre par-dessus, attrapant sa ceinture d’arme pour y attacher Kaishi. Il constata que Moïra le fixait et secoua la tête, découragé.

« Travailler ? ha, personne m’avait dit que j’étais nounou pour handicapée aujourd’hui. Oublie pas de fermer la porte derrière toi Moïra, enfin ce qu’il en reste. »

Il enjamba les restes du cadre de porte en fixant sa ceinture.

« Woah, je veux dire, in-cro-ya-ble, Sanana. Tu as réussi à buter une porte ! Du premier coup ! Impressionnant. Si jamais on rencontre des iwajins faisant environ 2.5m par 1m et immobiles, ils sont carrément foutus. »

Tai haussa des épaules.

« Tu as mis la barre haute, va me falloir… au moins cinq ou six chaises à buter pour égaler ta compétence en meurtre de mobilier. Je te recommanderais bien pour une médaille mais j’oublie qu’ils prennent que les Uchiwa complet sur le podium. »

Coup bas, mais elle ne méritait pas moins. Il la rattrapa enfin alors qu’ils marchaient en direction du centre-ville. Il était vraiment trop tôt pour être levé, la plupart des magasins étaient encore fermés et seuls quelques travailleurs rizicoles marchaient dans les rues, se préparant sans doute à une autre rude journée. Nourrir Kiri n’était pas mince tâche, surtout si on voulait manger autre chose que du poisson.

« Qu’est-ce que Moïra a en ce moment ? Elle et toujours dans tes pattes ces jours-ci. Tu devrais lui trouver un boulot. Ça parait pas mais t’es sensée être l’adulte chez vous, hein. »

Remarque, elle pouvait continuer à lui amener des déjeuners comme ça, mine de rien. Même si le coup en portes brisée allait monter plus vite que l’économie en bouffe.

« T’as intérêt à avoir un truc intéressant pour m’avoir réveillé et buté ma porte. Elle avait une valeur sentimentale et son grincement était franchement plus harmonieux que tes courbes »

Il n’était pas de quart aujourd’hui, alors il supposait qu’une mission avait été lancée et que personne d’autre n’était disponible. La mizukage avait tendance à l’envoyer systématiquement avec l’idiote, sans doute parce que leurs habilités allaient bien ensemble. Enfin… Sanana aimait croire que Kaishi et Owari étaient inutiles contre elle. Tai trouvait ça trop rigolo (et absurde) pour nuire à son rêve.

« Où on va au juste ? Mauvais moment pour un rencart, puis j’étais déjà au lit, plus simple de juste m’y rejoindre non ? »

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MessageSujet: Re: Une journée comme toutes les autres - Ft Ken Hayai Taishi   Dim 21 Mai - 0:16

Moïra avait mis un certain temps à réagir, quand l'épéiste passait la porte avec les dernières instructions, elle s'était enfin levé pour leur courir après. Sanadare était déjà disparue dans l'horizon, cette garce, quant à lui, il l'ignorait en rattrapant l'Uchiha. La jeune fille se demandait à qui elle devait obéir des deux, une balance dangereuse pour le choix. Elle mettait un coup de pied dans ce qui restait de porte et un bout supplémentaire s'écroulait, la fille lâchait un cri sous la surprise, sans oublier ce bond magnifique... Sanadare n'avait pas besoin de voir, elle. Sa tête se secouait désespérée, mais qu'allait-elle faire de sa jeune acolyte...

Plus loin, cette dernière aurait pu sortir de ses pensés, mais il y avait un bémol. Il piaillait, et piaillait ! Encore et encore. C'était un son mélodieux pour Sanadare, il ne le reconnaîtrait jamais, mais elle savait bien qu'il aimait en fait, qu'elle brise ses matinées avec un brio si imparfait. Les tacles montaient de minutes en minutes, plus elle était silencieuse et plus elle l'ignorait, plus la surenchère s'installait. Les premières dates de leur collaboration, il avait réussi à lui faire faire quelques bonds de colère, mais arrivé là où ils en étaient...

Il était ce matin au moins aussi chiant que Moïra, c'était peut-être son exemple le problème en fait avec elle. En un sens, elle lui faisait la conversation avec ses mimiques, tout en prouvant que malgré son ignorance royale, elle l'avait quand même écouté, un peu.  Même que parfois, elle avait tiqué un peu, en se contentant juste de grogner à ses remarques, puisqu'il parlait de lit, quand il était question de s'y inviter tous deux ses courbes semblaient à la hauteur. Cela aurait été une proposition alléchante et probablement la suite de la matinée jusqu'à l'heure de leur mission si Moïra ne lui avait pas collé au train comme ça.... Ses sens à l’affût, elle sentait qu'ils étaient seuls dans cette ruelle qui leur servait de raccourcis et comme avec Moïra, elle avait un talent incroyable pour les faire taire.


  • Ferme la donc un peu, tu me soûles.


Lui annonçait-elle en l'attrapant par le col de son manteau avec ses deux mains. Sanadare le tirait vers elle et elle n'avait pas besoin de se grandir, son genre était plus de le rabattre pour glisser sa langue agile à l’assaut de sa langue affûté à lui en cette matinée. Un échange de quelques instants qui apportait le silence, enfin.


  • Tu voulais un lit, j'avais pensé à plus acrobatique, une affaire de quatre pattes, mais monsieur estime qu'il pourrait avoir mieux, dommage. Et au dernier mot elle s'était dégagé de lui, arrangeant le col qu'elle venait de défaire, certaine qu'il comprendrait bien ses allusions d'emmerdeuse.  J'ai inscris nos noms pour du temps supplémentaire. Et voilà, l'information tombait du pourquoi du comment, ça la faisait sourire sadiquement. Mais notre rendez-vous à lieu dans trois heures.

Venait-elle de lui dire qu'il aurait pu dormir trois heures de plus ? Ou qu'elle avait misé sur d'autres de ses talents pour près de trois heures de temps d'occupation, dans tous les cas, ils étaient là, trop de temps à l'avance. Quant au sort de Moïra la vraie coupable de l'histoire...


  • Tu la garderas chez toi, devant ta porte si ça te chante, aussi longtemps que cette dernière ne sera pas réparé. Rien à cirer.


Pas question qu'elle ou lui puisse défier l'autorité de sa majesté ! Attention. Moquerie passée, il fallait planifier l'occupation et le quartier Uchiha était à leurs pieds, ou du moins à la portée de ces derniers. Tous ces cons allaient adorer, mais pas autant que leur congénère qui traînait l'épéiste chez elle, enfin, chez eux, un autre chez elle de ce qu'ils disaient. Sa mère était déjà réveillé, sa tasse ne fumait plus depuis longtemps et elle affichait un visage affectueux à la vue de son enfant, un que Sanadare ne pouvait plus constater. Elle restait toujours aussi troublé face aux facilités à s'orienter et se servir de sa progéniture. La même qui étalait une masse de nourriture sur leur comptoir. La vieille femme se moquait un peu de l'absence de Moïra, tout en invitant l'épéiste à faire à son aise. C'était assez rare de voir la fille de la famille ici, c'était toujours intéressé, aussi elle se surprenait de ne rien voir arriver comme demander. Au fond d'elle, la mère espérait qu'elle avait changé d'avis et qu'elle accepterait ses yeux qu'elle lui avait proposé.


  • C'est gentil de la part de Taishi de toujours t'assister comme ça pour tes missions. Osait-elle lui faire remarquer dans un pic,  comme un sacrilège à dire à la fille aux cheveux ivoire. Si elle avait eu ses yeux, son regard aurait été aussi noir que les cheveux de la jeunesse de sa mère. Et qui dit que ce n'est pas moi qui garde cet abruti ?! La dame roulait ses yeux... Sana', Sana'...


Et l'Uchiha lui rappelait de ne pas l'appeler comme ça. Un jour, elle aurait l'occasion de leur montrer à tous que non, elle n'avait pas besoin d'être assistée, contrairement à ce qu'ils pensaient. Mais la vérité restait que sans partenaire, on lui refusait toute mission... Une triste réalité. En parlant de ça, la mère s'offusquait de la tenue de sa fille une fois le manteau ôté, les réclamations...


  • C'est l'épéiste qui a choisi pourtant.


Affirmait-elle connaissant parfaitement l'influence qu'il avait sur les choix de Moïra. Ça avait cloué le bec de la génitrice pour un petit instant qui lançait un regard interrogateur au concerné. Elle était dubitative quant à la relation de ces deux là... Le temps n'arrangeait rien à l'affaire et le temps qu'il passe, Sana' se rassasiait.  

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MessageSujet: Re: Une journée comme toutes les autres - Ft Ken Hayai Taishi   Dim 21 Mai - 6:51
Avant qu’il ne puisse s’invectiver davantage, voilà qu’elle le malmenait avant de le faire taire d’une manière qu’elle seule pouvait oser faire. Bonne à rien, elle est obligée de tricher pour avoir ce qu’elle veut. Quelle idiote, même si au final le Ken ne pouvait pas se plaindre. L’épéiste l’enlaça de sa main libre si ce n’est que pour confirmer qu’elle ne pouvait pas revenir en arrière sur son choix de réplique. Retour à la réalité en fixant cet affreux bandeau. Le Ken se surprit à se demander quelle était la couleur de ses yeux à la base. Quand il l’avait trouvé, ce n’était qu’un amas de chair horrible à la place. Il ne lui en avait jamais parlé, comme le reste d’ailleurs. Elle n’en valait pas la peine.

Mais c’est alors que les bombes tombèrent.

« Trois heures… Trois heures. TROIS HEURES !? »

La mâchoire décrochée, l’épéiste s’était littéralement arrêtée dans la rue en portant les mains à ses cheveux gris pâle. La réalité le frappa à nouveau. Oh elle devait être bien satisfaite, mais encore…

« DU TEMPS SUP ?!? »

On s’était bien joué de lui. Pourquoi cette idiote avait rien dit ? Il aurait botté le cul à l’autre gamine et voilà, c’est Sanana qui serait en train de crier actuellement, pour d’autres raisons évidemment. Décidément elle comprenait rien à la vie, cette Uchiwa de merde.

« Oui bah c’est ta perte. T’aurais mieux joué tes foutus cartes, t’aurais eu les trois heures ET le déjeuner. Mais non, fallait que tu joues les escortes dans la rue et que t’amènes ta babysitter. Tu vas me faire croire que tu ne pouvais pas l’en en empêcher. Oh, avec des qualifications pareilles, Iwa est pas prêt de s’infiltrer ici.»

Soupir. Il reprit sa marche.

« Pauvre conne, on voit bien que tu vois… rien justement ! Ou alors tu pourrais constater qu’il y a rien à réparer, c’est un foutu désastre, c’est une autre porte sur mon salaire qui disparait en fumée ! Tiens si je fais des rénos, autant installer une rampe pour handicapés la prochaine fois, ça te servira. T’es dure avec la gamine. Tu ne sers à rien, elle au moins elle s’occupe de toi. »

Grincement de dents alors qu’ils entraient dans le quartier Uchiwa. Tai n’était pas un immense fan pour des raisons évidentes. Il avait toujours supposé que c’était le cas aussi pour la guenille qui l’accompagnait. Pourtant, même si l’épéiste en savait plus que la moyenne, il ignorait la vérité entre elle et son clan ou plutôt l’attitude générale. Certains l’évitait, d’autres la traitait comme une égale, ou presque. Qu’était un Uchiwa sans ses yeux. Un déchet inutile. Déchet peut-être. Pas totalement inutile pour des raisons expliquées précédemment par contre. Mais ça le clan ne pouvait pas en profiter alors…

Et voilà la mémé de la tarte, et voilà qu’on lui collait la tenue de l’idiote sur lui. Il haussa les épaules.

« Venant d’une…demoiselle… qui peut pas s’habiller toute seule, je suis vraiment blessé par ces allégations. Si je me puis, j’aurais certainement choisi une tenue plus acceptable si j’en étais l’instigateur. J’ai de profondes valeurs conservatrices et je rejette totalement cette conduite plus qu’insultante, que dis-je, outrageuse. Il est malheureux que cette décadence semble déteindre sur la pauvre Moïra. »

La mémé hocha de la tête d’un air approbateur.

« Tu devrais écouter ce jeune homme davantage, Sana`, voilà un jeune homme courtois et poli. Pauvre petite, exposée à tant de… Vulgarité. Pourquoi n’as-tu pas encore trouvé un mari pour corriger ta conduite inacceptable ! N’attend pas que je sois morte pour me donner mes petits enfants ! Tiens, pourquoi pas Taishi ? Taishi est célibataire, non ? »

L’interpellé sourit à pleine dents.

« Oh, vous savez que je suis un homme d’un autre temps, je n’oserais jamais forcé la main d’une demoiselle ! Mais je n’exclut aucun effort, j’ai d’ailleurs réveillé madame ce matin sans même prendre le temps de déjeuner… »

« Sans même déjeuner ! Mais quelle impolitesse, Sana, comment oses-tu ! Entre donc, Taishi, je vais te préparer tout ce que tu veux. Scandaleux, vraiment ! »

Deuxième sourire denté de Tai qui tapota la joue de la Kunoichi avant d’entrer à la suite de la vieille femme. Au moins, ce ne serait pas à lui de payer si elle décidait de buter une autre porte. Pas une minute plus tard, un plat fumant déposé devant lui. Il songea qu’il avait encore le goût des lèvres de l’aveugle dans la bouche.

Affreux.







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MessageSujet: Re: Une journée comme toutes les autres - Ft Ken Hayai Taishi   Dim 21 Mai - 14:56

La fille ne se perturbait pas dans son repas, cela malgré la scène surréaliste qui se jouait, ce n'était pas la première fois de toute façon que ses parents changeaient leur fusil d'épaule. Son père plus que sa mère à vrai dire. D'ailleurs il était où celui là ? L'Uchiha se retournait pour inspecter le meuble de l'entrée qui contenait les manteaux familiaux. Absent, sans nul doute, comme toujours quoi, c'était tant mieux. La voix de sa génitrice se faisait persistante et Sanadare ne les écoutait qu'à moitié, aux remarques de sa tenue, elle entreprenait de prendre une pose encore plus équivoque pour son manque de tissu, ajustant un bas de sa main libre.


  • Mais si moi je ne peux pas me voir, autant compenser en laissant les autres m'admirer plus que de raison. Ça choque peut-être certain, mais ça en ravi beaucoup d'autre, en commençant par lui, le saint qui joue en levrette les matins où je le réveille. Un bon parti je ne crois pas, un plus ou moins  bon coup c'est déjà ça.


La vieille femme crachait tout son thé, définitivement choquée. Mais c'était ainsi que sa fille était, sans limite, ou presque. Un sourire satisfait se dessinait sur les lèvres à l'intention de l'épéiste, aucun respect, eh ouais, et la mère n'osait pas riposter de peur qu'elle surenchérisse. Elle changeait le sujet demandant dans un baragouinement ce qui les amenait par ici. Sana' répondait la bouffe et avouait même qu'elle n'avait rien de mieux à faire pour patienter et vu qu'elle n'avait pas envie de payer le déjeuner et que l'idiot ne l'offrirait pas non plus. La matriarche à ce moment, si ce n'était pas déjà fait, c'était faite une raison, elle n'était pas prête d'avoir un gendre ou des petits-enfants, en fait, mieux valait miser sur les neveux. Mais c'était toujours mieux que d'avoir enterrée sa fille comme elle l'avait cru durant des années.

Sa nouvelle éducation, qu'elle s'était plus inculqué elle-même qu'autre chose, faisait tâche au milieu des respectables Uchiha, la fille n'entrait dans aucun moule et c'était un soucis, plus pour le père et sa réputation, que la mère n'ayant qu'un seul enfant. L'odeur du bon plat chatouillait ses narines, mais jamais elle allait réclamer le même, combien même l'envie était grande et vu le malaise qu'elle avait installé avec brio, la maîtresse des lieux s'excusait auprès d'eux. Se retenant en quittant la pièce, pas besoin de voir à quel point ses joues avaient roussies, Sana' pouvait sentir la température de son corps qui avait monté et les tonalités de sa voix. Cela avait certain avantage de ne plus voir, tant d'attraits et de subtilités auxquelles elle n'aurait jamais eu l'occasion de s'intéresser.  Quand la mère était assez loin, taquine, du bout d'un pied, elle caressait la cuisse de l'épéiste en face. Comme pour en rajouter une couche.


  • J'aime quand tu me tends des bâtons si bons à prendre. Dire qu'elle t'a donné ton plat avec tellement d'enthousiasme.


Difficile de savoir à quoi elle faisait référence, sûrement plus dans ce cas là à son agilité linguistique de tantôt. Elle n'était pas fair-play, ni correct, jamais.


  • Ramène toi, je t'ai pas seulement amené ici pour bouffer.


Et il avait aidé avec brio à éloigner la femme, Sana' n'avait pas tellement envie qu'elle sache ce qu'elle tramait. Avec facilité alors qu'elle n'avait mis que quelques fois les pieds dans les tréfonds de la bâtisse, elle les guidait vers la salle d'entraînement. Toutes les demeures Uchiha étaient décidément les mêmes. Ce clan manquait d'originalité.  Elle se stoppait au centre de mémoire, on les plaçait toujours à droite de l'entrée, aussi elle se tournait en cette direction.


  • Aide moi à choisir les quatre plus belles lames. Fais vite.
La mission :
 



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MessageSujet: Re: Une journée comme toutes les autres - Ft Ken Hayai Taishi   Dim 21 Mai - 23:50
Le Ken savait mieux que de répliquer après s’être fait accusé d’être un chaud lapin et se contenta de continuer son repas avec un léger sourire. La mémé partie, voilà qu’elle s’amusait du bout du pied. Il soupira en caressant les orteils de la main. Au moins elle semblait de meilleure humeur, même si il y avait qu’une virgule entre massacrante et élégante pour cette foutue Uchiwa. Elle et le reste de leur clan, ils auraient besoin d’une bonne thérapie de gestion de la colère, mais qui va leur dire en pleine face, hein ?

« C’toi qui m’a dit il y a longtemps qu’un shinobi doit savoir se fondre dans la masse. Mais t’es si nulle que même ton apprenti t’a battu avec ou sans bâtons. Plus ou moins bon coup, hein. C’est presque la chose la plus gentille que tu m’as dit dans la dernière année ! Pas comme si tu avais une figure de référence. T’es trop occupée à gémir la plupart du temps de toute. »

Lui aussi pouvait être explicite, ha. Il termina son assiette, sachant d’expérience que la patience de la brute n’allait pas durer. Comme de fait, voilà qu’une excursion au sous-sol était de mise. Il grogna tout en se levant, l’air de dire « Ok,ok,ok calmos » tout en secouant la tête.

« C’impoli de quitter la table sans remercier son hôte, t’as vraiment autant de manières que de courbes en fait. C’ta dire 0 »

Il fut un peu surpris en entrant dans la salle d’entraînement. On lui avait dit que tous les Uchiwa avaient leur propre salle mais Kiri était récente et l’épéiste n’aurait pas cru qu’ils étaient déjà aussi confos. Elle lui situa avec une précision moins conventionnelle pour une idiote de son genre le râtelier à épée sur le côté. Dubitatif, Taishi jeta un coup d’œil et retira un à un quatre longs couteau ornées de symboles claniques. De par son entraînement constant, il en évalua les qualités en quelques secondes. Bonne qualité, balancées, pas très affutées par le manque d’usage. Les shinobis aimaient lancer des couteaux, mais contre d’autres shinobis, ils étaient relativement inefficaces. Ce n’est que dans les comptes qu’on peut lancer un Kunaï sur une pierre et le retrouver parfaitement intact ensuite. Bonne blague. Mais ces lames étaient du sérieux, quoique un peu trop stylisées.  

Il s’approcha à pas feutrés, faisant tourner les couteaux entre les doigts.

« Pourquoi si pressé ? On a des heures, tarte.

L’épéiste rejoint la Kunoichi, prit sa main et y déposa deux couteaux tout en approchant son visage du sien.

« T’en as pas marre de jouer toute seule parfois, pauvre idiote ? »

Il enlaça sa taille du bras pour la coller à lui et lui arracha un long baiser, rompant après quelques secondes, son souffle chaud caressant son visage. La pointe du troisième couteau dessinait des cercles invisibles sur sa cuisse nue. Petit sourire coquin. Sanadare avait toujours eu une peau brûlante, songea t-il.

« Ma porte te dit bonjour ! »

Il balança son bras tenant Kaishi dans le torse de la Kunoichi, l’envoyant valser à l’autre bout de la salle. Elle n’en souffrirait pas. Enfin, normalement. Les deux derniers couteaux tournoyèrent dans sa main.

« Si tu les veux, tu ferais mieux de les attrapper! »

D’un geste gracieux il lança les couteaux dans sa direction.

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MessageSujet: Re: Une journée comme toutes les autres - Ft Ken Hayai Taishi   Lun 22 Mai - 1:06

C'était lui qui disait avoir du temps, pourtant son choix avait été fait avec rapidité. Enfin bon, rien de nouveau, il pouvait bien jacter autant qu'il voulait tant qu'au final il faisait ce qu'elle voulait. C'était bel et bien le cas quand il se ramenait lui glissant deux couteaux dans sa main, elle souriait, ils seraient les punisseurs, ceux qu'elle réserverait à ses extractions oculaires, eux qui resteraient planté dans la face d'un iwajins en avertissement de l'Uchiha qui gronde. Si ça pouvait foutre le bordel dans son clan, c'était encore mieux. Pour le moment, elle n'avait pas encore le moyen, pas encore. Et sa pensée meurtrière était aussi sauvage que leur échange, ça en revanche c'était quelque chose de régulier, si tôt plus aucun témoin pouvait en témoigner.

  • Mes doigts sont d'une rigoureuse efficacité tu sais. Lui lançait au tac au tac avant qu'il ne vienne étouffer sa voix dans un baiser.


L'affection n'allait pas durer, c'était un rituel acquis, même pendant leur jeu, chaque douceur était comme puni d'avoir existé par la naissance d'une violence imminente la succédant. Une question d'équilibre et la kunoichi se réceptionnait avec toute l'habitude sur le tapis, maudis connard, elle n'avait eu que l’inattention de quelques secondes et bien qu'il n'est aucun don de senseur... Pour l'emmerder il avait un véritable sixième sens en revanche. Par fierté, elle ne grimaçait même pas face à la douleur sur son torse, étirant plutôt un sourire forcé pour ne pas faillir et le jeu suivant était facile pour une créature comme elle, sa main gauche attrapait la poignet de la lame de jet, quand sa main droite coincée le seconde projectile entres les lames de ses petites sœurs. Elle ne sourcillait même pas, soufflant plutôt devant l'action qui lui paraissait médiocre, il l'avait habitué à mieux. Et elle rangeait le couteau de gauche dans le creux de sa poitrine, un sourire sadique, celui là se planterait tôt ou tard dans l'épéiste. Aucun doute.

  • Au retour, je m'occupe du reste de la baraque, t’inquiète pas.


Du même endroit, elle ressortait un papier roulé, un qu'elle lançait à l’épéiste, dedans leur ordre de mission, un des plus glauques, mais aussi sanglant que l'Uchiha les aimait.

  • J'ai déjà réservé notre bateau, une petite embarcation prêtée par un civil qui voulait se faire un peu d'argent, c'est le seul qui a accepté, apparemment, les rumeurs vont déjà bon train sur l'endroit. Avoues que c'est un job parfait pour nous. Vu que c'est moi l'handicapée, je vais me dorer le temps que tu nous y emmènes.


Les visions d'horreurs ne viendraient jamais la perturbait à elle. Peut-être les odeurs, c'était sûrement exagéré de toute façon, et les pillards de l'endroit devaient être déjà loin. C'était là qu'elle se devait d'en rajouter une couche ou plutôt attendre qu'ils aient fini pour lui dire que c'était du bénévolat ? Elle s'en délectait déjà tout en emmenant son jet du quatrième couteau, celui réceptionné par ses sœurs. Il retournait vers l'épéiste, la lame en avant bien sûr pendant qu'il lisait.

  • Garde celui pour moi pour le moment. Lui demandait-elle quand il avait fini sa course.  Et range le pour qu'elle ne le voit pas. Lui murmurait-elle en le frôlant durant son passage vers la sortie. Il était temps d'y aller. Une balade en amoureux dans une île déserte,
    avoue tu en rêvais...
    Elle se moquait.

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MessageSujet: Re: Une journée comme toutes les autres - Ft Ken Hayai Taishi   Lun 22 Mai - 5:50
« Rigoureux hein ? Pas convaincu qu’ils savent trouver la cible, t’es plus maladroite qu’un éléphant de mer. »

La menace pesant sur sa baraque le faisant à peine sourcillé considérant qu’elle disait ce genre de connerie à longueur de journée, il attrapa le parchemin avant de le parcourir des yeux en replaçant Kaishi à sa ceinture. Glauque à souhait.

« Ma porte t’es toujours ouverte, Yōkai. Enfin, SI J’AVAIS ENCORE UNE PORTE »

Mission bizarre, quand même. Le Ken connaissait un peu la région et ce n’était pas le coin le plus rassurant du pays. Un autre shinobi qui disjoncte, au dirait. Pas une grosse surprise quand on voit la stabilité mentale d’une « authentique » comme l’autre demeurée là. La mention du bateau lui fit faire la moue, ce n’était un secret pour personne que Taishi n’aimait pas perdre son temps sur une carcasse flottante. Elle avait pas tort sur les rumeurs, cela dit. Tai en avait entendu parler sans pourtant en faire grand cas. Peut-être un tour d’Iwa mais ça semblait peu probable, pas dans un trou aussi isolé.

« Oublie pas qu’un bronzage doit être intégral pour être apprécié, par chance t’auras presque rien à enlever pour réaliser ça, hein ? »

Le couteau fila dans l’air pointe en avant évidemment. Un simple geste du poignet et Kaishi dévia la lame qui tournoya brièvement avant qu’il ne l’attrape de l’autre main, l’entreposant dans l’un des étuis de sa veste de shinobi. Et voilà, il commettait un vol. Quelle mauvaise influence, rien de nouveau d’une imbécile comme elle. Les derniers mots de l’adulte enfant lui firent rouler les yeux et il imita le geste de vomir.

« Je doute que mon mobilier me pardonnerait si c’était le cas. Et je ne voudrais surtout pas me mettre à dos ma redou-table - t’as vu le jeu de mots.»

Il resta immobile un instant avant de lui emboîter le pas, pensif. Ils reprirent leur chemin dans la rue, le Ken faisant un signe de la main à la mémé qui les regardait partir. Sauver les apparences, il était un pro, dommage pour toi le cadavre.

« Puis elle n’était pas déserte jusqu’à tout récemment à ce que j’en lis. Pourquoi cet endroit-là aussi. »

Pas longtemps après, ils embarquaient pour la traversée. L’île n’était pas loin. Le Ken était habitué à naviguer, une habilité nécessaire lorsqu’il avait entrepris de trouver et joindre le clan du même nom. Ce qui était hors de son champ de compétence, les shinobis traqueurs chargés de les escorter hors de Kiri s’en occupait. L’idiote s’installa comme une figure de proue, évidemment, et le Ken soupira avant de manipuler les poulies pour hisser la voile du petit voilier. En général, il aurait préféré que le proprio fasse tout ça lui-même, mais apparemment il refusait de faire partie du voyage, quitte à confier son rafiot. Ça promettait.

« Tu connais quoi de ce village ? À part les trucs utiles que tu sais parce que tu sers à rien, tu sais genre la topographie ou à quoi le village ressemble. Ça ne laisse pas grand-chose quand j’y pense. Laisse tomber. »

Une vague décida à ce moment de frapper la coque, envoyant de l’eau partout sur le pont, les trempant tous les deux. Il jura en crachant de l’eau et secouant la tête. Tai n’était pas un immense fan de l’eau en fait. Ceci étant dit, quand il posa les yeux sur l’état de la kunoichi, soudainement ça le dérangea plus du tout.

Il siffla d’admiration, en fait. La journée s’améliorait de moment en moment.





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MessageSujet: Re: Une journée comme toutes les autres - Ft Ken Hayai Taishi   Lun 22 Mai - 22:54

  • Comme si j'avais envie de gaspiller mon temps libre chez toi.


Un ne m'appelle pas comme ça de plus et ils s'étaient chassé de la maison, très vite le Ken se démontrait tel qu'il était, divertissant pour l'Uchiha. Elle avait rire lourd et bruyant, plus fort qu'elle. Sanadare secouait la tête sur les dires de son partenaire, se moquant immédiatement de lui, répondant ainsi que oui bien sûr Tai', elle avait pris le temps de mémoriser les cartes du pays... Depuis ses orbites vides. Imbécile.

  • Crétin, j'ai mieux qu'une topographie, je suis un radar vivant, peut-être qu'un jour ton cerveau évoluera assez pour comprendre. A se demander quel abruti a pu perdre son temps a faire ton enseignement de shinobi...


Ah si elle savait. Sanadare venait de s'insulter toute seule, nul doute que ça lui plairait à ce maudis épéiste. Tout autant que le voyage et c'est péripétie à son désavantage à elle. Diable, si ça pouvait les emmener plus vite, ça convenait parfaitement à Sanadare qui n'avait de toute façon plus un seul centimètre de peau à lui faire découvrir.  La pensée la laissait quelque peu perplexe, tandis qu'à l'aveugle, elle essorait ses tissus fraîchement ôté. Il faisait froid d'ailleurs.

  • N'accostes pas tout de suite, je chercherai de plus loin des présences et leur nombre, avant de mettre un pieds à terre. Ce moment où elle lui jetait une longue vue. Toi tu feras ça à l'ancienne, avec tes petits moyens d’épéiste.


Concluait-elle avec un sourire de toutes ses dents, là dessus, elle aurait toujours l'avantage, à moins qu'il ne se découvrait un petit matin des capacités de senseur... Vu son amour des shinobis, peut de chance qu'il s'oriente davantage dans cet art. D'ailleurs, ça l'avait toujours perturbé. Comment un shinobi pouvait tellement en détestait d'autres ? Car c'était clair depuis le temps pour elle, comme de l'eau de roche. Aucune réponse logique ne lui venait à l'esprit et elle se rendait compte qu'au final, leur proximité était entre les échanges musclés, verbales ou physique, même ce qui répondait à la catégorie de l'affection était pratiqué avec violence. Au final Sanadare ne savait de lui que ce qu'il avait partagé, et le fait que cette conclusion arrivait maintenant voulait-elle dire, qu'elle voulait en savoir plus ?

Ça lui donnait un envie de rire toute seule et elle secouait sa main pour chasser l'idée. Quelle dérivement c'était donc produit dans sa tête... Les deux compères tout le long ne changeaient rien à leurs habitudes et Sanadare était la plus énergique des deux au moment de la pause, forcément, elle n'avait rien fait de sa journée ! Le temps du chahute se stoppait malgré tout quand le capitaine les annonçait à destination. Sa passagère ne pouvait pas s'empêcher de lui demander s'il en était bien certain avant d'user de ses petits talents d'aveugle. Elle faisait une moue au bout de quelques minutes, puis elle recommençait l'opération, de la partie qu'elle avait sondé, elle ressentait au loin de façon flou qu'une seule présence.

  • J'ai l'impression qu'il n'y a qu'une seule personne encore sur place, elle vagabonde dans une zone en brouillon. Par là. Elle lui pointait une direction du bout d'un doigt, sans savoir si la vue serait dégagé. Est-ce que tu vois aussi tous les rapaces qui tournent... ça vient du fameux village tu penses ? C'est une bonne essence de chakra, il ne la dissimule pas plus qu'il ne se cache...


Les attendait-il ? Elle se préparait à sa condition de shinobi, relâchant son balayage pour économiser son chakra. Une seule personne pouvait elle vraiment réduire à néant un village et avoir le culot de rester sur place alors qu'elle avait laissé le temps à la rumeur de se répandre. Cela ressemblait à une sorte de provocation et depuis que l’épéiste avait fait allusion aux iwajins, sa main brûlait d'envie de faire jouer des lames convaincantes. C'était trop beau pour être vrai, il lui faudrait bien plus d'effort encore pour qu'on lui donne la chance de mettre la main sur ses chiens et débuter ses petites affaires personnelles. D'ici là, l'épéiste était une bonne occupation.


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MessageSujet: Re: Une journée comme toutes les autres - Ft Ken Hayai Taishi   Mer 24 Mai - 5:31
« Un seul tu dis ? Si je me fie aux infos, l’éclaireur a déguerpi dès qu’il a constaté le massacre. Un survivant, peut-être. »

Ou un meurtrier en série, songea-t-il, l’œil dans la longue-vue donnée par la demeurée. L’île était bien en vue maintenant, mais c’était tout dire car on n’en voyait pas grand-chose. Des arbres massifs constituaient une forêt qui semblait s’étendre sur toute l’île. Malgré le temps clair, une étrange obscurité semblait s’écrasée sur l’île, sans doute causée par les mêmes végétaux.

« Pas grand monde peut se vanter d’avoir eu l’entrainement ET l’entraîneuse, la qualité était merdique mais gratuite aussi. Faut savoir faire des concessions t’vois. »

Il abaissa à demi voile pour ralentir leur approche. Il y avait une jetée sableuse, une mince ligne de terre précédant l’entrée dans la forêt-île. Écosystème bizarre… Cet endroit semblait vieux, ancien même vu la taille des arbres à mesure qu’ils approchaient.

« Tu parles d’un talent, détecter à distance des shinobis ? Je suis sûr que ta maman te donnait des médailles de participation quand tu étais gosse. Ça expliquerait beaucoup de choses en tout cas. Puis je tiens que ton talent est si immense, on sait même pas à quoi on a vraiment affaire. »

La seule raison de vouloir repérer à distance un shinobi, c’était pour le buter, c’est simple et clair. Pour sa part, Tai préférait être capable de les tuer. Il avait vite appris que ce n’était pas si simple, même en sachant certains de leurs secrets. Il ne sentit pas le besoin de parler stratégie avec la fausse Uchiwa. Ça faisait un moment qu’ils faisaient des missions ensembles. En général, l’idiote pointait et l’épéiste tranchait. Elle préparait également le support qui lui permettait de se rapprocher pour dominer dans son élément, le combat au corps-à-corps. Si tout se passait bien, aucun shinobi ne pouvait se vanter d’être immortel. Mais chaque mission était différente et celle-ci était déjà peu commune.

« Si c’est Iwa, on est censé le ramener vivant, mais… »

Que dire de plus ? Shit happens. Puis, son sens de la justice n’était pas si enlisé qu’il ne puisse souhaiter une forme de vengeance pour les habitants de ce village qui apparemment avait essayé de vivre en paix. La terre ferme approchait et il cala la voile avant que le voilier ne s’arrête dans le sable. Le Ken débarqua et amarra l’embarcation à l’arbre le plus proche puis considéra la forêt devant lui. Pas juste sombre, c’était presque l’obscurité là-dedans, la cime des arbres créait une couche presque impénétrable pour la lumière, ce qui était définitivement un problème pour lui. Son regard se posa sur l’handicapée. L’Uchiwa pouvait ressentir les objets vivants comme les arbres et devait donc avoir une idée de ce qui se tramait.

« Je suppose que raser cette île paumée n’est pas une option… Je ne serai pas capable d’utiliser mon sabre continuellement là-dedans. Si c’est le tueur, on devra l’attirer à la cime des arbres. Ou bien tu crèves toute seule. »

Il accrocha Kaishi à sa ceinture plus solidement puis empoigna le fourreau qui cilla brièvement. La lumière sembla commencer à tordre autour de l’étui du Tachi, créant une obscurité techniquement impossible autour de l’arme. Le tout ne dura qu’une dizaine de seconde avant que Tai ne dégaine que quelques centimètres de la lame, d’un blanc éclatant. L’épéiste rengaina, insatisfait mais sans alternative.

« Autant me viser directement si tu utilises du feu, ça aidera aussi, sinon je serai déjà mort alors tant pis pour toi, non ? »

Sifflotement puis il pointa la forêt du doigt.

« Allez, les dam- les radars d’abord *toussement*. Allez, on va le rendre confus avec ton habit de clown, il est foutu c’est clair »




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